La psychose , livre ebook

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À l'occasion d'une cérémonie familiale un jeune homme croit être contaminé par une maladie qu'on ne connaît pas bien mais qui fait des ravages dans le pays. Pendant 3 semaines, il passe par tous les états de l'anxiété. A qui avouer À sa peur et comment le faire sans courir le risque d'être rejeté par la famille ou de perdre sa petite amie et ses copains ? Le roman dépasse largement le contexte local pour atteindre à l'universel et nous faire réfléchir sur notre fragilité face à la mort, face à la vie. Un roman à lire dès la Terminale pour illustrer le cours de Philosophie.
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L'avis de l'équipe

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Date de parution

01 janvier 2022

Nombre de lectures

143

EAN13

9782350451268

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Kourouia Touré
La psychose
Dans le cadre des valeurs de la compagnie UNICON, l’hôtel Palm Camayenne développe un partenariat avec des associations ou des entreprises guinéennes dans une perspective de développement durable. Nous nous associons aux éditions Ganndal pour soutenir leur effort en direction de la jeunesse. La jeunesse représente plus de 50 % de la population, c’est le capital du pays. Mais une jeunesse responsable, sur laquelle la société pourra appuyer son développement, doit être instruite. La lecture est l’une des clefs du savoir. C’est pourquoi il a semblé tout naturel à la Compagnie UNICON de soutenir la collectionGos&Garsdestinée aux lycéens.
Victoriano Cuervo Directeur du Palm Camayenne
© Éditions Ganndal ISBN : 978-2-35045-125-1 (Papier) ISBN : 978-2-35045-126-8 (Pdf) ISBN : 978-2-35045-127-5 (e-Pub) B.P : 542, Conakry-Guinée Tél. : (224) 622 54 48 26 / 622 39 65 88 Courriel : ganndal.editions@gmail.com Blog : http : //editionsganndal.blogspot.com
Tous droits réservés.
Dépôt légal, Janvier 2022
Dédicace À vous… Vous sans lequel ce livre n’aurait jamais vu le jour. Vous grâce à qui j’aurai embrassé cette noble passion qu’est l’écriture. Vous qui avez pu voir en moi cette chose que moi-même ne voyais pas. Vous, CAMARA Abdoul Karim… A vous, est dédié ce roman, fruit de plusieurs mois de dur labeur. Vous avez toujours cru en moi, et n’avez jamais manqué d’estime pour moi. Autant vous serez Ier de moi, le double vous le devez envers vous-même.
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Remerciements Écrire n’est pas chose facile. Si j’ai pu venir à bout de cette œuvre, c’est parce que des gens formidables m’ont aidé et accompagné moralement, matériellement et nancièrement durant tout le travail. Je ne manquerai de les remercier. En première ligne ma famille, notamment M. TOURE Mohamed Lamine (grand-frère) et KOUYATE Djékoria (grande-sœur), qui n’ont ménagé aucun effort pour que ce livre voit le jour. Mes sincères remerciements vont aussi à M. Sylla Abdoulaye Koutino pour tout le soutien qu’il aura apporté. Mon « équipe » de LOUBHA CYBER (Manéah) m’aura aussi été précieuse. Merci à vous, Ibrahima Sory Barry (ISB) et Sékou Hamed Camara (Cheik-en-or) pour toute l’aide que vous m’avez apportée. Grand merci à M. Ousmane Beaux-Yeux Bangoura. Merci à tous ceux qui m’ont encouragé et soutenu.
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Le réveil Le cocorico des coqs et le coucou des pigeons mêlés aux voix des lève-tôt annonçaient déjà le jour. C’était au mois de Février. L’harmattan frappait encore fort. Enlé dans le drap, j’étais à moitié réveillé, m’étirant dans le lit comme un gymnaste. Comme toujours, une voix grave et énervée retentit : « i mou ibaré gbéli ra kélima. » La phrase ne m’était pas adressée. C’est Aminata qui réveillait la petite Yorè, son homonyme, au salon. C’était une habitude, chaque matin c’était la même formule, avec ce même ton, pour réveiller Aminata Yorè, qui réveillait pratiquement toute la maison. J’entends le fracas du crochet, ensuite c’est la porte qui s’ouvre. Des bruits de pieds qui descendent les escaliers et s’éloignent en direction des toilettes. C’est sûrement Aminata Yorè qui part vider et nettoyer le pot, c’est par cette petite tâche que commencent ses besognes matinales quotidiennes. Après un instant, j’entends à nouveau des pas qui se rapprochent. On frappe à ma porte, ma chambre s’ouvre sur l’extérieur.
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« Papa Alaye les bols. » C’est Aminata Yorè, ça doit être l’heure de faire la vaisselle. Je me lève péniblement contre la volonté de mon corps, j’ouvre la porte, lui remets les bols, laisse la fenêtre ouverte à moitié, et retourne dans mon «confort».
