Brelan d'As , livre ebook

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Fernand Sauval a été assassiné au petit matin au sortir du « Brelan d’As », un cercle de jeux.


L’inspecteur Vidrac est chargé d’une enquête simple... en apparence.


Car, près de la victime, un pistolet a été retrouvé. Sur la crosse de celui-ci, les initiales R. M. dénoncent son propriétaire, Robert Marvel, un joueur malchanceux ayant également passé la soirée au « Brelan d’As ».


Mais le policier est convaincu de l’innocence de ce dernier et sent que le patron du « Brelan d’As » cache quelque chose...

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Publié par

Date de parution

25 janvier 2023

Nombre de lectures

0

EAN13

9782385011086

Langue

Français

BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR

Derrière le pseudonyme de Jean NORMAND se cache l'écrivain Raoul Antoni LEMATTE.
Né à Cherbourg (Manche) le 9 février 1885 et mort à Corbeil-Essonnes (Essonne) le 28 juillet 1956, Raoul Antoni LEMATTE suit des études en Droit à la Faculté de Caen avant de bourlinguer sur les mers.
Après la Première Guerre mondiale, il se rend en Guyane où il exercera, entre autres, dans l'administration pénitentiaire.
Cette expérience l'inspirera pour son premier livre « Les mystères du bagne ou 4 ans chez les forçats » (1924).
Son amour pour la Guyane et sa connaissance approfondie de la région nourriront par la suite sa plume tout au long de sa carrière, notamment dans ses nombreux récits d'aventures :
– « Le trésor des Oyampis » (1927),
– « Les vengeurs du Soleil » (1928),
– « Les Longues Oreilles » (1929),
– …
Jusqu'à la série de 14 fascicules « Inspecteur Doublet à travers le monde » (1945).
Tous ces textes sont signés Jean NORMAND, mais Raoul Antoni LEMATTE usa aussi d'autres pseudonymes tels Fernand PETIT, Jacques LIENART ou, probablement, Maurice DUBREUIL.
Cette collection regroupera d'abord quelques récits purement policiers de Jean NORMAND avant de s'ouvrir au genre qui fit le succès de son auteur : le récit d'aventures…
Bonnes lectures.
Jean NORMAND

« BRELAN D'AS »
Récit policier
I
COUPS DE FEU DANS LA NUIT

Vers deux heures du matin, les habitants d'une rue avoisinant le parc Monceau furent soudain réveillés par deux coups de feu qui claquèrent brusquement. Prudemment, les gens vinrent regarder derrière leurs rideaux, se gardant bien d'ouvrir les fenêtres.
Dans la brume froide d'une nuit de février, les agents s'alertaient à coups de sifflet, se cherchant dans l'obscurité. Sur des balcons, des silhouettes apparurent alors, criant des indications contradictoires aux représentants de la loi.
Fixés sur la valeur de pareilles indications, les agents accomplissaient leur travail en s'en tenant aux sages données de la technique. L'un d'eux se heurta dans un corps étendu sur le trottoir, près de la grille du parc.
Ce corps était celui d'un homme âgé d'une cinquantaine d'années, élégamment vêtu, allongé sur le dos. En dirigeant la clarté de sa lampe électrique sur le visage, l'agent remarqua la contraction des traits, les yeux injectés de sang, saillants hors des orbites.
« Cet homme-là vient d'être étranglé d'un revers de bras. Le coup du père François à la moderne, par des professionnels de l'attaque nocturne », pensa-t-il aussitôt.
À quelques mètres du corps, un brigadier ramassa un pistolet automatique de petit calibre portant, sur la crosse, deux initiales en argent R. M. et dans le chargeur duquel manquaient deux cartouches.
Deux locataires d'un immeuble voisin reconnurent la victime.
— C'est M. Sauval, affirmèrent-ils, un négociant retiré des affaires qui habite dans cette rue.
Le renseignement fut reconnu exact, et le corps emmené au poste sur une civière, accompagné des deux témoins d'identité.
Un examen rapide du corps de la victime démontra aussitôt que cette affaire réservait certainement des surprises ultérieures.
— Cet homme a été étranglé d'un revers de bras, assura le brigadier. Il y a eu deux coups de feu tirés et le corps ne porte aucune trace de blessures. Voilà qui est étrange.
— Cet homme aura tiré sur un agresseur venant de face, tandis qu'un autre, qu'il ne pouvait voir, l'étranglait d'un revers de bras, dit alors un des agents.
— Non, rétorqua le brigadier. Cet homme s'appelle Fernand Sauval. Les initiales du pistolet sont un R et un M. Cette arme ne lui a jamais appartenu, et ce n'est pas lui qui a tiré les deux cartouches.
Sur ces entrefaites, l'inspecteur Vidrac arriva. Après un rapide examen du corps, il interrogea les témoins d'identité.
— Sauval, affirmèrent-ils, était un brave homme, fort à l'aise, qui passait souvent la soirée dans un cercle appelé Brelan d'As. Il a été attaqué par des rôdeurs en rentrant chez lui.
— Oui... évidemment... approuva Vidrac. Nous voilà au départ avec un problème étrange à résoudre. Deux coups de feu claquent dans la nuit, et les agents ramassent, sur le trottoir, un homme étranglé. Il est évident que ce pistolet ne lui a jamais appartenu.
L'inspecteur jeta un coup d'œil sur la pendule du poste. Il était quatre heures du matin, le Brelan d'As était encore ouvert, et son directeur ne refuserait évidemment pas de recevoir un homme de sa qualité.
Celui du Brelan d'As, un homme d'une quarantaine d'années, de manières distinguées, nommé Gerlan, se montra des plus aimables avec Vidrac et le pria d'entrer dans son bureau.
II
UNE VEINE INCROYABLE
 
Vidrac ne s'embarrassa pas de formules pour exposer à M. Gerlan le motif de sa visite.
— M. Sauval, un de vos habitués, lui dit-il, a été assassiné cette nuit, alors qu'il sortait de chez vous pour regagner son domicile.
— Vous dites... M. Sauval, assassiné ! s'écria Gerlan, stupéfait.
— Oui, reprit Vidrac, et je suis venu pour vous demander des renseignements sur sa soirée. A-t-il gagné ? A-t-il perdu ?
— Bien facile, acquiesça Gerlan. M. Sauval est arrivé au cercle vers minuit et a pris une main éblouissante. Il est parti vers deux heures du matin avec un gain que j'estime à soixante mille francs.
— Dont on n'a pas retrouvé trace sur lui, ce qui nous amène à cette hypothèse : M. Sauval a été suivi et assassiné dans la rue par quelqu'un qui aura été témoin de sa veine et qui se trouvait au Brelan d'As.
— Monsieur Vidrac, protesta Gerlan, je connais tous mes clients, et je n'en vois aucun qui puisse donner prise au soupçon.
— J'entends bien, mais Sauval avait fait des perdants. L'un d'eux ne s'est-il pas adressé à vous pour vous demander de le renflouer ?
— Oui, reconnut le directeur. Un de mes habitués, et des plus honorables, Robert Marvel, m'a fait, dans la soirée, pareille demande.
« Robert Marvel, R. M., les initiales du pistolet », pensa alors Vidrac qui demanda à Gerlan le montant de la somme qu'on désirait lui emprunter.
— Cinq mille francs que je n'ai pu donner, la banque...

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