Heureux les élus , livre ebook

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Thomas Fiera, la politique, cela n’est pas son domaine d’élection. Quand il s’en mêle, les urnes deviennent funéraires et les bulletins, nécrologiques... Comme il a une bonne gauche et une méchante droite, sa conception du débat relève plus de la castagne que de la rhétorique et à l’heure de compter les voix il a un peu tendance à faire voter les morts.
Aussi, quand un de ses vieux potes - ex-gauchiste reconverti dans la notabilité vertueuse - lui demande de découvrir qui tente de torpiller sa campagne municipale, il accepte sans grand enthousiasme. Il va découvrir un marigot où l’on trouve plus de caïmans que de flamants roses et où la trahison est un mode de vie.
Mais dans le doute, Thomas Fiera ne s’abstient pas ; il fonce dans le tas, distribue des baffes et applique la bonne vieille méthode dite de la nitroglycérine : on secoue la bouteille et on voit ce qui se passe...
Avec Thomas Fiera, les élections, c’est pas une partie de campagne !
Suivi de 3 autres enquêtes acides de Thomas Fiera, Harcèlement, Sea, Secte and sun, Voleurs !
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Publié par

Nombre de lectures

2

EAN13

9782374532950

Langue

Français

Heureux les élus
suivi de Harcèlement Sea, secte and sun Voleurs !
Les enquêtes acides de Thomas Fiera
Jean-Baptiste Ferrero
38, rue du Polar
Résumés
Heureux les élus
Thomas Fiera, la politique, cela n’est pas son domaine d’élection. Quand il s’en mêle, les urnes deviennent funéraires et les bulletins, nécrologiques… Comme il a une bonne gauche et une méchante droite, sa conception du débat relève plus de la castagne que de la rhétorique et à l’heure de compter les voix il a un peu tendance à faire voter les morts. Aussi, quand un de ses vieux potes - ex-gauchiste reconverti dans la notabilité vertueuse - lui demande de découvrir qui tente de torpiller sa campagne municipale, il accepte sans grand enthousiasme. Il va découvrir un marigot où l’on trouve plus de caïmans que de flamants roses et où la trahison est un mode de vie. Mais dans le doute, Thomas Fiera ne s’abstient pas ; il fonce dans le tas, distribue des baffes et applique la bonne vieille méthode dite de la nitroglycérine : on secoue la bouteille et on voit ce qui se passe… Avec Thomas Fiera, les élections, c’est pas une partie de campagne !

Harcèlement
Quand on n’aime pas les marrons, les feuilles mortes et que colchique dans les prés vous file des envies de buter tout ce qui bouge, l’automne devient une saison un peu problématique. Quand, par ailleurs, vous vous appelez Thomas Fiera, que vous êtes un aspirateur à emmerdes, un aimant à embrouilles, un paratonnerre à engastes, vous avez le choix entre vivre à la cave entouré de grigri et de sacs de sable ou bien braver les événements sans vous départir de votre flegme, armé d’un humour un peu grinçant et d’un gros calibre chargé de balles à têtes creuses. Aussi, quand un DRH aussi franc qu’un âne qui recule demande à Thomas Fiera d’enquêter sur un cadre qu’il soupçonne de harcèlement envers un collaborateur, il va accepter tout en flairant les ennuis. Il préférerait se faire arracher les dents de sagesse plutôt que de mener ce genre d’affaire, mais son compte en banque crie famine, son chat a des goûts de luxe et l’ennui lui taraude sérieusement le fondement. Avant de pouvoir retourner gentiment déprimer dans son bureau de Belleville, il lui faudra démêler un sac d’embrouilles où les méchants ne sont pas ceux que l’on croit, croiser quelques cas cliniques, rencontrer des jeunes filles en détresse et compléter sa collection de salopards intégraux. Le monde des entreprises est vraiment un monde formidable !

Sea, secte and sun
Thomas Fiera n’est pas un enfant de chœur et il préfère le Bourgogne au vin de messe. Aussi quand une grande entreprise du domaine de l’Énergie fait appel à ses services pour démasquer une secte qui tente d’infiltrer son organisation, Thomas se fait un plaisir d’aller botter le cul des adeptes du Maître, un genre de gourou eczémateux qui prône la pureté dans l’abjection. Mais ces affreux sectaires sont coriaces et Fiera va devoir monopoliser toute son équipe pour en venir à bout. Il va y récolter plaies et bosses et devra se résigner à ne trouver aucun réconfort auprès de deux belles espionnes qui ne lui veulent pas que du bien. Sea, secte and sun, ce n’est pas la vie de château !

Voleurs !
Thomas Fiera n’est pas du genre à courser les voleurs de pommes. Il serait plutôt tenté de leur faire la courte échelle, histoire d’emmerder le pandore et d’encourager l’artisanat. Mais si les voleurs s’industrialisent et se transforment en pillards sans scrupule ; si, drapés dans l’argument de la mondialisation, ils menacent de ruiner une entreprise et de faire connaître à ses salariés les joies délicates du chômage et de la mistoufle, alors Thomas et sa bande se fâchent pour de bon et se font un plaisir de botter le cul des indélicats. Quant aux nervis, gros bras et autres bas du front qui auraient le mauvais goût de s’interposer, il leur faudra prévoir un sérieux budget de chirurgie réparatrice.



