Choson [Code Starfish II] - Bons baisers de Corée , livre ebook

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Août 2018
Séoul – Corée du Sud.
Claire Kieffer et Gaétan Pascalins s’aiment.
Depuis quelques années, ces jeunes Français louent un gîte en bord de mer au « Choson », ancêtre des deux Corées actuelles. Dès leur arrivée à l’aéroport, les amoureux trentenaires interceptent malgré eux des informations secrètes nord-coréennes. Ils en sont bien contrariés !
Tyler Matthews, agent de la CIA, devait récupérer ces infos. Le voilà bien ennuyé !
Ces renseignements hautement confidentiels révèleront bien vite les détails du plan d’invasion de la Corée du Sud par Kim Jong-Un, le despote de Corée du Nord. Après le cessez-le-feu de 1953, le chef suprême souhaite reprendre cette guerre qu’il veut absolument gagner, malgré ses promesses de paix à Singapour devant le monde entier.

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Publié par

Date de parution

31 août 2018

Nombre de lectures

1

EAN13

9782414265060

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

14 Mo

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-26507-7

© Edilivre, 2018
Avertissement
Même s’ils flirtent outrageusement avec le domaine du possible, les personnages dont vous partagerez les émotions sont l’œuvre de mon imagination.
Dans cette histoire, on ne saurait à l’évidence sous-estimer le risque de voir s’établir certaines corrélations entre un diable de garnement et les comportements d’un certain Kim Jong-un.
Toutefois, bien que certains événements rapportés dans cet ouvrage soient réels, formulons définitivement le vœu que ce récit demeure à jamais une œuvre de fiction.
Vous apprécierez nonobstant l’embarquement de certains chefs d’état dans cette aventure. Comme ils ne réagiront point aux actions prêtées à leur actif, ils ne pourront nier à minima la bonne orthographie de leur patronyme !
Vous y êtes. A l’instar d’un Grand Reporter de terrain, vous avancez d’un pas déterminé. Vous foulez maintenant le sol de « Chosŏn », l’aïeule vénérée des Corées divorcées.
L’auteur salue cette fugace humilité qui vous honore, amie lectrice, ami lecteur. Il vous convie enfin à ce dépaysement fraîchement encré et bien inattendu.
Ces tribulations mouvementées dissiperont un instant vos turpitudes et tracas autrement ancrés. Vous méritez tant ce répit.
Votre nouveau partenaire d’évasions tient néanmoins à signaler qu’il admettrait difficilement d’être tenu pour responsable si des incidents de ce genre venaient à se concrétiser !
Bonne lecture !
Dédicace
À Christine
Prologue
Mercredi 8 août 2018
À l’aube d’un matin calme…
En Corée du Sud, chacun y pense mais nul n’a vraiment osé imaginer l’inconcevable abomination du chaos que pourraient engendrer à tout moment les feux de l’enfer nord-coréen.
Mais jusqu’au 27 avril dernier, bon nombre d’observateurs sceptiques avaient déjà envisagé cette catastrophe. Cette date mémorable annonça une bien étonnante déclaration de Kim Jong-Un, aux antipodes de ses habitudes.
En effet, le dirigeant autocrate de la Corée du Nord proposa subitement l’idée d’un pacte de rapprochement inespéré avec Washington, Séoul et Tokyo.
Il n’est certes pas inutile de rappeler ici que ces trois nations demeurent intrinsèquement liées aux menaces bellicistes de Kim Jong-Un, depuis plusieurs années. Il faut dire que sa course effrénée à l’armement nucléaire et ses promesses de destruction interpellent le plus grand et effrayent les deux autres, à juste titre. On le serait à moins. Il en allait et il en va toujours, de la stabilité de l’ordre mondial.
Mais ces derniers mois, ce despote subitement éclairé changea son fusil d’épaule et opta tout de go pour la paix. Cette annonce spontanée fut alors extrêmement positive et rassurante.
Il confirma ainsi sa volonté d’apaisement vis-à-vis du Triumvirat en rencontrant dans la foulée Moon Jae, l’homologue « américanisé » du sud, dans la zone démilitarisée. Celle-ci fut tracée en 1953 entre les deux Corées, après ce cessez-le-feu « durable » dans la fameuse « Guerre de Corée ». Soulignons qu’aucun armistice n’a été signé : le Nord et le Sud sont toujours « en guerre » !
Ce secteur-tampon fut bientôt la cible d’autres feux, ceux des projecteurs et des flashes du monde entier. La « Maison Blanche » exulta. En outre, il était prévu que le 12 juin l’occasion devait se présenter à nouveau devant les caméras de télévisions et les photographes du monde entier, à Singapour. Quand on pense qu’en mai, la libération par Kim de trois prisonniers américains d’origine coréenne avait été considéré par Washington comme un franc succès diplomatique. C’est cette amnistie qui avait d’ailleurs levé l’un des derniers obstacles majeurs à la tenue de ce sommet du 12 juin, entre Donald et Jong-Un.
Trump s’en félicita bien vite.
En mâle dominateur, il s’imaginait déjà serrer fermement la main gonflée et moite d’un Kim Jong-Un autant exalté que lui. Le « Chef suprême » nord-coréen aurait-il d’abord été impressionné par tant de vigueur ?
Il aura été démontré par la suite que non.
Si ce sommet historique a bien abouti à la signature d’un document commun, force est de constater que cet instant remarquable du 12 juin aura été plus surprenant sur sa forme que sur le fond quelque peu décevant.
