Traquée par les esprits : Histoires vraies d’un aimant à fantômes , livre ebook

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Poursuivie par les phénomènes surnaturels depuis l’enfance, Vivian Campbell a affronté des spectres en colère, des esprits d’enfants espiègles, des démons terrifiants et toutes sortes de créatures bizarres venues d’ailleurs. Dans Traquée par les esprits, Vivian revit ces expériences palpitantes. Au fil des années, elle et sa famille ont subi de violentes attaques de fantômes, reçu de petites faveurs de la part d’une fillette fantôme, parlementé avec un esprit capricieux, revu un animal de compagnie depuis longtemps disparu, toléré la présence des fantômes dans un groupe de guides, et mené des batailles à dresser les cheveux sur la tête avec une entité malveillante qui menaçait leur bébé. Vivian vous emmène dans divers endroits parfois très beaux, mais infestés d’esprits, allant d’un manoir en pierre dans les montagnes du Tennessee, à la résidence d’une université centenaire, en passant par sa chère maison de Floride, propriété de la famille depuis plusieurs générations.
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Publié par

Date de parution

07 janvier 2014

Nombre de lectures

5

EAN13

9782896838349

Langue

Français

Copyright © 2012 Vivian Campbell
Titre original anglais : Stalked by Spirits
Copyright © 2013 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Llewellyn Publications, Woodbury, MN, www.llewellyn.com
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Traduction : Laurette Therrien
Révision linguistique : Féminin pluriel
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe
Conception de la couverture : Paulo Salgueiro, Mathieu C. Dandurand
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89667-790-0
ISBN PDF numérique 978-2-89683-833-2
ISBN ePub 978-2-89683-834-9
Première impression : 2013
Dépôt légal : 2013
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada



Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
Dédicace
C’est avec amour que je dédie ce livre à mes précieux enfants,
Ian, Erin et Elise ; à ma merveilleuse maman, Jeanette,
qui vit désormais au paradis éternel ; et à tous ceux — passés et présents — qui aiment cette maison.
Remerciements
Je dois mille remerciements à de nombreuses personnes : à mon père, pour avoir ravivé la lignée familiale grâce à ses recherches généalogiques intensives. À feu mes très chers grands-parents, pour m’avoir légué leur maison magique. À mes grands amis, les auteurs Dave et Sue Lapham, pour leurs encouragements, leur inspiration, leurs conseils éditoriaux et des chasses aux fantômes vraiment très amusantes. À mon adorable camarade et confidente Nancy, pour m’avoir motivée par son talent pour l’écriture, ses suggestions de corrections, sa sangria au cognac, nos fous rires et nos randonnées nocturnes à la poursuite des fantômes. Et à mes amies de toute une vie, qui sont les sœurs que je n’ai jamais eues : Susie, Cathy, Haley, Dawn, Manjusha, Lisa, Mary, Sally, Lisa, Eva, Pam, Jeanne, Claire, Scott et Shelly, et l’auteure Karen Harvey, pour avoir toujours cru en moi, en dépit de mes fantômes.
Mot de l’auteure
Certains noms ont été changés afin de protéger la vie privée des individus dont il est question dans ces histoires véridiques.
Certains restent accrochés aux tombes,
Certains pleurent dans des chambres vides,
Et moi, lorsque fleurit l’iris,
Je me souviens.
—Mary Elizabeth Coleridge, On Such a Day (traduction libre)

