Sacrée statue , livre ebook

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2018

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L'auteur compose un recueil de nouvelles mêlant des éléments dont on devine qu'ils sont tirés de son vécu et d'autres tout droit sortis de son imaginaire foisonnant. S'ouvrant sur une histoire de fantôme, l'ouvrage se referme sur le touchant témoignage de sa jeunesse turbulente passée au Maroc. Entre ces récits, il raconte deux voyages dépaysants au cours desquels plusieurs surprises plus ou moins réjouissantes sont au rendez-vous. L'auteur dépeint avec véracité des situations représentatives de la vie de couple ou de famille, portées par des dialogues enlevés. Les descriptions réalistes font intervenir des personnages auxquels il est facile de s'identifier, ce qui donne à l'ouvrage une saveur particulière.

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Publié par

Date de parution

10 avril 2018

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414218622

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-21863-9

© Edilivre, 2018
Dédicace


À ma fille : Nadine
Ces nouvelles sont de pures fictions. Toute ressemblance avec un évènement réel, un personnage, un groupe ou une entreprise, passés ou présents, n’est que fortuite ou involontaire.
Une histoire hallucinante
Habitant dans la banlieue parisienne, nous avons décidé, avec ma femme Yvonne, de partir, à la retraite, dans le sud de la France pour profiter, entre autres, de la douceur du climat.
Ce fut chose faite à la fin de l’année 1998. Étant nés la même année, nous avions soixante-cinq à l’époque. Nous avons opté pour le département merveilleux des Pyrénées-Orientales, ensoleillé trois cents jours par an.
Mais ma femme était atteinte de la terrible maladie de Parkinson. Son état de santé s’aggravant au fil des ans et, n’ayant pas de famille dans ce département, nous avons décidé de nous rapprocher de notre fille qui demeure dans le Val-de-Marne.
Le déménagement s’effectua en novembre 2011 ; nous avons loué un appartement dans une localité proche de celle de notre fille.
Ma femme, rongée par cette maladie inguérissable, mourut fin janvier 2012, après, depuis environ deux ans, des jours de calvaire et des nuits cauchemardesques.
Je l’ai soutenue jusqu’au bout ; j’ai été sa béquille.
Me voilà seul dans un appartement résidentiel d’une petite ville charmante du Val-de-Marne.
L’immeuble est très silencieux, le logement bien isolé et les rares voisins que je croise sont courtois.
La nuit, peu après le décès de mon épouse, j’entendais des bruits bizarres dans l’appartement.
Cela se passait, à peu près, entre vingt-trois heures et minuit, au moment où, dans mon lit, j’éteignais la lumière après lecture pour trouver le sommeil.
On aurait dit que l’on déplaçait des objets et glissait des meubles, comme pour la préparation d’un déménagement.
Ces bruits, émanant de la salle de séjour, dans un immeuble si tranquille, me parurent insolites.
Ce phénomène ne durait qu’une demi-heure environ, puis tout redevenait silencieux. J’ai pensé, tout d’abord, que ce tapage provenait de l’appartement au-dessus. Mais non, car, chose étonnante, ces bruits s’arrêtaient automatiquement dès que je me levai de mon lit, sortis de la chambre et allumai la lumière du couloir qui mène à la salle de séjour.
Une nuit, j’ai attendu un moment avant d’éteindre et d’aller me recoucher, pour savoir si ce tumulte allait recommencer ; mais non, rien ne se passa.
Une autre nuit, plus bruyante que d’habitude, j’ai quitté la chambre, à pas de loup, en prenant bien soin de ne pas allumer le couloir et, à l’entrée de la salle de séjour, toujours dans le noir, j’ai demandé d’une voix forte s’il y avait quelqu’un ; il y eut subitement un silence de cimetière.
Est-ce que je fais l’objet d’un évènement surnaturel, moi qui ne crois pas à ce genre de manifestation ?
Ce qui me conforte dans mon raisonnement, c’est que j’ai vécu, étant jeune, une expérience qui s’est soldée par un échec.
En effet, ma mère croyait aux sciences occultes. Un soir, j’avais alors une dizaine d’années, elle invita une dame, de sa connaissance, qui avait le don de faire apparaitre les esprits en faisant tourner les tables. Ma mère pensait, sans doute, voir survenir le spectre de mon défunt père. Après avoir débarrassé un petit guéridon en bois, du napperon et du vase garni de fleurs, la médium apposa fortement ses mains sur la table et la fit tourner bruyamment. Après de longues secondes, d’un boucan de tous les diables, aucun esprit ne se manifesta. La dame capitula en disant à ma mère qu’elle était navrée, qu’elle n’arrivait pas à avoir une grande concentration.
Pour moi, toujours sceptique sur ce genre de croyance, la médium avait fait tourner la table à la force de ses bras et non pas par l’entremise d’une puissance irréelle.
Pourtant, un camarade de classe m’avait raconté avoir assisté à une séance de spiritisme où un revenant se présenta sous l’aspect d’un nuage transparent ressemblant vaguement à une forme humaine.
Je pensais alors qu’il blaguait, mais aujourd’hui, avec ces bruits étranges, la nuit, dans mon appartement, je me demande si je n’avais pas eu tort d’être aussi dubitatif en matière d’ectoplasme.
Un avenir très proche me persuadera définitivement de l’existence de phénomènes paranormaux.
