Le tortueux destin de Guelel , livre ebook

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Le tortueux destin de Guelel est un roman biographique qui retrace la vie d’un jeune garçon né dans un milieu rural traditionnel, puis formé à l’école moderne suite à l’exil de ses parents. La vie de Guelel est ponctuée de nombreuses péripéties riches d’enseignements qui peuvent servir de viatique à la nouvelle génération de jeunes désemparés et désorientés face à un avenir incertain. Dans ce roman, l’auteur aborde, sans tabous, des thèmes aussi variés que l’éducation traditionnelle, l’école, le mariage, le conservatisme, le vivre-ensemble, la problématique de la cohabitation des communautés, la dégradation des mœurs et des valeurs, la révolte des jeunes, le matérialisme et le culte de l’argent, le gaspillage, le destin, l’émigration… Par cet ouvrage, l’auteur tient également à apporter sa modeste contribution à la littérature africaine qui a besoin d’un souffle nouveau pour mieux résister à la menace des réseaux sociaux. Car ces derniers, par leur forte influence et par leur puissante attraction, ont fini de détrôner la lecture de son statut de principal hobby des jeunes.
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Publié par

Date de parution

01 janvier 2023

Nombre de lectures

41

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

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Tous droits réservés pour tous pays © CopyrightLes éditions Artige de Chidid Guédiawaye, Gadaye Cité Municipale Dakar Sénégal Conception:Alioune Badara Chidid Le tortueux destin de guelel… 2022Indicatif de l’éditeur:978-2-490673-08-7 Editeur:Les éditions Artige ISBN:978-2-490673-94-0 Tél:(+221) 77 900 23 91 Boite Postale: GW 15000 E-mail:editionartige@gmail.com
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Abdoulaye Ndongo
Les éditions Artige 5
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Aux mémoires de mon père et de ma mère que le destin jaloux avait arrachés de mon affection au moment où j’en avais le plus besoin ;
A la mémoire de Jim Diouf, mon autre papa, dont les conseils éclairés et les encouragements m’ont servi de viatique sur le tortueux chemin de la vie ;
A la mémoire de Mariame Diagne, dite Tacko, mon compagnon d’études en qui j’avais toujours trouvé une source lumineusede motivation et d’émulation qui m’avaient donné la tension necessaire pour faire partie des meilleurs de ma génération.
A Monsieur Maodo Thiam, mon professeur des Lettres au collège, qui m’avait fait decouvrir le charme de la langue de Molière et qui avait semé en moi le grain du savoir dont le présent ouvrage constitue le fruit de la germination.
A Monsieur El hadji Oumar Thiam pour avoir réveillé ma muse ;
A Madame Fatou Dramé, ma sœur,pour son altruisme et sa mansuétude infaillibles;
Aux Messieurs Mamadou Abou Ndiaye et son jeune frère, Aziz, mes hôtes de Sanar, pour leur hospitalité et leur bienveillance désintéressée ;
A tous les hommes des lettres et aux férus de la lecture.
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CHAPITRE I
 Le jour venait à peine de se lever surToumbingo. Tout se passait comme à l’accoutumée. Personne nes’imaginait que ce jour-là allait être le dernier dans la vie de ce village centenaire. Dès le début de la matinée, chacun vaquait à son occupation habituelle. Les bergers étaient déjà partis depuis l’aubedans l’espoir d’arriver à la zone de pâturage avant la forte chaleur qui régnait par cette période de saison sèche. Les femmes s’adonnaient aux diverses corvées domestiques, chacune selon sa priorité. On les voyait qui, le balai à la main, qui, se croisant sur le chemin du puits, la bassine d’eau sur la tête ou accrochée sur la hanche, qui, s’affairant autour d’un feupour préparer le petit-déjeuner. Quelques instants plus tard, les vieux hommes qui s’étaient donné le rencard la veille, se retrouvèrent à la mosquée quand le soleil avait fini de darder ses rayons sur les toits des cases. Rien ne présageait l’imminence d’un événement qui allait changer le cours de la vie de Guelel. Ce qui est la preuve que l’Homme, le fils d’Adam, a peu de prise surson destin. Beaucoup de choses lui arrivent souventau moment où il s’y attend le moins. Ce jour là, devenu mémorable par la force des choses, était consacré à la prière et aux offrandes pour conjurer le mauvais sort et prémunir le village contre les attaques des voisins maures enivrés par l’odeur du sangsur cette belle versé terre d’islampar des gouvernants ignares et irresponsables. Tout le monde était rassuré parce que de telles prières avaient toujours fait leur preuve par le passé. Des moutons avaient été immolés pour la 9
préparation du repas à base de grains de céréale cassés, levés auprès des maisons pour la circonstance. Les femmes du village avaient la charge de préparer le repas à la mosquée de fortune. Guelel était un enfant âgé entre douze et treize ans. Comme àl’accoutumée, il s’empressa de se joindreaux autres enfants du village en pareille circonstance pour se préparer à la dégustation du repas qui allait être servi vers la mi-journée. Il était en bons termes avec tous les garçons du village, plus particulièrement avec Ngoundialdi qui était son meilleur ami. Ils partageaient tout et ils ne se disputaient jamais malgré la forte adversité inhérente à la vie de jeunes enfants. Ngoundialdi était un garçon mince et élancé. Il donnaitl’image d’un long roseau qui ployait sous le poidsd’une grosse tête. Il avait de gros yeux et de longues oreilles. Il était un garçon aimable et taquin. Cette qualité humaine expliquait le fait qu’il fût toujours l’hôte de tous les garçons de son âge. Certains s’empressaient tellement d’aller chez luiqu’ils s’y barbouillaient après leur réveil matinal. Ngoundialdi était orphelin partiel. Son pères’était expatriéen Coté d’Ivoire au début des années quatre vingt où il avait perdu la vie pendant que son unique fils était encore très jeune. Le garçon avait été ainsi recueilli par sa grand-mère lorsque sa mère devait se remarier. C’était la coutume chez cette communauté. L’enfant ne pouvait pas suivre sa mère chez un homme différent de son père. Atamar, une femme très charismatique, aimait beaucoup son petit fils. Elle le cajolait de jour comme de nuit si bien que mêmes les mouches n’osaient se poser sur lui.On disait même qu’elle l’avait gâté car Ngoundialdi était un garçon très turbulent. Il faisait beaucoup de frasques dans le village. Il ne se passait pas un jour sans que des voisins ne vinssent se 10
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