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Le Bénin, terre sacrée du vadoun, source des origines pour beaucoup... quel secret y attend notre héros ?




RÉSUMÉ


Jamais je ne me serais attendu à me rendre, en ce mois de Décembre 1999, dans un pays inconnu, sur les traces de mes origines, de mes racines.


Me voici donc à Ouidah, au Bénin, terre riche d’histoires, de légendes et du passé de mes ancêtres. Ce que j’y découvre est alors bien au-dessus de toutes mes attentes.


Laissez-moi vous raconter mon aventure, ce Noël unique, ce Noël pas comme les autres...




EXTRAIT



Cela ne faisait qu’une semaine que je connaissais mes origines et j’étais déjà sur place. Le Bénin — anciennement, le Dahomey —, terre de mes ancêtres, petit pays francophone bien ancré sur la côte Atlantique de l’Afrique de l’Ouest, entre le Togo et le Nigéria. Mon arbre généalogique m’orientait vers la ville de Ouidah, berceau de la religion vodoun qui, je dois l’avouer, m’a toujours effrayé.


Quand j’ai d’ailleurs annoncé à ma cousine que je m’y rendais pendant deux semaines, sa première réaction fut d’éclater en sanglots, persuadée que je serais tué par la magie noire ! J’ai moi aussi eu peur au départ, mais j’ai finalement choisi de prendre le risque. Ce n’est qu’une fois plongé dans la chaleur accablante de l’aéroport de Cotonou que j’ai réalisé que nous étions le 15 décembre, que je fêterais Noël dans ce pays que je ne connaissais pas, entouré d’inconnus — et que, au vu de ma bonne étoile légendaire, j’avais déjà eu une chance incroyable que l’avion ne se crashe pas.


Quoi qu’il en soit, j’étais sur place et ce n’était pas le moment de se défiler. Une fois les formalités de douane et de contrôle d’identité passées, je fonçai vers mon hôtel pour organiser mon voyage vers Ouidah. Heureusement, on m’avait mis en contact avec un certain monsieur Agossou, qui m’accompagnerait dans ce périple. Je n’étais donc pas seul. Mais pour combien de temps encore ?