Du même auteur :
Mourir en août , Les éditions du 38, 2016
Antithèse , Les éditions du 38, 2015.
Heureux les élus !
La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. Carl Von Clausewitz La calomnie est en politique moins gênante que la manifestation de la vérité. Charles Péguy
C’est incroyable le nombre de femmes qui arpentent le monde de leurs jolies jambes. Pas loin de trois milliards en arrondissant à la sauvage. Si l’on n’en retient que les vraiment belles, celles qui vous tordent le cœur dès le premier regard, on doit encore avoisiner les cinq cents millions. En ne privilégiant, parmi celles-ci, que les plus futées, les esprits acérés, subtils, sensibles et cultivés, on avoisine encore les cent millions. Sur ces cent millions, combien resterait-il de femmes qui soient disposées à partager, ne serait-ce que fugitivement, la vie d’un machin bizarroïde et tourmenté comme moi ? Trois ? Cinq au mieux, si on prend en compte les suicidaires ? Et quelles probabilités pour que ces cinq kamikazes vivent en Europe ? En France ? À Paris ? À Belleville ? Dans mon immeuble ?
J’en étais là de mes cogitations à la con quand la sonnette de la porte d’entrée me ramena dans l’ici et maintenant que je persiste à appeler ma vie. Le caractère affligeant de mes perspectives amoureuses m’avait grillé quelques neurones et cela explique peut-être que je n’ai pas immédiatement reconnu Philippe Coudrier quand je le trouvai planté sur mon paillasson. Le fait qu’il ait pris trente kilos de mauvaise graisse, perdu cheveux et moustaches et troqué sa sempiternelle tenue de gaucho professionnel contre un costard cravate dut également contribuer – et pas qu’un peu – à ce que je le confonde avec un de mes clients habituels : cadre dans la débine, DRH aux abois, PDG en plein trip parano…
Je le conduisis jusqu’au petit bureau que j’avais aménagé au beau milieu de mon salon et qui, coincé entre un canapé Chesterfield ayant connu des jours meilleurs en 1923 et une bibliothèque pleine de polars et d’ouvrages consacrés à la Commune, tenait lieu d’agence Fiera.
Posant délicatement sa masse considérable sur le fauteuil visiteur qui me faisait face, il m’offrit un sourire fatigué, mais néanmoins chaleureux qui éveilla en moi un vague début de réminiscence. D’un geste du menton, il désigna les rayonnages croulant sous les bouquins fatigués.
Je vois que tu n’as pas renoncé à tes convictions de jeune homme. Ça fait plaisir…
Le tutoiement me fit tiquer.
On se connaît ?
Il ricana.
J’ai changé à ce point-là ? Ne te fatigue pas à me répondre. J’ai des miroirs chez moi. Toi tu as juste vieilli, comme un arbre. Un olivier. Tu t’es endurci, tu t’es érodé, mais tu es le même. Moi j’ai changé. Je ressemble à mon père. Un gros con de bourgeois couperosé…
Il rigola. Un vrai rire cette fois. Plus jeune, plus léger.
Tu ne me reconnais toujours pas ?
Je déteste ce genre de question débile, comme quand une femme vieillissante vous demande de deviner son âge et je bafouillai un vague n’importe quoi qu’il n’écouta pas.
Et comme ça, tu me reconnais ?
Il se leva, monta lestement sur sa chaise et commença à haranguer une foule imaginaire :
Camarades travailleurs, la Ligue des Jeunesses Révolutionnaires est avec vous pour vous aider à secouer vos chaînes et quand on aura fini de vous foutre dans la merde, nous retournerons passer nos diplômes pour entrer dans l’usine à Papa !
Coudrier, m’exclamai-je. Philippe Coudrier !
Il redescendit de sa chaise et faisant le tour du bureau vint me serrer chaleureusement dans ses bras. Coudrier c’était le genre de mec à faire ça. Les étreintes viriles, les accolades de camarades, les bourrades à vous décoller la plèvre c’était son truc.
Pas le mien.
J’aime pas beaucoup qu’on me touche. Sauf si vous êtes une fille futée, avec un décolleté attendrissant, une démarche féline et une nuque tendre et fragile que l’on a envie de mordiller. Si vous ne correspondez pas à cette description inutile d’essayer de m’approcher à moins d’un mètre. Sauf si vous aimez les gnons.
Bref.
Je le repoussai sans trop de ménagement et il se mit encore à rigoler. Un vrai rigolard ce mec !
Pour ça non plus tu n’as pas changé, dit-il aimablement. Tu n’as jamais beaucoup aimé la camaraderie.
Tu n’es pas mon genre.
Il retourna s’asseoir et resta un bon moment à me regarder en sourian

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