Séquestrés , livre ebook

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2004

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C’est le procès du siècle, la lutte aux gangs. Le juge d’instruction est appréhendé en état d’ébriété. Entre un verre de trop et les meurtres gratuit, comment négocier ce que l’on passe sous silence? Qui sera condamné, qui retrouvera la liberté?
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Publié par

Date de parution

01 octobre 2004

Nombre de lectures

0

EAN13

9782896118588

Langue

Français

S ÉQUESTRÉS
Les Éditions des Plaines remercient le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des Arts du Manitoba du soutien accordé dans le cadre des subventions globales aux éditeurs et reconnaissent l’aide financière du ministère du Patrimoine canadien (PADIÉ et PICLO) et du ministère de la Culture, Patrimoine et Tourisme du Manitoba, pour ses activités d’édition.
Œuvre sur la couverture: «Window box», Bruce Head
Conception de la maquette couverture: Relish Design
Mise en page: Plaines
Imprimerie: Hignell Printing, 4 e trimestre 2004
 
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
Joyal, Glenn D. (Glenn David), 1959-
[Sequestered. Français]
Séquestré / Glenn Joyal ; traduit par Marc Prescott.
Traduction de: Sequestered.
ISBN 2-89611-005-4
I. Prescott, Marc, 1971- II. Titre. III. Titre: Sequestered.
Français.
PS8619.093S4714   2004   C812’.6
C2004-904951-8
 
© Joyal, Prescott, Éditions des Plaines, 2004
 
Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Canada,
Bibliothèque provinciale du Manitoba et
Bibliothèque nationale du Québec.
Les Éditions des Plaines
C.P. 123
Saint-Boniface, Manitoba, R2H 3B4
Courriel: admin@plaines.mb.ca
Tél.: (204) 235-0078
Téléc.: (204) 233-7741
à Joanne, et les filles.
S ÉQUESTRÉS
Pièce en deux actes
G LENN J OYAL
Traduction de
Marc Prescott
 