En effet, avec force renfort d’images Donald Trump et Kim Jong-Un avaient médiatiquement affiché leur entente pour « tourner la page du passé ». Il n’y eut point nonobstant de percée majeure quant au devenir de l’arsenal nucléaire coréen du Nord, à court et moyen terme. Malgré cela, le président américain a pourtant assuré que le « processus de dénucléarisation » pourrait désormais commencer « très rapidement ».
Kim Jong-Un réaffirmait donc son engagement ferme et inébranlable en faveur d’une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne. Comme il était écrit dans ce texte, les deux hommes s’engageaient à la mettre en œuvre « dans sa totalité » et « le plus vite possible ».
Ce fut la formulation de la déclaration commune qui resta assez vague, y compris en termes de calendrier. Elle reprenait de précédents engagements de Pyongyang jamais mis en œuvre, sans préciser que la dénucléarisation devait être « vérifiable et irréversible », comme le réclamaient les Etats-Unis avant le sommet de Singapour.
Il en résultait finalement que la Corée du Nord n’avait rien promis de plus qu’au cours des vingt-cinq dernières années !
A ce stade, il n’y aurait bientôt plus aucune raison de penser que ce sommet déboucherait sur quelque chose de plus concret que cela, sur le front du désarmement. Certains analystes et historiens rappellent à l’unisson que le régime de Pyongyang est passé maître dans l’art des promesses non tenues. En 1994 puis en 2005, des accords avaient été conclus mais aucun d’entre eux n’a jamais été réellement appliqué.
La Chine, principal partenaire de Pyongyang, avait aussitôt salué le début d’une « nouvelle histoire », tout en appelant tout de même son voisin à tracer sa voie vers une « dénucléarisation totale ». Du coup, dans l’euphorie générale, le président Trump avait déclaré alors que les futures manœuvres militaires américano-coréennes de cet été seraient purement et simplement annulées. Donald Trump répondait ainsi à la pertinence favorable de Kim Jong-Un pour sa volonté de dénucléariser la péninsule.
Mais pour beaucoup, ce rapprochement du 12 juin à Singapour a paru bien trop chaleureux pour être vrai sous le crépitement du mitraillage nourri et flashé des appareils photo numériques, aux téléobjectifs surdimensionnés. En effet, les sceptiques et autres « oiseaux de mauvais augure » toujours autant conspués continuaient de se méfier. Ils se méfient toujours d’ailleurs.
Auraient-ils finalement raison ?
Alors que Shinzō Abe, le dirigeant du Japon, émettait dès le début de ce réchauffement de gros doutes quant au bien-fondé de toutes ces annonces, l’émotion positive s’accéléra en Corée du Sud et fut bientôt à son apogée.
Ils n’en n’ont toujours pas fini avec cette exaltation hors du commun.
Mais il sera peut-être encore temps de se réveiller.
L’auteur rappelle ici que les traditionnelles manœuvres militaires nord-coréennes de très grande envergure prévues en août, comme chaque année, sont toujours maintenues. Il est important de considérer l’annulation de celles des américains et des sud-coréens, comme un « beau geste ». Avec le déploiement cet été de dizaines de milliers d’hommes et d’engins lors des exercices nord-coréens, quiconque sain d’esprit aurait-il la prétention de croire à la préparation possible d’une guerre imminente, après de tels exploits diplomatiques ?
« Laissons-les jouer, ils ne sont plus méchants maintenant ! » clament à tout-va les nouveaux gens heureux de cette péninsule. Des gens heureux et toujours en guerre, d’ailleurs ! Il est indispensable de rappeler que la situation actuelle n’est qu’un « cessez-le-feu » qui date de 1953, sous l’égide de l’ONU… Hum… Hum !
Hier pourtant, d’aucuns osaient tergiverser sur ses tirs de fusées de ces dernières années à moyenne et longue portée. Ceux-là pensaient même qu’il était fort possible que ces missiles ne se limitent pas aux seuls essais intimidants, mais deviennent vite belliqueux, craignaient-ils alors.
Sinon, nul ne réfute les convictions communistes enracinées de Kim Jong-Un en réponse arrogante au « dangereux-Occident-capitaliste-et-néfaste » responsable du morcellement de la péninsule et de l’isolement du Nord. Nul ne sous-estime sa haine de « l’américain impérialiste », héritée de ses aïeuls et entretenue, jusqu’à présent.
Enfin jusqu’à ce réchauffement du 12 juin, nul ne contestait cette idée de « bluff » permanent attisée par des tirs répétitifs de missiles. Des coups dans l’eau, au sens propre du terme. Oui, bien-sûr. Comme au figuré ? Pas si sûr. Ces coups de « Poker-menteur » à répétition lui ont permis d’affiner le réglage des portées et des puissances utiles.
En même temps, ce sont les preuves mégalomaniaques de l’existence d’un « être suprême » qui en l’espèce ne veut pas être sous-estimé et raillé. Il veut être craint de tous afin de s’imposer de force dans le concert des nations. Bien qu’elle soit débridée c’est la seule solution viable à ses yeux étirés et pincés.
Là, il est question de la survie d’un tout petit pays enclavé et isolé qui ne veut plus le rester.
Pour autant, le mégalomane ne passe généralement que très rarement à l’acte brutal. Son plaidoyer principal est de crier sans cesse au complot.
C’est un aboyeur.
Il ne mord que rarement.
C’est cette rareté qui nous préoccupe ici.
En effet, nous savons bien que ce fanfaron n’est pas armé… d’un pistolet en élastomères, les atomes d’hydrogènes n’ayant rien à voir avec la matière plastique.
N

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