L'Affaire Lomi-Lomi , livre ebook

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Alain Gauthier et les Howard, un couple d’associés américains, n’avaient pas lésiné sur les moyens pour promouvoir le Salon Lomi-Lomi, massage de l’harmonie venu tout droit de l’île enchantée d’Hawaii avec ses trois masseurs hawaïens, formés à ce soin ancestral, ses huiles aux senteurs paradisiaques, sa musique d’ambiance et son décor exotique. Lomi-Lomi, c’est le toucher dans l’esprit d’aloha. Un rituel de renouveau bercé par les vagues d’un océan infini et tonifiant comme la lave d’un volcan. De l’authentique quoi ! Et tout cela à Joué, à deux pas de chez nous ! Des affichettes alléchantes avaient été distribuées dans les commerces et sur les marchés de Joué-lès-Tours et des communes limitrophes. La devise d’Hawaii y figurait en première page : Ua mau ke ea a ka aina i ka pono avec sa traduction : La vie du pays se perpétue dans la vertu.

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Date de parution

26 juillet 2019

Nombre de lectures

2

EAN13

9782414367689

Langue

Français

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
194 avenue du Président Wilson – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-36769-6

© Edilivre, 2019
Dédicace

À Laurence Petiteau, amie fidèle et complice de toujours.
Chapitre 1 Un massage venu de loin
Alain Gauthier et les Howard, un couple d’associés américains, n’avaient pas lésiné sur les moyens pour promouvoir le salon Lomi-Lomi, massage de l’harmonie venu tout droit de l’île enchantée d’Hawaii avec ses trois masseurs hawaïens, formés à ce soin ancestral, ses huiles aux senteurs paradisiaques, sa musique d’ambiance et son décor exotique. Lomi-Lomi c’est le toucher dans l’esprit d’ aloha . Un rituel de renouveau bercé par les vagues d’un océan infini et tonifiant comme la lave d’un volcan. De l’authentique quoi ! Et tout cela à Joué, à deux pas de chez nous ! Des affichettes alléchantes avaient été distribuées dans les commerces et sur les marchés de Joué-lès-Tours et des communes limitrophes. La devise d’Hawaii y figurait en première page : Ua mau ke ea a ka aina i ka pono avec sa traduction : La vie du pays se perpétue dans la vertu. La Nouvelle République du Centre avait même écrit un petit article à l’occasion de l’ouverture du salon avec une photo des trois masseurs, un splendide jeune homme flanqué de deux très belles femmes, de toute évidence des jumelles. Une série d’annonces avec des offres promotionnelles était censée maintenir l’intérêt du public. Le salon ouvrit le 3 octobre 2017, et le succès fut immédiat.
Après « L’Affaire Purpura »« dont Claudine Guérin, son mari et Marthe Duvernier avaient été des éléments clé, puis quelques menus travaux au noir, Claudine était à la recherche d’un nouvel emploi fixe et déclaré. Elle en avait assez des employeurs qui ne respectaient rien, de leurs fréquents changements d’horaire, souvent au dernier moment, des tâches non prévues venant s’ajouter aux heures convenues, des vacances forcées et non rémunérées. Comme aucun contrat n’avait été établi et signé, ces employeurs pensaient pouvoir disposer d’elle comme bon leur semblaient. On engage, on paye, on jette comme un kleenex. Elle sauta donc sur l’occasion de répondre à l’annonce du salon Lomi-Lomi : agent d’entretien quelques heures par jour du lundi au samedi hors périodes de fermeture du salon. À un quart d’heure à pied de chez elle, c’était l’emploi rêvé.
– Allo, Marthe ? C’est Claudine. Est-ce que vous avez un moment ?
– Bonjour Claudine, comment allez-vous ? C’est à propos de nos enfants ?
– Non, pas cette fois. Votre fils et ma fille semblent avoir trouvé leurs marques. Comme Denise travaille par Internet à domicile, on pourrait croire qu’elle aurait en plus tout le travail de la maison, mais pas du tout.
– Cela ne m’étonne pas de Guillaume. C’est un garçon très attentionné.
– Vous avez tout à fait raison, Marthe, c’est une perle de gendre, enfin c’est tout comme. J’espère bien qu’ils se marieront un jour. Georges et moi, nous en parlions justement hier soir. S’ils font des enfants, il faudra passer devant le maire.
– Il ne faut rien brusquer, vous savez. Mais vous vouliez me voir, Claudine ?
– Oui, figurez-vous que j’ai postulé pour un emploi d’agent d’entretien dans le salon Lomi-Lomi qui vient de s’ouvrir derrière le cimetière.
– Il y avait, en effet, une annonce dans le journal.
– J’ai été sélectionnée parmi les candidats et je reviens d’un premier entretien.
– Bravo ! Il faut que vous me racontiez ça. Chez moi à cinq heures cet après-midi, ça vous va ?
– Très bien. Est-ce que Denise peut venir aussi ? Elle a un client à voir à Tours. Elle a des choses à nous dire.
– Je vous attends toutes deux. À cet après-midi, Claudine.
« L’Affaire Purpura » comme tant la police que la presse l’avaient appelée avait crée des liens amicaux et familiaux entre les familles Guérin et Duvernier, celle de Marthe.
– Quel plaisir de vous revoir, toutes deux !
– Le plaisir est pour nous, Marthe. Vous allez bien ?
– Très bien, merci, Denise. Et pour vous deux aussi, j’espère.
– Merci, Marthe. Guillaume et moi sommes fort occupés. Il a souvent des gardes de nuit et moi, je pars de temps en temps visiter des entreprises, comme ce matin, par exemple. J’en reviens, d’ailleurs, avec un beau contrat.
– Toutes mes félicitations, Denise.
