Une vie dans la tourmente des sentiments , livre ebook

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Kamila Sabathié livre les souvenirs romancés de la vie de Mona et ses amis adolescents dans la France des années cinquante avec une telle justesse que les lecteurs pourront facilement s'identifier aux sentiments ressentis par ses personnages. Entre les amitiés, la découverte de l'amour, sa situation familiale complexe, puis ses premiers pas dans le monde du travail, la jeune femme construit son foyer et s'émancipe progressivement dans une société en pleine mutation. Altruiste, elle profite de sa retraite pour s'engager bénévolement à aider les autres, au Maroc, et en Mauritanie notamment. À l'heure du bilan de sa vie, elle continue de nourrir l'espoir de jours meilleurs dans un monde plus solidaire.

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Date de parution

27 avril 2018

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414188291

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-18827-7

© Edilivre, 2018
Préface
L’Être humain est poussière d’étoiles… Avez-vous pris le temps d’admirer un soir d’août à la nuit tombée, le grand bal des étoiles exécutant leurs danses stellaires ? Certaines paraissent se croiser, s’éviter, s’ignorer… vous êtes-vous demandé où filent-elles ? Certaines ne veulent peut-être pas se rencontrer… alors que d’autres se cherchent, se trouvent et fusionnent dans des explosions de joie, nous offrant pour quelques nuits de mi-août, ce spectacle éphémère d’un magnifique feu d’artifice… Peut-être avez-vous partagé ces instants blottie dans les bras d’un amoureux… souvenez-vous… tout en vous et autour de vous n’était qu’amour et sérénité… comme pour les étoiles, dans notre vie tout est éphémère… nous cherchons tous, hommes et femmes, de 7 à 77ans et plus… comment magnifier, pérenniser nos sentiments…
Ce livre est un roman, une fiction, qui relate des situations réelles, ou ce que ma mémoire en a gardé. Puis la tête dans les étoiles, j’ai imaginé, pour chacun de mes personnages des situations fictives les rendant acteurs de mon livre ! Vous n’y trouverez pas de recettes miracles pour traverser la vie sans turbulences sentimentales… Vous vous retrouverez peut-être dans les suggestions, les interrogations, les doutes de mes personnages, c’est dans un esprit de partage, d’échange avec les lecteurs et lectrices que j’ai écrit ce roman. Je remercie les amis qui ont contribué à sa réalisation.
Une vie dans la tourmente des sentiments
Premiers émois de l’adolescence
Depuis le lever du soleil une certaine effervescence règne dans la maison forestière du Dom, pas très éloignée du village de Bormes-les-Mimosas dans le Sud de la France.
Nous sommes en Août 1956, il fait environ 25degrés à 10h du matin. Adultes et enfants profitent, encore quelques instants, de la fraicheur toute relative de la maison. Ils vaquent à leurs occupations quotidiennes, bien ralenties en cette période estivale où le farniente est de mise.
Pas tout à fait car aujourd’hui, c’est une journée de fête qui s’annonce : un méchoui doit être organisé, réunissant une cinquantaine de personnes, dont des hommes d’Afrique du Nord. Ils viennent de terminer la récolte du liège sous le contrôle du garde forestier. Ce matin, Français et Africains accompagnés des femmes et des enfants, s’affairent à l’organisation de la fête.
Dissimulés des regards indiscrets, bénéficiant de la fraicheur de la haie qui délimite la maison forestière, 2 jeunes adolescents, Mona 13ans et Fabien 14ans, écoutent les bruits de la nature qui s’éveille : les sangliers de leurs groins, fouillent le terrain à la recherche de quelques glands pour cette nouvelle journée. Les tortues d’Hermann inspectent nonchalamment chaque jeune pousse de verdure avant d’en faire leur petit déjeuner. Pour les entendre il faut prêter l’oreille, pour les voir surtout ne faire aucun bruit qui les retrancherait dans leurs carapaces.
Fabien est le fils du garde forestier, il ne parle pas beaucoup, il est timide, un peu sauvage disent ses parents. Mais il semble apprécier la compagnie de Mona, qu’il connaît depuis le mois de juillet. Elle n’a pas choisi de passer ses vacances dans le sud, chez sa mère et son beau-père, elle est très perturbée. Depuis sa naissance elle vit chez ses grands parents maternels à Provins en seine et marne. Son grand père est récemment décédé, sa grand-mère fatiguée a appelé ses parents, divorcés dès sa naissance et remariés chacun de leur côté, pour qu’ils assument la responsabilité de leur fille adolescente. Son père a répondu présent pour sa scolarité, sa mère la prendra chaque année pour les grandes vacances de Juillet-Aout.
Elle se sent déracinée elle vient de quitter fin juin sa grand mère ainsi que tous ses amis pour emménager chez ses nouveaux parents qu’elle ne connaît pas, son père et encore moins sa femme de 35 ans qui devient sa belle-mère.
Pour adoucir cette nouvelle situation qu’ils reconnaissent perturbante pour leur fille, ils lui font miroiter un avenir meilleur : grande maintenant, muni de son CEP, elle va étudier chez eux dans un collège de Melun, à 50kilomètres de Paris, pour préparer un BEPC de comptabilité. Toutes ses copines ont écarquillé de leurs yeux sur ses nouvelles perspectives, pas Mona.
