Sacrifiées , livre ebook

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Lorsque Finn, réputé footballeur, rencontre fortuitement Jade, vendeuse dans une librairie, c’est tout son passé qui lui revient brutalement en mémoire, et avec lui le souvenir de sa mère mystérieusement disparue. Mais quand Éva, l’épouse de Finn, disparaît à son tour, suivie de Jade, le voilà suspecté par les enquêteurs.


Entre mensonges et mystères familiaux, Finn parviendra-t-il à laver son nom de tous soupçons et à retrouver les deux jeunes femmes ?

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Publié par

Date de parution

23 mai 2023

Nombre de lectures

2

EAN13

9782383516521

Langue

Français

Couverture
 
 
 
 
 
 
 
La SAS 2C4L — NOMBRE7, ainsi que tous les prestataires de production participant à la réalisation de cet ouvrage ne sauraient être tenus pour responsables de quelque manière que ce soit, du contenu en général, de la portée du contenu du texte, ni de la teneur de certains propos en particulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu’ils produisent à la demande et pour le compte d’un auteur ou d’un éditeur tiers, qui en endosse la pleine et entière responsabilité.
Dédicace
À mon père
« Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis. »
Victor Hugo
À ma mère et à ma fille
« Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte. C’est dans son sein consolateur qu’on raconte ses pleurs ou sa honte. Je veux devoir tout mon bonheur à la tendresse maternelle. »
Alfred de Musset
À Pierre
« Fais de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité. »
Antoine de Saint-Exupéry
Chapitre 1
Le réveil indiquait 3 h 33 lorsque Finn renonça à trouver le sommeil. Cela faisait quelque temps qu’il le fuyait et il savait que lutter ne servait à rien. Il se leva en silence et se dirigea vers le séjour. À travers la baie vitrée qui donnait sur le jardin, il plongea son regard dans l’obscurité qu’une lune maigre ne parvenait pas à percer. Il éprouvait un mal-être qu’il ne s’expliquait pas. Selon la vision caricaturale du monde extérieur, il avait tout pour être heureux, et pourtant…
Après avoir revêtu un jean et un t-shirt, il enfila un blouson en cuir et descendit dans le garage où était entreposée une puissante moto, sa seule folie. Il actionna la télécommande de la porte du garage et enfourcha son bolide. La moto lui avait toujours donné une impression de liberté, d’autant plus grande que le casque intégral lui conférait un anonymat salutaire.
Il roula pendant plus d’une heure sur des chemins sinueux et escarpés. Il avait le sentiment d’être seul au monde, aucun véhicule ne se hasardant sur ces petites routes à une heure aussi matinale. Il se gara sur un promontoire qui dominait la vallée, puis, assis sur un rocher, il regarda le jour se lever. Le spectacle était grandiose. Une explosion de couleurs que nul artiste-peintre, aussi talentueux soit-il, n’était capable de reproduire, s’offrit à son regard ébloui. Lorsque le rouge flamboyant eut laissé la place au bleu azur, il se décida à retourner vers sa moto. Il devait se résoudre à reprendre la route et à retourner vers cette vie qui lui pesait tant.
Éva était devant son bol de café lorsqu’il entra dans la cuisine.
— Où étais-tu ? demanda-t-elle, puis sans attendre une réponse qui ne l’intéressait pas, je pars trois ou quatre jours pour le boulot. J’ai un shooting à Paris en fin de matinée, puis je vais à New York pour participer à un défilé dans le cadre de la fashion-week, et ensuite je reviens à Paris. J’ai rendez-vous vendredi dans un studio pour faire des essais. Tu sais que je suis pressentie pour jouer dans un film et ils m’obligent à passer des essais, moi ! J’hallucine ! Enfin, je vais toutes les faire pleurer, parce que Léo m’a assuré que c’était une simple formalité et que le contrat était déjà rédigé.
Sur ce, elle se leva et sortit de la cuisine pour retourner dans la chambre se préparer. Pas un regard, pas un geste tendre, il était quantité négligeable. Mariage de façade destiné à alimenter la presse people, il ne l’avait compris que bien trop tard. Il avait permis à Éva d’accéder à un milieu qui lui restait désespérément fermé, malgré un physique avantageux grâce auquel elle avait décroché une couronne de reine de beauté régionale. Elle n’avait toutefois pas brillé au concours national, ce qui avait représenté une véritable humiliation, mais elle avait décroché un contrat dans une petite agence de mannequins qui lui faisait faire des photos pour un catalogue de vente par correspondance. Elle s’était rêvée Miss France et se retrouvait placardée sur les murs du métro ! Elle n’avait pas hésité une seconde lorsque l’opportunité de côtoyer des sportifs professionnels s’était présentée. Elle savait qu’ils représentaient des sujets en or pour les revues dites people et que cela lui permettrait de se montrer au plus grand nombre. Elle ne s’intéressait absolument pas au sport et trouvait même ridicules ces garçons qui s’épuisaient pendant quatre-vingt-dix minutes à courir derrière un ballon. Mais elle n’était pas sans savoir que les footballeurs professionnels pouvaient toucher des sommes astronomiques, si on faisait le cumul de leur salaire, déjà exorbitant, des primes et autres droits sur les produits dérivés.