 
Plaines
L’isolement est le pire des conseillers.
Miguel de Unamuno
Il n’y a pas assez de bonnes choses dans la vie pour nous indemniser d’avoir négliger le devoir le plus simple.
Madame Swetchine
Bien des gens ont imaginé des républiques et des principautés telles qu’on n’en a jamais vu ni connu. Mais à quoi servent ces imaginations? Il y a si loin de la matière dont on vit à celle dont on devrait vivre, qu’en n’étudiant que cette dernière on apprend plutôt à se ruiner qu’à se conserver.
Niccolo Machiavel
DRAMATIS PERSONNAE
(par ordre d’entrée)
MIKE GALLOWAY
Sergent détective. Dans la force de l’âge.
DERRICK AMOS
Jeune recrue de la police. Détenteur d’une maîtrise en criminologie.
J. AUSTEN O’RIELY, Q.C.
Avocat de la défense. Dans la cinquantaine.
BETH STRATTON, Q.C.
Avocate, directrice des poursuites de la Couronne et procureur de la Couronne. Dans la quarantaine.
Madame BLACKWELL
Dans la soixantaine.
TEMPS: Le présent.
LIEU: Une salle dans un commissariat de police. Dans cette pièce, il y a un téléphone et un bureau avec quelques chaises. Sur le bureau, il y a un ordinateur, un clavier, une souris et une imprimante. Il y a une horloge sur le mur qui devrait être visible au public. Au lever du rideau, l’horloge indique 22 heures. C’est vendredi soir.
Il y a aussi deux portes. Une des portes mène aux cellules; l’autre sert d’entrée.
ACTE 1
Au lever du rideau, Derrick Amos est assis et rédige son rapport de police à l’ordinateur. Lorsqu’il a terminé, il imprime le document, se lève et retire la feuille de l’imprimante. Il observe le rapport quelques instants, il l’agrafe à quelques feuilles laissées sur le bureau et dépose le rapport sur le meuble. Il jette un coup d’œil nerveux d’abord à sa montre, puis en direction de la porte menant aux cellules. Un temps.
Galloway entre par la porte menant aux cellules. Sans même prendre la peine d’acquiescer la présence d’Amos, il se dirige vers le bureau où se trouve le rapport de police. Galloway prend le rapport qu’il parcourt attentivement. Un temps.
AMOS — J’ai essayé de le rendre présentable. Il n’y a pas grand-chose à faire avec du vomi sur un habit. (Galloway l’ignore. Un temps.) Je suis Amos. Constable Derrick Amos. (Toujours aucune réponse. Un temps). C’est quoi votre nom? Je ne suis pas sûr de l’avoir…
GALLOWAY — Tu viens juste de finir, c’est ça?
AMOS — Pardon?
GALLOWAY — Tu viens juste de finir.
AMOS — Le rapport, vous voulez dire?
GALLOWAY , en colère — L’académie.
AMOS , décontenancé — En fait… J’ai terminé il y a quatre semaines. (Galloway examine toujours le rapport. Un temps.) Quatre semaines… Je sais ce que vous pensez: « Ce n’est pas beaucoup… » Mais vous seriez étonné par le montant…
GALLOWAY , ne levant pas les yeux du rapport — Ça fait combien longtemps qu’il est de même?
AMOS — Qu’est-ce que vous…
GALLOWAY , impatiemment — L’arrestation.
Un temps.
AMOS , décontenancé — Il a perdu connaissance après avoir soufflé dans l’alcotest.
GALLOWAY — Et les résultats?
AMOS — Les deux échantillons étaient à virgule deux six. (Un temps.) Vous êtes qui, vous? (Un temps.) Je veux dire… Vous êtes de quelle section? (Un temps). Vous êtes des relations publiques? Évidemment. À cause de son poste. Et de son implication dans l’affaire… Euh… (Un temps.) J’imagine qu’il faudra faire attention de bien procéder à cause du cirque médiatique qui nous attend. (Un temps.) J’ai reconnu son nom au premier coup d’œil. On ne peut pas allumer la radio, la télé ou même feuilleter un journal sans voir quelque chose à propos du procès. (Un temps.) Mais c’est ça le but, non? Voilà pourquoi cette arrestation pourra envoyer un message. Cette arrestation pourrait avoir l’effet d’un grand ménage. On est tellement pris par le procès, et par le fait même, le système. Personnellement, je crois que c’est une occasion en or pour redonner de la crédibilité au système. C’est une chance inouïe pour démontrer aux sceptiques, je veux dire, les gens aliénés, les cyniques, de prouver que le système peut fonctionner. Que la loi s’applique à tous et à chacun. Que le système est juste. Que nous sommes tous égaux devant les yeux…
GALLOWAY — Ta gueule, sacrement!
Un temps.
AMOS — Je voulais… Je voulais seulement parler de l’importance et du potentiel de l’arrestation.
GALLOWAY — Quoi?