Mais à l’aube de cette journée de vacances et de fête, à cet instant précis au frais sous les ombrages, elle est confortablement installée entre les jambes de Fabien. Le dos appuyé contre sa poitrine, sa tête posée au creux de son épaule, elle sent son souffle rafraichissant et doux sur son cou, ainsi que ses bras qui enserrent sa taille. Elle est bien, elle se sent protégée, rien de mal ne peut lui arriver.
– Mais enfin Fabien, Mona, Où êtes vous ? Montrez-vous. Vous devez vous occuper de vos frères et sœurs aujourd’hui, vous n’avez pas oublié j’espère ? Crie la maman de Fabien,
– Chut ! Souffle t’il à son oreille, posant doucement la main sur sa bouche, surtout ne bouge pas, ne répond pas, il faut que nous gardions notre cachette secrète.
Tout en savourant ces derniers instants de complicité Mona se dit qu’elle a tout de même de la chance, de se la « couler douce », au moins pendant 2 mois de vacances. Fabien y est certainement, un peu, pour quelque chose. Elle va avoir plein d’histoires à raconter à ses nouvelles copines. Ce n’est pas tout le monde qui passe ses vacances dans le sud de la France. Elle est sûre que ça va durer puisque c’est un accord passé entre ses parents divorcés. Elle connaît peu sa mère et encore moins son beau-père mais il a l’air sympa et ses demi frères et sœur sont mignons. Certes elle devient la grande sœur responsable, elle ne s’y attendait pas.
Le beau-père de Mona est ingénieur des Eaux et Forêts, toute la famille habite un appartement à Toulon. Il est responsable, depuis quelques années de la gestion, du développement du massif des Maures. Il dispose, pour lui et sa famille, d’un pied à terre dans une maison forestière du massif. Il a choisi pour cet été la maison forestière du Dom parce qu’elle est relativement proche de la mer, des plages du Lavandou, de la Favière, de Brégançon avec son château mis à disposition des Présidents de la République, actuellement René Coty.
La forêt du Dom est majoritairement plantée de chênes liège récolté par une population de Harkis, ayant combattus aux côtés des Français lors de la guerre de décolonisation. De fait souvent devenus indésirables dans leur pays, ayant choisis de vivre en France, ils ne sont pas considérés comme ils auraient mérités de l’être.
Ainsi, le beau-père de Mona, fils d’une famille de Colons ayant vécu en Afrique du Nord, en faisant travailler cette population, veut aujourd’hui leur témoigner de la reconnaissance de la France.
Mona et Fabien, main dans la main, prennent le chemin pour rejoindre familles et enfants sur un espace de garrigue. Avant de les retrouver leurs mains se séparent, trop tard, leurs mamans ont vu. Elles échangent un sourire entendu, souvenirs, souvenirs c’est beau des amours d’adolescents !
Ce matin, quelque part dans la forêt du Dom, tous participent à la préparation de la fête. Les hommes assemblent des tréteaux sur lesquels de longues planches de bois sont posées ; Recouvertes de nappes brodées par les femmes Africaines, formant une grande tablée autour de laquelle les invités prendront place.
Un peu à l’écart dans un espace dégagé d’aiguilles de pins et d’herbes sèches, une tranchée est creusée pour contenir le feu de bois. 2 crémaillères vont accueillir la broche qui va traverser, soutenir et permettre de tourner le mouton. Sans possibilité de rotation électrique de la broche, les hommes vont se relayer pendant les heures de cuisson pour la tourner à la force de leurs bras. Mouton sacrifié pour que la végétation de la forêt, dont les chênes-lièges, se régénère, soit prospère pour les hommes qui y vivent, mais aussi pour que la cinquantaine d’invités se régalent ce soir.
Un peu plus loin, un trou circulaire est creusé dans le sol, rempli de bois sec puis recouvert d’une grille. Surplombé d’un trépied muni d’une crémaillère, qui va soutenir l’énorme chaudron où vont cuire les légumes d’accompagnement.
Les gâteaux, où sont les gâteaux ? Qui fait les gâteaux ? interrogent les enfants,
Ne vous inquiétez pas, quelques femmes africaines mais aussi françaises, concoctent chez elles ces petites douceurs qu’adultes et enfants adorent.
Le temps passe, hommes et femmes dansent et chantent en travaillant. Les enfants s’amusent un peu plus loin, sous la surveillance de Mona, Josiane, Aïcha, Fabien et Mohamed : chahuts, cris et rigolades sont de rigueur.
La population de la forêt en reste coite : les hiboux, grands ducs, chouettes et chauves souris qui ont chassés et jacassés toute la nuit n’en reviennent pas, n’en croient pas leurs yeux qu’ils gardent écarquillés sur ces humains déjantés qui les empêchent de dormir.
Toute cette préparation se déroule dans la joie et la bonne humeur, chacun restant vigilant à un possible départ de feu qui pourrait rapidement se transformer et se propager en incendie gigantesque et meurtrier. Il faut des années pour qu’une terre brulée se régénère et accepte l’enracinement de nouveaux arbres. Les massifs du sud de la France accueillent une faune importante dans leurs sous bois et garrigues. Les Tortues d’Hermann, sont les seules à vivre à l’état sauvage dans cette région de France. Elles sont de moins en moins nombreuses, souvent premières victimes d’incendies, et de ramassages illicites.
Heureusement les hommes et les femmes qui vivent dans le Massif des Maures, sont conscients des risques encourus. Ils édu

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