On the rebound , livre ebook

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2023

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Duncan est veuf depuis trois ans maintenant. Hanté par le décès de son épouse et rongé par la culpabilité, les jours passent difficilement. Il ne peut se résoudre à aimer quelqu’un d’autre car, pour lui, une seule comptait... Aussi, il s'interdit d'éprouver des sentiments pour une autre femme. Et surtout, ce serait un risque trop grand de souffrir encore. Duncan n’est pas prêt à cette éventualité.





Pourtant, il arrive que le destin en décide autrement...





Lorsqu’il croise la route d’Ella, jeune Française venue en Écosse pour poursuivre ses études, Duncan est loin de se douter que cette petite blonde aux yeux noisettes va bouleverser sa vie.



Est-ce que l’amour peut vraiment guérir toutes les blessures ? Faut-il tenter d’aimer encore quand on a déjà perdu celle qu’on considérait comme son âme sœur ?

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Publié par

Date de parution

26 mai 2023

Nombre de lectures

14

EAN13

9781801165914

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

2 Mo

LOUISE BURGLAM 
 
 
On the rebound
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cherry Publishing
 
 
 
DU MÊME AUTEUR
AUX ÉDITIONS CHERRY PUBLISHING
 
Pacte avec le diable
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
© 2021, 2023, Cherry Publishing
Première édition : décembre 2021
 
ISBN : 978-1-80116-591-4
 
 
 
 
 
 
 
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À mes filles, Manon et Léna.
Mes plus belles réussites.
Je vous aime.
Chapitre 1 : Ella
 
