Duel d'influence , livre ebook

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Le Talent d'influence permet au capitaine Frédéric Demézières de lire et manipuler les émotions d'autrui. C'est pour cela que le duc d'Abbevielle lui a confié la création d'une unité d'élite visant à réunir les six duchés du royaume avant l'invasion ennemie. Quand des ouvriers se mettent à s'entretuer dans une mine d'espérite, un minerai aux propriétés extraordinaires, on soupçonne qu'un Talentueux aux aptitudes identiques cherche à saper l'effort de réunification. Frédéric part donc avec des membres de son unité pour mettre la main dessus, sous le regard protecteur de son frère Lionel, dont le Talent consiste à ne jamais manquer sa cible, même les yeux fermés.

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Nombre de lectures

14

EAN13

9791095442035

Langue

Français

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Duel d’influence

Tesha Garisaki

 

 

 

 

Realities Inc.

 

Duel d’influence

 

« Esperie. La ville s’appelle ainsi parce qu’on y a trouvé de l’espérite, cette pierre qui a la faculté de doter les objets de Talents. Il n’existe pas de substance plus précieuse au monde. C’est ce qui a fait la prospérité du duché de Rougerie, notre allié dans le conflit qui germe avec les trois duchés du sud. Il y a donc là-bas le complexe minier le plus important des six duchés, dirigé depuis quelques mois par le baron de Sarrapia. Il a été nommé au titre de gouverneur par le duc de Rougerie en guise de punition pour avoir triché au casino. Une nouvelle fois.

― Ce cher baron, interrompit Frédéric. Ce sera un plaisir de le revoir.

― C’est toi qui le dis, rétorqua Lionel.

Je n’ai pas fini. »

Le duc croisa les bras et toisa ses deux soldats. Frédéric leva un sourcil. Ils s’observèrent un instant. Il était toujours difficile d’imaginer ce qu’il se passait dans la tête de Frédéric quand il se heurtait à l’immunité du duc à son Talent. Mais Lionel ne doutait pas une seconde que cela devait beaucoup le frustrer.

« Le baron requiert votre intervention pour un problème d’émeutes. L’ordre y est impossible à maintenir, et Firenze estime qu’il s’agit là d’un trouble provoqué par un Talentueux ennemi. L’accord de coopération entre les duchés d’Abbevielle et de Rougerie prévoit qu’en de telles circonstances, les Oiseaux-Tonnerre se doivent d’intervenir. Vous partez donc cette nuit pour Esperie. 

― Bien, monsieur le duc », dit Frédéric.

 

Deux Oiseaux-Tonnerre avaient pris le tube avec Lionel et Frédéric : Philippe Saint-Pierre, le médecin, l’âge d’être leur grand-père à tous, et Ludivine Savernier, une Talentueuse Oreille aux cheveux blancs, récemment décolorés.

Le véhicule à propulsion magnétique fila dans le tube comme un bouchon de champagne, et la troupe atteint la ville minière avant minuit. Ils sortirent du wagon, un cylindre d’acier brossé, par la paroi qui s’ouvrait face au quai.

Le gigantisme de la station frappait l’œil. À Abbevielle, on construisait les stations en surface, mais ici, on avait l’habitude de creuser, et on n’hésitait pas à creuser profond. Le plafond de béton s’élevait à plus de trente mètres au-dessus de leurs têtes. Au-delà du quai, on devinait une zone de transit où une foule compacte déambulait aux pieds d’escalators d’une hauteur démesurée.

Le baron les attendait, identifiable au premier coup d’œil avec son chapeau de feutre et un monocle électronique à monture d’acier. Lionel le suspectait de s’en servir pour enregistrer tous ses entretiens.

Frédéric et lui se donnèrent l’accolade. Ils formaient un contraste saisissant : Frédéric avec sa veste noire à brandebourgs, une étoile sur la manche pour signifier son rang de capitaine, Firenze dans son éternel costume trois-pièces blanc, taillé dans des tissus hors de prix.

« Bienvenue dans mon nouveau domaine, dit le baron. Eh, tiens ! Lionel ! Quel plaisir de te revoir !

― Tout le plaisir est pour moi. »

Le baron saisit le sarcasme, et gratifia le frère du capitaine d’une œillade tout en lui serrant la main. Lionel le trouva d’emblée exaspérant.

Ce n’était pas qu’il détestât Firenze. Mais le baron arborait en permanence cette nonchalance, cette arrogance de ceux qui savent comment saisir la Chance. Il ne doutait jamais de rien, quand Lionel doutait de tout. Tel un chat, il semblait toujours prêt à bondir, même pendant la sieste. Lionel était la meilleure gâchette des six duchés. Firenze n’avait jamais besoin de sortir une arme.

« Et je ne crois pas connaître ces deux personnes qui vous accompagnent.

― Je t’expliquerai ce dont ils sont capables une fois que nous serons chez toi, si tu le veux bien, chuchota Frédéric.

― Bien. Madame, Messieurs, veuillez me suivre. »

Le quai du tube, aussi spacieux et gigantesque fût-il, était une place publique bondée en permanence. Des milliers de voix s’y fondaient, mais les Oreilles pouvaient y saisir des conversations sans peine, avec un peu d’attention. C’était d’ailleurs ce que Ludivine tentait de faire : l’air perdue dans ses pensées, les yeux tournés vers le sol, elle se détachait mentalement du groupe avec lequel elle était venue. Lionel savait qu’elle se concentrait successivement sur tous les filets de voix qu’elle percevait, sautait de l’un à l’autre, à la recherche du mot, de l’intonation qui trahirait une conversation anormale, un comportement suspect. Un Talentueux ennemi faisait peut-être de même en ce moment, à la différence que si c’était le cas, ce Talentueux savait déjà qui il devait écouter. Plus tôt ils s’assiéraient dans le salon du baron pour discuter affaires et mieux cela vaudrait. Ils le suivirent donc dans les escalators. Du coin de l’œil, Lionel crut percevoir les mouvements de soldats Furtifs...

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