AMOS — Ce genre d’arrestation de haut profil, vous savez, vient valider et légitimer le système… Je veux dire, le système de justice criminelle.
GALLOWAY , en colère — Le potentiel de quoi?
AMOS — Valider et légitimer. Le potentiel de redonner un sens de confiance et de foi envers le système.
GALLOWAY — Valider et…
AMOS — Et, euh… légitimer. (Un temps. Galloway dévisage Amos.) La criminologie. C’est ça la criminologie. Je veux dire… C’est ça que j’étudiais à l’université. (Un temps.) En fait, ma spécialisation, c’est le système judiciaire et la police. (Galloway continue de dévisager Amos.) Je sais ce que vous pensez: « Policier recrue descendu de sa tour d’ivoire. » Mais voilà précisément pourquoi je suis devenu policier. Je veux acquérir de l’expérience sur le terrain.
GALLOWAY , ironique — Acquérir de l’expérience?
AMOS — Oui, avant de…
Un temps.
GALLOWAY — Avant de? (Un temps. Il monte le ton.) Avant de?
AMOS — Rien. C’est pas ça que…
GALLOWAY , insistant — Avant de?
Un temps.
GALLOWAY — Attend… Laisse-moi deviner. « Avant de retourner à l’université. »
AMOS — Éventuellement, oui.
GALLOWAY — Éventuellement… Sacrement! (Un temps.) Moi aussi, j’aime jouer aux devinettes… Tu te sers des gros mots à cinquante piasses parce que tu veux devenir professeur. J’ai raison?
AMOS — J’aimerais… En fait, c’est une option que j’examine, oui.
GALLOWAY , en référence au rapport de police — Pis ça, monsieur le professeur? C’est quoi ça? Une estie de thèse de doctorat?
AMOS — Je ne suis pas certain de vous suivre.
GALLOWAY — Veux-tu ben me dire qu’est-ce tu fais en uniforme?
AMOS — Est-ce que j’ai dit quelque chose…
GALLOWAY — Réponds à ma question!
AMOS — Si vous me demandez…
GALLOWAY — Qu’est-ce tu fais ici?
Un temps.
AMOS — Mon directeur d’études m’avait dit pendant mes cours de maîtrise que ce genre d’expérience de première ligne pourrait m’être utile.
GALLOWAY — Ça va avoir l’air beau sur un c.v.
AMOS — Non, non. Pas du tout. Écoutez, c’est important que les académiciens aient de l’expérience dans le vrai monde. De toute façon, mon expérience ici peut m’aider dans la recherche pour ma thèse doctorale. Et éventuellement, cette recherche peut aider la police.
GALLOWAY , avec mépris — Une thèse doctorale?
AMOS — « Restituer la confiance dans nos forces policières dans une société socio-économique diverse: une perspective égalitaire ».
Un temps.
GALLOWAY , incrédule — Combien d’années?
AMOS — Pardon?
GALLOWAY , insistant — Tu vas rester combien d’années?
AMOS — Deux ans.
GALLOWAY — Deux ans. C’est généreux en maudit!
AMOS — Pourquoi êtes-vous si…
GALLOWAY — Pourquoi je suis quoi? Impatient avec ton opportunisme? T’es un imposteur.
AMOS — Quoi?
GALLOWAY — Tu sais très bien combien d’années on attend de toi. On pose toujours la question sur les formulaires de demande. Le service de police a toujours demandé un engagement d’un minimum de dix ans.
AMOS — Vous n’avez aucun droit de me juger.
GALLOWAY —T’as réussi. Le service de police t’a accepté. Ça veut ben dire que t’as menti à tour de bras: sur ta demande, à l’entrevue, sans parler de ton serment solennel.
AMOS —Écoutez, techniquement… techniquement, j’ai peut-être omis…
GALLOWAY — Techniquement, mon cul! T’as menti! Pour un policier l’engagement envers son devoir, c’est ce qui est le plus important.
Un temps.
AMOS — Je ne comprends pas pourquoi vous le prenez si personnellement.
GALLOWAY — C’est toi qui a rendu ça personnel avec ton arrestation. (Galloway retourne son attention au rapport de police.) T’as pas écrit l’heure. Il était quelle heure?
AMOS — Je sens par votre ton de voix…
GALLOWAY — C’était quoi l’heure, sacrement! Je veux savoir l’heure!
Un temps.
AMOS , secoué — Vingt heures dix. (Indiquant le rapport.) C’est là, en bas de la prochaine page.
GALLOWAY — Donne-moi ton calepin.
AMOS — Si vous vous préparez pour une conférence de presse, je préférerai vous donner ma version des faits oralement.
GALLOWAY , ferme —Ton calepin.
AMOS — Je ne crois pas que ce soit prudent de montrer son calepin à un agent des relations publiques.
GALLOWAY — Donne-moi ton crisse de calepin!
Un temps. Amos retire nerveusement son calepin de sa poche. Galloway le saisit et il scrute son contenu.
AMOS — Je trouve

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