Le Chassmut – Part 1 , livre ebook

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Pierre a des moments d’oubli très impressionnants pour son entourage. Son inconscient onirique va bouleverser bien des choses et bien des gens. Que ce soit avec son amie d’enfance, Sandra, la sulfureuse mannequin, ou son nouvel ami, Arnaud, l’informaticien à l’esprit binaire. Que ce soit à son laboratoire de recherche atomique, ou à son nouveau poste de bras droit du sénateur Lartigue. Partout où ses rêves le submergent, il se passe quelque chose de fantastique. Il jouera un rôle essentiel, bien que très discret, dans cette intrigue politique au plus haut niveau de l’État. Le Président de la République Française vient de se faire enlever, lors d’un voyage officiel au Mali, par un groupe djihadiste.

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Date de parution

29 mai 2018

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414182053

Langue

Français

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-18203-9

© Edilivre, 2018
Chapitre I Le Majestic
Le caméraman avance par vagues successives, porté par une foule compacte et survoltée. Aveuglé du crépitement des flashs, assourdi du hurlement des hauts parleurs mêlé à la ferveur fanatique, il tente de raccrocher son oreillette dont les pépiements se perdent dans le brouhaha intempestif. Le service d’ordre est dépassé, les plus faibles écrasés contre le mur, ou coincés contre le comptoir derrière lequel se sont réfugiées quelques hôtesses affolées. D’un moment à l’autre surgira André Lartigue, au bras de sa sulfureuse maîtresse, le mannequin Sandra Delmas, le top modèle de tous les scandales. Les curieux, les journalistes, les télévisions, le gratin politique, n’ont plus qu’un mot à l’esprit : adultère.
Après des mois de traque et de révélations à la une des tabloïdes, André Lartigue, le favori des sondages orchestre son retour en fanfare. Les élections régionales ont lieu dans moins d’un mois, et sa côté de popularité vient de chuter de 10 points.
– L’antenne dans deux minutes.
Crache l’oreillette pendue à son cou. Avec beaucoup de difficultés, le technicien porte à bouts de bras la Betacam de 5 Kilos. Au jugé il sait que l’objectif cadre à peu près la porte de l’ascenseur… 7, 6,5… La foule retient son souffle .4, 3, 2… Mélanie Dubois, la journaliste en vogue de D9 est à ses côtés, un micro à la main, prête à bondir… le tocsin retentit, la porte s’ouvre.
– Monsieur le sénateur !! Par ici !
– Pourquoi choisir votre QG de campagne ?
– Votre femme sera présente ?
Encadré de deux gardes du corps, le couple sulfureux se fraie difficilement un chemin jusqu’au hall de l’hôtel surchauffé. Sous les lustres et les lambris dorés grouille une foule en costumes cravates et robes décolletées. Les petits fours sont à l’honneur. Les vigiles tiennent à l’écart les curieux, ainsi que les journalistes parqués sur les bas côtés. A l’extrémité prône un pupitre en bois sur une estrade improvisée de palettes ajustées en rectangle, suffisamment large pour accueillir le staff du premier cercle du candidat Lartigue. Celui-ci se faufile, sa nouvelle compagne accrochée à son bras. Il serre quelques mains se positionne devant le micro :
– Un, deux,. Bonsoir chers amis, et très heureux de votre soutien chaleureux et inconditionnel au milieu de cette tempête abracadabrantesque !
Quelques éclats de rire. Sa compagne, légèrement plus grande que lui, perchée sur ses talons Dior à paillettes dorées, se rapproche avec un grand sourire.
– Ce soir, à trois semaines premier tour, je tenais à mettre les choses au point, (quelques sifflets en fond de salle). Mes adversaires, en situation de faiblesse, vu leur incompétence notoire, ont cherché à me discréditer, en frappant en dessous de la ceinture. Mais ils m’ont sous-estimé. Jamais je ne cède à la vilénie, ni à l’avidité des maîtres chanteurs.
– Pour ceux qui ne le savent pas encore, ma femme et moi sommes séparés depuis plusieurs années. Nous avons entamé en tout amabilité une procédure de divorce. Nous vivons séparément et nos enfants suffisamment grands et éduqués à ce jour, n’ont plus besoin d’être maternés, ni paternés… Cette situation est parfaitement claire pour ma famille et mes amis, mais sans doute pas assez pour mes adversaires qui tentent de me mettre des bâtons dans les roues, à court d’arguments véritables pour remporter l’élection. Il prend alors sa compagne par la taille.
– Je l’annonce, officiellement ce soir, nous avons l’intention de nous fiancer.
S’en suit un petit baiser sur la bouche.
– Sandra est une femme moderne. Elle gère une carrière très riche, de mannequinat et de styliste. Au-delà de ses compétences, c’est une personne avertie qui a toujours été de bons conseils. Elle restera à mes côtés jusqu’à notre victoire et bien au-delà.
Un tonnerre d’applaudissements…
– Monte un peu la caméra, crie une voix dans l’oreillette du technicien.
