Balade en poésie , livre ebook

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L’âge d’or où la poésie régnait sur le monde des lettres semble loin maintenant… Et pourtant, le génie des grands auteurs demeure et hisse leur texte jusqu’à cette éternité par laquelle ils continuent à nous parvenir… Des auteurs tels que Ronsard, Hugo, Baudelaire, Verlaine, Apollinaire, Desnos, écrivains consacrés, dont l’œuvre et l’existence furent marqués par une intensité brûlante ou électrique… Des moins connus aussi, tels Mac Orlan, Richepin, Le Breton, que cet ouvrage met en lumière afin de les inscrire définitivement dans le panthéon de la poésie française. Ceci n’est pas un recueil, encore moins une anthologie, ni même une succession de vignettes sur la vie de tel ou tel poète… Et pourtant, sans être cela, "Balade en poésie" retire de chacun de ces types textuels une particularité et se construit dans un libre amalgame de citations poétiques, de rappels biographiques et de commentaires stylistiques… Un caractère composite, qui n’est pas sans entrer en écho avec la liberté sous-entendue par le titre même de cet ouvrage, à l’origine de notre flânerie éclairée parmi les plus beaux vers de France et de Navarre.
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Date de parution

09 novembre 2010

Nombre de lectures

133

EAN13

9782748358179

Langue

Français

Balade en poésie
Alain Lefeuvre Balade en poésie
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0115529.000.R.P.2010.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2010
Il y va de la libération des esprits, de la lutte contre la servi-tude de l’âme aveuglée par l’ignorance. Être un estomac repu, un boyau satisfait, un ventre heureux, c’est quelque chose sans doute, car c’est la bête. Pourtant, on peut mettre son ambition plus haut. Il y a quelque chose au-delà de s’assouvir. Un rehaussement moral est nécessaire. L’homme, à cette heure, a tendance à tomber dans l’intestin. Il faut replacer l’homme dans le coeur et dans le cerveau. Le cerveau, voilà le souverain qu’il faut restaurer. La question sociale veut, aujourd’hui plus que jamais, être tournée à côté de la dignité humaine. Pénétrer la lumière de civilisation. Vous demander à quoi les poètes sont utiles ? À cela, tout simplement. Victor Hugo
Avant-propos Les poètes français cirent les pompes des rappeurs triom-phants, dans cette société où les vraies valeurs pataugent dans le marigot de tous les reniements, de toutes les médiocrités, his-sées par les béotiens au sommet du tas d’ordures où triomphent la bêtise, la démagogie la plus écœurante, la vulgarité poulinière quotidiennement déchaînée. Poètes, mes frères, vous n’avez une chance de vous faire en-tendre que si vous hurlez, que si vous embouchez votre cor furieusement pour réveiller le public français avaleur de fast-food télévisuelle, complètement abruti par les couillonnades des prime time, où leurs yeux ne brillent que quand les lingots du millionnaire tombent dans la poche d’un homme ou d’une femme venus de Bezons, avec le rêve de Picsou dans leurs yeux de veaux. Voilà où notre cher et vieux pays en est arrivé ! Le pays de Voltaire, de Rousseau, de Hugo, de Musset, de Lamar-tine, de Verlaine, de Baudelaire, de Desnos, d’Aragon. Les descendants de Ronsard, de Marceline Desbordes-Valmore, merveilleuse poétesse de l’époque de Victor Hugo :  « N’écris pas. Je suis triste et je voudrais m’éteindre  Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau  J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre  Et frapper à mon coeur, c’est frapper au tombeau  N’écris pas. » Les rejetons de Musset et de d’Artagnan se shootent au-jourd’hui non plus à « Mignonne, allons voir si la rose « et encore moins à « N’écris pas » ou aux récits héroïques des ré-cits des « Trois Mousquetaires », mais au couinement hyperromantique de la « Roue de la fortune ».
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Mais enfourchons la machine à remonter le temps : Près de quatre siècles avant que Malherbe ne pose, noir sur blanc, les règles de ce qu’on appellera désormais la prosodie, un poète anonyme inventait d’instinct la rime, l’assonance, bref la musique, sans laquelle il n’y a pas de poésie, mais seulement borborygmes, pathos, abus de confiance, et, par conséquent, fuite éperdue d’un lectorat qu’on a pris trop longtemps pour un pigeon. Ah ! La chanson de Roland ! Poème épique. L’une des plus anciennes chansons de gestes parvenue jusqu’à nous. Elle date du IIe siècle. Son auteur nous est inconnu. 4 000 vers – dans l’arrière-garde de Charlemagne revenu d’une expédition guerrière en Espagne, Roland rentre de la marche de Bretagne, fier paladin, devant la croix de son épée, chante pour sa belle Aude avant d’expirer :  « Car Roland sent que la mort est proche.  Par les oreilles lui sort la cervelle.  Pour ses pairs, il prie que Dieu les appelle  Et pour lui-même implore l’Ange Gabriel »
1230-1285 – Rutebeuf :  « Les mots se savent seuls venir  Tout ce qui m’était à venir m’est advenu  Que sont mes amis devenus  Que j’avais d’aussi près tenus et tant aimés ».
1391-1465 – Charles d’Orléans
 Prince du sang, destiné à être Roi de France – ce qu’il ne fut pas. Prince et poète :  « le temps a laissé son manteau  De vent de froidure et de pluie  Et s’est vêtu de broderie  De soleil luisant clair et beau ».
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