L'odyssée d'Adam Ellsworth - Partie 1 , livre ebook

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2013

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Nous sommes en 2086.
L’être humain a, depuis maintenant une cinquantaine d’années, perdu son droit à sa Terre. L’envahisseur venu d’ailleurs, les Eols, l’aura brusquement repoussée en réclusion. Les humains ont été forcés à vivre en petites communautés divisées et éloignées les unes des autres, dans une crainte constante. La crainte de l’envahisseur venu des étoiles, mais surtout des bandits, des esclavagistes, des pillards et bien sûr, des maraudeurs. Le monde d’aujourd’hui, hostile et dangereux, n’a plus rien à voir avec le précédent.
Un matin, l’écrasement d’un vaisseau Eol à proximité du village d’un jeune homme, Adam Ellsworth, viendra bouleverser sa vie ainsi que celles des siens à tout jamais.
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Publié par

Date de parution

22 juillet 2013

Nombre de lectures

8

EAN13

9782896839841

Langue

Français

Copyright © 2013 Pierre-Olivier Lavoie
Copyright © 2013 Éditions AdA Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Révision linguistique : Carine Paradis
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe
Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89733-041-5
ISBN PDF numérique 978-2-89683-983-4
ISBN ePub 978-2-89683-984-1
Première impression : 2013
Dépôt légal : 2013
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada


Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Lavoie, Pierre-Olivier, 1986-

L’odyssée d’Adam Ellsworth
ISBN 978-2-89733-041-5 (v. 1)
ISBN 978-2-89733-042-2 (v. 2)
I. Titre.