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N’youla Je m’étais déjà rendormi quand, à nouveau, on frappa brutalement à ma porte de façon continue comme sur un tam-tam. Je sursaute, à moitié inconscient. Mais qui-est-ce qui travaille ainsi ? C’est sans doute N’youla, me dis-je. Quand c’est de cette façon c’est N’youla la voisine, femme de My God, mon cousin, qui est encore venue me taquiner. « Ouvre-moi cette porte, ouvre-la moi, hurle-t-elle, ne vois-tu pas le jour ? Un homme que le lever du soleil trouve anqué dans le lit, c’est le début de la fainéantise. » Ce n’était pas que de la taquinerie. Si son téléphone a eu un petit problème pendant la nuit, le lendemain elle n’a pas la patience d’attendre que je me lève de mon plein gré, c’est elle qui vient le faire par «la force». « Qui-est-ce qui vient me réclamer son dû ce matin bonheur ? plaisantais-je à mon tour en lui ouvrant la porte. » Elle s’y inltra aussitôt et cria : « Tu as dormi avec quelle lle, ici ? – Quelle autre personne vois-tu à part moi ? répondis-je.
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Se courbant pour inspecter sous le lit, elle grogna : « Où l’as-tu cachée ? – Dans le plafond, rétorquai-je. – Tu faisais quoi la nuit, qui te contraint à faire une grasse matinée ? – Laisse tomber, lui lançai-je en baillant. – Ah bon ? Ça, c’est ton affaire. – Raison pour laquelle je te dis de laisser tomber. – Tiens voilà mon téléphone, il a un grand problème, la radio ne joue pas (c’était maintenant une voix calme et sérieuse). Depuis hier soir je tente de capter Bambou FM en vain. D’ailleurs aucune autre fréquence ne joue. » Elle me tendit son téléphone d’une marque que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam, probablement l’un de ces nombreux téléphones louches «Made in China» qui inondent le marché africain. Le téléphone n’avait pas grand problème comme elle s’en inquiétait. Du moins pas la radio. Le volume était juste au plus bas. Le plus souvent quand elle dit grand problème, tu n’en trouveras pas le moindre. Il y a «grand problème» même si c’est un message qui est reçu. Je s monter le volume de trois barres, son visage se détendit et ses lèvres cédèrent au soulagement. Elle ricana : « Merci beaucoup
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mon chéri. Toi tu pourras fabriquer seul même 1 un satiliti . » Recherchant manuellement les canaux pour la rassurer, je lui grogne : « Tes parents auraient dû te mettre à l’école. Ils ne l’ont pas fait et aujourd’hui c’est moi qui paye les frais. Je commence à en avoir marre de tes dérangements. » Elle ricana à nouveau : « Il ne faudrait pas que tu me mêles à tes sottises, retrouve-moi seulement Bambou FM, je vais partir d’ici. – J’essaye. – Alors vite ». Je dépasse une fréquence sur laquelle je venais d’entendre le nom «Guinée». Ça devait être une radio étrangère. Je sentais cela par l’accent. Sûrement RFI. J’y retourne vite pour connaître l’actualité politique majeure dans la capitale ce matin. Il y avait de l’interférence, je saisissais à peine les mots. On parlait d’une maladie étrange d’origine inconnue à Guéckédou, ville située au sud de la Guinée, qui déjà, faisait des victimes. « C’est Bambou ça ? t-elle. – Est-ce de cette manière dont parle Soumah Lettres ? rétorquai-je. » Je poursuis la recherche de canaux. La nouvelle ne me disait rien. Et de quoi s’inquiéter ? Moi
1 Déformation soussou de satellite
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qui suis à Manéah, à des centaines de kilomètres de Guéckédou. Je capte soudain Bambou FM : « Tiens, c’est Bambou. 2 – Walaa ! S’écria-t-elle. Elle reprit le téléphone et ajouta : « Maintenant je libère ta chambre. – Si tu veux, déménages-y, dis-je, je ne déteste pas la compagnie, surtout celle des femmes. – Eeehh ! s’écrie-t-elle, tu n’es qu’un voyou. Elle avait déjà descendu les escaliers. – Normalement tu devrais au moins me donner le prix du petit-déjeuner, lui lançai-je, arrêté dans l’encadrement de la porte. J’ai xé comme ça un si «grand problème» pour toi. Peu de personnes le peuvent. D’ailleurs ça ne te coûterait pas moins de Cent-mille Francs guinéen. – Ah bon ? s’écrie-t-elle ; si j’imaginais cela. J’ai vraiment la chance de t’avoir à mes côtés ici, tiens voilà Dix-mille Francs.
Elle tira son calepin fourré au niveau de la taille, sortit deux billets de cinq-mille et me les tendit. Je bondis tout heureux sans même toucher les marches de l’escalier. Je les lui arrachai et retournai dans la chambre, très content. Dix-mille ? Ça me fera le prix du déjeuner pendant au moins cinq jours. Payé à dix-mille Francs pour avoir juste augmenté le volume de la
2 Voilà ! en soussou
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