Rédemption , livre ebook

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La Terre. Neuf sphères. Neuf Séphiroth. Ainsi fut divisé le monde à l'aube d'une nouvelle ère qui engendra le chaos. La Terre est la dixième sphère... symbole unificateur des Séphiroth, celle dont nous sommes tous issus.

L’Humanité a créé des anges pour se protéger de sa noirceur. Parmi eux, Némamiah, la Cinquante-septième.

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Date de parution

18 juin 2019

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414352630

Langue

Français

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
194, avenue Président Wilson – 93210 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-35264-7

© Edilivre, 2019
Déjà publié chez Edilivre :
Lupus Est Homo Homini (2009)
Des Petits Riens (2010)
Graines d’imagination (2015)
Dédicace


A Benoît, mon ange gardien…
Rédemption


Fleurs de cerisier
Sur le fil d’une lame,
Neige de Printemps.


La Terre. Neuf sphères. Neuf Séphiroth. Ainsi fut divisé le Monde à l’aube d’une nouvelle ère qui engendra le chaos.
La Terre est la dixième sphère… Symbole unificateur des Séphiroth.
Celle dont nous sommes tous issus.
Ces neuf Séphiroth sont régentés par neuf Archanges. Métatron Serpanim. Raziel. Zaphkiel. Zadkiel. Camaël. Mickaël. Haniel. Raphaël. Gabriel. Tels sont leurs noms.
Le dixième, Sandalphon, règne sur eux.
Sous leurs ordres, soixante-douze anges.
Parmi eux, Némamiah. La Cinquante-septième.


