Underground - Legender #3 , livre ebook

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2022

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La nouvelle saison de free-fight est enfin lancée, avec, en haut du classement, Parker et Connor.



Après maintes épreuves, les voilà, tous les deux, propulsés dans cette tournée nationale dont le rythme et l’ambiance sont loin d’être une ode à la tranquillité. Bien au contraire...


Entre combats, retrouvailles et révélations, Coleen, Parker et Connor devront apprendre de leurs erreurs et, surtout, anticiper la moindre attaque. Et, pour cela, il leur faudra puiser dans toutes leurs ressources... aussi bien sur le ring qu’en dehors.



La finale à Las Vegas se dessine à l’horizon avec cette consécration ultime, celle d’entrer dans la Légende...

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Date de parution

12 mai 2022

Nombre de lectures

0

EAN13

9782376528401

Langue

Français

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Emilia Robinst
Underground Legender



ISBN : 978-2-37652-840-1
Titre de l'édition originale : Underground Legender
Copyright © Butterfly Editions 2022

Couverture © Butterfly Editions - Depositphotos
Tous droit réservés, y compris le droit de reproduction de ce livre ou de quelque citation que ce soit sous n'importe quelle forme.
Cet ouvrage est une fiction. Toute référence à des événements historiques, des personnes réelles ou des lieux réels cités n'ont d'autre existence que fictive. Tous les autres noms, personnages, lieux et événements sont le produit de l'imagination de l'auteur, et toute ressemblance avec des personnes, des événements ou des lieux existants ou ayant existé, ne peut être que fortuite.
ISBN : 978-2-37652-840-1
Dépôt Légal : mai 2022
18052022-1500-VF
Internet : www.butterfly-editions.com
contact@butterfly-editions.com

À toutes les personnes qui ont peur de l’échec. Le vrai échec, c’est de ne jamais essayer…
PROLOGUE


PARKER

Lakefield, dans le comté de Luce. 2001.

