Entre chiens et loups - Tome 1 , livre ebook

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Chris de Frohen est journaliste. Après avoir été reporter de guerre, il s’ennuie ferme dans un petit journal de province, lorsqu’un jour, deux hommes en noir firent irruption dans son bureau. Sans lui laisser le choix, menaçant sa famille, ils lui donnent pour mission de retrouver un objet de grande valeur. Sans plus de détails, le voici au milieu de nulle part, sans savoir ce qu’il cherche.
Qui sont ces hommes en noir ? Sa mission a-t-elle un lien avec les étranges disparitions qui ont eu lieu dans la région ?
Après son agression par une mystérieuse créature qui révèle le danger de sa situation, Chris devra retrouver ses réflexes acquis dans son passé pour réussir son étrange mission dans le délai de quarante-trois jours qui lui a été donné et sauver sa famille.

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Date de parution

27 novembre 2018

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414299522

Langue

Français

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composér Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-29953-9

© Edilivre, 2018
Exergue


Quand on n’a pas d’imagination, mourir c’est peu de chose ;
Quand on en a, mourir c’est trop.
Louis-Ferdinand Céline
Cette histoire est entièrement vraie, puisque je l’ai inventé d’un bout à l’autre.
Boris Vian
La logique vous mènera d’un point A à un point B, l’imagination vous mènera partout.
Albert Einstein
Remerciements :
A ma maman qui par amour de mère, a fait preuve de beaucoup d’indulgence et de patience pour apprécier, lire et relire ce roman et le corriger.
A mon frère de Nouvelle-Calédonie, Thierry qui a conçu les couvertures pour donner vie et sens à ce roman en une « couv ».
A mon parrain et oncle, Bernard, professeur de français qui sans indulgence sur la tournure, le verbe et la syntaxe mais non sans humour a corrigé aussi l’ouvrage.
A ma sœur, Fabienne qui me stimule lors de joutes poétiques.
Enfin… et non des moindres, à mes premiers lecteurs pour leur soutien, Virginie et à mes enfants, Mélanie, Baptiste et Alexandre à qui je veux laisser une trace de mon passage.
Et à Thierry, un autre, avec qui je partage le pain, qui a suivi les circonvolutions de mon imagination chapitre par chapitre chaque soir pensant à chaque instant pouvoir trouver à dire…
A mon éditeur qui a donné corps et vie à Chris né de mon imagination.
Prologue
Entre chien et loup, je marchais seul errant au hasard de petites sentes. Un lieu improbable où seul, un gars comme moi pouvait se trouver. Un lieu dit perdu aux confins des Causses du Quercy.
Un vent humide et glacial me fouettait le visage pourtant engoncé dans la capuche d’un long ciré noir. Mes mains enfoncées dans mes poches, je serrais dans l’une d’elles, une lame acérée qui quelques instants plus tôt m’avait sorti d’un mauvais pas.
– Qu’est-ce que je fous-là bon sang ?! Pourquoi m’ont-ils envoyé dans ce trou à rats ?!
Une épaule me faisait terriblement souffrir. Lacéré, le ciré laissait paraître un filet brun-rouge suintant, se mêlant à de fines gouttes de bruine. La douleur lancinante était tout juste supportable m’obligeant à presser le pas.
Le hameau médiéval, composé d’une douzaine de maisons, laissait filtrer au loin un halo de lumière jaunâtre. Il était adossé à un petit vallon. Je regagnai à la hâte la petite maison de pierre à l’entrée du hameau. Maison meublée que l’on m’avait louée pour une bouchée de pain.
– Ici, il n’y a rien… Rien que du malheur ! C’était les seuls mots marmonnés par ce vieux paysan buriné et plié par l’usure du temps croisé au hasard du chemin un peu plus tôt en début d’après-midi.
Mes habits déposés à la hâte sur un petit tabouret au coin d’un feu, face au miroir jauni par le temps, je pouvais voir très précisément trois entailles d’égales distances partant du haut de mon épaule droite et descendant jusqu’au milieu de l’omoplate. Pour la cinquantaine, je me trouvais plutôt bien bâti. Elancé, les muscles ronds mais dessinés renvoyaient une couleur cuivrée qui me donnait l’air d’un athlète grec certes un peu vieillissant. Du haut de mon mètre 80, j’avais les tempes grisonnantes, de rides témoin du temps qui passent et le visage émacié et le regard d’acier.
Bon, l’urgence est de stopper ce ruissellement de sang qui se confond maintenant avec les tomettes du sol, dis-je en me tenant l’épaule.
En cautérisant les plaies, je repensais à cette chose qui avait jailli d’un bosquet m’agrippant solidement l’épaule. J’étais affairé à me tailler un bout de bois rentrant d’une longue marche. Virevoltant sans savoir comment, faisant front sans pour autant discerner quoi que ce soit. J’avais réussi à la faire fuir grâce à un effet de surprise d’un geste vif du bras fouettant l’air dans sa direction. Bras gauche au bout duquel je tenais mon couteau à la longue lame effilée. J’avais senti la lame s’enfoncer, craquant la chair épaisse, provoquant un long râle rauque. Sans rien comprendre, aussi vite qu’elle était apparue, La Chose s’était fondue dans la noirceur des fourrés, me laissant à mes douleurs.
Je venais d’échapper à la mort.
Chapitre 1 : Une bien étrange mission
