L'héritier de Clamoria , livre ebook

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"L'intrépide capitaine Akatz Ielena est appelée sur la planète Clamoria. La reine se meurt et le prince héritier a disparu. Dans ce royaume matriarcal, monter sur le trône exige d’être une femme. Le prince doit changer de sexe. Mais la colère gronde chez les hommes, ces citoyens de seconde classe. Ont-ils enlevé le prince pour le soustraire à son terrible destin ? C'est ce qu'Akatz est chargée de découvrir.
Dans cette première enquête intersidérale grand format, nous retrouvons la capitaine Akatz, agent mi-humaine mi-féline, que nous avions déjà rencontrée dans les Collectifs du Fou. Fidèle à elle-même, Akatz martyrise avec bonheur son jeune compagnon, le doux Isidore Laime, et peut toujours compter sur sa fidèle IA, Polaris, aussi efficace que jalouse. Un roman SF qui joue avec les codes d'un genre longtemps réservé aux héros masculins pour mieux les renverser.
"
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12

EAN13

9782374533162

Langue

Français

Présentation
L'intrépide capitaine Akatz Ielena est appelée sur la planète Clamoria. La reine se meurt et le prince héritier a disparu. Dans ce royaume matriarcal, monter sur le trône exige d’être une femme. Le prince doit changer de sexe. Mais la colère gronde chez les hommes, ces citoyens de seconde classe. Ont-ils enlevé le prince pour le soustraire à son terrible destin ? C'est ce qu'Akatz est chargée de découvrir.
Dans cette première enquête intersidérale grand format, nous retrouvons la capitaine Akatz, agent mi-humaine mi-féline, que nous avions déjà rencontrée dans les Collectifs du Fou. Fidèle à elle-même, Akatz martyrise avec bonheur son jeune compagnon, le doux Isidore Laime, et peut toujours compter sur sa fidèle IA, Polaris, aussi efficace que jalouse. Un roman SF qui joue avec les codes d'un genre longtemps réservé aux héros masculins pour mieux les renverser.