Elle savait aussi qu’ils adoraient s’afficher avec de jolies filles, ce qui la persuada d’accepter la proposition de sa colocataire d’assister à l’anniversaire d’un joueur dans une boîte de nuit à la mode. Même si elle ne parvenait pas à se rapprocher d’un des invités, elle aurait au moins sa photo dans la presse.
Luisa, le mannequin d’origine brésilienne avec laquelle elle partageait un appartement, était incollable sur le foot. Aussi, passa-t-elle toute la soirée précédant la fête d’anniversaire, à lui faire un topo sur tous les joueurs de l’équipe. Elle savait tout. Leurs noms, leurs dates de naissance, les postes auxquels ils évoluaient, s’ils étaient en couple ou célibataires, et surtout, le montant déboursé par le club pour les acheter. Les chiffres donnaient le vertige à Éva. Elle ne gagnait pas en une année ce que certains joueurs touchaient en une journée ! Luisa avait obtenu les invitations par son frère qui avait intégré le centre de formation. Il était très proche du joueur qui organisait la fête et celui-ci s’était montré très intéressé par la perspective d’avoir deux superbes filles à sa soirée. Tout le monde y trouvait son compte. Parmi tous les joueurs dont Luisa lui avait parlé, un seul avait retenu son attention. Il ne correspondait pas au profil du footballeur classique. Il n’avait pas suivi le parcours habituel qui consiste à privilégier le sport au détriment des études et avait été repéré au cours d’un match universitaire. En outre, il avait pour lui d’être plutôt joli garçon, ce qui était somme toute préférable si elle parvenait à ses fins. Non seulement elle réaliserait un coup de pub formidable pour booster sa carrière, mais elle pourrait joindre l’utile à l’agréable.
Pourtant, séduire Finn n’avait pas été une mince affaire. Non qu’il soit insensible à ses atouts, mais il semblait sur ses gardes. Il devait avoir l’habitude de se faire draguer pour les mauvaises raisons. Elle l’avait donc abordé plus subtilement qu’elle ne l’aurait fait avec ses coéquipiers. Elle lui avait expliqué s’être laissé entraîner par sa colocataire à cette soirée, mais ne pas se sentir très à l’aise du fait de son ignorance du football. À part Luisa, elle ne connaissait personne et se sentait intimidée par tous ces garçons qui paraissaient avoir une notoriété dépassant les frontières. Elle sut qu’elle avait réussi son coup lorsqu’elle le vit ébaucher un sourire. Elle s’était efforcée de lui faire bonne impression pour ne pas confirmer l’image caricaturale qu’il pouvait avoir d’un mannequin. Les gens pensent souvent que les top-models misent tout sur leur physique et n’ont rien dans la tête. Ce n’est pas toujours le cas. D’ailleurs, celles qui réussissent dans le métier sont en général très douées dans la gestion de leur image. Non seulement elles parviennent à durer, mais elles savent se reconvertir en temps voulu.
Finn n’avait pas l’intention de s’attarder à cette soirée. Il n’aimait pas les boîtes de nuit. Il observait ses jeunes coéquipiers sur la piste de danse, se laissant approcher par des jeunes filles dont les intentions étaient limpides. Combien d’entre elles seraient déçues, au lendemain de cette nuit de débauche ? Elles seraient aussi vite oubliées qu’elles auraient été mises dans le lit de leur conquête. Il n’avait jamais été intéressé par le « coup d’un soir ». Il rêvait un peu naïvement d’une relation solide, basée sur un véritable amour et surtout sur un respect mutuel. Il avait cru avoir trouvé en Éva la femme qui correspondait à ce portrait. Et de fait, elle s’était appliquée à lui ressembler, tant que cela avait servi ses intérêts.
Après plusieurs mois d’une relation qui lui avait paru idyllique, il avait fait sa demande en mariage. Il devait rejoindre un club anglais et voulait être sûr qu’Éva le suive. Elle n’avait pas hésité longtemps, voyant là l’opportunité de rejoindre une agence londonienne. Comme elle l’avait espéré, les photos du mariage avaient fait la une de nombreux hebdomadaires et les sollicitations avaient afflué chez son agent. C’était incroyable comme la notoriété d’un joueur de foot pouvait ouvrir des portes !
Finn avait signé un contrat de trois ans pour un club de la capitale britannique et ils s’étaient installés dans une jolie maison d’un quartier huppé de Londres. Comme elle l’avait espéré, Éva avait décroché plusieurs contrats très bien payés et s’était mise à voyager au gré de ses engagements, laissant Finn de plus en plus souvent seul. Au début, il ne s’en était pas plaint, estimant que c’était une chance pour Éva de pouvoir vivre son rêve. Mais plus le temps passait, plus ses absences devenaient fréquentes et se prolongeaient au-delà du raisonnable. Un soir qu’ils dînaient dans un restaurant de Kensington, il se confia sur le fait que ses absences commençaient à lui peser. Il aurait aimé avoir une véritable vie de famille avec sa femme et des enfants, et au lieu de cela, il lui semblait partager la vie d’un courant d’air. Éva s’était aussitôt emportée, le taxant de machisme, l’accusant de vouloir l’enfermer dans une cage dorée et de faire d’elle une poule pondeuse. La violence de sa réaction l’avait déstabilisé. Il avait très mal pris ses accusations totalement infondées et il l’avait trouvée terriblement injuste. À partir de ce jour-là, ils s’étaient progressivement détachés l’un de l’autre. Pourtant, lorsqu’il avait décidé de revenir en France, elle

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