Les écrivains et l'argent , livre ebook

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2012

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Quelles relations les écrivains ont-ils avec l'argent ? Pourquoi Jack Kerouac faisait-il l'éloge de la pauvreté ? De quels privilèges jouissaient les auteurs soviétiques à la botte du pouvoir communiste ? Quelles étaient les coulisses du fabuleux système Sulitzer ? Avec des chapitres sur Goldoni, Jane Austen, Flaubert, Maturin, Wilde, Léautaud, London, Breton, Genet…, ce collectif montre comment les conditions matérielles infléchissent la création littéraire, de la Renaissance au début du XXIe siècle. Un ouvrage fondateur et stimulant.
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Publié par

Date de parution

01 décembre 2012

Nombre de lectures

25

EAN13

9782296511149

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

5 Mo

Couverture
4e de couverture
Daniel Cohen éditeur
www.editionsorizons.fr

Universités
Collection dirigée par Peter Schnyder
www.orizons-universites.com

Conseillers scientifiques : Jacqueline Bel – Université du Littoral – Côte d’Opale – Boulogne-sur-Mer • Peter André Bloch – Université de Haute-Alsace – Mulhouse • Jean Bollack – Paris • Jad Hatem – Université Saint-Joseph
– Beyrouth • Éric Marty – Université de Paris 7 • Jean-Pierre Thomas – Université York – Toronto – Ontario • Erika Tunner – Université de Paris 12.

La collection « Universités » poursuit les buts suivants : favoriser la recherche universitaire et académique de qualité ; valoriser cette recherche par la publication régulière d’ouvrages ; permettre à des spécialistes, qu’ils soient chercheurs reconnus ou jeunes docteurs, de développer leurs points de vue ; mettre à portée de la main du public intéressé de grandes synthèses sur des thématiques littéraires générales.
Elle cherche à accroître l’échange des idées dans le domaine de la critique littéraire ; promouvoir la connaissance des écrivains anciens et modernes ; familiariser le public avec des auteurs peu connus ou pas encore connus.
La finalité de sa démarche est de contribuer à dynamiser la réflexion sur les littératures européennes et ainsi témoigner de la vitalité du domaine littéraire et de la transmission des savoirs.
Copyright

EAN Epub : 978-2-296-98941-2
© Orizons, Paris, 2013
Cet ouvrage a bénéficié du soutien de l’Institut de recherche en langues et littératures européennes (EA 4363) et de l’Université de Haute-Alsace.
Titre
Sous la direction de
Olivier Larizza






Les écrivains et l’argent









2013
Universités
• Sous la direction de PETER SCHNYDER :
L’Homme-livre. Des hommes et des livres – de l’Antiquité au XX e siècle, 2007.
Temps et Roman. Évolutions de la temporalité dans le roman européen du XX e siècle, 2007.
Métamorphoses du mythe. Réécritures anciennes et modernes des mythes antiques, 2008.
• Sous la direction d’ ANNE BANDRY-SCUBBI :
Éducation – Culture – Littérature, 2008.
• Sous la direction de TANIA COLLANI ET DE PETER SCHNYDER :
Seuils et Rites, Littérature et Culture, 2009.
Critique littéraire et littérature européenne , 2010.
• Sous la direction de LUC FRAISSE, DE GILBERT SCHRENCK ET DE MICHEL STANESCO† :
Tradition et modernité en Littérature, 2009.
• Sous la direction de GEORGES FREDERIC MANCHE :
Désirs énigmatiques, Attirances combattues, Répulsions douloureuses, Dédains fabriqués, 2009.
• Sous la direction D’É RIC LYSØE : Signes de feu, 2009.
• Sous la direction de REGINE BATTISTON et PHILIPPE WEIGEL :
Autour de Serge Doubrovsky , 2010.
• Sous la direction d’ENRICO MONTI et PETER SCHNYDER :
Autour de la retraduction , 2011.

• ANNE PROUTEAU, Albert Camus ou le présent impérissable, 2008.
• ROBERTO POMA , Magie et guérison, 2009.
• FREDERIQUE TOUDOIRE-SURLAPIERRE – NICOLAS SURLAPIERRE , Edvard Munch – Francis Bacon, images du corps, 2009.
• MICHEL AROUIMI , Arthur Rimbaud à la lumière de C.F. Ramuz et d’Henri Bosco, 2009.
• FRANÇOIS LABBE , Berlin, le paris de l’Allemagne ? Une querelle du français à l’aveille de la Révolution (1780-1792), 2009.
• GIANFRANCO STROPPINI DE FOCARA , L’amour chez Virgile : Les Bucoliques, 2009.
• REGINE BATTISTON , Lectures de l’identité narrative, 2009.
• RADU CIOBOTEA , Le mot vécu, 2010.
• NAYLA TAMRAZ , Proust Portrait Peinture, 2010.
• PHILIPPE WELLNITZ , Botho Strauβ en dialogue avec le théâtre, 2010.
• FRANÇOIS LABBE , Berlin, le Paris de l’Allemagne ?, 2011.
• HADJ DAHMANE , Le Théâtre algérien, 2011.
• CELINE GAILLARD , Rudolf Steiner artiste et enseignant, l’art de la transmission, 2012.
• JUSTINE LEGRAND , André Gide : de la perversion au genre sexuel, 2012.
• MARC LOGOZ , Charles-Albert Cingria, entre origine et création, 2012.

