Quelques Jours de Canicule , livre ebook

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2023

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Ambiance noire chez les verts. En ce début d’été caniculaire, la forêt de Fontainebleau est sujette à de curieux évènements. Les victimes d’attaques sauvages se multiplient et le comportement des animaux en cause est de plus en plus étrange. Chargée de l’enquête, une équipe hétéroclite d’enquêteurs est mise sous pression par les autorités. La tension, comme la température, ne cessent d’augmenter tandis qu’on cherche à percer le mystère des fléaux qui se produisent à Fontainebleau. Qu’est ce qui se cache derrière ces incidents ? À qui peuvent bien profiter ces attaques ?
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Publié par

Date de parution

25 février 2023

Nombre de lectures

0

EAN13

9791097406295

Langue

Français

QUELQUES JOURS DE CANICULE
 
 
 
 
Tous droits réservés
©Estelas Éditions
11590 Cuxac d’Aude France
 
estelas.editions@gmail.com
www.JaimeLaLecture.fr
ISBN : 9791097406295
« Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. »
 
 
 
Daniel RAYMOND
 
 
 
 
 
 
QUELQUES JOURS
DE CANICULE
 
 
 
 
 
 
 
Roman
 

 
 
 
Table des matières
LES PERSONNAGES
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Chapitre 33
Chapitre 34
Chapitre 35
Chapitre 36
ÉPILOGUE
REMERCIEMENTS
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LES PERSONNAGES
 
 
 
Xavier Reinhardt  : commandant de police La quarantaine, célibataire, un colosse à la réputation de râleur, boxeur.
 
Maia Alaoui  : Capitaine de police, mère séparée de deux enfants, passionnée d’écologie. Proche amie de Xavier, son supérieur. C’est aussi une mère qui veille sur sa grande famille.
 
Jules et Jim  : Enfants de Maia de 10 et 12 ans qu’elle élève seule.
 
Jean-Philippe Coulson  : Jeune étudiant stagiaire très BCBG il est vite adopté par l’équipe d’enquêteurs qui apprécient ses qualités de synthèse et d’analyse.
 
La commissaire  : Assure l’interface entre ses enquêteurs et une administration toujours plus tatillonne et interventionniste.
 
Jacques Rosière  : Passionné de botanique, il a participé à la vie associative écologique de la région. Il a repris son métier d’origine, l’enseignement au sein d’une antenne de l’Université de Paris Diderot.
 
Sofia  : Jeune élève infirmière grecque. Première victime. N’est pas insensible au charme du commandant Reinhardt qui vient souvent l’interroger à l’hôpital.
 
Marcello  : SDF. Vit dans une camionnette près de la gare. Il sera une autre cible des attaques qui se multiplient en forêt.
 
Allan  : Homme d’affaires pressé et prétentieux, obsédé par l’argent et la réussite. Victime lui aussi.
 
 
 
 
 
 
On les attend longtemps les grosses chaleurs.
Charlélie Couture, Poèmes rocks
 
 
 
 
 
 
 
Chapitre 1
 
 
 
Fontainebleau, vendredi 8 juillet 2022, 12h.
La canicule avait vidé la forêt de ses visiteurs qui préféraient la climatisation des salles de cinéma et des grandes surfaces. Les sangliers, biches et autres animaux sauvages se terraient au cœur du massif en attendant une éventuelle fraîcheur nocturne. Au fond des mares desséchées, les grenouilles oubliant leurs rêves de grandeur bovine se faisaient aussi petites qu’elles le pouvaient. Les arbres souffraient en silence d’un terrible stress hydrique et d’une météo plus adaptée aux séquoias, baobabs et autres palmiers tropicaux. Cinq jours déjà que la canicule faisait cuire la France à feu vif.
Sofia Papadakis, jeune étudiante grecque venue parfaire ses connaissances en français à l’occasion de sa dernière année de formation d’infirmière, appréciait ce climat extrême qui lui rappelait les collines surchauffées du Péloponnèse où elle avait passé son adolescence. Habituée des Sentiers bleus balisés par les Amis de la forêt de Fontainebleau, la jeune femme connaissait parfaitement le relief du massif, ses points de vue les plus secrets, ainsi que les quelques endroits à éviter et les points de rencontre de ceux qui croyaient trouver l’anonymat en forêt. Sofia se sentait chez elle et marchait en chantonnant de vieux airs grecs en cette journée caniculaire de juillet.
Short et débardeur, chaussures de marche légères, mais accrocheuses, sac à dos minimaliste avec trois bricoles qui traînaient dans le fond depuis des semaines, une bouteille d’eau et l’incontournable téléphone portable, la jeune femme avait depuis quelques minutes quitté les sentiers balisés pour rejoindre un de ces majestueux rochers de grès, emblèmes de la forêt de Fontainebleau, miraculeusement épargné par les grimpeurs et leurs tags de magnésie.
Sa souplesse, son habitude à évoluer en pleine nature et son agilité propre à sa petite taille lui permettaient de se déplacer avec aisance dans cette nature sauvage et surchauffée. Enjambant le bois mort, repoussant les branches, Sophia avançait sûre d’elle, sa peau naturellement mate, chauffée par le soleil qui assommait le massif et la France.
Elle balaya d’un revers de la main la légère griffure qui venait de titiller son épaule étuvée par le soleil et la marche. Son deuxième geste pour repousser une sensation identique sur sa jambe ne modifia pas son allure ni son sentiment de liberté dans ces sous-bois où le soleil et les ombres jouaient à cache-cache. Quand elle réalisa enfin ce que ces contacts répétés avaient d’insolite, il était déjà trop tard. Dans ses cheveux, sur son sac, des chenilles s’accumulaient, tombant des arbres. « On dirait des flocons de neige » se dit Sophia surprise elle-même par cette image qui lui venait alors que les morsures urticantes des milliers de poils des chenilles sur sa peau ressemblaient plus au feu de l’enfer qu’au froid d’une neige improbable au cœur de cette canicule.
Sa peau soudainement rouge et boursouflée n’était que l’un des premiers signes du supplice infligé par les chenilles. À l’instar de son épiderme, ses muqueuses réagissaient avec la même violence au venin. Sur sa peau, mais aussi dans ses yeux, son nez, sa bouche, l’effet était dévastateur.
L’air brûlant avait de plus en plus de mal à se frayer un chemin vers les poumons de Sofia. Sa gorge enflammée par le choc anaphylactique l’entraînait vers l’une de ces asphyxies qu’elle avait déjà constatées, impuissante, au cours de ses études. À quatre pattes dans le sous-bois, la jeune femme trouva la force de sortir son téléphone portable pour appeler les secours. L’air sifflant de façon de plus en plus stridente dans ses poumons ne lui permit pas de formuler son appel au secours. Là-bas, dans la caserne de pompiers de Fontainebleau, le régulateur qui avait pris l’appel n’entendait que ce sifflement aussi sinistre qu’incongru en cette torride journée de juillet.
 
