La Cité de Pégase , livre ebook

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Amos se retrouve chez les Icariens, des hommanimaux vivant dans une grande cité située au sommet de la plus haute montagne du continent. Le porteur de masque y vivra sa première histoire d’amour, mais il devra garder la tête froide puisque pèsent sur lui les terribles prédictions de l’oracle, la prophétie des gardiens du dogme et les intrigues qui rongent la ville.
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Date de parution

18 janvier 2021

Nombre de lectures

0

EAN13

9782898083778

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Amos
Daragon
La Cité de Pégase

Amos
Daragon
La Cité de Pégase
Bryan Perro
Copyright © 2017 Bryan Perro
Copyright © 2021 Éditions AdA Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet
Révision linguistique : Stéphanie Veillette et Vanessa Vallières
Illustration de la carte : Pierre Ouellette
Conception de la couverture : Image Communication Conseils Ltee
Mise en pages : Catherine Bélisle
ISBN livre : 978-2-89808-375-4
ISBN PDF : 978-2-89808-376-1
ISBN ePub : 978-2-89808-377-8
Première impression : 2021
Dépôt légal : 2021
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
Éditions AdA Inc.
1471, boul. Lionel-Boulet, suite 29
Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com


Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Titre : Amos Daragon / Bryan Perro.
Noms : Perro, Bryan, auteur. | Perro, Bryan. Cité de Pégase.
Description : Nouvelle édition. | Sommaire incomplet : t. 8. La cité de Pégase.
Identifiants : Canadiana (livre imprimé) 20200080830 | Canadiana (livre numérique) 20200090178 | ISNB 9782898083754 (vol. 8) | ISBN 9782898083761 (PDF : vol. 8) | ISBN 9782898083778 (EPUB : vol. 8)
Classification : LCC PS8581.E745 A88 2020 | CDD jC843/.54—dc23
Prologue
L’ extraordinaire histoire du dieu-cheval des icariens est racontée sur les piliers sacrés des gardiens du dogme de la grande cité de Pégase. Sur de précieux rouleaux d’or et d’ambre enchâssés dans les colonnes du temple, il est dit qu’un grand héros fit un jour naître le cheval Pégase en tranchant la tête de Méduse. Du sang de la première des gorgones jaillit un cheval blanc d’une grande splendeur. Muni d’ailes capables de le propulser dans le ciel, il devint un symbole de pureté, de connaissance et de pouvoir.
De multiples cultures ont prié Pégase au cours des siècles, notamment la dynastie déchue des Hon, qui lui consacra des compositions musicales rythmées aux douces tonalités. D’autres adorateurs de lointains pays lui ont dédié des poèmes et des fables en hommage à sa sagesse et à son courage. Plusieurs œuvres d’art, jadis créées par des peuples barbares et maintenant presque toutes rassemblées dans la grande cité des icariens, témoignent encore de la grâce de cet animal divin.
Ce furent d’ailleurs les icariens, ces hommanimaux ayant l’aptitude de se métamorphoser en oiseaux, qui transformèrent le simple culte de Pégase en une religion complexe. Allant jusqu’à lui dédier une gigantesque cité construite au sommet de la plus haute montagne des monts du centre, les icariens devinrent ensuite fanatiques et déclarèrent la guerre aux êtres aptères, c’est-à-dire dépourvus d’ailes, qu’ils considéraient comme impurs. Lentement, ils s’isolèrent du reste du monde pour former une société traditionaliste, monarchiste et raciste.
Toutefois, les rouleaux d’or et d’ambre parlaient aussi du jour du Grand Choix, une date fatidique où l’arrivée sur le trône d’une nouvelle reine bouleverserait les croyances des fidèles en liant leur destin à celui des sans-ailes. Cette prophétie, ridiculisée par les souverains imbus de leurs pouvoirs, fut vite reléguée aux oubliettes et on évita de l’enseigner.
Or, les rois icariens auraient dû savoir que la vérité, même enfouie sous des tonnes de mensonges, finit toujours par éclater au grand jour.
I
Le réveil
A mos se réveilla en sursaut et bondit sur ses pieds en poussant un hurlement de peur. Le sang encore glacé d’effroi par son passage aux Enfers, il cria à nouveau avant de tomber face contre terre, victime d’un étourdissement.
Le soleil brûlait ses yeux et l’empêchait de voir autour de lui. Haletant comme s’il venait de faire une longue course, le garçon parvint à se mettre à genoux. Une terrible migraine broyait sa tête qui semblait sur le point d’éclater. La bouche sèche et le ventre creux, il avait l’impression qu’un troupeau de bêtes sauvages avait galopé sur tout son corps. Cette sensation, il l’avait ressentie plusieurs fois dans les Enfers.
Ce n’est qu’après de longues minutes qu’Amos, toujours à genoux dans le sable humide, réussit à retrouver ses esprits. Ses yeux s’habituèrent à la lumière intense et son cœur, qui battait à tout rompre, reprit un rythme régulier. Le garçon perçut ensuite les cris distinctifs des goélands et, plus près de lui, le clapotis familier des vagues.
— Mais, je suis… je suis sur une plage, se dit-il en saisissant une poignée de sable. Je suis sorti ! Je suis sorti des Enfers ! C’est terminé… JE SUIS VIVANT !