Série « Sciences du langage »
dirigée par Greta Komur-Thilloy

Presse écrite et discours rapporté. Théorie et pratique , 2010.
• Sous la direction de PASCALE TREVISIOL-OKAMURA et GRETA KOMURTHILLOY :
Discours, acquisition et didactique des langues , 2011.

Série « Culture des médias » dirigée par Anne Réach-Ngô

• Sous la direction de GILLES POLIZZI et ANNE REACH-NGO :
Le Livre « produit culturel » ? , 2012.

Série « Des textes et des lieux »
dirigée par Aurélie Choné et Philippe Hamman
• Sous la direction d’A URELIE CHONE :
Villes invisibles et écritures de la modernité , 2012.

Série « Comparaisons »
dirigée par Florence Fix et Frédérique Toudoire-Surlapierre

• Sous la direction de FLORENCE FIX :
Le Théâtre historique et ses objets : le magasin des accessoires , 2012.
• Sous la direction de FLORENCE FIX, PASCAL LECROART ET FREDERIQUE TOUDOIRE-SURLAPIERRE :
Musique de scène, Musique en scène , 2012.

Série « Histoire »
dirigée par Laurent Berec

• LAURENT BEREC, Claude de Sainliens, un huguenot bourbonnais au temps de Shakespeare , 2012.

D’autres titres sont en préparation.
Introduction D’amour et d’eau fraîche ?
OLIVIER LARIZZA

« L’argent et comme un sixième sens – sans lui, on ne peut se servir des cinq autres ». Ainsi s’exprimait le romancier britannique Somerset Maugham. Sans argent, y aurait-il de la littérature ?
Cette question en forme de provocation recouvre des enjeux essentiels et il est plutôt surprenant de constater que les spécialistes l’ont largement négligée à ce jour. Si le sujet des écrivains et de l’argent pique la curiosité du public et fait périodiquement les choux gras de la presse, l’Université française ne s’est guère penchée sur lui jusqu’à présent, le tenant peut-être en dédain, au risque de produire une explication désincarnée de l’activité littéraire, et donc de l’œuvre. Mais le temps est révolu où l’exégète, imbu de sa supériorité intellectuelle, assénait son discours sur les œuvres sans même évoquer leur auteur, qu’il avait du reste assassiné de sang-froid dans les années soixante et soixante-dix du siècle dernier 1 . Si un tel parti-pris persiste encore chez d’irréductibles disciples – ou devrait-on dire « bigots » ? –, on a finalement intégré que les mystères de la création littéraire s’éclairent un peu mieux si l’on sonde les motivations, les intentions et surtout les circonstances qui en sont à l’origine.
Sainte-Beuve n’avait donc pas tout à fait tort quand il s’intéressait à la fortune des écrivains. Mais sa méthode biographique fit long feu. Ignorant la distinction entre le moi civil et le moi créateur – que Proust associerait au « moi social » et au « moi profond » –, elle ne permettait pas de disséquer la façon dont le rapport qu’a un auteur avec l’argent peut présider à des choix esthétiques. On l’abandonna. Et l’on vint à sous-estimer l’impact, sur sa création, des conditions matérielles dont jouit un auteur. On chercherait aujourd’hui en vain un ouvrage de facture académique qui creuse cette problématique 2 , alors que les études sur l’argent dans la littérature ne manquent pas. Il y avait donc une béance à combler. Même la sociologie de Bourdieu éludait la question des moyens de subsistance des auteurs, considérant les écrivains à double métier comme des acteurs secondaires du « champ littéraire » alors qu’ils en constituent la norme : la très vaste majorité des auteurs exerce en effet une autre activité professionnelle pour des raisons alimentaires. C’est précisément cette lacune que réparait Bernard Lahire 3 en examinant « la double vie » de plus de cinq cents écrivains, avec comme figure de proue Kafka, employé dans une société d’assurances à Prague et qui se plaignait d’être entravé dans sa création, empêché d’écrire à cause des tâches bureaucratiques qui l’accaparaient – et qui paradoxalement alimenteront la force germinale de son œuvre, en particulier La Métamorphose (1913).
La situation de l’écrivain empêtré dans un univers qui l’aliène de son inspiration poétique tout en la nourrissant à son insu, dans les coulisses de son inconscient, n’est toutefois qu’une possible parmi d’autres : les relations qu’entretiennent les écrivains avec l’argent varient selon les tempéraments, les époques, les lieux, les cultures ; elles influencent diversement le

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