Les Quatre Plans , livre ebook

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Une jeune femme violée à l'âge de 17 ans suit une très longue psychothérapie. Beaucoup d'hommes entreront dans sa vie, jusqu'à ce qu'elle décide un beau jour, avec une grande détermination, de régler ses comptes avec certains d'entre eux...

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Date de parution

06 juin 2019

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414350230

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
194 avenue du Président Wilson – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-35024-7

© Edilivre, 2019
Les Quatre Plans
 
 
– Madame Wesmann ? Entrez, je vous en prie. Installez-vous.
Déjà deux ans que je consulte ce praticien de l’âme…
Comme à l’accoutumée, nous sommes assis en vis-à-vis, chacun dans un confortable fauteuil, le mien étant légèrement incliné, il me scrute d’un regard perçant, inexpressif, sans dire un mot…
Il attend, il attend imperturbable et cela peut durer indéfiniment si je ne me décide pas à parler.
Je n’ai rien à lui dire, je ne suis pas disposée aujourd’hui à aller encore fouiller au tréfonds de mon passé…
Alors, pour combler ce silence pesant, je bafouille quelques phrases dépourvues d’intérêt, cela ne semble pas l’inquiéter, il garde la même expression impassible.
Après avoir regardé sa montre, il se lève et me signale que la séance est terminée.
– Au revoir madame, à la semaine prochaine.
En deux ans de temps, je n’ai rien appris concernant le Docteur Samir Ramahni, si ce n’est, qu’il a sa propre clinique psychiatrique dont il s’absente une fois par semaine pour donner des consultations à son cabinet en ville et qu’il bénéficie d’une grande notoriété.
Peut-être est-il iranien ? La petite cinquantaine ?
Deux ans auparavant mon époux adoré a perdu la vie dans un accident de voiture provoqué par un individu fortement aviné.
Nous nous étions rencontrés très jeunes et rapidement des sentiments profonds nous avaient rapprochés, unis et nous avions éprouvé rapidement le besoin de nous marier, bien que Baptiste était encore étudiant en troisième année de droit. De mon côté, ma santé précaire ne m’ayant pas permis de faire de longues études, j’avais assez vite obtenu un diplôme de secrétaire médicale.
J’étais donc, seule à faire bouillir la marmite, mais nous étions heureux.
Notre union était basée sur la confiance, sur un amour sincère mais sans aucune passion. Et pourtant, que de bonheur, au regard de mes funestes souvenirs passés, que mon mari m’aidait à surmonter avec une patience indéfectible et une grande gentillesse, hélas, je ne lui apportais rien en retour, notre amour était quasiment platonique.
Bien sûr, nous étions heureux, malgré ce lourd secret que nous étions seuls, enfin presque, à connaître et qui continuait de me hanter, seuls mon père et mon frère le partageaient sans qu’ils n’en aient jamais ni l’un ni l’autre fait allusion.
Un garçon âgé de 19 ans était l’aîné d’une fratrie de dix enfants. Nous avions tous grandi au sein d’une famille à la discipline quasi militaire, il ne pouvait hélas pas en être autrement.
Pour que la maisonnée tourne rond, à chacun et à chacune était attribuée une tâche à effectuer et à 16 ans étant la plus âgée des filles, la mienne était de taille, je suppléais maman en quelque sorte, de ce fait, je ne profitais pas des distractions des filles de mon âge.
Dix enfants, tous plus beaux les uns que les autres, âges de 6à 19 ans.
Nous vivions dans un petit village de Seine et Marne ayant pour Maire un obstétricien exerçant dans une maternité proche de chez nous, dont il était le principal actionnaire, ce qui le plaçait en haut de la hiérarchie de l’établissement.
Mes parents, des personnes simples, très honorés, avaient accepté, que nous nous rendions chez M.le Maire à chacune de ses invitations. Seules les filles étaient conviées à profiter d’un goûter, du parc, enfin, d’un calme que nous ne pouvions pas avoir à la maison. Il avait prétendu qu’à son goût les garçons étaient beaucoup trop bruyants.
J’avais seize ans et avec mes quatre sœurs nous nous suivions à an d’intervalle.
Ses invitations, à notre grand plaisir, étaient de plus en plus rapprochées et nous passions vraiment de bons moments de distractions.
Je remarquais, que parfois ce monsieur avait des gestes presque inconvenants, certes pas bien graves, mais qu’en même… envers mes petites sœurs innocentes que cela n’effarouchait pas.
J’étais désormais sur le qui-vive, les surveillant de près et je n’avais de moins en moins envie de venir passer des après-midis dans ce manoir.
Mais à qui en parler ? Sûrement pas à mes parents qui l’encensaient pour la gentillesse qu’il nous témoignait.
À mon frère aîné, sûrement pas ! Ce sanguin de 19 ans serait allé le démolir.
Nous continuions donc à répondre à ses invitations.
Les trois plus jeunes jouaient dans le parc et soudain il s’approcha de ma sœur de 15 ans et de moi et en posant sa grosse patte sur la menue poitrine de ma petite sœur :
– Vous allez être gentilles avec moi les filles, vous êtes presque des femmes maintenant, son attitude fit peur à ma sœur qui se sauva à toutes jambes sans demander son reste, pensant sans doute que j’allais en faire autant.
Hélas, je n’en ai pas eu le temps…
Il m’attrape fermement par un bras pour que je ne puisse pas me sauver, m’entraîne dans une buanderie :
– J’ai été très gentil avec toi alors maintenant tu vas faire ce que je veux.
En un éclair, je me retrouve nue sur un vieux matelas, il baisse son pantalon et me pénètre sans autre forme de procès.
Je hurle de douleur et le griffe profondément à la joue, il m’assène une gifle de toutes ses forces avec un regard de fou. C’est un colosse mais, je réussis tout de même à m’extirper de ce violeur qui se répand sans honte sur le matelas.
Il me rattrape par une cheville :
– Tu n’as pas intérêt d’en parler à qui que ce soit, sinon je ferai expulser tes parents de la maison qu’ils me louent, alors ferme là, sa… !!
Lorsque je rentre chez moi mes sœurs me regardent hébétées, mon frère aîné se trouve là et comprend tout de suite ce qu’il vient de se passer.
Il me prend dans ses bras, m’embrasse tendrement et prend ses jambes à son cou en direction du manoir.
Je suis prise de tremblements incontrôlables, j’ai peur, j’ai très peur, que va-t-il se passer ?
J’appris que mon frère lui avait donné une correction à la hauteur de ce qu’il venait de me faire.
Ce criminel resta terré dans sa tanière un certain temps, jusqu’à ce que sa griffure et les stigmates des coups que mon frère lui avait assénés disparaissent.
Car quel justificatif aurait-il pu donner ?
Une agression ? peu probable…
Accompagnée de mon père et de mon frère, nous étions allés porter plainte à la gendarmerie...

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