En prononçant cette dernière phrase, Amos fondit en larmes. Enfin loin de la torture, de l’angoisse et du désespoir, il pleura de soulagement. Ce voyage l’avait bouleversé au plus haut point et les émotions refoulées se libéraient maintenant dans une crise bienfaitrice.
Amos frappa violemment le sol de ses poings en criant et en maudissant les dieux. Il se calma, puis recommença son manège à quelques reprises. La rage le quitta lentement, par bouffées, comme des gouttes d’eau qui s’évaporent. S’envolèrent aussi sa peur, son amertume et sa tristesse. Enki avait fait de lui une marionnette condamnée à subir les pires tourments et voilà que le pantin redevenait humain.
Lorsqu’il eut évacué tout le fiel qui empoisonnait son âme, Amos se coucha sur le dos dans le sable chaud et s’abandonna à la rêverie. Il n’avait pas été aussi bien depuis des mois. Il laissa ses doigts jouer avec les grains dorés et se délecta du parfum iodé de la mer. Il fixa longuement le ciel en s’amusant à examiner les nuages.
« C’est vraiment terminé, songea-t-il. Yaune avait raison lorsqu’il m’a confié, sur le pont de l’Achéron, que le monde des vivants est un paradis pour celui qui sait ouvrir les yeux. Je n’ai jamais trouvé le ciel aussi beau, le sable aussi doux et le son des vagues aussi envoûtant. Je crois que je n’ai jamais été aussi bien de ma vie… »
Amos ferma les yeux et sombra cette fois dans un sommeil apaisant. Il s’éveilla juste à temps pour apercevoir un magnifique coucher de soleil qui embrasait le ciel. Son émerveillement fut interrompu par des bruits étranges. Son estomac lui rappelait bêtement que, dans le monde des vivants, il était impératif de se mettre quelque chose sous la dent.
Amos eut d’abord le réflexe de prendre sa gourde pour y boire de l’eau de la fontaine de Jouvence, mais il se ravisa. Elle était encore à moitié pleine.
« Je dois l’économiser, pensa-t-il sagement. Cette eau est trop précieuse pour être gaspillée. Maintenant que je suis de retour parmi les vivants, je vais me débrouiller pour trouver quelque chose à manger dans les environs. »
Profitant des derniers moments de clarté, Amos marcha jusqu’aux récifs et découvrit qu’ils regorgeaient de mollusques. Il retira son armure de cuir et transforma son vêtement de corps en sac de fortune. Avant la tombée de la nuit, le jeune garçon eut le temps de récolter un grand nombre de moules et d’huîtres. Il s’aida de la dague de Baal pour en décoller un bon nombre des rochers. Cette pêche lui rappela le royaume d’Omain et les heureux moments qu’il avait passés à chasser dans les bois ou à tirer sa ligne à la mer. Il se retrouvait aujourd’hui seul, comme autrefois, sans nul autre souci que de faire un bon repas. Il y avait de cela si longtemps ! À vrai dire, à peine deux ans… peut-être trois.
« Je me demande combien de temps j’ai voyagé dans les Enfers, s’inquiéta Amos. Peut-être un mois ? Ah non… ç’a été beaucoup plus long ! J’estime que… Si je me fie à… Hum… je ne sais plus du tout ! Il semble bien que j’aie perdu la notion du temps. »
Sans plus se questionner, le garçon regagna la plage. Comme il n’avait pas de marmite pour faire cuire ses aliments, il creusa un trou dans le sable. En utilisant ses pouvoirs, le porteur de masques commanda à l’eau de la mer de le remplir à ras bord et vida ensuite sa fructueuse pêche dans le chaudron improvisé. Il claqua des doigts et l’eau se mit immédiatement à bouillir. En quelques minutes, le repas était prêt.
La nuit était complètement tombée lorsque Amos termina de manger. En guise de feu de camp, il avait enflammé deux grosses pierres qui se consumaient magiquement en dégageant de belles flammes vertes et bleues. Le garçon avait intégré les quatre pierres de son masque et sa maîtrise du feu était parfaite. Il n’avait eu qu’à regarder les pierres et à ordonner qu’elles s’embrasent.
La marée haute avait envahi la plage et Amos en profita pour se baigner. Il s’assura bien de ne pas trop s’avancer dans l’eau. Il savait qu’il n’était pas prudent de nager tout juste après avoir mangé et que même les magiciens ne sont pas à l’abri des crampes. Il aurait été stupide de survivre à la traversée des Enfers pour ensuite se noyer à cause d’un malaise.
« Quel bonheur ! s’exclama le garçon en se laissant flotter. J’ai vraiment besoin de repos pendant les prochains jours. Il me faut du temps pour me remettre de ma dernière aventure. Demain, j’essaierai de trouver un endroit plus approprié pour dresser un campement. »
Le lendemain, non loin de là, Amos trouva effectivement un lieu parfait pour y établir une habitation rudimentaire. Il s’installa dans un arbre, entre deux grosses branches autour desquelles il tissa un filet de lianes. Ainsi suspendu dans les airs, il pourrait dormir confortablement sans craindre les prédateurs et passer de longues heures à faire la sieste en se laissant caresser par le vent. C’est donc ainsi que le porteur de masques récupéra peu à peu ; finalement, au bout d’une vingtaine de jours, il se senti

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