Un ange diabolique , livre ebook

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Le marquis de Cainewood s’est juré de venger son frère. À bord de L’Émeraude, arborant fièrement le pavillon noir, le pirate défie les forces anglaises et a minutieusement préparé sa contre-attaque. Soudain, la porte de sa cabine s’ouvre et, dans un tourbillon de boucles rousses, une jeune femme le supplie de l’aider. Subjugué par cette apparition, le marquis en oublie sa vengeance. Mais qui est cette femme en détresse, pipelette et menteuse ? La seule certitude, c’est qu’il lui suffit d’un battement de cils pour faire perdre la tête à cet incorrigible séducteur…
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Publié par

Date de parution

06 juillet 2022

Nombre de lectures

2

EAN13

9782290250655

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Garwood Julie
Un ange diabolique
Collection : Bibliothèque idéale
Maison d’édition : J’ai lu
© Julie Garwood, 1990 Pour la traduction française © Éditions J’ai lu, 1991
Dépôt légal : juillet 2022
ISBN numérique : 9782290250655
ISBN du pdf web : 9782290250693
Le livre a été imprimé sous les références :
ISBN : 9782290250662
Composition numérique réalisée par Facompo
Présentation de l’éditeur : Le marquis de Cainewood s’est juré de venger son frère. À bord de L’Émeraude, arborant fièrement le pavillon noir, le pirate défie les forces anglaises et a minutieusement préparé sa contre-attaque. Soudain, la porte de sa cabine s’ouvre et, dans un tourbillon de boucles rousses, une jeune femme le supplie de l’aider. Subjugué par cette apparition, le marquis en oublie sa vengeance. Mais qui est cette femme en détresse, pipelette et menteuse ? La seule certitude, c’est qu’il lui suffit d’un battement de cils pour faire perdre la tête à cet incorrigible séducteur…
Biographie de l’auteur : JULIE GARWOOD est célèbre pour ses romans mettant en scène des Écossais au Moyen Âge. Avec plus de 35 millions de livres vendus, elle est aujourd’hui l’une des auteures de romance les plus acclamées aux États-Unis. © Création Studio J’ai lu. Studio Piaude d’après © Rebecca Stice / Trevillion Images © Neti.OneLove/Shutterstock
© Julie Garwood, 1990 Pour la traduction française © Éditions J’ai lu, 1991
Aux Éditions J’ai lu
Sur ordre du roi
N° 3019
Un ange diabolique
N° 3092
Un cadeau empoisonné
N° 3219
Désir rebelle
N° 3286
La fiancée offerte
N° 3346
Le secret de Judith
N° 3467
Un mari féroce
N° 3662
Le voile et la vertu,
N° 3796
Prince charmant
N° 4087
Une lady en haillons
N° 4372
Un ravisseur sans scrupules
N° 4548
Les frères Clayborne
N° 5505
Le dernier des Clayborne
N° 5666
Le maître chanteur
N° 5782
Le cœur à vif
N° 7801
La dernière trahison
N° 7989
L’héritage du passé
N° 8449
Un amour assassin
N° 8803
La splendeur de l’honneur
N° 10613
Les roses rouges du passé
N° 10788
La musique des sombres passions
N° 11287
À Elizabeth
S OMMAIRE
Identité
Copyright
Biographie de l’auteur
Aux Éditions J’ai lu
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
1

