L’ABSENCE D’UNE MERE , livre ebook

icon

127

pages

icon

Français

icon

Ebooks

2023

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris
icon

127

pages

icon

Français

icon

Ebook

2023

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

Âgé de sept ans, Lamarana est un enfant réduit à la mendicité pour le compte d’un adulte fainéant. Au grand désespoir de sa maman, il est contraint de rejoindre ces milliers d’enfants malheureux errant dans les rues de Dakar. Chaque jour, Lamarana souffre dans cet environnement rude. Marchant les pieds nus et affrontant les dangers inhérents à la ville, il mendie. Son maître attend de lui quotidiennement la somme de cinq cents francs. Tout écart déficitaire sur le montant entraînerait des sévices pour lui. Ses rares moments de réconfort, il les vit auprès de sa bienfaitrice Tata Mberry. Cette dernière le considère comme son fils biologique et le couvre de tendresse. Lamarana nourrit de grands rêves et garde l’optimisme de devenir un grand homme. L’absence d’une maman dénonce l’exploitation des enfants dans la mendicité.
Voir Alternate Text
Alternate Text

L'avis de l'équipe

Publié par

Date de parution

01 janvier 2023

Nombre de lectures

128

EAN13

9782492035289

Langue

Français

1
Cet ouvrage a été édité grâce au Fonds d’aide à l’édition du Ministère de la/CultureDirection du Livre et de laLecture
2
L’ABSENCE D’UNE MERE
3
Tous droits réservés pour tous paysCopyright Les Editions SéguimaEmail seguimaeditions@gmail.comSite web : www.seguima-vision.comWathsapp : + 221 78 545 69 03
4
Cheikh Sanou Mône Diouf L’ABSENCE D’UNE MERERoman Les Editions SEGUIMA 5
DEDICACE A : Mes parents pour les sacrifices consentis au service de mon éducation. Grand-père Simong Bouré Diouf, sans quije n’auraispasété à l’école. Mes chers enfants Pape Teigne, Seynabou, Siga et Mama Sanou, je dédie cette œuvre littéraire.REMERCIEMENTS A : Sa Majesté Niokhobaye Fatou Diène Diouf Roi du Sine Sa Majesté Sibiloumbaye Diédhiou Roi d’OussouyeMouhamadou Makhtar Cissé Ministre Moïse Diardiégane Sarr Ministre Bassirou Ndiaye Douanes Sénégalaises Abdoulaye Ndiaye Maire de Diaoulé Ousmane Sène Journaliste, Formateur au CESTI Babacar Diouf Nguekokh, Mme Diop Seynabou Diouf Kounoune, Ramata Diallo Kanouté Niakhar Amy Laba Diome Diohine Pape Malick Diouf Directeur et tous les enseignants de l’École Bouré Ngom de Diakhao-Sine.
6
PREFACE Dans "L’absenced’une maman", l'auteur Cheikh Sanou Mône Diouf décrit, avec simplicité, la mendicité des enfants talibé au Sénégal. Cette pratique, qui a fini de prendre une dimension et un caractère particuliers, interpelle tout le monde. Autrefois, le "ndongo daara" (talibé) mendiait aux heures de repas puis rentrait pour s’adonner aux tâches liées à son éducation religieuse. Mais de nos jours, il s'agit d'une activité lucrative dans laquelle il y a une victime, l'enfant talibé et plusieurs coupables.
 Lamarana, le narrateur talibé, âgé de 7 ans est originaire de Labé en Guinée. Avec une soixantaine d'autres enfants, il est amené à Dakar par un marabout pour mendier. Le choix de Dakar explique suffisamment les intentions du maître. Comme presque tous les autres qui quittent les régions de l'intérieur du pays, ou des pays voisins (la Gambie, la Guinée Bissau ou Conakry) ils viennent à Dakar où il y a de la "générosité démagogue". La société sénégalaise qui secrète la mendicité.  A Grand-Yoff, Lamarana et ses camarades vivent dans un bâtiment inachevé. Chaque jour, ils doivent individuellement verser 500f. Le non-versement de cette somme les expose à des sévices. Des talibés battus à mort par leur marabout, la presse en fait cas souvent.
7
Certains parents donnent leurs enfants à des marabouts et attendent d'eux de l'argent, l'acte est répréhensible. Lamarana considérant son papa comme le principal responsable de sa situation, nourrit un mépris à son encontre.  Que dire de ces marabouts qui font des talibés un fonds de commerce ? Non seulement, ils sont en infraction par rapport à la loi, mais ils sont aussi en porte-à-faux avec les motivations premières de la mendicité des talibés. La plupart du temps, ces talibés convoyés dans les grandes villes passent plus de temps à mendier dans les rues qu'à étudier. Ils sont laissés à eux-mêmes, s'exposent à tous les risques (accidents de la rue, agressions, vols, noyades, etc.). Le 03 mars 2013, la mort de 09 talibés dans un incendie à la Médina, rue 19 × 6, avait choqué les Sénégalais et mobilisé toute la République.  La vie des enfants talibé ressemble un peu à celle des enfants ouvriers européens pendant la révolution industrielle. Voici le témoignage d'un enfant ouvrier anglais devant une commission d'enquête en 1832. " j'avais sept ans, quand je commençais à travailler à la manufacture : le travail était la filature de laine ; les heures de travail étaient de cinq heures du matin à huit heures du soir. Dans cette manufacture, il y'avait environ cinquante enfants de mon âge, souvent en pauvre santé, dont une demi-douzaine malade régulièrement. C'est à coups de lanière de cuir que les enfants étaient tenus au travail. C'était la principale 8
occupation d'un contremaître de fouetter les enfants pour les forcer à faire ce travail excessif. "
Le marabout gâté vit bien avec les recettes de la mendicité de ses talibés. Finalement, l'enfant talibé passe plusieurs années sans maîtriser ce qu'il devrait apprendre. Il apprend plutôt à quémander ou à voler.
 Dans "L’absence d’une mamanl'auteur nous ", donne d'ailleurs le goût inachevé de la vie de Lamarana. A la fin de sa longue lettre, ce dernier apprend à sa maman que ses prouesses lors d'un match de football lui ont ouvert une perspective heureuse. Celle "de devenir un grand footballeur" professionnel pour soulager sa maman et sa protectrice, Tata Mberry. L’auteur ne laisse aucun aspect de la vie des talibés mendiants. A travers son récit, chacun devrait savoir sa part de responsabilité dans ce "mal". Tout lecteur sénégalais pourrait considérer que c'est exactement ce qu'il voit au quotidien et celui qui a été talibé pourrait dire " je fus Lamarana". Cheikh ne fait pas de jugement sur le sujet, mais le récit est assimilable à un réquisitoire où ne manque que la condamnation. Et le recours aux proverbes seereer (sa langue maternelle) ou wolof permet de mieux sortir le caractère émotionnel du récit. Babacar DIOUF Professeur d’histoireet de géographie  Lycée de Nguekokh Thiès
9
10
Voir Alternate Text
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • Podcasts Podcasts
  • BD BD
  • Documents Documents
Alternate Text