On me nomme Ieïazel.
Je suis le Quarantième Ange, appartenant au Chœur des Puissances.
Je suis rattaché au Géburah, basé à Delhi.
Les sources kabbalistiques m’attribuent un fort ascendant sur les arts, notamment l’écriture. Pour qui sait m’utiliser, mon influence peut apporter beaucoup.
Je peux être source d’inspiration…
Je ne sais pas si j’ai réellement ce pouvoir en moi…
J’aime l’Art.
Les Arts.
Mais qui suis-je réellement pour me prétendre doté de ces facultés ?
A vous de me le dire…
Dans ce monde où le Chaos n’apporte que malheur et destruction, l’Art n’est plus…
Il périclite doucement… Mais sûrement…
Peut-être l’avez-vous remarqué ?
Ou pas…
Ma mission est de vous éclairer.
J’en ai pris librement l’initiative.
Je ne devrais pas…
Nous n’en avons pas le droit.
Mais ai-je le droit de vous laisser ainsi dans l’ignorance ?
Alors, suivez-moi…
Laissez-moi vous conter l’histoire d’un Ange…
Première Séphirah
Paris.
Quel tableau étrange… Comme une aquarelle aux contrastes hypnotiques… Ce ciel aux couleurs chatoyantes dans le crépuscule naissant… Mélange de rouge orangé, parsemé de nuages d’un blanc lumineux. Si paisible… Une étendue infinie… Un panorama coloré, seulement troublé par le vol silencieux des oiseaux, libres et légers comme l’air… Un tableau apaisant…
La jeune femme soupira doucement et abaissa son regard aux reflets dorés vers les profondeurs de la cité qu’elle surplombait de son observatoire. Perchée sur le faîte d’un immeuble parisien, elle offrit son visage à la brise légère et scruta l’avenue en contrebas. Le bal incessant des voitures sur l’asphalte dégageait une chaleur étouffante. Les pâles rayons du soleil s’abîmaient sur les façades grises des hauts bâtiments, mais ils ne suffisaient pas à les illuminer et à leur ôter cette couleur terne qui écrasait la ville d’une lourde atmosphère. Les quelques arbres qui bordaient l’artère tentaient de pousser à travers cet amas de bitume, comme s’ils voulaient repousser leurs tuteurs de fer. Sans succès. Un à un, les lampadaires s’allumèrent et inondèrent les trottoirs d’une lueur artificielle.
Un nouveau soupir s’échappa des lèvres fines de la jeune femme qui repoussa une longue mèche de cheveux argentés de sa main gantée. Aussi libre que l’air qui s’y infiltrait, sa chevelure ondulait paresseusement le long de son dos. Empli de mélancolie, son regard se perdit dans la contemplation de cet ensemble architectural moderne érigé par la main de l’Homme. Un sourire triste détendit son visage diaphane. Peut-être s’y ferait-elle un jour…
Un cri retentit soudain, se détachant de la cacophonie des moteurs. Un cri que seule une oreille surhumaine pouvait percevoir malgré la distance.
La jeune femme se retourna et se dirigea d’un pas vif sur le rebord opposé du toit. Elle tendit l’oreille et capta de nouveau un hurlement. En partie étouffé cette fois.
D’un bond, et sans même prendre d’élan, elle franchit les quelques mètres de vide qui la séparaient de l’immeuble voisin et entama une course effrénée en direction des cris. Son long manteau noir flottant derrière elle, la jeune femme sauta de toit en toit avec l’agilité d’un félin et diminua rapidement la distance qui la séparait de son objectif.
Stoppant net sa course au bord d’une corniche donnant sur une ruelle sombre, elle se pencha légèrement pour évaluer la situation en contrebas.
Deux hommes avaient acculé une adolescente contre un mur crasseux bordé d’ordures jonchant le sol. Plaquée dos à la paroi, elle tentait vainement de se débattre contre ses agresseurs. Forts de leur supériorité numérique, ceux-ci ne semblaient pas s’inquiéter outre mesure de ses efforts pour s’échapper. Le plus grand, un brin dégingandé, lui écrasa la bouche de sa longue main pileuse. L’autre, exagérément musclé et les cheveux plaqués par un excès de gel, entreprit de lui ôter ses vêtements. Maladroitement, il réussit à arracher les boutons de sa chemise et dévoila ainsi une poitrine naissante chastement emprisonnée dans un soutien-gorge blanc. A cette vue, le regard des deux hommes s’enfiévra et leurs gestes se firent plus fébriles. De son poste haut perché, la jeune femme estima qu’il était temps pour elle d’intervenir. Dans un mouvement à peine perceptible, elle se détendit et se laissa tomber dans le vide. Aucun bruit ne résonna lorsque ses pieds touchèrent le sol, quatre-vingts mètres plus bas. Mis à part le claquement sec de son long manteau.
C’est ce léger bruit qui fit se retourner les deux hommes. Alors qu’ils distinguaient à peine sa silhouette sombre à l’entrée de la ruelle, la jeune femme recula d’un pas dans la rue attenante pour offrir ses traits aux lumières blafardes. Sa chevelure argentée, son teint pâle et son regard mordoré s’imprimèrent dans leurs rétines.
Les yeux écarquillés, figés dans une expression de profonde reconnaissance, l’adolescente sentit une bouffée d’espoir monter en elle. Des larmes perlèrent dans le coin de ses yeux qui clignèrent lentement. Peut-être pour confirmer le réalisme de cette apparition.
Le temps semblait suspendu. Les deux agresseurs observèrent longuement la nouvelle arrivante, ne parvenant pas à la situer. Un battement de cils. La panique s’empara soudainement des malfrats lorsqu’ils constatèrent avec effroi que l’entrée de la ruelle était vide… Ils se retournèrent. Mais trop tard.
Le grand dégingandé fut projeté contre le mur latéral par un formidable direct asséné par la jeune femme. Il atterrit lourdement sur le sol. Son complice, un instant abasourdi par ce déplacement surnaturel et ce coup de force, sortit un pistolet de la poche intérieure de sa veste et le pointa sur l’assaillante. Celle-ci se plaça tranquillement devant l’adolescente pour la protéger. L’homme et la femme se jaugèrent du regard. L’un tremblant, hésitant. L’autre calme et sereine. Prise de soubresauts, la main de l’agresseur se crispa soudain sur l’arme. D’un geste convulsif, il appuya sur la détente. A peine sortie de son logement, le canon encore fumant, la balle fut stoppée par la main fine de la femme. Pas un mouvement de recul, ni un tressaillement. Sa main resta figée en l’air, les doigts repliés sur l’objet de mort… Qui finit en poussière écrasé par une poigne de fer…
Tétanisé, les yeux grands ouverts, l’homme laissa tomber l’arme à terre. Il jeta un œil vers son camarade. Celui-ci gisait au sol, le corps parcouru de spasmes. Le choc encaissé le laissait groggy. Son regard se porta alors sur cette soudaine apparition qui en un éclair avait retourné la situation à l’avantage de la jeune fille. Encadré par sa longue chevelure argentée, le visage de son vainqueur ne trahissait aucune émotion. Seuls ses yeux aux reflets dorés semblaient l’accuser et lui signifier que la rédemption ne lui serait pas permise.
Mû par la folie ou le désespoir, il se rua alors sur elle dans un hurlement dénué de virilité. Tout comme la balle, sa course fut arrêtée par une main ferme et puissante qui le saisit au col et le souleva comme s’il ne pesait rien malgré ses quatre-vingt-quinze kilos de muscles. Un magistral coup de tête l’assomma définitivement. La jeune femme le jeta sans ménagement sur son complice.
Les joues ruisselantes de larmes, l’adolescente leva les yeux vers son sauveur et, dans un hoquet, articula :
« Vous êtes… un Ange ? »
Signe de tête affirmatif. Tendrement, l’ange saisit la main de la demoiselle et l’aida à se relever. D’une voix douce et grave, elle murmura :
« Mon nom est Némamiah. Vous pouvez rentrer chez vous. Je me charge d’eux. »
Se détournant d’elle, l’Ange se saisit des deux agresseurs et les lesta sur ses épaules.
« Merci ! Vous… vous m’avez sauvée ! Je… Merci. »
Némamiah se tourna vers la jeune fille et lui sourit. D’un sourire simple, empli de chaleur. Un sourire qui éclaira le cœur de l’adolescente et lui redonna espoir. Ses yeux se voilèrent à nouveau. L’Ange aurait aimé faire plus pour cette humaine mais leur Code Angélique était strict. Selon le Troisième Commandement, « un ange ne doit pas établir de contact avec les humains en dehors de ses missions ». Dans le cas présent, sa mission étant désormais terminée, il lui était interdit de réconforter la fillette qui, à peine sortie de l’enfance, s’était brutalement retrouvée dans un monde de perversions et de déviances sexuelles.
À regret, le Cinquante-septième Ange s’éloigna d’un pas tranquille. Elle devait maintenant déposer son chargement au Commissariat le plus proche.
Deuxième Séphirah
Paris. Quartier Général du Hod. Archange régent : Raphaël.
« Dame Némamiah ! »
Le majordome s’avança d’un pas vif vers l’Ange qui se tenait immobile dans le patio lumineux de l’aile Est. Les rayons de soleil, chauds et colorés, inondaient généreusement sa silhouette fine à travers la verrière. Aujourd’hui encore, après plus de dix années passées à ses côtés, le vieil homme était t

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