Cela fait déjà une heure que je suis réveillé, mais je n’ose pas sortir de mon lit. Pas avant de savoir s’il est toujours dans la maison ou s’il est déjà parti. J’espère qu’il est déjà parti… Les coups d’hier soir résonnent encore dans mon crâne.
Tout doucement, je sors de sous ma couette et tends l’oreille, le cœur battant. J’essaye de savoir si l’eau de la douche coule, si la cafetière de la cuisine, tout en bas, fonctionne, ou même si ses pas résonnent dans l’escalier. Je ne peux pas les confondre avec ceux de Maman. Papa a une démarche d’homme des cavernes. À chaque fois qu’il monte une marche, je me dis que l’escalier va s’écrouler sous son poids. Je peux l’entendre arriver même quand je suis enfermé dans le grenier et qu’il est encore dans l’allée du garage.
En général, je me cache quelque part dans la maison, mais d’une manière ou d’une autre, il arrive toujours à me retrouver. Et quand il m’attrape, c’est ma fête. Ou celle de Maman. La plupart du temps, c’est la mienne. Il dit tout le temps que je ne devrais même pas exister ! Que je ne suis qu’un petit merdeux de dix ans qui ne lui attire que des problèmes et que, si cela n’avait tenu qu’à lui, il m’aurait noyé à la javel dès ma naissance.
Par la fenêtre de ma chambre, je vois que le pick-up n’est pas là. Et d’un seul coup, c’est comme si je respirais à nouveau. Je lâche un profond soupir avant de prendre une grande inspiration. Mes mains arrêtent de transpirer, et j’ai beaucoup moins de fourmis dans les jambes. Alors, je saute de mon lit pour dévaler l’escalier, sans même prendre le temps de me laver les dents ou de m’habiller. Parce que, aujourd’hui, on est samedi, que je n’ai pas d’école, que Papa est au travail toute la journée et que Maman, elle, ne prend son service au bar que cet après-midi. Ce qui veut dire que l’on va pouvoir passer la matinée tous les deux à manger des crêpes et à regarder des dessins animés. Enfin… si elle n’est pas malade.
Cela fait plusieurs semaines qu’elle est souffrante. Elle prend des petites pilules blanches plusieurs fois par jour. Et quand elle les avale, elle devient bizarre. Vraiment très bizarre. Elle rit tout le temps. Même quand je fais des bêtises et, ensuite, elle va dormir. Pendant des heures ! Quand elle se réveille, elle fait toujours la même chose. Elle se met à pleurer, en me disant qu’elle est désolée d’être comme ça. Franchement, je ne comprends pas toujours tout ce qu’elle me dit parce qu’on dirait que sa langue ne fonctionne pas bien. Un peu comme la mienne lorsque les mots se tordent dans ma bouche et que je n’arrive pas à parler. Maman dit que je bégaie parce que je garde trop de choses en moi. Je crois qu’elle a raison… parfois, ça tourne tellement vite dans ma tête que tout se bouscule dans ma bouche.
Lorsque j’arrive en bas de l’escalier et que je croise mon reflet dans le miroir du couloir, je vois que j’ai un bleu au front. Un nouveau bleu qui vient compléter celui que j’ai à l’œil depuis déjà trois jours. Je tire sur mes boucles noires pour essayer d’avoir une frange, comme Maman, pour que ça cache ce bleu, mais je n’y arrive pas très bien. Alors, je continue à lisser mes cheveux du plat de la main. Je ne veux pas que Maman me voie avec ce nouveau bleu. Je ne veux pas qu’elle se remette à pleurer en me disant qu’elle est désolée. À chaque fois, ça me rend encore plus triste.
Au bout d’une minute, je suis obligé de me dire que rien ne cachera mon visage. Les bleus sont trop gros et mes boucles trop petites, alors j’abandonne. Je suis trop fatigué pour essayer de trouver une solution. Peut-être que, d’ici lundi, pour aller à l’école, je n’aurai plus rien. Peut-être.
Par la baie vitrée du salon, je me rends compte qu’il y a une voiture garée devant le garage. Une voiture noire. Toute simple. Je fronce les sourcils. À qui elle est ? Maman n’a pas de voiture et personne ne nous rend jamais visite. C’est parce que tout le monde nous trouve super bizarres.
Je continue d’avancer sans détacher mes yeux de la voiture. Elle est drôlement belle. Plus belle que le pick-up de Papa.
Lorsque j’arrive dans la cuisine, je suis surpris de voir Maman avec une dame. Une dame que je ne connais pas et que je n’ai jamais vue. Elle a de longs cheveux noirs, comme Maman. Sauf que son visage est beaucoup plus jeune. Elle porte une robe bleu marine et des talons, et à son poignet, il y a une montre. Une montre en or. Waouh… j’en avais jamais vu.
La dame se retourne vers moi et ses yeux clairs se posent sur mon visage. Elle me sourit doucement. Elle a l’air gentille. Vraiment très gentille. Je vois que son regard s’attarde sur mes bleus au visage, puis sur ceux que j’ai sur les bras, mais elle ne me dit rien. Pas comme ma maîtresse à l’école qui veut toujours tout savoir sur ce qui se passe à la maison.
— Parker, viens me voir, corazón 1 .
Maman m’appelle. Elle est de l’autre côté de la table de la cuisine, habillée de son énorme gilet gris qui pend sur ses épaules. On dirait un épouvantail. J’ai le cœur qui se serre. C’est le gilet qu’elle met quand elle se dispute avec Papa et que, elle aussi, elle se retrouve avec des bleus partout.
Ses mains, toutes douces, attrapent les miennes et Maman me tire vers elle. Elle se met à genoux devant moi et mes yeux tombent dans les siens. Ils sont grands avec de longs cils noirs. D’habitude, ils sont bleus comme le ciel, mais, ce matin, ils sont tous gris. Comme quand il pleut. Elle a plein de larmes qui coulent sur ses joues et je les essuie du bout de mes doigts. Je n’aime pas la voir pleurer. Ça m’énerve parce que je sais que quand elle pleure, c’est parce que Papa lui a fait du mal.
Un jour, je serai grand et fort, et je la protégerai contre lui. Je nous protégerai tous les deux.
— Je te présente Anna Mirales, Parker. Diga « Hola », por favor 2 .
— Bonjour, madame Mirales…
La dame me sourit encore plus avant de me dire de l’appeler Anna. J’ai le cœur qui continue de battre très fort dans mon corps. Je n’aime pas trop la façon dont elle m’observe.
— ¿Quién es? 3 demandé-je tout bas à ma mère.
— Es una señora que cuida de los niños 4 , m’explique-t-elle. Elle… elle est là pour toi. Elle voudrait te poser quelques questions et…
Maman s’arrête soudainement de parler. Elle se mord la lèvre très fort, puis m’attire entre ses bras. Ses bras qui me serrent comme jamais elle ne m’a serré et je l’entends pleurer. Elle pleure beaucoup et n’arrête pas de m’embrasser.
— Lo siento mucho, corazón 5 . Je… j’aurais voulu que ça soit différent, mais… ce n’est pas possible. Il faut que… il faut que tu partes de cette maison. C’est… c’est pour ton bien.
— Partir ? Mais… mais je vais aller où ? Et pourquoi est-ce que je dois partir ?
— Il y a une famille qui est prête à t’accueillir à Chicago, Parker.
La petite voix de la dame me fait sursauter. Je l’ai presque oubliée.
— Tu sais où se situe Chicago, Parker ? me demande-t-elle, doucement. C’est dans l’Illinois. À côté des Grands Lacs. Tu verras, c’est magnifique.
Je suis perdu. Complètement perdu. Encore plus perdu lorsque, près de la porte de la cuisine, je remarque ma valise. Uniquement la mienne.
— Pourquoi tu n’as pas de sac, toi ?
Ma question, destinée à Maman, la fait encore plus pleurer. Elle n’arrive plus à parler. Ni à bouger. Seules ses mains se baladent sur mon visage pour me caresser les joues et le nez.
— Mamá, ¿por qué no tienes una bolsa? 6
— Parce que… parce que je ne viens pas avec toi, mon chéri. Tu… dois partir… tout seul. C’est… c’est comme ça que ça doit se passer.
Ses larmes arrivent sur mon visage. Et j’ai du mal à respirer. Comme lorsque Papa me frappe tellement fort que je n’arrive plus à prendre de l’air avec ma bouche.
— Escúchame bien, Parker 7 .
Maman m’attrape le menton et m’oblige à la regarder. Elle a plein de traits violets sous les yeux, et ses cheveux sont emmêlés. Tous sales. Pourtant, elle sent bon la lavande. Le parfum que je préfère au monde.
— Je t’aime, tu m’entends ? Siempre te querré 8 . Quoi qu’il arrive, je serai toujours avec toi, et je te promets qu’on se reverra. Je te promets qu’un jour on sera tous les deux, de nouveau ensemble. Juste toi et moi. Je vais

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