PS8623.A865O39 2013 C843’.6 C2013-940433-3
PS9623.A865O39 2013
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
Chapitre 1
Le changement
L e jeune homme ouvrit les yeux, dérangé par une chaude et agaçante lueur dorée qui lui chatouillait la joue. Irrité, il jeta un œil vers la droite de son lit, en direction de sa table de chevet, sur laquelle se trouvait son vieux réveille-matin antique. Le cadran usé et crasseux indiquait 6 h 35.
— Pas encore, grogna-t-il avec mauvaise humeur.
Levant les yeux vers ce qui restait du plafond, retenu par des poutres de bois craquelées et vieillies, il vit sans surprise que la couverture qui masquait habituellement le trou d’un mètre de circonférence était décrochée d’un côté et pendait maintenant dans le vide, simplement retenue par un clou. Le jet de lumière transperçait donc la pièce sans aucun filtre et, par conséquent, tombait de plein fouet sur le visage du jeune homme. C’était la troisième fois en une semaine que cette satanée toile tombait et qu’Adam se retrouvait éveillé à une heure aussi matinale, bien avant l’heure où son cadran aurait habituellement sonné, c’est-à-dire 9 h 30.
Résigné à ne plus dormir, Adam se redressa en position assise sur son lit, laissant ses orteils toucher le plancher de bois frais et poussiéreux de sa chambre. Massant son cou endolori par une nuit qui avait sans doute été passée dans une position assez inconfortable, le jeune homme fit le tour de la pièce de son regard endormi, sa mâchoire entrouverte dans un bâillement tardif.
Devant son lit, qui était en réalité trois matelas empilés les uns sur les autres, se trouvait un vieux meuble dont les poignées des quatre tiroirs avaient probablement été arrachées par ses précédents propriétaires. Le meuble, que sa mère avait acheté d’une caravane de marchands qui passait par leur village, n’avait rien d’extraordinaire, mais au moins, il gardait ses vêtements dans un endroit propre. C’était probablement le seul endroit réellement propre de sa chambre, d’ailleurs. Sur le meuble se trouvait sa fidèle lampe à l’huile, une lanterne qu’Adam possédait depuis aussi loin qu’il se souvenait.
Juste au-dessus du meuble en question se trouvait le trou d’un mètre de circonférence, habituellement couvert par une vieille couverture trouée durant les saisons chaudes et par une plaque de tôle durant les saisons froides. Mise à part une lueur quasi aveuglante qui annonçait une journée ensoleillée, Adam ne pouvait pas voir grand-chose à travers le trou du plafond à deux versants de sa chambre.
Son humeur s’était adoucie ; il se dit qu’il allait plutôt profiter de la matinée pour aller récolter les légumes de leur champ afin de pouvoir profiter du reste de sa journée. Adam se leva donc de son lit et saisit le pantalon qui gisait au sol, au pied de son lit. Après avoir bouclé sa ceinture, enfilé son t-shirt rouge, ses bas de laine et ses bottillons, le jeune homme ouvrit la porte de sa chambre.
Celle-ci grinça aussi fort qu’elle le pouvait, comme d’habitude, avisant sa famille qu’il venait de quitter sa chambre. Adam traversa le corridor poussiéreux de l’étage, passant devant les portes fermées des chambres respectives de sa mère, Eileen, et de sa sœur de 21 ans, Abigail. Il avait toujours considéré celle-ci comme la proie idéale pour ses conneries.
En silence, Adam descendit l’escalier et se retrouva dans la cuisine, où trônait une table de bois qu’il avait, en compagnie de son ami Dmitry, récupérée d’un campement abandonné sous une autoroute avoisinante voilà quelques années. Le jeune homme se rapprocha du comptoir et ouvrit la valve du robinet, qui se mit à trembler doucement et sous laquelle il plaça une carafe à café. Dans quelques minutes, l’eau finirait par s’en écouler, depuis le réservoir de leur village. Leur quantité d’eau étant limitée par l’ordinateur du réservoir, il n’y avait donc aucun risque de gaspillage.
Poussant la porte qui donnait accès à leur cour arrière, Adam sortit à l’extérieur et traversa la pelouse en direction de la petite cabane qui se trouvait tout au fond de la cour. Le soleil encore chaud du mois de septembre caressait ses cheveux blonds en bataille et réchauffait ses joues recouvertes d’une barbe d’une semaine. Dans le ciel, on pouvait encore voir les traces des aurores boréales rosées de la nuit d’avant. On les appelait ainsi, mais en fait, elles avaient fait leur apparition avec l’envahisseur.
Ouvrant la porte de la latrine, le jeune homme prit une bonne inspiration et s’offrit son habituel soulagement matinal. Il en sortit 30 secondes plus tard et revint à la maison. Seulement, il s’arrêta au beau milieu de la pelouse afin de regarder l’horizon. Il venait d’entendre un son bien particulier : un bourdonnement discret mais vibrant et distinctif.
Au loin, juste au-dessus du soleil montant, trois frelons approchaient ; communément appelés « buzzers », ces vaisseaux Eols ne ressemblaient en rien à l’insecte en question, mais ils avaient hérité de ce nom à cause du bourdonnement qu’ils émettaient. Leur vrombissement discret n’était pas fort, mais il pouvait résonner dans le ciel à des kilo­mètres à la ronde. Ces machines Eols volaient généralement à basse altitude, environ à une trentaine de mètres du sol, et on pouvait les voir une fois par semaine, le mardi matin.
Personne ne savait pourquoi ces engins survolaient les villages et comtés avoisinants, mais une chose était certaine : leur brève visite n’était pas appréciée. En effet, la plupart des humains détestaient les Eols et leur vouaient une haine ouvertement raciste. Seulement, Adam était l’un de ceux qui ne portaient aucun jugement envers ces êtres. Peut-être était-ce grâce à sa mère, qui lui avait appris de ne pas perdre son temps et son énergie à haïr, ou peut-être était-ce à cause de sa nature curieuse et naïve.
C’est donc avec un mélange de fascination et de curiosité qu’il observa les trois vaisseaux, pas plus gros que la taille d’un autobus scolaire, traverser le ciel à basse altitude, en formation en V. Lorsque les trois engins disparurent de son champ de vision, masqués par la toiture de sa vieille maison, Adam continua sa marche jusqu’à l’intérieur.
— Déjà levé, mon grand ? lui demanda sa mère, qui se tenait sur le perron arrière, adossée au cadre de porte.
— Ouais, répondit-il de sa voix encore enrouée.
— C’est encore la couverture qui ne tient plus ? demanda-t-elle ensuite, un petit sourire en coin.
— Comme d’habitude, r

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