Introduction
C ’était à l’automne 2003, et le très élégant jeune homme du tournant du siècle — je parle ici du XX e siècle —tourna la tête dans un angle impossible et esquissa un sourire méprisant. À côté de lui, un loup massif secoua sa fourrure grise emmêlée pour donner plus de poids à l’attitude de son maître, puis s’assit en silence sur ses pattes arrière. Tournant lentement la tête, la bête fixa ses yeux brillants, brûlants de haine, sur Jack, mon mari.
Glacé d’horreur, Jack recula lentement d’un pas sous le cadre de la porte ouverte qui le séparait à peine du couple démoniaque. L’instant d’avant, il ronflait dans son confortable fauteuil bleu ciel, pendant qu’un autre épisode de I Love Lucy passait à la télé posée à ses pieds. Soudain, le cerveau de Jack se mit à hurler de douleur, tandis que des douzaines de mains hargneuses lui enserraient les épaules, broyant et lacérant la peau tels des rasoirs tentant de trancher de la pâte à pain. Son torse se balançait bizarrement d’avant en arrière ; sa tête ensommeillée ballottait comme celle d’un nouveau-né rudement secoué. Terrifié, Jack ouvrit grand les yeux, ses mains battant frénétiquement l’air apparemment vide. Où étaient les sadiques qui le battaient comme une poupée de chiffon ?
Enfin, Jack sentit une montée d’adrénaline. Il se leva de son fauteuil de torture et s’approcha, chancelant, de la porte séparant la salle à manger et les pièces d’en avant. Ses ongles s’enfonçaient dans les boiseries, pendant qu’il s’appuyait faiblement contre la porte ouverte. Son poignet droit lui faisait mal. De légères marques rougeâtres luisaient sur sa peau moite, comme si on lui avait tordu le bras comme une vis. Quel rêve ! pensa-t-il.
Puis le loup entra.
Le monstre faisait près d’un mètre de haut à l’épaule, impressionnante masse de muscles recouverte d’une fourrure grise épaisse et iridescente. Il franchit la porte d’entrée massive et s’arrêta au milieu du salon. Sur les talons du canin, apparut un jeune homme très chic, impeccable dans son complet brun à rayures du tournant du siècle, avec sa canne rutilante et son chapeau melon perché sur des cheveux bruns bien lisses. Se tournant vers Jack, ses lèvres blanches décharnées esquissèrent un rictus menaçant.
— Vous pensez donc qu’il n’y a rien d’anormal dans cette maison ?!
Son regard démoniaque traversait Jack de part en part, lui interdisant de prendre ne serait-ce qu’une respiration. Prenant son air le plus menaçant, Jack fit un pas courageux, volontaire, en direction des intrus. Le loup répondrait sans doute à sa provocation par un saut puissant, jetant Jack au sol tandis que l’homme malicieux glisserait ses longs doigts de spectre autour de son cou…
À son grand étonnement, le couple disparut sans crier gare. Presque. Le sourire furibard de l’homme perça l’air vicié ; les yeux d’albâtre du loup scintillèrent légèrement, s’efforçant de semer un dernier doute dans la tentative d’intimidation de Jack. Sans attendre que cela recommence, Jack alla droit dans la cuisine pour prendre un verre d’eau… ou peut-être quelque chose de plus fort, afin de se calmer.
Pendant que Jack, secoué, se versait un verre, Elise, notre fille de quatre ans, descendait innocemment l’escalier et, voyant son papa blanc comme un drap, elle lui demanda :
— Qu’est-ce qu’il y a, papa ? As-tu vu un autre de nos fantômes ?
un
Comment devenir un aimant à fantômes
Vivian, savez-vous si quelqu’un, dans votre famille, est un sensitif ?
L a question me hantait. Moi, sensitive ? Depuis le jour où j’avais pris ma première respiration, ma mère n’avait cessé de me raconter les authentiques histoires du don de double vue de sa famille écossaise. La plus fabuleuse de ses histoires se passe à Glasgow, en Écosse, à la fin du XIX e siècle…
Par un petit matin gris au brouillard si épais que même le soleil levant d’Écosse ne pouvait le pénétrer, la charrette éclaboussée de boue transportait son lot quotidien d’œufs et de lait. Un air de désolation glacial gardait l’aube captive, pendant que Janet Rattray Thompson, en larmes et paniquée, courait dans les rues étroites de Rutherglen. Sa lourde chevelure brune flottait en boucles trempées et rebelles ; elle serrait son châle de laine brute sur son corps, tout en priant pour que la pluie se fasse attendre quelques minutes de plus. En réponse à ses prières, les nuages engrossés éclatèrent, et des trombes d’eau s’abattirent sur elle, mouillant le bas de ses jupes et piquant ses yeux bleu foncé. Janet trébucha sous le déluge et se retrouva à genoux sur les pavés, au milieu d’une mare de boue. À part Janet, le canasson trempé du laitier et une volée de corbeaux qui croassaient comme pour se moquer d’elle, les rues semblaient désertées de tous. Janet se remit sur pieds, releva sa jupe boueuse, et se remit à courir. Elle ne remarqua pas que le vent lui avait arraché le bonnet qu’elle portait un kilomètre plus tôt. Il fallait qu’elle trouve William Dennie avant qu’il ne parte travailler. Avant qu’il ne meure.
C’était en 1893, l’année où elle devait épouser Will, son bien-aimé. Ils s’étaient rencontrés l’année dernière, quand l’oncle de Janet, qui travaillait avec William comme chimiste analyste à la Royal Gunpowder Factory, les avait présentés. Depuis le moment où Janet, vingt-deux ans, et William avaient échangé leur premier sourire en se saluant, ils étaient inséparables. Les yeux brillants, ils avaient parlé au prêtre de la localité, qui n’avait pas pu résister à leur donner sa bénédiction sincère. Leurs épousailles, qu’ils anticipaient avec beaucoup d’impatience, devaient avoir lieu dans moins de six semaines… à la seule condition que William reste à la maison aujourd’hui.
La porte de la maison de William finit par apparaître derrière le brouillard. Janet se précipita et cogna si fort qu’elle aurait pu fracasser chacune des grosses planches de chêne. « Dieu du ciel, faites que William soit là. Il ne faut pas qu’il parte travailler. Pas avant que je lui aie parlé. Jamais. »
La porte s’ouvrit et William apparut. Il cessa de respirer en apercevant le visage baigné de larmes de sa fiancée.
— Janet, ma chérie ! Que fais-tu ici, pour l’amour du ciel, mon amour ? Qu’est-ce qui se passe ?
— William ! William ! Dieu merci tu es encore à la maison ! s’écria Janet, en se jetant dans ses bras et en s’accrochant dans un élan protecteur à son paletot de laine grise. Je suis si contente d’être arrivée à temps.
— Calme-toi et dis-moi ce qui se passe. Je t’en prie, Janet — je vais être en retard au travail maintenant.
Janet, qui faisait à peine 1,52 mètre, se transforma en montagne de feu. Elle poussa son amoureux à l’intérieur et referma bruyamment la porte derrière eux.
— Tu ne peux pas aller à la fabrique aujourd’hui !
— Quoi ? As-tu perdu la tête ?
— J’ai fait un rêv

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