L'enfant blanche, partie 2 , livre ebook

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RÉSUMÉ



À peine admise à bord du vaisseau pirate La Dague, Adali, accompagnée de sa nouvelle amie Elvira, subit les foudres du Gouvernement Colonial Terrien. Ce voyage la mènera jusqu’aux mystérieux Aigles qui hantent ses rêves, en quête de l’origine de ses pouvoirs.


Yaé, Ode et Xeï, forcés de fuir la cité rebelle, partent en quête d’un nouvel havre de paix sur La Dague. En proie à leurs propres dissensions, parviendront-ils à faire leurs preuves auprès des pirates ?

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Nombre de lectures

1

EAN13

9791096622856

Langue

Français

DANS LA MÊME COLLECTION
(PLUMES DE RÊVE)
 
La cité dénaturée
L’antichambre des souvenirs
Un noël pas comme les autres
 
Un éternel commencement, tome 1
Un éternel commencement, tome 2
Le cercle delaroche, tome 1
 
Voyageuse, tome 1
Voyageuse, tome 2
 
Le déclin des empires, vol 1.1
 
 
À paraître
Le déclin des empires, vol 1.3
 
 
Aurèle Montoyat
 
 
 
 
Piraterie
 
 
 
 
 
Le déclin des empires
Volume 1.2
 
© Editions Plumes Solidaires
 
 
 
 
 
© 2021, Editions Plumes Solidaires
Email  : contact@plumes-solidaires.com
Site internet  : www.editions-plumessolidaires.com
 
Auteur  : Aurèle Montoyat
Illustration de couverture  : Louis Beuzelin
Corrections : Audrey Moui
 
 
ISBN numérique : 9791096622856
 
 
© Tous droits réservés pour tous pays
Dépôt légal : Avril 2021
 
 
 
 
 
 
 
 
 
À cette réminiscence,
qui j’espère dans ces pages connaîtra une histoire incarnée à l’écrit,
après nous avoir emmenés, ma sœur et moi,
dans les diverses facettes de l’imagination par les mots de notre père.
 
Aurèle M.
 
 
Le déclin des empires
 
Volume I.2
Piraterie
 
 
On attend l’aube toute la nuit, mais lorsqu’elle arrive,
on oublie facilement que, à la fin de la journée, l’obscurité reviendra.
 
 
 
