Skorm le dieu oublié , livre ebook

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En des temps immémoriaux, le peuple des Djinns exerçait sa toute-puissance sur le monde nordique. Jusqu’au jour où la guerre le contraignit à prendre le chemin de l’exil. Une légende merveilleuse raconte comment, cinq siècles plus tard, la destinée extraordinaire d’un garçon parvient à restaurer leur splendeur passée. Dans la cité de Zul Darak sur le continent du Gréonos, le jeune Noïlan se retrouve plongé dans une conspiration et affronte bien des dangers pour sauver ce royaume maudit. Le jeune homme doit venir à bout de sa quête ; réveiller le dieu du vent, pour libérer son peuple du joug d’un cruel roi-sorcier. Rebondissements, sortilèges et autres événements surnaturels sont au rendez-vous pour offrir un délicieux moment de lecture.

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Date de parution

18 janvier 2019

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414244713

Langue

Français

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-24469-0

© Edilivre, 2019
Skorm, le dieu oublié

Voici ce que la légende du dieu du vent raconte, selon une correspondance d’un djinn nommé Severian l’ancien :
« Nous étions jadis un peuple glorieux. Notre empire s’étendait de la rive Nord du pays de Karr aux frontières de la forêt boréale. Partout sur le long de ce territoire, nos routes sillonnaient les paysages du continent, pacifiant l’ensemble des villages et des campements forestiers. Notre cité, la grande ville de Karnélia, était resplendissante de prospérité, et s’imposait comme la métropole économique et politique du royaume. Nous étions les djinns, les maîtres incontestés de la civilisation nordique.
Notre suprématie, nous la devions au pouvoir que nous allions puiser dans une montagne qui surplombait notre cité, un immense volcan, abritant en son sein une divinité nommée Skorm, le dieu du vent. Il était celui qui, grâce à son souffle, avait le pouvoir de diriger les vents continentaux. Nous pouvions guider nos bateaux sur la mer à notre guise, nous dirigeant vers des îles où les ressources abondaient, pour ensuite ramener dans notre cité bien-aimée les artefacts les plus rares du monde.
En échange de sa protection, il exigeait de notre part des offrandes ; sous forme d’or, de bronze, d’argent ou de statues. Par-dessus tout, il voulait que nous parlions de lui dans tout le royaume, afin que chaque habitant du Gréonos l’adore, et le craigne.
Un jour, le calme qui régnait sur notre cité fut troublé. Alors que nous célébrions le solstice d’hiver, une trentaine de drakkars conduits par des ennemis sortis tout droit des enfers, les morts-vivants, accosta sur les ports de notre cité. Leurs bateaux possédaient de puissants canons et des voiles noires ; noires comme le cœur de leurs soldats. « –Tous aux armes ! » s’écria notre roi, qui, ayant peine à tenir debout, saoûlé par le vin et la bière, fut tué par un bataillon de liches, qui le cribla d’une nuée de flèches avant que le soleil ne se lève.
Les liches étaient si nombreuses et si rapides que nous ne pûmes rien faire pour rivaliser contre elle. Nous, les djinns, souverains tout-puissants du Pays de Karr, étions sur le point d’assister à la fin de notre empire.
Alors que la ville brûlait, nous nous dirigeâmes vers la montagne de Skorm pour implorer son aide. Nous entrâmes dans sa caverne mais jamais ne montra-t-il signe de vie.
Laissés à nous-même, honteux et misérables, nous nous sauvâmes dans la sinistre forêt boréale. Durant notre fuite, nous nous jurâmes de reprendre notre cité bien-aimée.
Après notre défaite, l’hiver arriva au pays de Karr, un très long hiver. Encore aujourd’hui, nous prions pour le retour de l’été, et de notre dieu qui disparut avec. Il est remémoré comme celui qui nous amena vers la gloire, et qui longtemps après, nous conduisit à notre perte. »
Severian dit l’Ancien


Vingt ans après la destruction de la cité, des hommes arrivèrent de l’autre côté de la mer, et projetèrent de rebâtir une ville sur les ruines de Karnélia.
« Père, je t’écris du haut du volcan de glace, le fameux monument dont je t’ai parlé. Sache que je me porte bien, et que le Pays de Karr, bien que très froid, est une terre où il fait bon de vivre.
La dernière fois que l’on s’est vu, en Hunéolie, je t’ai expliqué comment la ville de Karnélia avait été laissée pour morte. C’était un territoire maudit, stérile, abandonné après la chute d’un empire dont peu ont de souvenirs. Mais père, sache que les hommes ne l’ont pas oublié.
Je sais que maman s’inquiète beaucoup pour moi, ces jours-ci. Avant que je parte, elle ne cessait de me demander pourquoi je quittais la chaleur de l’Hunéolie pour traverser la mer aux Algues. « – Pourquoi risquer ta vie dans une traversée de trois mois, pour suivre un prophète de mauvais augure ?, me disait-elle constamment.
Mais tu sais, toi, père, que je ne suis pas fait pour la vie à la ferme. Je ne suis pas un sédentaire, et je n’ai pas le même amour que toi pour la terre. J’ai vu en ce sorcier masqué un espoir de trouver la vie d’aventure dont j’ai toujours rêvé. Il nous a promis à tous la gloire et la richesse.
Il nous a offert une maison, un salaire quotidien et un cheval, qui nous permettraient de bâtir notre destinée collective. La tâche est ardue, d’autant plus qu’il nous faut essuyer les dégâts d’une guerre qui a sévie ici il y a quinze ans. Il y a d’immenses squelettes de créatures mythiques, que je ne croyais être que des légendes. Le sorcier ne semble pas vouloir nous en dire plus sur cette guerre, et nous ne lui posons guère de question. Sache que j’ai foi en lui, et en sa gouvernance.
Il y a quelques jours de cela, alors que nous étions en train de travailler sur le chantier, les hommes entendirent des murmures venant du volcan. Était-ce leur imagination qui leur avait rappelé les légendes que l’on racontait sur le dieu déchu de Karnélia ? Celui qui, disait-on, pouvait contrôler le vent et en disposer à sa manière ? Rien n’était moins certain. Nous avons décidé de nous rendre près de l’étrange autel en ruine au bas du volcan. Nous déposâmes maintes offrandes, implorant au dieu du vent de montrer un signe de vie. Mais il ne manifesta aucune réponse.
Qu’a-t-il pu arriver au dieu du vent ? Seuls les anciens le savent. Je suis certain qu’au fil du temps, l’histoire des Djinns et de leur dieu se transformera en légende, qui peu à peu, s’effacera du souvenir des hommes. La ville de Karnélia a été rebaptisée. Elle s’appellera désormais Zul Darak, qui selon le langage des hommes du nord, signifie « renouveau »
Dis bonjour à mère, et dis à ma sœur que son délicieux potage me manque. Elle aussi d’ailleurs.
Sartigan Le Jeune


