La mort, rien d'autre... , livre ebook

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1er janvier : un employé de la société TransGrenoble est retrouvé mort dans le parc de La Chartreuse. La police suspecte immédiatement une des collègues de la victime, mais celle-ci est assassinée à son tour. Bientôt, les meurtres s’enchaînent, avec un point commun : TransGrenoble.
La psychose s’installe.
L’assassin est-il un tueur en série jouant avec la police, fournissant des indices parfois déconcertants sur les scènes de crime ? Ou bien chercherait-on à nuire au patron de TransGrenoble ou à son associé, un moldave au passé trouble ?

Le commandant Serrano, nouvellement affecté à l’antenne grenobloise du SRPJ de Lyon, assisté des lieutenants Leroyer et Berthelot, enquête.
L'arrivée en renfort d'une spécialiste des crimes en série suffira-t-elle à résoudre cette affaire ?

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Publié par

Date de parution

12 avril 2013

Nombre de lectures

15

EAN13

9782332539243

Langue

Français

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-332-53922-9

© Edilivre, 2018
Exergue


Les crimes deviennent vraiment abominables quand on en est réduit à plaindre l’assassin.
Jean Dutourd
Les horreurs de l’amour
26 mars.
Cimetière communal de Cessieu.
Il fait froid.
Rien d’étonnant à cela : le printemps en Isère est long à s’installer.
Il frissonne, dans son pardessus en laine.
A quelques pas de lui, une tombe.
Et figée devant la tombe, une silhouette.
Il ne s’y trompe pas. Même de dos, il la reconnaît.
Il s’approche, s’arrête à un mètre.
– C’était vous, n’est-ce pas ? chuchote-t-il.
Elle se retourne, lentement, et fixe longuement le commandant, sans répondre.
Il considère ce silence comme un aveu.
– Vous savez que je dois vous arrêter.
– Je sais…
Sa voix est douce, sans appréhension.
Il baisse la tête pour décrocher ses menottes.
Il l’entend ajouter, avec un calme surprenant au regard des circonstances :
– … Mais vous ne le ferez pas.
Il relève la tête.
Un Smith et Wesson s’est soudain matérialisé dans sa main.
Un claquement.
Sec.
Celui du cran de sûreté que l’on enlève.
Les yeux du commandant Rodolphe Serrano sont fixés sur le trou noir du canon tandis que l’index de la femme se crispe sur la détente.
Il baisse les paupières.
Puis c’est la détonation…
Acte I Dix semaines auparavant
1

