La maîtresse des éléments , livre ebook

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2014

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Ce n’est pas parce qu’Ella peut carboniser quelqu’un avec son esprit qu’elle doive le faire. Pourtant, elle le veut. Pendant 10 ans, depuis sa toute jeune enfance, Ella a été gardée prisonnière. Maintenant qu’elle s’est échappée, elle veut connaître la vérité. Qui est-elle? Pourquoi a-t-elle été emprisonnée? Et qui est ce jeune homme aux beaux yeux verts qui hante ses souvenirs? Ella est-elle la Destructrice annoncée par la prophétie… ou est-ce plutôt elle qui sera détruite?
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Publié par

Date de parution

21 juillet 2014

Nombre de lectures

10

EAN13

9782897339036

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Copyright © 2012 Emily White
Titre original anglais : Elemental
Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Spencer Hill Press
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Traduction : Annie Patenaude
Révision linguistique : Féminin Pluriel
Correction d’épreuves : Katherine Lacombe, Nancy Coulombe
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Matthieu Fortin
ISBN papier 978-2-89733-901-2
ISBN PDF numérique 978-2-89733-902-9
ISBN ePub 978-2-89733-903-6
Première impression : 2014
Dépôt légal : 2014
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada



Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

White, Emily, 1983-

[Elemental. Français]

La maîtresse des éléments

(Les Auris ; 1)
Traduction de : Elemental.
Pour les jeunes de 13 ans et plus.

