L'enfant blanche, partie 3 , livre ebook

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RÉSUMÉ



Adali est coincée dans le Point. Tandis qu’elle cherche désespérément un moyen de rejoindre ses amis, elle fait une terrible découverte à propos de la déportation de son peuple.


Yaé, devenu bras droit de la nouvelle capitaine de La Dague, mène avec celle-ci les pirates à la Coalition Libre. Avec le soutien de ce groupe de résistants, réussiront-ils à renverser la dictature imposée par le Gouvernement Colonial Terrien ?

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Nombre de lectures

2

EAN13

9791096622894

Langue

Français

DANS LA MÊME COLLECTION
(PLUMES DE RÊVE)
 
La cité dénaturée
L’antichambre des souvenirs
Un noël pas comme les autres
 
Un éternel commencement, tome 1
Un éternel commencement, tome 2
Le cercle delaroche, tome 1
 
Voyageuse, tome 1
Voyageuse, tome 2
 
Le déclin des empires, vol 1.1
Le déclin des empires, vol 1.2
 
 
À paraître
Le déclin des empires, vol 1.3
 
 
Aurèle Montoyat
 
 
 
 
Des pions sur un échiquier
 
 
 
 
 
Le déclin des empires
Volume 1.3
 
© Editions Plumes Solidaires
 
 
 
 
 
© 2021, Editions Plumes Solidaires
Email  : contact@plumes-solidaires.com
Site internet  : www.editions-plumessolidaires.com
 
Auteur  : Aurèle Montoyat
Illustration de couverture  : Louis Beuzelin
Corrections : Audrey Moui
 
 
ISBN numérique : 9791096622894
 
 
© Tous droits réservés pour tous pays
Dépôt légal : Novembre 2021
 
 
 
 
 
 
 
 
 
À cette réminiscence,
qui j’espère dans ces pages connaîtra une histoire incarnée à l’écrit,
après nous avoir emmenés, ma sœur et moi,
dans les diverses facettes de l’imagination par les mots de notre père.
 
Aurèle M.
 
 
Le déclin des empires
 
Volume I.3
Des pions sur un échiquier
 
 
On attend l’aube toute la nuit, mais lorsqu’elle arrive,
on oublie facilement que, à la fin de la journée, l’obscurité reviendra.
 
 
 