 
 
 
 
Chapitre 2
 
 
 
La sirène des pompiers y allait plein pot secouant la torpeur moite de l’été caniculaire dans cette paisible ville de Fontainebleau. Loin de ces considérations météorologiques, le conducteur y mettait du cœur en poussant les rapports du moteur diesel de son camion peu habitué à jouer les Formules 1. Le mauvais état de la route ne faisait qu’accentuer les bruits métalliques de l’engin. Un passage express en centre-ville laissait derrière lui une odeur d’huile chaude et de caoutchouc brûlé. Rue Grande, entre la place de l’Étape aux Vins et celle du Château, piétons, cyclistes et conducteurs de tout poil s’étaient figés pour laisser passer la tornade qui filait droit vers le carrefour de l’Obélisque à la sortie de la ville, vers une scène d’accident, sans doute en forêt. Chacun l’imaginait déjà, suivant ses craintes ou ses expériences malheureuses. Quand un deuxième camion, puis un véhicule du SMUR poussèrent la même complainte, traversant la ville dans les éclairs bleutés des gyrophares stroboscopiques, l’inquiétude teinta un peu plus le visage des passants.
Quelques instants après, si les images qui avaient pris forme dans les cerveaux des passants curieux s’estompèrent avec les bruits des sirènes, l’histoire n’était plus la même à chaque étage du commissariat de police qui dominait la place de la République. Chaque bureau de ce vénérable immeuble, cible de tant de querelles locales, avait reçu les décibels de ce concert funèbre au travers des fenêtres grandes ouvertes en cette chaude journée.
Dans son bureau surchauffé du deuxième étage, le commandant Xavier Reinhardt, avachi dans un fauteuil aussi usé que le bâtiment qui abritait le commissariat, n’avait rien perdu de la tornade sonore et lumineuse qui était passée sous ses fenêtres. C’est sans surprise qu’il vit clignoter la ligne d’urgence du téléphone posé sur son bureau. Il en fallait plus pour troubler la sérénité de ce quadra dont le quintal et les deux mètres bien servis imposaient chaque fois calme et respect autour de lui. Sa pratique assidue de la boxe et sa passion pour le rock anglo-saxon, qui lui avait valu son surnom de « Mad Dog » 1 en hommage à Joe Cocker, y faisaient sans doute aussi beaucoup.
D’un coup de talon, rendu précis par la force de l’habitude, le commandant prit l’appel tout en branchant le haut-parleur.
— Allo !
Pas de fioriture, pas d’émotion, la simple attente des mauvaises nouvelles qu’il redoutait autant qu’il en avait la certitude.
— Ça a recommencé, mais cette fois c’est vraiment grave. Une femme est en train de mourir, lâcha la voix éteinte de son interlocuteur, le chef de la section de secours des pompiers.
À l’étage, toutes les conversations s’étaient interrompues. Seule la chaleur sèche de ce début de journée caniculaire emplissait encore les différentes pièces de l’ancien immeuble bourgeois devenues bureaux d’enquêtes et d’auditions.
— Où est-ce cette fois ? demanda Xavier Reinhardt en masquant toujours son émotion alors que son inquiétude ajoutait quelques gouttes de sueur à ses tempes déjà en surchauffe.
— Parcelle 52, à deux pas du Petit Mont Chauvet, là où les nouvelles co

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