Samedi matin
 
J’ouvre péniblement les yeux en quelques battements de paupières , les frotte par réflexe plus qu’autre chose puis m’étire en bâillant. Je me retourne dans mon lit et mes pupilles tombent naturellement sur mon réveil rose, en forme de cœur, posé sur la table de chevet. Je me souviens encore de la tête que j’ai faite quand mon frère me l’a offert, l’année dernière.
Mon dieu  ! C’est pas possible.
Le réveil indique midi vingt-sept. Je me lève d’un bond, me précipite comme une flèche hors de mon lit, puis m’empêtre la jambe droite dans les draps. J’atterris lourdement sur le sol.
— Merde ! grogné-je.
Je retire le linge enroulé autour de ma cheville, puis reste deux secondes étendue sur le parquet afin de reprendre ma respiration, coupée brutalement par ma « gymnastique » matinale. Je soupire avant de me relever tant bien que mal. Je repousse brutalement ma tignasse blonde de mon visage au moment où mon téléphone sonne.
Ça doit être Siléas. J’adore cette fille. Elle est simple, toujours positive et a un tempérament de feu. Nous suivons le même cursus universitaire. Nous étions assises à côté l’une de l’autre dans l’amphi le matin du premier jour d’intégration. Malgré mon plan, j’avais eu du mal à trouver la salle MDS2 dans le « Bâtiment des Solidarités ».
J’ai jamais été très douée en orientation !
Je m’étais retrouvée tout à l’opposé vers la « Maison des Initiatives Étudiantes ». La peur d’arriver en retard le premier jour m’avait poussée à battre un record de vitesse. Forcément j’étais arrivée en nage, haletante et cramoisie. Tout ça pour m’apercevoir, une fois assise dans la bonne salle, que j’avais oublié ma trousse. Pas facile sans crayon de noter les directives ! Sans même me parler, Silas m’a tendu un stylo tout en étirant ses lèvres. Son sourire est à tomber sans parler de son regard des plus malicieux. Nous avons passé toute la journée ensemble à explorer le campus, identifier les endroits clés et à découvrir ses multitudes services. Depuis, nous ne nous quittons plus.
Aujourd’hui, on devait se retrouver en ville pour déjeuner, avant d’aller faire du shopping, afin de trouver une tenue adéquate pour la soirée déguisée de ce soir.
J’essaie de comprendre pourquoi je me réveille si tard, alors que je me suis couchée relativement tôt, hier. Bon, d’accord, c’était vendredi et j’étais claquée. La semaine a été éprouvante. Beaucoup de choses à apprendre, à revoir, à chercher et… à comprendre ! Ce n’est déjà pas facile d’étudier dans une langue étrangère, mais quand en plus, les gens ont un accent à couper au couteau, ça devient complètement dingue ! Même si ça fait presque deux mois que je suis ici, j’ai encore du mal à m’y faire.
Il va pourtant falloir composer avec. C’est moi qui ai choisi l’Écosse, et je ne le regrette pas. J’ai toujours adoré son histoire, ses châteaux, ses paysages, ses légendes, ses contes, ses mythes et mystères, son folklore…
Bref, vous l’aurez compris, j’aime ce pays !
Je fonce vers mon téléphone que j’ai laissé sur la table basse dans le salon. Alors que j’entre dans la pièce au pas de course, mon petit orteil, qui n’était visiblement pas préparé, reste coincé dans l’embrasure de la porte.
— Aïïïïïïe !
Je m’attrape les doigts de pied avec les deux mains, tout en mordant ma lèvre inférieure sous le coup de la douleur. Ce qui m’amène à exécuter la danse de l’ours. Celle qui consiste à tourner sur soi-même en sautillant sur une jambe. Je m’écroule ensuite sur le canapé, j’inspire et expire bruyamment à plusieurs reprises – je suis passée de l’ours au buffle en quelques secondes. Je tente d’analyser mes orteils et découvre avec soulagement que j’en ai toujours cinq, avant de remarquer que le petit dernier vire déjà au bleu.
Magnifique  !
J’attrape rapidement le téléphone avant l’ultime sonnerie et réponds :
— Oui ?
Ma voix est empreinte de douleur.
— Ella, mais qu’est-ce que tu fiches ? me demande Siléas, visiblement mécontente.
— Panne d’oreiller, dis-je simplement tout en grimaçant.
— Tu viens de te réveiller ?
— Yep. Mais t’inquiète, je me dépêche. Je suis là dans un quart d’heure, OK  ?
Je l’entends soupirer dans le téléphone.
— OK. Mais magne-toi, j’ai promis à Darren qu’on passerait l’aider vers dix-neuf heures.
— Oui, je fais au plus vite. À tout de suite.
Je raccroche, regarde de nouveau mon orteil dont la teinte s’est encore assombrie, puis me dirige vers la salle de bain en boitant. Je prends une douche rapide et me brosse les dents – pas le temps pour le maquillage. J’enfile à la hâte un jean, un pull, mes bottines et mon blouson.
Quand j’arrive enfin, Siléas a manifestement déjà effectué quelques achats en m’attendant. Elle sourit à mon approche, et je me penche pour lui faire la bise.
Oui, je sais, geste typiquement français, mais j’ai du mal à m’en défaire.
— Salut ! lancé-je. Excuse-moi pour le retard.
— J’ai trouvé pour toi, dit-elle, excitée, en me tendant un sac.
— Comment ça, tu as trouvé pour moi ? reprends-je, complètement déconcertée.
— Ben regarde, ajoute-t-elle en fixant le sac plastique.
Je le lui prends des mains, puis jette un œil à l’intérieur. J’aperçois alors une petite jupe plissée – et quand je dis petite… –, une paire de chaussettes hautes et un tee-shirt.
— Tu veux que je me déguise en fillette ?
— Nan, en cheerleader , lâche-t-elle dans un large sourire.
—Je ne vais pas m’habiller en pom-pom girl ! m’écrié-je, totalement éberluée.
— T’inquiète, ça t’ira comme un gant, poursuit-elle.
— Mais je vais me les geler !
Même si, cette année, les températures sont clémentes pour un mois d’octobre, il ne fait que quinze degrés !
— N’importe quoi, la fête ne se passe pas à l’extérieur ! argumente-t-elle. En plus, ça te permettra de montrer ton corps magnifique. Tu es bien faite, profites-en, ce n’est pas quand tu seras vieille et moche que tu pourras l’exhiber ! Et puis, j’en connais un qui va baver ce soir, minaude-t-elle.
— Parle moins vite ! Je n’ai pas tout compris, répliqué-je.
Foutu accent .
Elle répète doucement, tout en se moquant ouvertement de moi.
— De qui tu parles ? demandé-je innocemment.
Même si j’ai déjà ma petite idée.
— Tu n’as pas remarqué que Kenneth en pince pour toi ?
Je roule des yeux puis m’exclame :
— Ce n’est pas parce qu’il est gentil avec moi qu’il en pince pour moi !
— Allez, arrête ! Il est plutôt pas mal, non ?
Je rosis bêtement, je ne sais même pas pourquoi.
Elle a raison, Kenneth est plutôt mignon, mais je n’ai absolument aucune envie de commencer une histoire, sachant que je rentre chez moi dans huit mois. Cela ne ferait que compliquer les choses et ça ne serait pas très malin.
 