***


Ingénieure en instrumentation devenue développeur informatique, Benedict Taffin a finalement tout laissé tomber pour se consacrer à sa passion : l’écriture. Avec succès, puisque son premier roman Les yeux d’Opale a été publié chez Gallimard Jeunesse ! Fan de SF depuis toujours, rôliste, elle se consacre tout naturellement aux littératures de l’imaginaire. Son deuxième roman La pucelle et le démon, chez Mythologica, la propulse vers un lectorat plus adulte. Elle participe également à de nombreuses anthologies, dont nos deux premiers Collectifs du Fou.
Benedict Taffin
L'Héritier de Clamoria
suivi de
WERLACHT BULLE DE BONHEUR
Collection du Fou
L'HÉRITIER DE CLAMORIA
Prologue
L’enfant arrêta sa course et reprit son souffle. Une boule métallique à peine plus grosse qu’une balle de tennis volait à quelques centimètres au-dessus de sa tête. D’un pâle faisceau de lumière verdâtre, elle lui indiqua une direction au travers de la végétation qui l’entourait.
− Allez ! fit la voix synthétique issue de la boule.
L’enfant s’élança, aussi vite que ses jambes le lui permettaient.
− Stop !
Il s’immobilisa, le cœur battant à tout rompre.
− Sur la droite, à présent. Dans le bosquet. Allez !
Il parcourut la distante restante et, à bout de souffle, s’adossa contre la voiture masquée par la verdure.
− Tout va bien, le rassura la voix. Nous sommes dans les temps.
Le coffre s’ouvrit.
− Grimpez !
Il hésita, le regard fixé sur le tapis de sol usagé au fond du coffre. Les lieux semblaient si exigus. Y aurait-il seulement un peu de lumière quand ils avanceraient ?
− Grimpez ! Allez ! insista la voix synthétique.
À contrecœur, tremblant de peur, il enjamba le garde-boue, se hissa à l’intérieur, se laissa glisser au fond de l’habitacle.
− Placez le masque d’incognito sur votre visage… la casquette sur votre tête.
La porte se rabattit. Il ne put empêcher un léger gémissement de franchir ses lèvres alors que les ténèbres se refermaient sur lui. Avait-il pris la bonne décision ? Avait-il seulement eu le choix ? D’une main fébrile, il chercha le masque et la casquette, les trouva dans un renfoncement.
La voiture s’élevait déjà dans les airs pour avancer. Il se recroquevilla, enserrant ses jambes de ses bras, apeuré. Allait-on le démasquer ? Que se passerait-il alors ? La voiture ne tarda pas à s’arrêter. Il tendit l’oreille, retenant son souffle. Des femmes parlaient. L’une d’elle éclata de rire. Le véhicule reprit sa route. L’enfant desserra ses bras, soulagé. Il était en sécurité. Du moins, partiellement. Mais tout restait encore à faire… Il ferma les yeux aussi fort qu’il le pouvait, tâchant de se convaincre qu’il avait pris la bonne décision.
Il ne les rouvrit que lorsque la voiture s’engagea sur un plan incliné. Ils descendaient. Le véhicule s’immobilisa. Ils étaient arrivés. Avec des gestes tremblants, il posa la casquette sur sa tête, hésita, puis plaqua le masque sur son visage. La pièce de tissu adhéra aussitôt à sa peau, occultant ses yeux, sa bouche et son nez. Un bref instant, il lui fut impossible de respirer. Et puis, des orifices apparurent et il retrouva la vue en même temps que l’air pénétrait dans ses poumons. Le masque avait rendu ses traits flous. Nul ne pourrait le reconnaître. La porte du coffre s’ouvrit.
− Dépêchez-vous…
Sa protectrice l’aida à s’extraire de l’habitacle, scrutant anxieusement le parking souterrain, puis le pressa d’avancer jusqu’à une porte, la main sur son épaule. Elle entra un code sur le digicode. La porte s’ouvrit sur un escalier.
− J’habite au troisième… Suis-moi…
Elle gravit plusieurs marches, inspectant la cage d’escalier.
− Est-ce que… fit l’enfant.
Elle se retourna, étonnée de le trouver toujours en bas.
− Est-ce que… vous avez emmené les doses ? continua l’enfant, d’une voix blanche.
− Bien sûr ! Le protocole doit suivre son cours.
− Et… si… et si je vous ordonnais d’interrompre le protocole ?
Elle le regarda, incrédule.
− C’est impossible, voyons…
L’enfant hocha la tête.
− Évidemment, dit-il faiblement.
Elle lui tourna le dos, grimpa de nouveau, atteignit le coude de l’escalier à mi-étage. L’enfant recula sans un bruit. La porte se referma. Il fit volte-face et courut droit vers la rampe d’accès au parking pour s’immobiliser presque aussitôt. Une voiture blanche, sans plaque minéralogique, la descendait à vive allure. Elle s’immobilisa à côté de l’enfant. La porte latérale s’ouvrit. Un homme cagoulé sortit à moitié de l’habitacle, attrapa l’enfant par la taille. Le gamin vit sa protectrice sortir son arme alors qu’on le projetait à l’intérieur de l’habitacle. Il poussa un cri de détresse. La voiture démarra. L’enfant se hissa sur la banquette arrière et aperçut sa garde du corps viser le véhicule, puis baisser les bras. Il n’avait jamais vu pareille expression de détresse se peindre sur un visage.
Chapitre 1
Un sas reliait le vaisseau spatial Polaris et la navette de police. Akatz et Isidore, vêtus du short et du court débardeur gris chinés réglementaires, assistaient au départ des deux voleuses arrêtées par leurs soins. Quatre policières maintenaient fermement les deux femmes menottées tandis que leur supérieure fixait avec intensité une sphère de données opalescente de trois centimètres de rayon.
− Dire qu’un objet aussi petit aurait pu faire tant de dégâts…
Elle plaça à regret l’objet dans l’une des poches de son uniforme et tendit la main à Akatz.
− Merci pour votre aide, capitaine. Je vous garantis que ces deux-là finiront leurs jours en cellule.
Akatz se contenta d’un hochement de tête. Isidore arbora un large sourire qu’il perdit aussitôt quand l’une des prisonnières leur montra les dents alors qu’on l’entraînait vers l’extérieur.
− On a des amis dehors…
Akatz, bras croisés sur la poitrine, négligemment adossée contre l’une des parois, ne répondit rien. Son unique mouvement fut celui de sa longue queue rousse qui se dressa dans son dos. Isidore se tassa contre le mur, mais ne pipa mot. La porte se referma sur les visages haineux des voleuses.
− Pas mécontent qu’elles ne soient plus à bord, dit Isidore, soulagé.
− Humm… Il va falloir qu’on reparle tactique tous les deux… répondit Akatz.
− Tactique, ma capitaine ? s’étonna le sergent.
− Foncer tête baissée sur un fusil à plasma ne me semble pas être l’une de tes meilleures idées, Isidore…
− Mais vous m’avez dit d’être moins pusillanime !
− Certes mais entre être moins pusillanime et être inconscient, il y a quand même un fossé.
− Oui, ma capitaine, fit Isidore, penaud.
− Il n’apprendra jamais rien, intervint Polaris. Et l’Agence continuera de nous refiler des missions lambda tant qu’il sera là…
− Ce n’était pas une mission lambda ! s’insurgea Isidore. Elles nous ont quand même tiré dessus ! Au fusil à plasma ! C’est sûr que toi, t’étais bien en sécurité !
− Mais tout le monde nous tire dessus, gamin ! Ce n’étaient que deux voleuses de seconde zone !
− Elles avaient tout de même volé des informations sur la sécurité d

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