Histoire secrète des îles de Lérins , livre ebook

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2023

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Ce roman est un voyage initiatique sur les chemins tracés par le destin, à la découverte d’une pépite, d’un joyau de l’humanité à l’histoire riche et complexe, les îles de Lérins. Le lecteur parcourra cet endroit emblématique de la Côte d’Azur au travers d’un voyage spatio- temporel désordonné et d’une formidable aventure romanesque.
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Publié par

Date de parution

01 janvier 2023

Nombre de lectures

8

EAN13

9782383530145

Langue

Français

histoire secr È te des Î les de l É rins


Pascal DEMARQUOY
Histoire secr È te des Î les de l É rins
Roman
Les Editions La Gauloise
Série


Maquette de couverture INNOVISION
Crédit photos – Chiara Luongo
Tous droits réservés pour tous pays
Copyright 2023 – Les éditions La Gauloise
2474 avenue Emile Hugues, 06140 Vence
ISBN : 978-23-83530-23-7
Histoire secrète des îles de Lérins


Premier jour de deuxième confinement…
Vingt ans aujourd’hui… Mon ange, mon ami, mon frérot, ma douleur…
Il ne se passe pas un seul jour sans une pensée vers toi…
Ce soir, je reprends mon ordinateur sur les genoux, engoncé dans ce canapé trop confortable, pour écrire une histoire pendant cette nouvelle période désastreuse de l’année 2020.
Hier, encore un attentat à Nice… Quelle ignominie…
Merci de m’accompagner dans ce parcours quelque peu initiatique. Allonger ma prose sur ce clavier ne m’est pas aisé même si je suis habitué à l’utiliser…
Mais le plus difficile sera de mettre de l’ordre dans mes idées et de réveiller mon esprit embrumé depuis tant d’années…
Merci d’être là près de moi frangin…