***
Une fois de retour à mon appartement, je balance les achats et mon blouson sur une chaise. J’en profite également pour me mettre à l’aise en retirant mes chaussures et mes chaussettes. J’examine mon orteil : bon, il est mauve, mais il ne me fait pas trop mal. Je jette un œil à ma montre et écarquille les paupières en me rendant compte qu’il est déjà presque dix-sept heures. D’après Siléas, il me faut une bonne demi-heure pour me rendre chez Darren. Je file sous la douche, me lave avec mon gel au miel et à la fleur d’oranger. S’ensuit un shampoing, puis je me rince. Je m’enroule dans une serviette avant d’essorer mes cheveux. Enfin, je récupère le déguisement dans le salon, puis retourne dans la salle de bain alors que mon téléphone se met à sonner. Je me saisis de mon portable et vérifie le nom qui s’affiche sur l’écran avant de décrocher.
— Salut, dis-je, enjouée.
— Salut chaton, répond la voix chaleureuse de Maceo.
Je souris . Mon frère m’appelle comme ça depuis que je suis toute petite. Il est tout pour moi depuis la mort de nos parents, il y a onze ans. J’aurais pu mourir, moi aussi, j’étais avec eux ce jour-là. Ils allaient voir un concert de jazz, ils étaient fous de cette musique – d’où nos prénoms. Je m’appelle Ella, car Ella Fitzgerald était l’une de leurs chanteuses préférées. Mon frère a hérité de Maceo, en hommage au célèbre saxophoniste Maceo Parker. J’estime avoir eu plus de chance que lui… J’étais fâchée contre eux le jour de leur disparition, parce que j’étais obligée d’aller dormir chez les Mercier, des amis de mes parents, tandis que mon frère avait le droit de rester seul à la maison. Enfin, seul… Je savais de source sûre que Rose, sa petite amie du moment, passerait la soirée dans sa chambre.
Je dormais dans la voiture lorsque c’est arrivé. Les trajets en auto ont toujours été soporifiques pour moi . Je m’endors systématiquement au bout d’un quart d’heure. Je n’ai donc aucune idée de ce qu’il s’est passé . Je sais seulement que je suis restée trois jours dans le coma. Lorsque je me suis réveillée, la première personne que j’ai vue, c’est Maceo. Il avait une drôle de tête. Son teint était d’un blanc cireux, ses paupières gonflées et rougies. Des larmes perlaient au coin de ses yeux, alors que d’autres ruisselaient sur ses joues. Il avait l’air de ne pas avoir dormi depuis des siècles. J’ai regardé dans la chambre, à la recherche de mon père et de ma mère, mais ils n’étaient pas là. Lorsque j’ai demandé à Maceo où se trouvaient nos parents, il s’est effondré sur le lit. Ses sanglots déchiraient un silence pesant, déjà rythmé par les bips des divers appareils auxquels j’étais branchée. Il n’a pas pu pa

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