La clé de Braha , livre ebook

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2020

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Cette nouvelle aventure mènera Amos Daragon jusqu’à Braha, la cité des morts.
C’est au prix de sa vie qu’il pourra parvenir à ce lieu étrange, inaccessible aux vivants.
Commence alors une longue et difficile quête de la mystérieuse clé de Braha, au cours de laquelle l’intelligence et la ruse seront les seules armes de notre héros.
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Publié par

Date de parution

24 août 2020

Nombre de lectures

5

EAN13

9782898083594

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Copyright © 2012 Bryan Perro
Copyright © 2020 Éditions AdA Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet
Directeur éditoriale : Rodéric Chabot
Révision linguistique : Marie-Christine Payette et Stéphanie Veillette
Illustration de la carte : Pierre Ouellette
Illustration de la couverture : Julie Ménard
Montage de la couverture : Catherine Bélisle
Mise en pages : Catherine Bélisle
ISBN livre : 978-2-89808-357-0
ISBN PDF : 978-2-89808-358-7
ISBN ePub : 978-2-89808-359-4
Première impression : 2020
Dépôt légal : 2020
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
Éditions AdA Inc.
1471, boul. Lionel-Boulet, suite 29
Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Titre : Amos Daragon / Bryan Perro.
Noms : Perro, Bryan, auteur. | Perro, Bryan. Clé de Braha.
Description : Nouvelle édition. | Sommaire incomplet : t. 2. La clé de Braha.
Identifiants : Canadiana 20200080830 | ISBN 9782898083570 (vol. 2)
Classification : LCC PS8581.E745 A88 2020 | CDD jC843/.54—dc23
PROLOGUE
I l y a très longtemps, dans les contrées luxuriantes de Mahikui, s’élevait une cité grandiose. Celle-ci s’appelait Braha, ce qui signifiait en langue mahite « divine merveille du monde ». Une immense pyramide érigée au centre de la ville justifiait à elle seule ce titre de merveille. Le peuple des Mahites, pacifique et doux, y vécut dans le calme et la sérénité pendant de nombreux siècles. Il arriva cependant qu’un jour, devant tant de beauté, les dieux décidèrent d’un commun accord d’accaparer ce précieux bijou. Alliant leur force et leurs pouvoirs, ils déclenchèrent un grand cataclysme qui ensevelit Braha. Dans une terrible tempête de sable, ils enterrèrent complètement la ville et transformèrent toutes les terres avoisinantes en un désert stérile. La « divine merveille du monde » passa alors dans une autre dimension et devint un port d’accueil pour les âmes de toutes les créatures terrestres qui avaient cessé de vivre.
Dès lors, la ville fut rebaptisée la « cité des morts ». On y créa un grand tribunal pour juger ces âmes. Il y avait là deux portes, l’une conduisant au paradis et l’autre en enfer. De la Braha originale, il ne restait que la pointe de la pyramide émergeant des sables du désert. Il est dit aussi que les dieux y plantèrent un arbre extraordinaire, donnant des fruits de lumière et pouvant élever n’importe quel mortel au rang de divinité. Sur une grande porte de métal protégée par deux gardiens, fut inscrite cette énigme :
Celui qui meurt et revient à la vie
Celui qui vogue sur le Styx et trouve son chemin
Celui qui répondra à l’ange et vaincra le démon
Celui-là trouvera la clé de Braha .
Au fil du temps, cette histoire se transforma en légende. De siècle en siècle, cette légende s’effaça peu à peu du souvenir des hommes.
I
LA FERMETURE DES PORTES
M ertellus était assis à son pupitre. Le spectre feuilletait un grand livre de lois. De son vivant, l’homme avait été l’un des plus grands juges que le monde ait connus. À sa mort, les dieux l’avaient reconduit dans ses fonctions de magistrat. C’est lui qui présidait le grand jury de la ville de Braha, la cité des morts. Depuis cinq cents ans, Mertellus se rendait au tribunal toutes les nuits. Avec Korrillion et Ganhaus, ses assistants, il jugeait les âmes des morts qui se présentaient devant lui.
À tour de rôle, les défunts entraient dans la cour. Les trois juges étudiaient soigneusement leur dossier et rendaient ensuite leur décision. Si le défunt avait commis de mauvaises actions, on ouvrait la porte des enfers où un grand escalier le conduisait dans les entrailles de la Terre, vers les dieux négatifs. Si, par contre, sa vie avait été remplie de gestes attentionnés, de bonté et de compassion, on lui indiquait la porte menant vers les cieux, le paradis des dieux positifs.