Les bras se lèvent d’enthousiasme accompagnés de cris d’encouragement, « Lartigue Président, Lartigue Président, Lartigue Président »… André Lartigue savoure avec un plaisir non dissimulé son effet de surprise. Le standard de la chaîne D9 est en ébullition. Les appels se multiplient d’insultes ou d’encouragements. Les téléspectateurs sont sous le choc. Des mois d’intrigue, de parties de cache-cache, de reniements et finalement cette déclaration qui pour beaucoup sent l’opportunisme. Les femmes téléphonent, désappointées par le comportement de Sandra qui semble être manipulée. Sandra, le top modèle, qui depuis des années fait la couverture de tous les magazines. Celle qui a réussi grâce à une émission de télé réalité. Celle qui a tenu en haleine des millions de téléspectateurs face à l’adversité de ses concurrents. Celle qui a fait front dans l’univers impitoyable de la mode. Celle qui la tête froide a su profiter d’une notoriété opportune pour créer sa propre marque de vêtements. Sandra qui aujourd’hui semble être le jouet d’André Lartigue.
L’un des hommes de Lartigue se rapproche. Il lui chuchote discrètement à l’oreille.
– Tu vas l’annoncer maintenant ?
– Non c’est encore trop tôt.
Et Lartigue de poursuivre.
– Je ne remets pas en cause mon adversaire direct, Alexandre Tirion, qui depuis toujours se bat avec des idées désuètes. Il n’aurait jamais eu l’audace de descendre aussi bas dans la mesquinerie. Je remets en cause tous ses courtisans, dévorés pas l’ambition qui influent de malveillance et de ruse auprès de leur mentor visiblement dépassé par les événements. La faiblesse de caractère est un luxe que l’on ne peut se permettre aujourd’hui dans le contexte de violence et d’intransigeance de nos concurrents. Il faut un homme ferme. Un chef de parti qui ait de la poigne.
Les applaudissements et les cris reprennent de plus belle.
– J’ai toujours été présent dans les périodes difficiles. Et me voilà sans complexe face à vous, dans cette belle ville de Cannes, pour faire cette déclaration au grand jour.
Le caméraman fait pivoter la camera à bouts de bras. Il filme tous les belligérants de cette tapageuse réunion politique. A cette heure d’écoute, D9 est regardée par près de deux millions de téléspectateurs. Tous les détails ont un sens. C’est un temps fort de la campagne du candidat André Lartigue.
Mélanie se positionne devant l’objectif, pendant que le discours bat son plein.
– André Lartigue fait son coming out. Nous somme en direct de l’hôtel Majestic, et comme vous le voyez, toute l’équipe du candidat est là, avec leurs familles et leurs proches amis.
– Pouvez-vous interroger un proche ?
Scande en « voix off » le présentateur du journal.
– Justement, nous avons à côté de nous monsieur Yves Padurin, le candidat de la région P.A.C.A, soutenu par André Lartigue.
Mélanie se rapproche d’un homme de corpulence moyenne, un verre de champagne à la main, très absorbé par le discours de son chef. La scène se produit suffisamment loin de l’estrade pour ne pas déranger l’orateur ni le public, lequel est malgré tout assez bruyant, accompagnant chaque sortie véhémente par un cri, un sifflement, ou un applaudissement.
– Monsieur Padurin, Mélanie Dubois de D9. Pouvez-vous m’accorder quelques instants ?
Yves Padurin ne répond pas, il se contente de hocher légèrement la tête en se tournant vers la caméra.
– Sandra Delmas est la nouvelle maîtresse de monsieur Lartigue, pensez-vous que cette déclaration de fiançailles soit sérieuse ?
– Pourquoi-non ?
S’exclame Yves Padurin en apparence choqué par la question.
– Je connais André depuis déjà plus de 20 ans. C’est un grand sentimental. Il oublie parfois que c’est aussi un homme public. Les femmes c’est son talon d’Achille. Mais aujourd’hui il a mûri… Sandra est la femme qu’il lui faut. Ils ont tous les deux une vie passionnante. Ils se ressemblent beaucoup.
Une femme blonde, élégante, se rapproche d’Yves Padurin.
– Je vous présente Charlotte, ma femme et aussi une amie proche de Sandra.
Charlotte saisit le micro à pleines mains.
– Je confirme. Sandra et André c’est du sérieux. Vous verrez.
– On disait la même chose de Sophie Demaison qui était son ancienne maîtresse, et d’Alexandra Martin, son grand amour, avec qui il convolait alors qu’il venait juste de se marier.
– Mademoiselle, … ?
– Mélanie Dubois, de D9.
– Ah oui, vous êtes jeune dans le métier. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis, fort heureusement, notre beau pays, la France, a toujours été gouverné par de grands romantiques. Cela n’enlève en rien leur efficacité à gérer les affaires, tout au contraire.
En arrière-plan de leur petite joute verbale, l’atmosphère est nettement plus détendue et les esprits relâchés. Les phrases enflammées d’André Lartigue, grand orateur devant l’éternel produisent leur effet. L’homme qui il y a quelques instants chuchotait à l’oreille d’André Lartigue, descend de l’estrade et se dirige d’un pas pressé vers la sortie de secours, un téléphone à la main. Cette scène n’échappe pas aux cameras. Alors que nos deux compères s’intéressent maintenant à un délégué syndical, la « voix off » cette fois ci amplifiée dans les hauts parleurs de l’hôtel, interrompt la performance de l’orateur.
– Monsieur le Sénateur, désolé de vous couper. Nous venons d’apprendre par l’A.F.P qu’un événement important vient d’avoir lieu au plus haut niveau de l’Etat. Nous vous proposons d’écouter en direct le secrétaire général de l’Elysée, Monsieur Guy Perrault.
Dans la cour de l’Elysée, l’air grave, devant le perron de la célèbre entrée vitrée, face à une nuée de micros, Guy Perrault déploie une feuille et ajuste ses lunettes.
– Le Président de la République, vient d’être enlevé lors de son

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