Adeline Torres
C essieu est un charmant petit village de l’Isère, comptant près de trois mille âmes, et cerné de vignes.
A Cessieu, il y a la Bourbre, un cours d’eau qui traverse la commune, alimenté par le ruisseau de l’Hien.
Il y a aussi la Chapelle de la Salette, et la Tour de l’horloge. De nombreux sentiers sillonnent la commune.
A Cessieu résident les Cessieutoises et les Cessieutois.
Cependant, les véritables habitants de Cessieu sont les magnauds , des dauphinois pure souche qui parlent encore une langue hétéroclite, un mélange de vieux français et de patois.
Adeline Torres se considérait comme telle.
Bien que ses parents fussent originaires du Nord de la France, Adeline était arrivée ici à l’âge de cinq ans. Quand son grand-père maternel, agriculteur, était décédé, les parents d’Adeline avaient décidé de reprendre l’activité familiale.
Retraitée sans enfants, Adeline Torres était continuellement en pleine activité, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il commence à neiger comme c’était le cas aujourd’hui. Malgré ses soixante-dix-neuf ans, il n’était pas rare de la trouver le soir à la bonne saison dans son jardin à s’occuper de son potager. A cet instant, du haut d’un escabeau, elle accrochait deux boules de graisse à une branche d’un immense châtaignier sur laquelle elle avait pendu une sorte de trapèze où mésanges bleues et bergeronnettes venaient se poser pour piquer leur bec à travers le filet.
Braco, un magnifique colley de quatre ans, la regardait d’un air interrogatif.
Après son mariage avec Pierre, ou Pitoun comme elle se plaisait à l’appeler, lui-même originaire de la région, ils avaient pris un petit appartement au centre de Cessieu. A la mort des parents d’Adeline, ils avaient vendu l’appartement pour venir habiter dans la maison familiale.
Quand Pitoun décéda à son tour, Adeline avait bien failli déménager. Elle se sentait tellement seule dans cette grande bâtisse. Néanmoins elle s’était rapidement rendu compte que Cessieu était sa ville. Tout le monde ici la connaissait. Adeline Torres avait été durant quarante ans la responsable de la bibliothèque de Cessieu.
Alors, elle était restée. Elle avait pris pour lui tenir compagnie un berger australien répondant au nom chantant de Mississipi, auquel Braco avait succédé.
A défaut d’enfants, Adeline avait six arrière-petits-neveux et nièces, qui venaient passer leurs vacances scolaires avec elle. Ce qui, il faut bien le dire, animait quelque peu sa rue. En effet, son pavillon bordait un chemin sur lequel seules deux autres maisons s’adossaient : celle des Berthelot, dont le mari était lieutenant de police et la femme pharmacienne, et celle des Faucheneau, un couple quadragénaire arrivé plusieurs semaines auparavant. Ensuite, il fallait parcourir trois cents mètres pour arriver chez les Brilloux !
Lorsqu’il faisait trop froid pour être dehors, Adeline s’installait dans la petite chambre d’amis aménagée en bibliothèque, se nichait dans le rocking-chair de Pitoun , et se consacrait à sa passion : la mythologie.
Adeline était fascinée par les dieux et les déesses. Elle aurait aimé acquérir un diplôme en sciences de l’Antiquité, mais ses parents, peu fortunés, n’avaient pu l’encourager dans cette voie. Du coup, elle avait profité du moindre moment de loisir pour lire encore et encore tout ce qui touchait à la mythologie. Son travail de bibliothécaire, en ce sens, l’avait comblée.
La première fois où elle avait rencontré Pitoun , c’était à la bibliothèque de Chambéry, qu’elle visitait régulièrement afin de se procurer des romans et des œuvres littéraires. Elle profitait de l’occasion pour lire quelques passages de nouveaux ouvrages sur la mythologie. Elle avait toujours préféré Chambéry à Lyon, qui était une métropole un peu trop importante à son goût. Chambéry était plus feutrée.
Ce jour-là, elle s’était donc rendue à Chambéry, ainsi qu’elle le faisait deux fois par semaine. Après avoir compulsé la liste des nouvelles acquisitions de la bibliothèque et discuté comme à l’accoutumée avec l’agent d’accueil, elle s’apprêtait à s’asseoir à sa place habituelle, près du rayon « Histoire, légende, mythe et théogonie ». Un jeune homme brun, en tenue décontractée, s’y trouvait déjà. Un peu dépitée, elle s’était emparée d’un livre intitulé : « Gorgones, monstres et créatures fantastiques de la mythologie grecque », et s’était placée face à lui. Au bout d’une dizaine de minutes, l’homme avait relevé la tête et lui avait souri.
Et c’était arrivé.
Un éclair avait traversé la table en merisier, pour venir se ficher dans son cœur. Cet homme avait un sourire resplendissant et des yeux d’un bleu limpide. Elle avait balbutié un bonjour ! puis s’était sentie contrainte de dire quelque chose. Il lui fallait rompre le charme dans lequel elle se trouvait plongée.
– Vous connaissez les Gorgones ?
C’était tout ce qu’elle avait trouvé comme entrée en matière ! Les Gorgones ! Quand elle y repensait, elle ne pouvait s’empêcher de se moquer d’elle-même.
– Non, avait-il simplement répondu.
Et elle était partie dans son délire.
– Les Gorgones font partie des monstres les plus dangereux de la mythologie grecque, au même titre que les cyclopes ou les sirènes. Les Gorgones n’étaient qu’au nombre de trois : Sthéno, Euryalé et Méduse. Toutefois, seule la dernière n’était pas immortelle. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces créatures avaient été jadis des jeunes femmes fort séduisantes. Mais Méduse était tombée amoureuse de Poséidon, le dieu de la mer. Ils avaient couché ensemble dans le temple de la déesse Athéna. Cette dernière, en représailles, transforma les trois sœurs en Gorgones : il émergea de leur crâne des centaines de serpents, qui constituèrent leur chevelure. Tout mortel croisant le regard de ces créatures était instantanément changé en statue de pierre…
Et Adeline avait continué ainsi jusqu’au moment où elle s’était rendu compte de ce qu’elle disait.
– Oh ! Excusez-moi, avait-elle fait, rougissant telle une pivoine. Je me laisse emporter…
Pitoun avait souri de ce sourire enchanteur, s’était levé, et s’emparant d’une chaise, était venu s’installer près d’elle.
– Ne vous excusez pas, mademoiselle. Continuez de me parler des Gorgones. Ou plutôt non, confiez-moi ce que vous savez sur Aphrodite. C’est mon prochain sujet. J’écris des articles pour des livres d’école.
Adeline avait pris une longue inspiration.
– Et bien voilà. Il existe deux légendes différentes sur la naissance de la déesse Aphrodite. Dans la première, la plus répandue, Aphrodite naît des flots fécondés par le sexe d’Ouranos, tranché par Cronos. Poussée par les Vents, la déesse vogue jusqu’à Cythère et Chypre. Dans l’Iliade d’Homère, en revanche, elle est la fille de Zeus et de Dioné, une des filles d’Océan, maîtresse de Zeus. Et…
Ce fut le début d’une idylle qui avait duré trente-sept ans.
Mais Pitoun n’était plus là…
Au fil du temps, Adeline s’était découvert une autre passion : l’informatique.
Impressionnée par ce que pouvait apporter Internet, elle s’était offert un ordinateur qu’elle avait installé dans la bibliothèque, et s’était immédiatement focalisée sur cette nouvelle technologie. Séverine Berthelot, sa voisine pharmacienne, lui avait communiqué les coordonnées d’un de ses clients, professeur d’informatique à Grenoble. Adeline avait suivi des cours particuliers, et s’était ensuite jetée sur le Web de la même façon que tout ce qu’elle entreprenait, c’est-à-dire à fond !
Elle passait des heures sur la toile, à naviguer sur tous les sites Internet relatifs à la mythologie, et parcourait les faits divers, la politique, les sites d’achats… Elle avait même testé les sites de rencontre. Mais uniquement par curiosité, bien entendu ! Qu’en aurait pensé Pitoun , s’il avait su !
Désormais, elle se connectait tous les matins, compulsait les infos en ligne, et lorsqu’un thème l’intéressait, restait parfois une bonne partie de la matinée devant son écran.
Ensuite, c’était la promenade de Braco. Lui, le web, il s’en moquait ! Et puis, il fallait qu’elle bouge. Adeline Torres était avant tout une senior active !
Braco se mit soudain à aboyer. Une voiture passait dans l’allée.
Adeline, en équilibre sur son escabeau, fit un signe de la main à la conductrice.
2

Hélène Pastelac
A rrêtée sur une aire d’autoroute, Hélène coupa son

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