ISBN 978-2-89733-901-2

I. Patenaude, Annie, 1976- . II. Titre. III. Titre : Elemental. Français.

PZ23.W442Ma 2014 j813’.6 C2014-940897-8

Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
À Jason, qui m’a inspiré le dépassement de moi-même.Et à Victoria, dont le soutien constant m’a permis de traverser mes pires moments de doute.Je vous remercie tous les deux.
Chapitre 1
S’échapper de l’enfer
Je refermai les yeux pour planer dans ce monde vide situé entre le sommeil et l’ éveil. Dans cet engourdissement, je ne pouvais ignorer le silence et faire comme s’il me calmait. Dans le monde des rêves, l’obscurité me libérait au lieu de me torturer, et j’étais seule parce que je le voulais et non pas parce que cet état m’était imposé. Le sommeil agissait comme une drogue sur mon âme.
Mes rêves m’appartenaient, car ils étaient l’endroit où je refusais d’ être prisonnière. Sho’ful , le vaisseau qui flottait dans l’espace avec à son bord un nombre incalculable d’ âmes dont il su çait la vie, ne réussissait pas à me tourmenter en ce lieu.
— Lève-toi.
Une voix dans l’obscurité m’arracha de ma torpeur en me perçant les oreilles de son âpreté soudaine. J’ouvris la bouche, me griffai les oreilles comme si cette nouvelle gale me brûlait la base de la mâchoire.
— Ouvre la porte et sors.
La voix s’ était estompée comme dans un rêve ou le souvenir d’un rêve. Dix ans s’étaient écoulés depuis qu’ils m’avaient plongée dans cette obscurité froide. Dix ans. J’avais arrêt é de demander pourquoi il y a longtemps. Soit ils l’ignoraient, soit ils ne pouvaient pas supporter l’idée d’avoir jeté une enfant dans un cachot.
Partir ? J’ étouffai un fou rire avant de me plaquer la main sur la bouche. Personne n’avait jamais quitté Sho’ful , et seuls les imbéciles pensaient à essayer. Aucune lumière ne brillait à la fin de ce tunnel. Je restai là, refusant de me lever. Cette voix n’ était que le produit de mon imagination. Elle ne pouvait être rien de plus que cela.
Un grincement rompit le silence. Puis un gros objet froid et dur me fit glisser sur le plancher rouillé. Quand je redevins immobile, je saisis la chose qui m’avait poussée et passai les doigts le long de sa surface. Certaines parties étaient rudes et écaillées , et tout l’objet était glacé .
Je restai couchée là, à ruminer sans cesse la possibilité que la porte soit bel et bien déverrouillée. Impossible. Pourtant... peut-être. Quelque chose m’avait pouss ée . Cela aurait pu être la porte.
Je tendis la main et saisis la chose que je crus toujours plus fermement qu’il s’agissait réellement de la porte. Je me redressai. Je plaçai les pieds de façon à trouver un appui sur le sol. Ils glissèrent le long de sa surface lisse, palpitant de douleur. Ma frustration me fit gémir.
Les dents serrées, je posai les pieds à plat sur le sol et for çai mes jambes tremblantes à me lever. Mon dernier repas datant de 23 cycles d’atmosphère, j’eus du mal à me mouvoir. Je m’appuyai contre la porte et poussai un soupir que j’ignorais que je retenais.
Il était temps de sortir d’ici et de quitter Sho’ful . Je m’appuyai sur ma jambe droite et me préparai à franchir mon premier pas pour sortir de ma cellule.
Puis je m’arrêtai.
Les chiens.
Les précieuses bêtes des gardes, qui surveillaient les corridors, provoquaient la terreur chez les prisonniers qui auraient osé sortir. Un frisson parcourut mon épine dorsale à la pensée de toutes les fois où je m’ étais appuyé e contre le coin arrière de ma cellule, à me tenir aussi loin que possible d’un chien qui venait renifler à ma porte. Je me rappelai parfaitement bien le bruit de ses griffes grattant contre le métal, assez tranchantes pour en marquer la surface.
Aucune personne saine d’esprit n’aurait quitté sa cellule, même si elle l’avait pu. Mais cela n’empêchait pas les gardiens de sortir des détenus, de temps en temps, pour les donner en pâture aux bêtes.
Je frémis. Ils avaient fait cela à l’homme dans la cellule voisine de la mienne, quelques repas auparavant. Je pouvais encore entendre ses cris, le bruit de sa chair lorsqu’elle fut arrachée de ses os, et le craquement des dents des chiens qui le démembraient en le rongeant.
Non.
Je secouai la tête, d’une part pour éloigner ce souvenir, et d’autre part, en réponse à mon plan stupide. Je ne pouvais pas sortir. Mon cœur battait la chamade dans ma poitrine en alerte. La décision la plus intelligente et la plus sûre consistait à refermer la porte et à continuer à vivre ma vie comme je l’avais fait pendant les 10 dernières années. Un cœur qui battait dans ma poitrine, noyé dans un néant dépressif, valait mieux qu’un cœur qui répandait mon sang sur le sol, lequel aurait été lapé par ces monstres.
Les minutes passèrent lentement alors que je luttais pour prendre une décision. Cette lueur, cet espoir fantôme qui réchauffait ma poitrine, était la premi ère de ma vie. Je ne pouvais pas l’ignorer et la laisser mourir comme tout le reste de mon existence.
La vérité sur ce que je devais faire me frappa à cet instant. Je mourais à petit feu depuis bien assez longtemps.
Je fis mon premier pas vers la vie.

Plusieurs heures et quelques ecchymoses plus tard, j’avais réussi à franchir péniblement 6 étages et au moins 20 couloirs. Mes efforts n’avaient par contre pas été récompensés. Je n’ étais pas plus près de sortir de cet enfer que lorsque j’y avais fait mes premiers pas. Je commençais à penser que j’avais été folle d’avoir écouté la voix dans ma tête.
Non, j’étais maintenant convaincue que j’avais été idiote.
J’appuyai les paumes contre mes yeux et me frappai la tête contre le mur. Les choses n’allaient pas si bien. Je devais sortir. Le poids du néant noir m’écrasait et me faisait suffoquer. Je devais sortir. Je devais sortir !
« Respire, Ella. Respire. »
Je ne pouvais même plus respirer. Qu’avais-je fait ? Il n’y avait pas de porte de sortie dans un vaisseau interstellaire. Pourquoi m’étais-je imaginé que c’était le cas ?
J’inspirai profond é ment et laissai l’air m

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