Dix-sept jours s’étaient passés depuis l’incident avec La Chose. Les rares personnes croisées, un couple âgé du hameau, s’accordaient sur un point : cela pourrait peut-être expliquer les quatre disparitions des six derniers mois. Ils s’interrogeaient sur le fait qu’aucune information n’avait filtré et que personne aux alentours n’avait eu connaissance de ces faits particuliers dans la région… J’évitais de trop questionner afin de ne pas attirer l’attention sur moi.
– Mais qu’est-ce que je fous dans ce trou pourri ? m’écriai-je en plein milieu du champ parsemé de pierres grises des causses recouvertes de lichens argentés et de mousse couleur algue marine. Préoccupé, je n’arrivais même pas à profiter des grandes étendues désertiques escarpées mêlant les nuances de gris et de verts faisant la renommée des causses du Quercy.
Bientôt un mois qu’ils m’ont envoyé ici mais pour chercher quoi ? Y a-t-il un foutu lien avec cette agression ? Ils ne m’ont même pas parlé de ces disparitions.
Remontant la côte près de Vayssières un hameau non loin de mon camp de base, d’un pas leste, je me remémorai le jour à l’approche de l’été où les hommes vêtus de noir étaient venus frapper à la porte du journal. J’étais seul, les collègues étaient partis en pause déjeuner. Le soleil au zénith, il faisait une chaleur écrasante où la sueur se mêlait à l’odeur du tabac et de l’encre de l’offset à vous donner une sensation d’écœurement et d’étourdissement. Je vérifiais la maquette avant le tirage de l’édition du soir. Clope au bec sans avoir le droit de la consumer, je levai les yeux, attiré par le carillon de la porte et mon regard, couleur d’acier forçant le respect, je m’exclamai :
– Salut, que puis-je faire Messieurs pour vous être agréable ? En voilà une belle question, une belle connerie oui qui allait me mener loin… Mais je ne le savais pas encore.
Le plus âgé des deux, le plus petit, le plus rond aussi m’apostropha avec un fort accent et se lança dans un long monologue, m’expliquant que je devais partir sur le champ dans le Quercy retrouver un objet d’une très grande valeur. Je ne comprenais rien ni à son histoire rocambolesque ni au fait qu’il venait me trouver moi petit journaliste spécialiste de la rubrique des chiens écrasés et de surcroit habitant Nouaillé-Maupertuis dans une commune limitrophe de Poitiers. J’avais choisi ce village pour sa beauté et son histoire. J’étais passionné par le moyen-âge, et ce village avait été le théâtre d’une grande bataille de la guerre de cent ans dans le champ non loin de l’abbaye fortifiée. En effet, le samedi 17 septembre 1356, Jean II, plus connu sous le nom de Jean le Bon, se heurta au Prince Noir, fils d’Edouard III d’Angleterre, et fut fait prisonnier. Durant trois jours, les armées française et anglaise s’affrontèrent dans le voisinage de l’abbaye. La défaite du roi de France Jean Le Bon en 1356 en fit un lieu important, témoin de cette guerre.
Profitant d’une pause, le plus jeune maitrisant sans quelque effort ses nerfs me posa sa large main sur l’épaule et prit la parole d’une voix rude et nasillarde avec un drôle d’accent :
– Tu n’as pas bien compris ce qu’il vient de t’expliquer. Nous ne te laissons pas le choix de décider, Chris ! C’est la vie de ta famille dépend de ta docilité et de ton engagement.
– Qui êtes-vous ? Comment connaissez-vous mon prénom ? Ma famille ? Ne toucher pas à un cheveu de ma famille ! clamai-je haut et fort comme pour me donner plus d’assurance.
– Ne tente rien ! N’imagine même pas contacter les autorités ! Moins tu en sauras, mieux ta famille et toi vous vous porterez ! Tu prendras tes instructions chaque mardi à midi. Je te contacterai par téléphone. Ta famille sera informée et ton employeur aussi qu’en tant que réserviste, l’Etat te rappelle pour une mission de formation comme tant d’autres en cette période d’attentats.
– Tu es l’élu. Mais attention, n’oublie jamais une chose, tu n’as que quarante-trois jours pas un de plus ! rajouta le petit maintenant devenu rubicond. Rajustant ses lunettes noires, il tourna les talons tout en jetant sur le bureau une enveloppe par-dessus son épaule, enveloppe contenant mes premières instructions, des photos de moi en famille pour me rappeler de ne rien tenter et une liasse de billets de 200 euros.
Abasourdi par cette scène surréaliste, je retombai sur ma chaise, les mains soutenant ma tête. Rien, je n’avais rien compris, je ne savais pas ce que je devais chercher, où je devais chercher et pourquoi cela avait tant d’importance, au point de menacer ma famille et moi. Et si je n’y allais pas ? l’idée me traversa l’esprit mais la raison s’y opposa.
Le reste de la journée fut sans grand intérêt, je ne goûtai à aucun plaisir des informations que délivrait le journal, les collègues revenus du déjeuner s’affairaient autour de moi, posant mille questions. La mise en page ne convenait pas, l’encart était trop petit,… Prétextant un léger malaise, ce qui était le cas, je rejoignis mon domicile en plein milieu de l’après-midi.
Me voilà donc parcourant les vallons ayant reçu au fil des mardis, trois exactement, quelques indices complémentaires pour orienter mes recherches mais sans savoir ce que je devais chercher ou contacter. Toujours cette voix rude et menaçante qui s’impatientait de mes échecs. Mon interlocuteur ne prit aucune forme d’intérêt au récit de l’agression dont je venais d’être victime et ne s’intéressa pas plus à mon état de santé.
Une idée lancinante revenait à chacun de mes pas. Que cherchent-ils ? Qui sont-ils ? Flics ou voyous ? Appartiennent-ils à

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