Londres, 1815
Le chasseur attendait patiemment sa proie.
La machination que le marquis de Cainewood avait imaginée était dangereuse mais astucieuse. Nul doute que l’infâme Lucifer ne tardât pas à apprendre que quelqu’un usurpait son nom ; il sortirait de sa cachette, car son orgueil était tel, au dire de chacun, qu’il ne laisserait personne s’attribuer le mérite de ses propres forfaits. Le scélérat chercherait alors à se venger. Tout le plan de Caine reposait sur cette hypothèse. Lorsque Lucifer se montrerait, il le tiendrait à sa merci.
Et c’en serait fini de la légende du pirate.
Le marquis n’en était pas à sa première tentative. Hélas, aucune n’avait abouti, jusqu’à présent. Caine n’avait pourtant pas lésiné sur les moyens ; il avait même promis une importante récompense à quiconque l’aiderait à capturer Lucifer mais aucun marin n’avait voulu jouer les Judas, ce qui était surprenant de la part de ces hommes qui en temps ordinaire n’auraient pas hésité à vendre père et mère. Il avait commis une grossière erreur de calcul. Les marins avaient tous refusé en arguant de leur loyauté. Caine, cynique de nature et rendu plus cynique encore par d’amères expériences passées, supposa que le véritable motif de leur refus était la peur. La peur et la superstition.
Le pirate s’entourait d’un épais voile de mystère. À vrai dire, personne n’avait jamais rencontré Lucifer. Son navire, l’ Émeraude , avait été vu un nombre incalculable de fois, ricochant au fil de l’eau comme un caillou lancé par la main du Tout-Puissant. C’est du moins ainsi que le décrivaient ceux qui se vantaient de l’avoir aperçu. Le spectacle de ce grand oiseau noir voguant sur les flots semait l’épouvante parmi les gentilshommes à la bourse bien garnie, arrachait des cris de jubilation aux fieffés coquins et des prières aux plus démunis car Lucifer avait la réputation de partager son butin avec les moins fortunés.
Personne n’avait jamais remarqué le moindre homme d’équipage à bord de ce vaisseau fantôme, ce qui frappait les imaginations, imposait le respect et même forçait l’admiration.
Hélas, les talents de Lucifer ne s’exerçaient pas seulement en mer. C’était un homme qui de toute évidence aimait la diversité. Il sévissait également sur terre, où les victimes de ses exactions ne se comptaient plus. Il avait d’ailleurs coutume de sélectionner celles-ci avec le plus grand soin, s’en prenant exclusivement aux membres de la haute société. Pour éviter que quelqu’un d’autre ne revendique la paternité de ses expéditions nocturnes, le pirate laissait en guise de carte de visite une rose blanche à longue tige. Le lendemain matin à son réveil, la victime avait la surprise de trouver la fleur posée sur son oreiller. En général, à la vue de la rose, le malheureux passait de vie à trépas.
Inutile de dire que le sort du pauvre homme accroissait encore le prestige du pirate. Celui-ci devenait un véritable héros, une sorte de preux chevalier dont le panache allait jusqu’à faire excuser les forfaits. Le clergé lui-même n’était pas le moins indulgent. En effet, Lucifer se montrait plus que généreux avec lui, abandonnant dans les églises des coffres remplis de pièces d’or et de bijoux, sans oublier d’y ajouter la rituelle rose blanche afin que les hommes de Dieu sachent pour le salut de quelle âme ils étaient censés prier. L’évêque était embarrassé. S’il ne condamnait pas le pirate, il se gardait pourtant bien de l’encenser, car c’eût été s’attirer à coup sûr les foudres de quelques membres les plus influents de la haute société. Il avait donc pris le parti, quand il parlait de Lucifer, de le désigner par le terme de « vaurien », qu’il accompagnait toujours d’un petit clin d’œil et d’un sourire entendu.
Au ministère de la Guerre, on ne partageait pas l’attitude ambiguë de l’évêque. On avait promis une récompense à quiconque aiderait à la capture du pirate. Caine en offrait le double. La raison qu’il avait de retrouver le brigand était toute personnelle, et il pensait que la fin justifiait les moyens.
Il était décidé à appliquer la loi du talion : œil pour œil, dent pour dent. Il ne ferait pas de quartier au pirate, il le tuerait, un point c’est tout.
Par une étrange ironie du sort, les deux adversaires étaient de force égale. Le marquis était craint de tout son entourage. Il s’était acquis une réputation d’homme impitoyable en travaillant pour le compte du gouvernement. Si les circonstances avaient été différentes, si Lucifer n’avait pas provoqué le courroux de Caine, celui-ci aurait sans doute laissé le pirate en paix. Mais le crime que Lucifer avait commis avait tout changé du jour au lendemain.
Chaque soir, Caine se rendait à l’auberge du Chat Noir, une taverne située dans les quartiers des docks et fréquentée par des marins en bordée. Le marquis s’asseyait toujours à la table du fond, le dos au mur pour se prémunir contre une éventuelle agression, et il restait là, attendant patiemment que Lucifer vienne à lui.
Le marquis évoluait dans les bas-fonds londoniens avec l’aisance d’un homme qui a un passé chargé. Dans cette partie de la ville, les titres ne comptaient pas. Les chances de survie dépendaient avant tout de sa taille, de sa capacité à se défendre des agressions et de son indifférence face à la violence et à la grossièreté qui régnaient ici en maîtresses.
En moins d’un jour, Caine avait fait de la taverne son quartier général. Grand et musclé comme il l’était, sa carrure suffisait à elle seule à décourager la plupart de ceux qui auraient eu la velléité de se frotter à lui. Il avait les cheveux noirs, le teint légèrement basané et des yeux d’un gris aussi sombre qu’un ciel d’automne. Il y avait d’ailleurs eu un temps où ces yeux avaient le pouvoir d’émouvoir le cœur des femmes de la haute société. Mais maintenant, ces mêmes femmes reculaient devant l’expression de froideur et l’absence d’émotion qui s’y lisaient. Elles murmuraient que la haine avait changé le marquis de Cainewood en pierre. Caine en convenait.
À partir du moment où il décida de se faire passer pour Lucifer, il n’eut aucun mal à entretenir l’illusion. Tout le monde racontait que Lucifer était un gentilhomme qui avait choisi de devenir pirate pour continuer à mener grand train. Caine sut tirer parti de cette rumeur. La première fois qu’il entra dans la taverne, il portait ses plus beaux atours. Il avait pris soin d’ajouter à sa tenue une note personnelle en épinglant ostensiblement une petite rose blanche au revers de son habit. Ce détail ne manqua pas d’attirer immédiatement l’attention sur lui.
On lui chercha aussitôt noise et il dut sortir son couteau pour se tailler une place parmi les habitués de la taverne. Caine était habillé comme un gentilhomme mais il se battait comme un ruffian. Il fut adopté sur-le-champ par ces rudes gaillards. En un rien de temps, il avait su éveiller chez eux respect et crainte. Il gagna leur loyauté grâce à sa taille et à sa force herculéennes. Un des plus téméraires lui demanda en bégayant si ce qu’on racontait était vrai. Était-il réellement Lucifer ? Caine ne répondit pas, mais le marin comprit au petit sourire qu’il esquissa que la question lui plaisait. Et lorsque le gentilhomme se retourna vers l’aubergiste pour lui dire que le marin ne manquait pas de perspicacité, celui-ci n’eut plus aucun doute sur son identité.
La semaine n’était pas terminée que la nouvelle selon laquelle, chaque soir, Lucifer honorait de sa présence l’auberge du Chat Noir s’était répandue comme une traînée de poudre dans toute la ville.
Monk, l’Irlandais au crâne chauve qui était

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