Dans la majorité des cas, les décisions des trois magistrats étaient unanimes et la procédure n’était qu’une pure formalité. Il arrivait cependant qu’un dossier présente des difficultés. Il pouvait y avoir, par exemple, des erreurs dans la comptabilisation des bonnes actions et des mauvaises actions. L’âme de la personne décédée pouvait également être encore attachée au monde des vivants à cause d’un puissant lien affectif. Les promesses non tenues, faites avant la mort, entravaient elles aussi la procédure. Parfois, pour compliquer les choses, une damnation divine venait s’ajouter au dossier.
La moindre complication entraînait le renvoi du mort dans la ville de Braha, et celui-ci était condamné à y demeurer prisonnier en attendant un nouveau jugement. Les procédures pouvaient alors durer des décennies. Le pauvre fantôme angoissé, se voyant ainsi refuser l’accès à la porte du paradis ou de l’enfer, errait dans la gigantesque ville. La cité des morts était pleine de spectres en attente d’un jugement et, malgré leur acharnement au travail, Mertellus et ses assistants n’arrivaient pas à désengorger la ville. Tous les jours, de nouveaux arrivants s’installaient à Braha, et le problème de surpopulation de fantômes se faisait de plus en plus criant.
Mertellus, confortablement installé à son pupitre, consultait le grand livre de lois pour éclaircir un cas compliqué. Un homme ordinaire, ni très bon ni très mauvais, avait refusé, de son vivant, d’ouvrir sa maison, par une rude nuit d’hiver, à une femme qui lui demandait l’hospitalité. Au petit matin, il l’avait retrouvée morte, gelée, sur le pas de sa porte.
Dans son dossier, les dieux du bien demandaient réparation pour la femme. Ils exigeaient que cet être mesquin soit condamné à hanter sa propre maison jusqu’à ce qu’il acquitte sa dette envers une autre personne dans le besoin. Par contre, les dieux du mal le réclamaient immédiatement en enfer. Ils invoquaient la clause B124-TR-9 ou « clause de l’acte marquant » qui stipulait que tous les humains devaient d’abord être jugés selon le poids de leur péché le plus lourd. Cette clause entrait en contradiction avec la G617-TY-23 ou « clause de la bonté quotidienne » qui disait que les humains étaient la somme de leurs petites actions bienfaisantes et non de leurs égarements sporadiques. Découragé, Mertellus cherchait une jurisprudence en grognant d’impatience. Autour de lui, par terre, sur les tables et les chaises, sur les étagères de la bibliothèque et même sur le rebord des fenêtres, des centaines de dossiers tout aussi compliqués attendaient d’être résolus.
Soudainement, la porte du bureau de Mertellus s’ouvrit et Jerik Svenkhamr entra sans crier gare. Le revenant était un minable petit voleur qui avait été condamné à la guillotine. Ne pouvant replacer sa tête coupée sur ses épaules, il la portait toujours entre ses mains ou sous son bras. Étant donné que Jerik, comme le prescrivait son jugement, refusait fermement d’aller en enfer pour les vols qu’il avait commis, son avocat avait proposé une peine de mille ans au service de la justice divine pour réparer ses fautes. C’est ainsi qu’il avait été affecté au service de Mertellus et était devenu son secrétaire particulier. Jerik était malhabile et nerveux. Il ne savait pas écrire sans faire de fautes et, depuis cent cinquante-six ans maintenant, faisait le désespoir du grand juge. Son entrée dans la pièce fit sursauter Mertellus.
— JERIK ! Sale petit détrousseur de vieilles femmes impotentes, je t’ai déjà dit cent fois de frapper avant d’entrer ! Un jour, tu me feras mourir de peur ! hurla le magistrat.
Le secrétaire, complètement paniqué devant la colère de son maître, tenta machinalement de remettre sa tête sur ses épaules pour se donner plus d’assurance. Celle-ci bascula vers l’arrière, tomba lourdement par terre et roula en direction de l’escalier. Le juge put entendre la tête de Jerik crier en dévalant les marches :
— Je ne peux pas… outch ! vous tuer… ouille ! vous êtes… aïe ! déjà… ouf ! mort ! outch ! ouille ! aïe ! ouf ! ouille ! outch !
Jerik se lança à la poursuite de sa tête, mais, dépou

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