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Nombre de lectures

7

EAN13

9791096622405

Langue

Français

Iman Eyitayo Retour aux sources
Nouvelle © EDITIONSPLUMESSOLIDAIRES
© EDITIONSPLUMESSOLIDAIRES AUTEUR: IMANEYITAYO
RÉALISATIONDECOUVERTURE: IMANEYITAYO CORRECTIONSETVÉRIFICATIONSDUBONÀTIRER: AUDREYMOUI COLLECTIONNUMÉRIQUE: PLUMESLIBELLULES ISBN : 9791096622405
© TOUSDROITSRÉSERVÉSPOURTOUSPAYS
OCTOBRE2019
Dans la même collection
LADANSEDESTATOUAGES– IMANEYITAYO L’APPELDUDESTIN– IMANEYITAYO L’ENFANTAUXMILLESOURIRES– MARIEH. MARATHÉE HÉRITAGEFAMILIAL– MARIEH. MARATHÉE ESMERALDA,MONAMOUR– MARIEH. MARATHÉE LERENDEZ-VOUSDESMORTS– MISSHUAKINTHOS L’ODEURDUMIMOSA– MARGUERITEGAUTHIER UNPRÉSENTPLUSQUEPARFAIT– MARIEH. MARATHÉE COUPUREDECOURANT– PASCALEQUIVIGER ENCHANTERESSE– A.J LANOLLI DEUXLYSBLANCSPOUREVA– MARIEH. MARATHÉE UNSERVICEEXPLOSIF– IMANEYITAYO LEMONDEDETIMMY– MARIEH. MARATHÉE FAIRE-PARTDENAISSANCE– IMANEYITAYO
Note de l’éditeur
Cette nouvelle existe également en format papier, v ia le titre « Un Noël pas comme les autres ». Belle lecture ! Les Éditions Plumes Solidaires
Iman Eyitayo Retour aux sources
Nouvelle © EDITIONSPLUMESSOLIDAIRES
Mémoires
Lesfêtes de Noël ne m’ont jamais apprécié.
Pourquoi est-ce que je le pense? À chaque fois que le mois de décembre approchait, une maladresse parfaitement handicapant e s’emparait de moi. Exactement comme si j’étais subitement devenu un pachyderme da ns un minuscule magasin de porcelaine. Et ce n’est pas tout. Il y avait égalem ent cet étrange magnétisme qui détruisait tout ce que j’avais à portée de mains, c ette malchance tout aussi paralysante. Les ampoules grillaient sur mon passage, mes chauss ures en cuir achetées avec la moitié d’un salaire lâchaient en pleine rue, mes lu nettes se brisaient sans le moindre choc, les chaises se cassaient en deux sous mon mai gre poids, la télévision se découvrait une panne inédite, les opportunités me fuyaient, les gens aussi…
Vous voyez le tableau? Vous comprenez un peu plus la teneur de mes propo s? D’ailleurs, je dirais même que cette période de l’a nnée me rejette foncièrement. Pourtant, j’adore Noël.
Bizarre, non? Oui, je suis quelqu’un de particulier. J’assume. Et si j’affectionne le mois de décembre malgré tout, c’est parce que, en d épit de tous mes malheurs, les gens ont généralement l’air plus… heureux, à cette période.
J’aime que les rues soient animées, que les décorat ions sortent des placards, que tout le monde s’acharne à préparer thede l’année, qu’on cherche à montrer le repas meilleur de soi-même, que les familles se retrouven t autour d’un bon et long dîner, que les yeux des enfants brillent en attendant leur cad eau. Personnellement, je n’ai jamais eu de présent pour Noël. Ma mère détestait tout ce qui avait trait àSanta Claus. Peut-être est-ce pour cela que cette fête m’a en horreur? Difficile à dire. Quoi qu’il en soit, je lui en voulais parfois à cause de cela.
J’ai arrêté quand elle est morte.
Elle fut frappée en plein cœur par la balle d’un po licier zélé qui voyait en elle une quelconque menace. De la poche de son sweat dépassa it un objet non identifié — un concombre, en fait, car elle revenait du marché — e t, lorsque ce cher membre des forces de l’ordre lui a demandé de lever les mains et que ma mère n’a pas compris sa requête — elle était à moitié sourde —, il a tiré. J’étais de l’autre côté de la rue, revenant de mon premier jour de travail. Je me souv iens que son T-shirt vert olive s’est lentement coloré en rouge, partant de sa poitrine e t s’étendant comme une fleur, jusqu’à lui aspirer toute sa vie. C’en aurait été b eau si ça n’avait pas été si tragique. Elle s’est effondrée sur le sol, et, durant ce fune ste instant qui sembla durer une éternité, j’ai réalisé… que c’était terminé.
C’était un 24 décembre.
Et là, vous vous dites : il exagère! Jamais un tel drame ne pourrait se produire à notre époque. Laissez-moi vous donner un peu plus d e contexte. Au moment où je vous conte cette histoire, nous sommes en 1999, à H arlem, et je suis noir. Aussi sombre que la nuit, avec des yeux d’un clair pertur bant, imposant de taille mais pas de corpulence. Comme vous, j’avais vaguement conscienc e que la ségrégation raciale
qu’avaient connue nos grands-parents n’appartenait pas entièrement au passé, mais je ne savais pas que ma mère en serait une malheureuse victime.
Un 24 décembre, je le rappelle.
De surcroît, ausemi-procès qui a eu lieu, le juge a eu pitié du jeune policier — qui débutait tout juste dans le métier et qui avait app aremment eu la peur de sa vie — et l’a sanctionné d’une ridicule semaine de suspension. C’ en fut trop, je décidai alors de m’en aller. Loin. Là où je pourrais respirer. Car c e genre d’injustice n’était pas tolérable. On la combattait ou on la fuyait.
Je suis de la seconde catégorie. Un fuyard né. Si j ’avais cet agent de police devant moi, vous pensez que je le frapperais? Non, même pas, je le réprimanderais sans doute. Et je me prendrais sûrement une balle, moi a ussi. Ou, dans le meilleur des cas, je me ferais arrêter pour insubordination. J’ai don c bravement choisi de suivre la voie du trouillard survivant, et je me suis enfui. J’ai tout abandonné du jour au lendemain — travail, amis et une partie de ma famille, dont un père inconnu — pour aller vivre de l’autre côté : Montréal, le Canada, le paradis de l ’emploi et de la tolérance. Le hasard a voulu que j’y retrouve une vieille cousine et que n ous emménagions ensemble. Et c’est là que ma vie a changé radicalement.
Moi qui adorais Noël, j’allais être servi.
Latempête du siècle.
8 décembre 1999
Montréal, Canada
Voilà ce dont ma cousine avait peur. Elle avait ent endu parler de la fameuse catastrophe naturelle de mars 1971, avait subi le d angereux verglas de janvier 1998, et elle s’imaginait depuis qu’on périrait tous dans la nuit du 31 décembre 1999, lors du passage vers les années 2000. Comme beaucoup de sup erstitieux, me direz-vous! À la différence que son pronostic était plus précis : se lon elle, on mourrait tous de froid, bloqués dans nos maisons, sans électricité et livré s aux éléments. Autant vous préciser que ses peurs ne m’atteignaient pas outre mesure. J ’avais d’autres objectifs en ce jour, pour lesquels j’avais enclenché une longue procédure depuis des mois.
Retrouver mes origines africaines. Beaucoup jugeaient cette quête surfaite et inutile, mais depuis l’apparition bien pratique d’Internet — et la mort de ma mère, il fau t l’avouer...
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