Le crépuscule des dieux , livre ebook

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Des hordes de gobelins attaquent villes et villages, ne laissant derrière eux que mort et désolation. La ville de Berrion est réduite en cendres et, très loin, une montagne s’est mise à rugir. La race des dragons est sur le point de renaître. Notre héros et son compagnon Béorf Bromanson empruntent la route du Nord et affrontent les plus grands périls. Mais le temps presse. Pour vaincre la bête de feu, le jeune porteur de masques doit rassembler dans une grande armée les Vikings et le peuple des béorites.
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Publié par

Date de parution

24 août 2020

Nombre de lectures

4

EAN13

9782898083624

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Copyright © 2012 Bryan Perro
Copyright © 2020 Éditions AdA Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet
Directeur éditoriale : Rodéric Chabot
Révision linguistique : Marie-Christine Payette et Stéphanie Veillette
Illustration de la carte : Pierre Ouellette
Illustration de la couverture : Julie Ménard
Montage de la couverture : Catherine Bélisle
Mise en pages : Catherine Bélisle
ISBN livre : 978-2-89808-360-0
ISBN PDF : 978-2-89808-361-7
ISBN ePub : 978-2-89808-362-4
Première impression : 2020
Dépôt légal : 2020
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
Éditions AdA Inc.
1471, boul. Lionel-Boulet, suite 29
Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Titre : Amos Daragon / Bryan Perro.
Noms : Perro, Bryan, auteur. | Perro, Bryan. Crépuscule des dieux.
Description : Nouvelle édition. | Sommaire incomplet : t. 3. Le crépuscule des dieux.
Identifiants : Canadiana 20200080830 | ISBN 9782898083600 (vol. 3)
Classification : LCC PS8581.E745 A88 2020 | CDD jC843/.54—dc23
PROLOGUE
D epuis l’aube des temps, les hommes du Nord racontent l’histoire du Ragnarök . Cette légende est aussi appelée « le crépuscule des dieux ». Elle fait le récit des événements qui mèneront le monde à l’apocalypse. Les vieux conteurs et les gardiens des traditions ancestrales se font peu loquaces quant aux détails qui provoqueront l’unité des forces du mal et le grand cataclysme. Fondamentalement fragile et imparfait dès sa création, le monde subira de grandes permutations lorsque renaîtra la race des Anciens, la race des serpents de feu.
Depuis quelque temps, on raconte aussi qu’une montagne s’est mise à rugir dans le nord du continent. Plusieurs témoignages rapportent de terribles attaques de gobelins sur des villes et des villages. Les rois vikings, Harald aux dents bleues, Ourm le Serpent Rouge et Wasaly de la Terre verte, ont décrété qu’une grande armée serait constituée pour arrêter l’enracinement du mal dans les lointaines contrées nordiques. Devant toute cette agitation, les sages se grattent la barbe, car ils savent que le Ragnarök est commencé et que seul un miracle pourra les sauver.
Dans le grand livre des prophéties, il est écrit qu’un elfe viendrait rétablir l’équilibre. Accompagné d’un grand guerrier, il détruirait la menace et rétablirait la paix sur la terre de glace. Mais chacun sait que les elfes ont disparu et que les grands héros ne vivent que dans les contes. La menace, elle, est bien là. Elle gronde dans sa caverne et amasse un trésor pour y pondre ses œufs. Les étoiles ont parlé et le destin du monde semble scellé.
Un dragon vient de naître dans la montagne de Ramusberget. Bientôt, ils seront des milliers.
I
LA TÊTE DE BOUC
U ne neige frivole tourbillonnait sur Bratel-la-Grande. Le royaume des chevaliers de la lumière se préparait lentement pour l’hiver. Dans la grande capitale, les habitants coupaient du bois, calfeutraient les fenêtres des maisons et inspectaient minutieusement leur cheminée en prévision du temps froid. Des ramoneurs, noirs de suie et essoufflés, couraient d’un côté à l’autre des rues achalandées. Ils avaient à peine le temps de terminer un travail qu’un autre client les hélait. Leur grande échelle sur l’épaule, les hommes se promenaient d’un client à l’autre en empochant quelques pièces à chaque arrêt.
Sur la place du marché, les femmes se disputaient les derniers bouts de laine disponibles pendant que les hommes regardaient le ciel en y allant de leurs prédictions sur la nouvelle saison à venir. Tout un chacun s’accordait pour dire que l’hiver serait difficile. Il y aurait peu de neige, mais beaucoup de froid. La nature ne ment pas et les signes de ce présage se voyaient partout. Les abeilles avaient fait leur ruche plus bas que d’habitude. Les animaux de la forêt avaient un pelage plus épais et fourni. Les étourneaux, pourtant habitués aux rigueurs d’une température glaciale, avaient migré plus au sud. L’air humide avait une lourdeur inhabituelle et plusieurs enfants étaient déjà malades de la grippe.