Mais aussi je ne me suis jamais expliqué pourquoi ces situations bizarres n’intervenaient que la nuit.
* * *
Dans ma nouvelle résidence, j’ai sympathisé avec deux couples de voisins. On se voyait, de temps à autre, en allant récupérer le courrier, dans le hall de l’immeuble où sont installées les boites aux lettres.
Un jour, nous avons décidé, pour faire plus ample connaissance, d’aller déjeuner dans un restaurant chinois.
Ce repas fut programmé pour le vendredi 27 avril 2012.
Cette date fatidique restera, à jamais, gravée dans ma mémoire.
Ce jour-là, je me suis levé, comme d’habitude, vers les sept heures, pour me rendre dans la cuisine y petit-déjeuner.
Quand j’allumai cette pièce, je fus stupéfait de voir, sur le parterre, quatre taches rondes, d’un rouge foncé, se dégageant du carrelage blanc du sol. De diamètres semblables, de trois centimètres environ et épaisses d’un demi-centimètre, elles étaient à égale distance les unes des autres ; disons, en gros, d’une vingtaine de centimètres. On aurait dit des pièces de monnaie, posées là, adhérant au sol comme si elles y avaient été collées.
J’ai regardé partout dans la cuisine pour savoir d’où cela pouvait-il provenir, mais je ne suis pas arrivé à élucider ce mystère.
Je me suis baissé pour en toucher une, j’ai constaté qu’elle était dure comme de la pierre. Pour les pulvériser, j’ai dû utiliser un burin et un marteau.
Une fois retirées, elles laissèrent des marques grisâtres de même diamètre. Je les ai laissées en pensant que l’aide à domicile, Paula, les enlèverait cet après-midi en passant la serpillière.
En prenant du recul, j’ai regretté de ne pas avoir pris une photo du sol avant leurs destructions et même, pourquoi pas, de les laisser telles quelles et faire établir un constat par un huissier.
Encore actuellement, je me mords les doigts de ne pas avoir pensé à cette dernière éventualité.
* * *
Vers midi mes nouveaux amis sont venus me chercher pour aller déjeuner.
Au retour du restaurant, je les ai invités à sabler le champagne.
Paula, déjà là, était absorbée par le nettoyage. Elle nous salua d’un geste, pour ne pas nous déranger, quand elle partit sur le coup de seize heures.
Avec mes amis, nous nous quittâmes en fin d’après-midi en nous promettant de nous revoir.
Comme à mon habitude, après avoir diné, je m’installe dans un fauteuil de la salle de séjour pour regarder un programme de télévision. J’éteins le poste, vers vingt-trois heures, une fois le film terminé, avant d’aller dans la chambre à coucher.
Dans le séjour, je n’ai pas un éclairage a giorno ; deux lampadaires, équipés d’ampoules économiques, diffusent une lumière plutôt tamisée.
Le film allait se terminer, quand, tout à coup, une forme d’apparence humaine se dressa devant moi, debout, toute raide comme un piquet.
Elle était à peine à trois mètres de mon fauteuil, à côté du poste de télé et devant le rideau de la porte-fenêtre. C’était une belle jeune femme d’une vingtaine d’années et d’une taille d’un mètre soixante environ. Elle était revêtue d’une robe longue légère, d’un blanc cassé, ressemblant plutôt à une chemise de nuit.
Son visage ovale, rose, surmonté d’une coiffure bizarre, hérissé de cheveux d’un rouge vif, était légèrement de côté avec les paupières fermées.
J’ai été surpris, mais je n’ai pas eu de crainte ; comment éprouver un sentiment de peur lorsque l’on a devant soi une figure agréable à regarder, paraissant très douce ?
Mais il faut que je reconnaisse qu’il en eût été autrement si elle avait soulevé ses paupières, j’aurais sans doute pu constater qu’elle n’avait pas de globes oculaires ; rien que d’y penser, avec du recul, cela me fait froid dans le dos.
Je lui ai demandé de s’avancer dans le milieu de la pièce et de venir s’assoir près de moi. Elle ne bougea pas ; elle semblait n’avoir pas entendu ma proposition. Alors je me suis levé et me suis dirigé vers elle pour renouveler mon invitation et la guider si besoin était. Au moment où j’étais près d’elle, presque à la toucher, elle disparut, sur le côté, dans un léger bruissement de rideau.
Je comprenais que j’avais été victime d’une hallucination, moi qui n’ai jamais cru aux histoires de fantômes.
Pourtant, je me souviens que mon épouse, déjà éprouvée par la maladie de Parkinson, prenait des médicaments prescrits par son neurologue. À chaque visite, ce praticien repensait leur dosage après consultation et en fonction de mes observations sur les réactions comportementales de ma femme.
Une fois, je fis part au médecin qu’elle voyait des souris trottiner dans l’appartement et que sa remarque m’étonna d’autant plus que je n’avais aperçu aucun de ces rongeurs.
« Ce sont des hallucinations, me répondit-il, et je vais rectifier la prescription pour essayer de lui éviter d’avoir ce genre de manifestation, mais je dis bien : essayer, car ce comportement ne peut être résolu qu’en avançant à tâtons.
– Mais, Docteur ! Dis-je, comment les voit-elle ? Les images qu’elle aperçoit sont-elles floues, fugitives ?
– Non ! Exprima-t-il, pas forcément, elle peut les voir nettement comme je vous vois et d’une façon permanente ».
Et maintenant j’en déduis que, moi aussi, je viens d’avoir une hallucination forte. Pourtant, je suis en bonne santé et n’ai pas de prescription médicamenteuse particulière.
* * *
Il était près de vingt-trois heures

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