 
1
Le Point
 
Adali ne voyait rien. Elle n’entendait rien, comme dans le Néant, incapable de comprendre ce qui lui arrivait. Elle demeura seule avec ses pensées pendant une minute, ou une journée entière, sans notion du temps. Puis, une lueur rougeâtre se dessina au loin. Elle grossit, comme si elle se rapprochait. Adali cligna des yeux, et une multitude de lumières apparut. Elle mit un instant à réaliser que c’étaient des étoiles et se sut alors dans l’espace. Mais comment s’y retrouver en sautant dans le Point ? Et comment diable respirait-elle sans scaphandre ? Peut-être que seul son esprit errait en ce lieu onirique ?
Bientôt, Adali distingua une planète gravitant autour de l’étoile. Toute de blanche vêtue, elle ressemblait trop à Frizen2 pour croire à une coïncidence. Mais le système Poée-Ulander possédait deux astres, et il n’y en avait qu’un ici. La Frizienne fila droit sur la boule incandescente. Elle ne ressentit aucune chaleur lorsqu’elle pénétra dans l’astre, et une lumière presque douce l’inonda. Elle le traversa dans son épaisseur à une vitesse incroyable. Derrière, elle trouva une seconde étoile.
Le Point, deux étoiles, un monde de glace. Forcément le système Poée-Ulander, et donc Frizen2. Mais elle ne voyait plus la planète à l’opposé de l’astre. Alors qu’elle essayait de l’apercevoir, tout son être fila dans l’espace pour arriver à distance égale des deux corps célestes, et Frizen2 revint dans son champ de vision. Elle pouvait contrôler la direction dans laquelle elle voulait se rendre. Elle concentra son attention, et dès qu’elle réussit à se diriger de façon convenable et à gérer sa vitesse, elle se focalisa sur Frizen2. Son esprit partit à une allure moins élevée.
Un trouble la gagna. Frizen2 aurait dû être ailleurs dans le système stellaire. Avec l’Ombre, Adali avait étudié attentivement l’orbite et l’emplacement de cette planète, car avec ses gisements de tinotium, elle représentait un point clef de la puissance du Gouvernement Colonial Terrien. Frizen2 orbitait d’ordinaire beaucoup moins loin d’Ulander, l’étoile la plus massive, pourtant elle se trouvait à l’extrême inverse. Comment la planète avait-elle changé ainsi d’orbite ? Adali fonça sur elle, oubliant même qu’elle errait dans le Point et qu’elle ignorait comment elle accomplissait cela.
Alors qu’elle approchait de l’immense globe, elle remarqua des dizaines d’imposants vaisseaux le ceinturer, disposés à intervalle régulier. Tout en longueur, de centaines de mètres chacun, un flux violet passait de l’un à l’autre pour les relier. Adali s’en désintéressa et envoya son esprit vers l’appareil le plus proche. Le signe de la Force Spatiale ornait sa coque : une étoile bleue, jaune, rouge et noire qui pointait vers le bas avec en son sein un losange blanc. La Frizienne déglutit. Tout cela était-il réel ? Si oui, que cela signifiait-il ? À sa connaissance, jamais rien de semblable n’avait eu lieu. Les paroles de l’Humain qui l’attaquait dans le Point prirent alors un sens : « On a déplacé ta chère Frizen2. » Le Gouvernement Colonial Terrien pouvait-il réellement enlever une planète de son orbite ? Cela paraissait inimaginable et monstrueux. Et pourtant… une question demeurait : pourquoi ?
Adali plongea vers le sol de Frizen2. Elle traversa l’atmosphère comme si la couche de gaz n’existait pas. Alors qu’elle tutoyait presque la surface, elle aperçut une grande ville. Elle s’y rendit et se posa dans une rue. Déserte, mais surtout, gelée. Pas gelée comme en temps normal. Un froid glacial régnait en permanence sur Frizen2, mais ce froid différait, comme si la température ambiante avait perdu cent degrés depuis le départ d’Adali.
Des monceaux de glace recouvraient les maisons, les changeant en statues figées dans le temps. Une tempête faisait rage, mais la Frizienne ne sentait rien. La neige la traversait, comme irréelle, et le blizzard ignorait sa présence. Adali retourna dans les airs et survola la cité désertée, à la recherche de signes de vie. Elle vit au coin d’un pâté de maisons un groupe de personnes. Elle les rejoignit en une seconde. La vision macabre la tétanisa.
Près de cinquante Friziens gelés et immobiles, parfaitement conservés. Des femmes, des hommes, des enfants, des bébés. Tous morts. Adali tomba à genoux devant une petite fille qui tendait les bras vers sa mère, sans réussir à la toucher avant de se figer. Le froid les avait emprisonnés sans leur laisser la moindre chance.
Ces visions d’horreur étaient bien trop réalistes pour découler de l’imagination d’Adali, piégée dans le Point.
Une seule explication : Frizen2 éloignée des étoiles Poée et Ulander par le GCT, la température avait chuté exponentiellement et foudroyé ces Friziens, rescapés de la déportation.
Mais pourquoi éloigner Frizen2 des astres qui la rendaient viable ? Une telle opération devait demander une somme d’argent colossale à Terre et ses alliés. Dans quel intérêt ? Il fallait absolument qu’Adali trouve une explication à ce massacre.
Elle prit son envol, poussée par la colère et la tristesse de voir son monde ravagé. Elle retourna dans l’espace, vers un vaisseau de la Force Spatiale, en quête de réponses. Elle ne comprenait pas comment elle réussissait à accomplir tout cela, mais cela resterait sans importance tant qu’elle n’aurait pas compris les causes de ce désastre.
À l’entrée de l’appareil, des navettes automatisées filaient vers Frizen2, et d’autres en revenaient. Adali entra à la suite d’une capsule ronde de deux mètres de long, et la suivit alors qu’elle déposait des caisses au fond du sas. Là, un mécanisme automatisé expédiait les conteneurs sur un tapis roulant qui s’enfonçait plus loin dans le paquebot, et la sonde repartait vers Frizen2.
Adali s’allongea sur le tapis et se laissa emporter dans un autre sas. Une porte pressurisée se ferma, et de l’oxygène fut envoyé dans la pièce. Des Humains vinrent chercher la caisse et la placèrent sur un diable maintenu en lévitation par deux réacteurs. Les hommes ne portaient pas l’uniforme de la Force Spatiale. Par-dessus leurs habits entièrement blancs, un insigne cousu représentait un poisson. Noir, hormis son œil nacré haché par endroit, ainsi que sa bouche en forme de croix, et deux croix rouges positionnées à la verticale peu avant sa queue.
Ce symbole était celui de la Planète Sainte, Héli, sous contrôle du pape Floridus IV. Cela signifiait que Héli se servait du matériel du GCT pour travailler sur Frizen2. Encore cette question : pourquoi ?
L’indépendance de Héli datait de l’an 5 après la libération des planètes, peu avant que la Guerre Profane entre elle et le GCT éclate. Par la suite, Héli aida le GCT — renversé par une révolution en l’an 396 qui toucha Terre et plusieurs de ses colonies — à se remettre en place. En l’an 415, le GCT fut rétabli sur Terre grâce à l’aide de la Planète Sainte et récupéra ses colonies. À partir de là, Héli et le GCT lièrent de forts liens commerciaux car Terre aurait été incapable de conserver sa suprématie sans elle. Celle-ci touchait depuis des intérêts financiers à travers le GCT, grâce aux grandes Firmes Inter-Spatiales, réelles marionnettistes des gouvernements. Ces Firmes firent en sorte de concilier les ambitions politiques de chacune des superpuissances spatiales pour favoriser le commerce.
Mais, en dépit de ces liens économiques qui unissaient Terre et la Planète Sainte, une certaine rivalité idéologique persistait entre elles. Terre n’oubliait pas que les mêmes fanatiques religieux qui gouvernaient encore aujourd’hui Héli avaient massacré des millions de fidèles d’une religion rivale d’Eurasie en l’an 2469 de l’ancien calendrier. Ils avaient déclenché une guerre civile sur Terre puis s’étaient exilés sur la Planète Sainte. Et cela avant qu’ils attaquent à l’arme nucléaire les installations d’exploitation du tinotium sur Frizen2 en l’an 11 après la libération, puis qu’ils réduisent en morceaux la lune terrienne lors de la suite de la Guerre Profane, en l’an 13.
Ces siècles de rivalités et ces morts innombrables ne s’effaçaient pas si facilement. Les Héliés et les Terriens travaillaient rarement ensemble. Ils se contentaient de passer des accords, de se prêter de l’argent ou encore de liguer leurs forces pour attaquer la tri-alliance gob. Aussi était-il étrange que des Héliés utilisent des vaisseaux de la flotte du Gouvernement Colonial Terrien.
Toujours invisible, Adali suivit les Humains alors qu’ils emmenaient la caisse dans les couloirs. Seules décorations, les insignes de la Force Spatiale personnalisées

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