1
L’espace
 
Adali planta ses yeux dans ceux de Kastellane et les soutint pour montrer qu’il ne l’intimidait pas — ce n’était pas exactement la vérité. Les cheveux blancs du second du capitaine, un Humain de deux mètres, contrastaient avec son regard aussi sombre que sa peau. Ses muscles saillaient à travers sa chemise entrouverte, et de nombreuses cicatrices marquaient son corps. Trois mots inconnus accompagnaient le tatouage d’une dague dans son cou. Un écarteur large d’un pouce traversait son oreille droite, et un morceau de cristal noir taillé en pointe remplaçait l’une de ses dents. Il portait aux doigts des bagues argentées et dorées, ainsi que des bracelets colorés aux poignets. L’insigne d’une dague grise brodé sur sa chemise signifiait son rang de second ; il recevait uniquement des ordres du capitaine Dant, en personne. Glissé sous une large ceinture marron usée, un poignard effilé dissuadait quiconque de le contredire.
— Elvira m’a convaincu de t’accepter à bord, mais ne crois pas avoir gagné mon respect, petite, grommela Kastellane d’une voix caverneuse. Tu devras le mériter ; je t’aurai à l’œil pour que tu ne te tournes pas les pouces !
— Que dois-je faire ?
— Tu travailleras avec le voilier, Val. Son dernier assistant a enfilé une combinaison défectueuse et a péri mort dans l’espace, il y a un mois ; tant mieux pour toi, car sinon tu te serais retrouvée en cuisine !
— D’accord, où puis-je le trouver ?
Kastellane apprécia d’un hochement de tête le calme d’Adali et il croisa les bras, gonflant les muscles de ses épaules sans même s’en apercevoir.
— Voici une montre contenant une carte de La Dague. Ne la quitte jamais, car c’est à travers elle que nous t’appellerons si besoin. Précision : tu dormiras avec le gros de l’équipage dans le dortoir central. Demande quelle était la couchette de l’ancien assistant de Val, et prends-la. Si tu as des emmerdes avec un des matelots, pas la peine d’aller te plaindre au maître d’équipage ! Tu règles tes comptes toi-même, et je ne veux pas non plus en entendre parler. Et pas de morts dans mon équipage, c’est clair ?
— Très clair, confirma la Frizienne en attrapant la montre que l’homme lui tendait.
Elle l’attacha à son poignet gauche et fit des moulinets avec sa main pour s’habituer à sa présence.
— Allez, fous-moi le camp, et va voir Val ! la congédia sans méchanceté Kastellane en la poussant dans le dos pour qu’elle s’en aille.
Adali le salua d’un geste maladroit et tourna dans le premier couloir venu. Là, elle activa le gadget pour comprendre comment il fonctionnait. Elle eut du mal à lire les instructions et, lorsqu’elle dénicha la carte du vaisseau, elle se dirigea vers la cabine du voilier. La Dague s’organisait entièrement pour les combats spatiaux. Des portes blindées fermaient les corridors qui menaient aux installations de commandement, doublés de coursives extérieures — avec pour but d’empêcher la fuite de l’oxygène en cas de trou dans la coque du bâtiment. Les salles des canons et des tourelles bordaient ces galeries, placées en proue ou dans les soutes pour la plupart, permettant d’attaquer les ennemis en venant du dessus.
Plus haut que long, le navire évoquait un peu la forme d’un couteau de chasse, d’où son nom. Une longue dague était peinte sur le flanc droit, tenue par une main décorée de trois bagues : une en or, l’autre en diamant et la troisième en tinotium. On trouvait ce sigle, choisi par le capitaine Dant, gravé régulièrement sur les murs du vaisseau, et des pirates le portaient également sur leurs vêtements. Seuls les plus méritants pouvaient prétendre au droit de se le tatouer, expliqua Elvira à Adali.
La jeune Frizienne descendit dans les niveaux inférieurs en traversant les salles d’armes. Elle arriva à une porte verrouillée où s’inscrivaient les mots : « Réacteurs. Zone interdite à tout personnel étranger. Danger de mort. » Adali déglutit et activa l’interphone. Au bout d’une minute, une voix grinçante sortit de l’appareil :
—  Ouais, c’est pour quoi ? Vous n’en avez pas marre de me déranger tout le temps, bande de branleurs !?
— Je suis envoyée ici pour travailler avec le voilier, Val, rétorqua Adali sans tressaillir.
—  Ah, t’es la nouvelle ? Deux secondes, j’t’ouvre.
La porte coulissa dans un cliquetis. Un homme court sur jambes, à l’embonpoint débordant, l’attendait, le visage fatigué envahi de cheveux gris sales.
— Qu’est-ce que t’as à m’observer comme ça, toi ? lança-t-il sans même la saluer. Allez, suis-moi, tu vas devoir apprendre un tas de trucs, et j’ai pas que ça à faire de te former, moi ! D’ailleurs, j’aurais pas à le faire si ce con d’Otid n’avait pas gelé dans l’espace !
Adali lui emboîta le pas en sentant qu’elle devrait se forcer à garder son calme avec un Humain aussi désagréable que le voilier.
— C’est quoi ton nom ? demanda-t-il sans daigner tourner la tête.
— Je m’appelle Adi ; tu es Val, j’imagine ?
— Ouais, c’est moi. Bon, c’est sympa et mignon de parler avec toi mais on a du travail. Le cinquième réacteur à fusion fuit. C’est pas très grave pour l’instant, mais il faut trouver d’où ça vient et le réparer avant qu’il pète en plein Néant !
Sur ce, il emmena Adali dans une grande salle des machines et lui expliqua sa tâche avec une mauvaise foi exaspérante. La Frizienne apprit rapidement. Elle vissa ce qu’on lui dit de visser, souda du métal et programma des petits robots qui se rendaient dans les endroits radioactifs du réacteur abîmé. En fin de journée, Val la congédia car La Dague allait s’envoler. Si besoin, il la contacterait grâce à sa nouvelle montre. Elle obéit sans discuter, impatiente de quitter la compagnie de cet Humain aigri.
Sa montre bipa, et un message se matérialisa :
—  Adi, je suis sur le pont ; si tu veux venir, on observera le décollage de La Dague ! Elvira.
Adali se mit en route pour la proue du vaisseau. De larges vitres entouraient la salle. Par le grand hublot, on apercevait la désolation du désert de Hal-M2. Des dizaines de pirates se préparaient au départ. Elvira se tenait à la rambarde, une main dans les cheveux. Elle héla Adali pour qu’elle la rejoigne.
— Alors, cette première journée ? l’accueillit Elvira en penchant la tête sur le côté comme souvent quand elle posait des questions.
— Hormis l’exécrable compagnie de Val, je pense que c’est plutôt bien parti, sourit Adali.
— Ce gars m’a toujours dégoûtée, mais il a un bon fond… enfin, je pense, quelque part sous ses bourrelets ! Et puis c’est un génie de la mécanique, et il nous a plus d’une fois sortis de la galère, en pleine bataille spatiale.
Le vaisseau s’ébranla. Sous leurs pieds, les réacteurs crachèrent leur souffle, et La Dague s’éleva dans un vacarme monstre. Un nuage de poussière s’éparpilla sur des centaines de mètres lorsque le mastodonte de métal gagn

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