500 ans plus tard…
Chapitre I Chez la vieille Frylla
Pour la vieille Frylla, aujourd’hui n’était pas une journée comme les autres. Elle s’était levée très tôt le matin et avait pris la route de la forêt, sans même prendre le temps d’arroser son jardin.
Le quotidien de madame Coulter était parsemé d’expériences surnaturelles. Elle disait pouvoir communiquer avec les esprits . Pour cette raison, la nécromancienne était perçue comme étrange et porteuse de mauvais présage. Les habitants du village d’à côté l’avaient expulsé de leur communauté quand ils l’avaient vue égorger de ses propres mains un porc dans un marché. Depuis elle avait établi logis dans une chaumière près du village.
La vieille sorcière trainait constamment avec elle un gros bouquin à la reliure de cuir nommé le « livre des sortilèges ». C’était un recueil de tous les sorts qu’elle avait appris durant sa très longue vie, écrits en latin et en grec. Aujourd’hui, avant de partir en randonnée, elle avait étudié un chapitre de son livre, nommé Spiritus communicare. La liste d’ingrédients pour effectuer ce sort était longue : un merlan frit, six feuilles de tournesol, un œil de crabe, un intestin de lapin, et une tête de souris. Ainsi, elle passa sa journée dans les bois, le dos courbé sur les plantes, et son couteau de chasse bien aiguisé. Au crépuscule, une silhouette tenant dans sa main droite un bâton de sorbier et dans la gauche un panier de seigle, regagnait son logis.
C’était un endroit lugubre que la chaumière de la sorcière ; les rats cohabitaient avec les chauves-souris, et les araignées tissaient sur tous les coins pour piéger les trop nombreux insectes qui tapissaient le sous-sol de la chaumière. Les planchers craquaient, et la tension était palpable.
Un autre homme vivait dans cette maison. Oui, il s’agissait du vieux Hubert, comme on l’appelait. Il était cloué au lit depuis des dizaines d’années. Peu de raisons pouvaient garder en vie un homme aussi malade et pendant aussi longtemps. Je vous parie que la vieille Frylla pratiquait sur lui des expériences chimiques et mystiques, qui le torturait de toute son âme.
– Bien le bonsoir mon chéri, lui dit-elle.
Car c’est comme ça qu’elle l’appelait, simplement pour se moquer de son malheur. En guise de réponse, il gémissait sa douleur. Ignorant les murmures du vieux Hubert, elle ouvrit une porte et descendit les marches qui la conduisirent dans son sous-sol. Elle se trouvait maintenant dans une pièce encore plus glauque que le rez-de-chaussée. D’abord, il y avait un laboratoire, rempli de fioles de toutes sortes : Des sérums, des sédatifs, des somnifères. Certaines fioles bouillaient sur des feux, d’autres reposaient gentiment dans leur contenant. Puis, il y avait la bibliothèque : De vieux grimoires remplis de sorcellerie et de danger.
Elle s’approcha d’une table de chevet éclairée par une chandelle au feu faiblissant. Là, il y avait un crâne d’humain. Elle le secoua de toutes ses forces, laissant échapper un animal à demi-conscient. C’était Raz Nagaan, le corbeau Bien-aimé de la vieille Mme Coulter.
Il croassait faiblement. Il aurait souhaité être n’importe où, mais ailleurs. Depuis combien de temps ce volatile, comme le vieux Hubert, était-il prisonnier de la vieille Frylla ? Il n’aurait su le dire. Quand il arrivait à se concentrer, il se voyait tel qu’il était autrefois : Un petit garçon assez bedonnant, qui aimait bien manger et tenir compagnie à sa maman dans le village. D’ailleurs, elle lui manquait terriblement.
Il y avait dix ans de cela, la vieille sorcière avait mis fin à la jeunesse du garçon : Non-seulement l’avait-elle transformé en vilain corbeau, mais lui administrait-elle quotidiennement, avec une seringue, un sédatif, qui avait pour effet de le garder dans un état d’engourdissement perpétuel. Jamais ne pourrait-il prendre la fuite vers le village pour retrouver sa famille.
Frylla engagea une discussion avec le cor

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