1
Un nuage sombre passait lentement dans le ciel pourtant clair partout ailleurs. Un seul petit nuage esseulé, comme perdu dans l’immensité bleue de cet océan infini…
Je contemplais l’horizon de ma terrasse, plongé dans mes pensées. La mer semblait calme au loin, et le château de Sainte-Marguerite était enveloppé d’une vague de brume matinale qui lui conférait une aura à la fois féérique et mystérieuse.
J’habite Le Cannet, sur les hauteurs de Cannes, au troisième et dernier étage d’un immeuble sans prétention, perché au sommet de l’une des sept collines de la ville, niché au milieu d’une pinède incroyable et bâti sur une ancienne carrière de pierres.
J’avais toujours eu la sensation enivrante que je finirais tôt ou tard par habiter dans une île, doux fantasme. Pourtant, la vue de celles de Lérins à proximité immédiate de chez moi bousculait des sentiments profondément ancrés et sans cesse entretenus d’espérance vers cet aboutissement.
Je suis issu d’une famille d’ouvriers du milieu de la mine dans le nord de la France. J’ai vécu toute mon enfance dans les corons parmi ces gens simples et besogneux qui ont permis au pays de surmonter les conséquences des destructions massives engendrées par les deux guerres mondiales. Ce peuple fier et taiseux, dur au labeur inhumain du fond des trous sombres, avait alimenté une industrie en reconstruction grâce à laquelle nous avions tous pu renaître des cendres de ce désastre.
C’est en 1947 qu’un centre de vacances fût acquis par les Houillères du Nord-Pas-de-Calais, à Mandelieu la Napoule, à quelques encablures des îles. Ce lieu emblématique dans la mémoire collective des populations minières du Nord-Pas-de-Calais était communément dénommé le «château des mineurs». La demande était si importante qu’il fallut instaurer un système de tirage au sort pour parvenir à décrocher cette villégiature, promesse de ciel bleu, de soleil, de chaleur et de détente. Je suis né près de vingt ans plus tard mais, du plus lointain de mes souvenirs, ce graal alimentait régulièrement les conversations des adultes. Ils évoquaient souvent lors des veillées ou des repas de famille cet eldorado merveilleux vers lequel les ouvriers partaient si enthousiastes et revenaient conquis, ce qui en avait forgé un mythe indélébile dans mon imagination d’enfant. Je n’ai pourtant jamais eu l’occasion d’y séjourner malheureusement et pour l’anecdote, je croyais que le « château des mineurs » était celui de la famille Clews à proximité du port de Mandelieu la Napoule. Pour moi, il n’y en avait qu’un seul dans les environs et cela ne pouvait être que celui-ci. Perdu ! J’ai découvert la réalité il y a seulement quelques mois, après quand même près de trente années passées dans la région. Le centre de vacances se situait au domaine d’Agecroft et comprenait aussi un château qui dominait la plage des mineurs et le port de la Rague à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau… Mieux vaut tard que jamais !
J’évoque ce château pour faire un parallèle avec celui de l’île Sainte-Marguerite et les légendes qui agrémentent son existence. Ses lumières dans la nuit, que j’ai la chance de pouvoir admirer confortablement assis dans mon canapé, au travers des fenêtres vitrées de mon salon m’attirent comme un aimant depuis un an que je loge ici. Je me surprends parfois à me projeter dans ce lieu chargé d’histoire et à envier ses habitants, fussent-ils si peu nombreux. J’avais déjà eu l’occasion de m’y rendre à plusieurs reprises bien sûr. À chaque fois, cela me procurait une sensation de bien-être et de paix intérieure, et cela en dépit de la fréquentation soutenue de ce site touristique renommé de la Côte d’Azur.
Les îles de Lérins forment un groupe de cinq îles et îlots situé au large de la pointe Croisette, à un peu plus d’un kilomètre de la ville de Cannes. Cet archipel sépare le golfe Juan, à l’est qui s’étend jusqu’au cap d’Antibes très prisé des milliardaires, du golfe de La Napoule qui lui s’évase à l’ouest jusqu’à la pointe de l’aiguille à Théoule-sur-mer, au pied de l’Esterel. Ce rempart naturel domine toute la baie de Cannes en la protégeant amoureusement des assauts hivernaux glacials du Mistral. La plus grande des deux îles et la plus proche de la côte, est l’île Sainte-Marguerite, la plus éloignée est l’île Saint-Honorat. Chaque île s’accompagne d’un îlot inhabité côté est, celui de Saint-Féréol pour Saint-Honorat, et pour Sainte-Marguerite, celui de la Tradelière qui se nommait dans un passé très lointain Trans-Léro . Puis il fut longtemps appelé par les marins Terra de Lhierra , à l’origine de son nom actuel. Un rocher dénommé l’Îlot, situé à l’extrême-sud de Saint-Honorat constitue la cinquième île de l’archipel.
Je possédais un petit bateau à moteur il y a déjà quelques années, tout juste suffisant pour canoter un peu dans la baie de Cannes et seulement par temps calme qui plus est, à cause de son plat-bord trop bas sur l’eau. Que de souvenirs à naviguer sur cette mer quand elle était paisible, même si elle pouvait s’avérer dangereusement traîtresse pour les non avertis ou les imprudents. Je me souviens en particulier d’une fameuse traversée en me dirigeant vers ces îles justement. Un remous attira mon attention à la surface de l’eau. Puis, alors que je m’apprêtais à en détourner le regard pour continuer à assurer mon cap, un magnifique espadon certainement en pleine période de chasse jaillit de toute sa longueur hors de l’eau. Il mesurait presque deux mètres de long, rostre compris. Sa robe aluminium scintillait au soleil en un rayonnement majestueux. L’image de ce superbe prédateur voltigeur des airs stoppant la rythmique du temps restera à jamais gravée dans ma mémoire. Un moment suspendu… Il me procure encore des frissons d’admiration en l’évoquant près de quinze ans plus tard. Cette mer regorge de poissons et la baie de Cannes quoiqu’en disent certains détracteurs parmi les mauvais pêcheurs ou plongeurs, n’en est pas encore totalement dépourvue, même s’il faut en convenir, nos attitudes humaines irresponsables la font bien souffrir. Il suffit de s’aventurer à quelques dizaines de miles de la côte pour apercevoir les souffles bruyants de quelques baleines ou cachalots et il n’est pas rare d’apercevoir des bandes de dauphins à proximité de la côte en flânant le long du bord de mer, pour qui reste attentif aux beautés de la nature.
A défaut de moyen de navigation, il suffit de prendre un peu de hauteur en simple promeneur pour admirer ces îles à la beauté à couper le souffle. Les cannois étaient d’ailleurs tellement avides de ce panorama incroyable qu’une société eut l’idée de réaliser un funiculaire dans le quartier de la Californie pour relier Cannes à l’observatoire de Super-Cannes. Ce fameux édifice avait d’ailleurs une histoire rocambolesque méconnue du plus grand nombre. Elle avait commencé en 1925 quand la Société immobilière de Paris et du littoral eut l’idée de construire une tour d’observation juste à côté de la gare d’arrivée d’un prochain funiculaire pour relier Cannes au sommet de la colline. Elle fût d’abord construite en bois constituée de deux plateformes rectangulaires superposées, protégées par des garde-corps en croisillons, supportées par des poteaux obliques et accessibles par un escalier extérieur. Cet observatoire était prévu d’être démoli par la suite pour construire le Grand Hôtel de Super-Cannes. La société construisit aussi un château d’eau distant d’environ cinq-cents mètres de la tour et alimentant un réseau de distribution de vingt-quatre kilomètres pour approvisionner les futures résidences du lotissement de Super-Cannes. Le projet immobilier resté en suspens ne put finalement pas aboutir à son terme. En 1953, la tour en bois fût remplacée par une sorte de pylône de forme cylindrique en béton armé sous l’inspiration du mouvement moderne de l’architecte cannois Georges Sauvan. Il était conforté par un contreventement sur quatre côtés et surmonté par une terrasse périphérique de forme polygonale, d’un lanterneau sur deux niveaux et d’une antenne. L’accès à la terrasse se faisait par un ascenseur installé à l’extérieur face à la mer offrant une magnifique vue panoramique.
Le funiculaire, long de huit-cent-cinquante mètres, fût construit en 1928, et atteignait en sept minutes le sommet situé à deux-cent-trente-trois mètres. Il fût peu à peu délaissé par les habitants dans les années 1960 et supplanté par l’automobile. Ce désintérêt croissant additionné à une usure des mâchoires de sécurité conduira à la fin de son exploitation en 1966. Dès lors, l’observatoire et le restaurant construit en 1939 à ses pieds, finirent par être désertés, puis désaffectés en 1986. Après la tentative avortée en 1994 du projet immobilier de l’émir d’Abou Dhabi qui souhaitait y bâtir un pala

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