Les chevaliers de la lumière de Bratel-la-Grande portaient tous des peaux de loup sous leur armure, mais la froideur de la température les gagnait quand même. Lorsqu’un petit détachement s’aventurait dans la cité pour effectuer la traditionnelle patrouille, on les voyait grelotter, se frotter les mains ou se pencher sur leur cheval pour profiter un peu de la chaleur de l’animal.
Depuis l’attaque des gorgones qui avait complètement détruit la ville, une nouvelle solidarité était née entre les habitants. Comme le phénix, Bratel-la-Grande renaissait de ses propres cendres. La population avait été durement éprouvée et se serrait maintenant les coudes. Barthélémy, le nouveau seigneur, régnait avec candeur et justice. Il avait, de ses mains, aidé à reconstruire une grande partie de la ville. Autrefois le joyau du royaume, cette cité redevenait lentement la capitale impressionnante des jours anciens. Ses larges murs protégeant les habitants avaient été réparés et renforcés. De nouvelles tours d’observation, plus hautes et plus solides, s’élevaient maintenant sur les murailles. Les vigiles, ayant maintenant un meilleur point de vue, contemplaient tous les jours avec bonheur le spectacle du coucher de soleil. La lumière des derniers rayons caressait les grandes plaines cultivées ceinturant la ville, puis l’astre du jour disparaissait derrière la ceinture de montagnes en une explosion de couleurs vives.
C’est sur la route de la forêt, à quelques lieues de la cité, que le premier poste de garde de Bratel-la-Grande reçut une étrange visite. Les chevaliers virent arriver un homme, un vieillard étrange. Il avait la tête rasée et portait un mince bonnet de laine blanc tricoté finement qui semblait être, de loin, de la dentelle. Le front large et les yeux légèrement bridés, il avait de profondes rides accentuées par la couleur basanée de sa peau. Le voyageur avait été bruni par le soleil et longtemps fouetté par le vent. On sentait peser sur lui de nombreuses heures de marche dans des conditions difficiles. Il avait le dos légèrement courbé et portait une longue barbe noire tressée dans une natte d’environ deux mètres. Enroulée autour de son cou, celle-ci lui servait de foulard. Il portait de larges vêtements orange ressemblant vaguement à une toge de moine. Ses habits étaient impeccables. Il n’y avait pas une tache, pas une seule déchirure ni un simple fil tiré. Malgré le gel qui recouvrait la route, le vieillard marchait pieds nus. Chacun de ses pas faisait fondre la petite neige autour de ses orteils. Un simple sac de voyage sur le dos, il s’aidait dans sa marche avec une grande lance de bois dont la pointe blanche, probablement faite d’ivoire, était vrillée.
— Arrêtez ! lança un des deux gardiens du poste. Déclinez votre nom, votre provenance et les raisons qui vous amènent à Bratel-la-Grande.
Le vieillard sourit du mieux qu’il put en haussant les épaules. Il avait les dents noires, complètement pourries. Son haleine dégageait une forte odeur de poisson et le chevalier, surpris par la puanteur, recula de deux pas en agitant sa main devant sa figure. Visiblement, le vieil homme était un étranger et il ne connaissait pas la langue du pays.
— Passez, vieil homme ! dit l’autre chevalier en lui faisant un large signe.
— Puis, s’adressant à son partenaire, il s’exclama : ce bonhomme ne sera sûrement pas une grande menace pour la ville ! Regarde-le, il boite de la jambe gauche… pauvre vieux, va !
Le vieillard sourit encore une fois à pleines dents. Il avait compris qu’il était le bienvenu dans la cité et cette perspective l’enchantait. Le vieux voyageur passa poliment le poste de garde en disant merci un bon nombre de fois dans sa langue maternelle, puis il se dirigea en claudiquant vers les grandes portes de la ville. Un autre poste de garde, celui-là comptant près d’une vingtaine de chevaliers, apparut devant ses yeux. Il y avait une file de marchands, de voyageurs et de citoyens qui patientaient, eux aussi, pour entrer. Les habitants avaient toujours cru Bratel-la-Grande imprenable, mais depuis l’épisode des gorgones, les mentalités avaient changé. Les chevaliers

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