Pandora et la cupidité , livre ebook

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Pandora est déconcertée. Elle sait que la Cupidité se cache à Rome, mais elle ne peut même pas commencer à deviner où chercher. Le fait qu’elle et Alcie soient déguisées en servantes ne les aide vraiment pas. Tout n’est que travail, et pas question de s’amuser — et de faire équipe avec Iole pour sauver le monde! Mais lorsqu’Homère est envoyé dans le ring des gladiateurs, les filles savent qu’elles doivent trouver ce mal et sortir de Rome rapidement! Ce que Pandora et ses amis ignorent, c’est que les dieux grecs sont aussi dans la ville, rendant visite à leurs homologues romains. C’est comme si soudainement chaque dieu avait un jumeau… incluant la malveillante Héra. Les dieux travaillent ils de concert pour donner à Pandie l’aide dont elle a besoin? Héra finira-t-elle par prendre sa revanche?
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Publié par

Date de parution

06 mars 2014

Nombre de lectures

13

EAN13

9782897335564

Langue

Français

Copyright © 2012 Carolyn Hennesy
Titre original anglais : Pandora Gets Greedy
Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Bloomsbury U.S.A.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Traduction : Renée Thivierge
Révision linguistique : Féminin pluriel
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe
Montage de la couverture : Matthieu Fortin
Illustration de la couverture : © 2012 Weng Chen (Jade)
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89733-554-0
ISBN PDF numérique 978-2-89733-555-7
ISBN ePub 978-2-89733-556-4
Première impression : 2014
Dépôt légal : 2014
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada



Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Hennesy, Carolyn
[Pandora Gets Greedy. Français]
Pandora et la cupidité
Traduction de : Pandora Gets Greedy.
« Tome 6 ».
Pour les jeunes de 12 ans et plus.
ISBN 978-2-89733-554-0
I. Thivierge, Renée, 1942- . II. Titre. III. Titre : Pandora Gets Greedy. Français.
PZ23.H447Pac 2014 j813’.6 C2013-942569-1
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
À Donald
EGO diligo vos, meus maritus !
Et à Zoe Hankett…
qui m’a donné le goût d’écrire.
Chapitre 1
Le Forum
S’il y avait eu encore moins dans son cer-veau — encore moins de pensées —, il est probable qu’elle n’aurait pas alors pu se rendre compte qu’il était maintenant presque… vide. Il ne lui restait que deux ou trois vagues pensées qui lui rappelaient qu’elle ne réfléchissait pas vraiment beaucoup.
Pandie se tenait en plein soleil en train d’éventer Varinia, épouse de Lucius Valerius. Parfois, elle échangeait un regard avec Alcie qui assistait Rufina, la seule et unique fille du sénateur ou, comme Alcie aimait bien l’appeler en privé, « le bouton sur le derrière d’Hadès ». Dans l’imposant Forum de Rome, toute la famille était assise le plus confortablement possible dans leur section réservée aux politiciens très importants ; à quelques mètres à peine de la zone de places assises destinée au grand Jules César.
Composé de plusieurs grands domaines entourés de bâtiments officiels, de temples, d’arches, de colonnes et d’obélisques, le Forum était le centre et le cœur de Rome. En y pénétrant, Pandora avait pensé à l’Agora de sa bien-aimée Athènes, sauf que le Forum était plus large et plus ouvert. Ce n’était pas tant un marché qu’un lieu de rassemblement pour toute la population, l’élite et le peuple. Mais aujourd’hui, on avait érigé, bien que de façon temporaire, une arène de gradins solides, avec des bancs de bois. Le grand public occupait la plupart des bancs, mais on en avait réservé plusieurs pour les familles les plus importantes ; certaines de ces sections, comme celles de César, avaient été recouvertes de tentes ou de planches pour créer de l’ombre. Mais Lucius Valerius avait bizarrement décidé qu’il ne voulait pas dépenser pour de l’ombre, et maintenant Pandie avait l’impression que sa tête était en train de cuire.
Un spectacle était en cours sur le plus grand terrain, et des milliers de spectateurs, paysans ou nobles regardaient la représentation. Après avoir répété pendant une semaine, une troupe d’enfants présentait mainte-nant une reconstitution de la récente victoire de César sur Pompée, accompagnée d’acrobates qui sautaient et faisaient des culbutes à l’arrière-plan. Les enfants brandissaient leurs épées-jouets dans l’air alors que l’enfant qui avait l’honneur de jouer le rôle de César et qui ne devait pas avoir plus de six ans, faisait semblant d’enfoncer à plusieurs reprises sa minuscule épée dans quiconque se trouvait à proximité, y compris, et surtout, ses propres « troupes ».
César frappait dans ses mains, lançant sa tête en arrière tant il riait.
— Si j’avais f ait comme lui, ru git-il, il n’y aurait plus personne pour célébrer avec moi ! Personne pour partager le triomphe de la journée !
La foule autour de lui applaudit à tout rompre. Ensuite, lorsque l’enfant « César » s’emmêla terriblement dans les bandes de tissu bleu qui représentaient le Rubicon et tomba sur les fesses, César faillit presque tomber de son fauteuil de transport doré.
— Je me suis mouillé, effectivement, dit-il en se levant et serrant ses côtes dans l’allégresse. Mais jamais autant !
Pendant qu’elle éventait Varinia, le soleil la rendant légèrement nauséeuse, Pandie baissa les yeux sur le terrain ; oui, c’était amusant, mais elle savait qu’il lui fallait penser à autre chose. Cette perspective semblait cependant l’accabler ; éventer Varinia était une chose ennuyeuse, mais simple. De même que de frotter les planchers de la maison. De même que servir comme page et d’être responsable de l’eau à boire pour Lucius Valerius lorsque le Sénat siégeait. Devenait-elle paresseuse ? C’était impossible … il y avait déjà quel-ques semaines qu’elle avait déposé la Paresse dans la boîte des grands maux ! Il lui fallait maintenant trouver la Cupidité ! Pourquoi, au nom de tous les grands Olympiens, avait-elle tardé ?
Elle redressa instinctivement les épaules. Puis, elle les laissa à nouveau s’affaisser, se souvenant…
Comme s’il ne suffisait pas qu’elle n’ait pas pu parler à son père depuis des jours ; cela pouvait s’expliquer par la distance ou l’heure ou peu importe ce que son père ait pu faire aux moments exacts où elle l’avait appelé. Mais dès l’instant où Homère avait été séparé d’elles, elle et Alcie étaient devenues tellement déprimées qu’on aurait dit qu’une lampe avait été éteinte chez les deux filles. Il était là un moment, puis il avait disparu le lendemain. Où était-il allé ? Elle ne pouvait pas le demander à Lucius, Varinia ne faisait que secouer la tête si Pandie abordait le sujet, et Rufina se contentait de sourire. C’était bien trop injuste. Elle savait qu’elle avait foutu la pagaille plusieurs mois plus tôt alors qu’elle avait apporté la stupide boîte à l’école. D’accord, elle avait compris ! Mais elle travaillait comme Hercule pour tout réparer ; elle collaborait, mais il lui semblait simplement qu’il lui était impossible de prendre une pause… ou de reprendre son souffle. Elle était lasse de perdre les gens qu’elle aimait. Point à la ligne. Elle s’endormait en pleurant chaque nuit et elle se giflait pour se réveiller chaque jour. Elle n’avait aucun désir de rire devant la stupide fausse guerre enfantine tandis que sa quête était loin d’être complétée, et que cela ne l’intéressait presque plus.
Mais Alcie se mit à rire avec le reste de la foule devant les pitreries qui se déroulaient en bas — le premier rire que Pandie avait entendu chez son amie depuis longtemps — et à cause de cette distraction, Alcie ralentit considérablement sa ventilation.
— Éventez plus rapidement, esclave ! siffla Rufina à Alcie.
— Oui, maîtresse, répondit Alcie.
Et elle commença à l’éventer si vite qu’à une ou deux reprises, elle perdit la maîtrise de la lourde tige coiffée de plumes d’autruche et frappa légèrement Rufina sur le dessus de la tête. Pas tout à fait par hasard.
— Papa ! cria Rufina.
— Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Lucius, ses yeux balayant la foule.
— Elle me bat avec les plumes. Puis-je la faire exécuter, s’illlll te plaît ?
— Nous verrons, dit Lucius, n’accordant aucune attention à sa fille.
— Rufina, arrête, dit Varinia.
Puis, elle tourna son attention vers son époux.
— Lucius, que cherches-tu ?
— Pas quoi , bonne épouse, répondit-il. Qui.
À ce moment, des applaudissements s’élevèrent de la foule alors que « César » commençait son assaut final sur « Pompée ». Puis, devant la foule horrifiée, le pauvre petit garçon confus commit la grave erreur de se retourner et de s’enfuir en courant pendant que l’enfant « Pompée » arrivait à sa rencontre dans la bataille. Le petit César courut tout droit vers sa mère qui applaudissait depuis le côté du terrain. Un silence tomba sur la foule à la simple et involontaire allusion que le vrai César aurait pu avoir été lâche pendant le combat réel. La mère devint blême, et elle chassa son fils pour qu’il retourne sur le terrain, le frappant presque sur les oreilles, mais l’enfant en sanglots ne partait pas. Jules César était debout, aussi immobile que n’importe laquelle de ses nombreuses statues érigées à la hâte partout dans la ville, les yeux plissés alors qu’il observait… il s’arrêta de rire. Tous les rires s’étaient arrêtés. Quelques-uns des enfants cessèrent d’agiter leur épée et cherchèrent leurs familles dans la foule, certains assis sur le terrain, d’autres courant pour faire des culbutes avec les acrobates.
— Jupiter, protège-nous tous, murmura Varinia.
Soudain, la mère de « César » le prit dans ses bras et, saisissant son arme, fonça pour le ramener sur le terrain et tout droit vers l’enfant « Pompée ». Pompée jeta un coup d’œil vers la grande femme qui fonçait vers lui avec une courte épée de bois et il se mit à sprinter aussi rapidement que ses jambes pouvaient le porter, hurlant, jusqu’aux bras de sa propre mère.
Personne, qu’on soit debout ou sur les centaines de sièges qui entouraient le champ, n

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