Le moment était venu de parler de l’entretien de Claudine au salon de massage. Elle avait été aimablement reçue par la gérante, une certaine Onaona Gauthier, la bonne quarantaine, originaire d’Hawaii et mariée à l’un des propriétaires de salon. Madame Gauthier avait commencé par lui demander des précisions sur ses expériences et ses références. Claudine avait dû lui dire qu’elle avait travaillé plus de dix ans chez les Genêt, mais que monsieur était mort et que madame avait fait de la prison. Oui, la gérante se rappelait parfaitement l’affaire et la complimenta pour le travail de détective amateur qu’elle avait assuré. Quant aux jobs au noir, Claudine n’avait fait que les survoler. La gérante lui avait ensuite fait visiter l’établissement et les parties à nettoyer en priorité et celles qu’il faudrait assurer le cas échéant, en plus de la buanderie. Vous recevrez bientôt de mes nouvelles.
– Alors, ton impression, maman ?
– Bonne, mais je n’ai vu ni employés, ni clients.
Denise qui avait fait des recherches, fit part de ses découvertes. Elle commença par expliquer le nom du massage qui signifie « frotter, presser, pétrir, caresser ». Ce massage se pratique dans l’esprit d’ Aloha .
– C’est quoi ça ? s’exclama Claudine.
– Une forme de respect, d’attention et d’amour qui relie le cœur et l’âme à la source de toute vie. En séance traditionnelle, cela commence et finit toujours par une prière qui permet au masseur de s’aligner avec la source universelle. La prière terminée, le masseur s’allonge sur le sol pour rendre les énergies négatives à la terre et recevoir du Ciel une énergie nouvelle.
– Mon Dieu ! Vous allez voir que nous avons à faire à une secte. Marthe était dans tous ses états.
– Calmez-vous, Marthe, et revenons sur terre. Ce que je vous dis là n’est pas nécessairement ce qui se passe dans ce salon.
– Vous avez certainement raison, Denise. Pardon. Mais pour moi, c’est à l’Église catholique de s’occuper des âmes et c’est par elle que nous prions, dit-elle en se signant énergiquement. Se coucher sur le sol pour rendre des énergies à la terre et puis quoi encore !
Denise poursuivit en parlant des techniques utilisées : un massage aux huiles chaudes très odorantes sur toutes les parties du corps, des mouvements amples et rapides qui font penser à un danseur, le tout accompagné de musique hawaïenne. Le masseur imprègne ses mouvements des éléments de la nature : la terre, l’eau, l’air et le feu. Comme Claudine voulait en connaître les effets, Denise poursuivit en détaillant un grand nombre de bienfaits tant physiques que psychiques. Ce massage était particulièrement recommandé pour accompagner des personnes qui vivent un changement important dans leur vie. L’énergie vitale devait augmenter, la circulation sanguine s’améliorer, les toxines accumulées dans l’organisme s’éliminer et les raideurs musculaires disparaître. Ce dernier point intéressait tout particulièrement Denise qui passait la plus grande partie de sa journée scotchée à l’écran de son ordinateur, les muscles crispés. Le soir, sa nuque la faisait souvent souffrir. Heureusement que Guillaume était là. Guillaume et ses mains d’or !
– Moi, ça ne me tente vraiment pas, s’écria Marthe que le terme même de psychique mettait mal à l’aise. Mais vous, Denise, pourquoi ne prendriez-vous pas rendez-vous, histoire de nous dire dans quel guêpier votre mère va se fourrer, si tant est que la gérante retient sa candidature… Puis, après un temps, cela pourrait vous détendre, ajouta-t-elle, consciente d’être, peut-être, allée un peu trop loin.
– Vous avez raison, mieux vaut voir par soi-même. Je ne dirai pas que je suis sa fille. Des Guérin, il y en a des tonnes.
Denise obtint heureusement un rendez-vous pour le 10, avant que la gérante du salon ne fixe un nouvel entretien à sa mère. Claudine Guérin avait, en effet, été choisie parmi un grand nombre de candidates. Il ne leur restait plus qu’à voir ensemble les modalités pratiques et à rencontrer les membres du personnel. Quelques jours après, Denise, confortablement installée dans le séjour de Marthe, leur fit part de ce qu’elle avait vécu au salon de massage :
« Cela pourrait être un cabinet d’ostéopathe chic ; un tout petit bureau, une femme hawaïenne fort aimable qui me demande si je viens à la suite d’une invitation, je lui réponds que non, mais que je l’accepte volontiers. Rires. Je lui règle la somme de 66 € conformément au tarif de la brochure. Je la suis dans un passage large, haut de plafond, arrondi comme une conque de coquillage. De beaux dallages, des couleurs fondues, discrètes. Je dois laisser mes chaussures pour prendre des tongs jetables marrons, difficiles à déplier et dont l’avant a tendance à s’enrouler sous le pied. Mes chaussures vont dans un placard où il y a déjà une paire d’escarpins de femme. Mon rendez-vous était à 15 h, pour 55 minutes, entre deux autres rendez-vous. Chaleur humide, nous arrivons devant un Jacuzzi double ou triple, au ras du sol plein d’eau et de bouches foncées, dans une brume de chaleur. Bruit d’eau, mais peu d’odeur. Ma cabine qui s’enroule a quatre casiers, trois libres avec des clefs à pompon : peignoir brun et serviette blanche, slip en papier, cintre. Une vasque sur une colonne avec un distributeur à savon, petite poubelle pleine… de slips ! Grand miroir. Une douche à l’Italienne avec de l’eau pendant 7 secondes. Les toilettes sont à l’extérieur. Ma masseuse, l’une des jumelles sur la photo du journal, m’attend et me con

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