Memoires du coeur : Ce que l’on ne peut oublier. Ce que l’on ne peut changer. , livre ebook

icon

140

pages

icon

Français

icon

Ebooks

2016

Écrit par

Publié par

icon jeton

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris
icon

140

pages

icon

Français

icon

Ebook

2016

icon jeton

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

Quinn Sullivan a perdu l’amour de sa vie en première quand son copain Trent est mort dans un accident. Pour essayer de tourner la page, elle est entrée en contact avec les personnes ayant reçu ses organes. Certaines ont répondu à ses lettres, mais la personne qui semble la plus importante aux yeux de Quinn, celle qui a reçu le cœur de Trent, ne s’est pas manifestée.
Colton Thomas, dix-neuf ans, a passé une grande partie des dernières années à l’hôpital en attendant une greffe de cœur. Maintenant qu’il a enfin obtenu cette transplantation, Colton recouvre ses forces et il laisse son passé derrière lui, n’ayant nullement l’intention de regarder en arrière. Il ne veut pas connaître la personne qui a dû mourir pour qu’il vive, désirant seulement aller de l’avant.
Mais Quinn ne peut pas lâcher prise. Elle s’aventure donc hors du système pour trouver Colton, courant un risque dans l’espoir de finalement trouver la paix. Cependant, une conversation anodine se transforme rapidement en attirance... Pour aggraver la situation, Colton ignore tout de ce qui les lie. Son appétit de vivre sort Quinn de ses mois de tristesse, mais lui donne l’impression d’être déchirée entre l’honnêteté et une immense trahison.
Quels que soient ses sentiments pour Colton, chaque battement de son cœur lui rappelle tout ce qu’elle a perdu.
Voir Alternate Text

Publié par

Date de parution

26 août 2016

Nombre de lectures

90

EAN13

9782897673710

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

2 Mo

Copyright © 2015 Jessi Kirby
Titre original anglais : Things We Know By Heart
Copyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec HarperCollins Children’s Books, une division de HarperCollins Publishers, New York, NY
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet
Traduction : Sophie Beaume (CPRL)
Révision linguistique : Maryse Faucher
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe
Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89767-369-7
ISBN PDF numérique 978-2-89767-370-3
ISBN ePub 978-2-89767-371-0
Première impression : 2016
Dépôt légal : 2016
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada
Téléphone : 450 929-0296
Télécopieur : 450 929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com
Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
Imprimé au Canada


Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Kirby, Jessi
[Things we know by [heart]. Français]
Mémoires du cœur
Traduction de : Things we know by [heart].
Pour les jeunes de 13 ans et plus.
ISBN 978-2-89767-369-7
I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Things we know by [heart]. Français.
PZ23.K554Me 2016 j813’.6C2016-940943-0
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com







Pour mes sœurs, aux cœurs courageux et merveilleux

« Cœur (n. m.) :
Un organe musculaire vide qui pompe le sang dans le système circulatoire grâce à des contractions rythmiques et à la dilatation ;
le centre de la personnalité, surtout en référence à l’intuition, aux sentiments ou aux émotions ;
la partie centrale, la plus intime ou vitale de quelque chose. »
— Définition du mot cœur
J’ignore comment j’ai su, quand les sirènes m’ont réveillée avant l’aube, qu’elles étaient pour lui.
Je ne me rappelle pas avoir sauté hors du lit, ni avoir attaché les lacets de mes souliers. Je ne me rappelle pas mes jambes descendant l’allée avant d’arriver sur la longue rue entre nos maisons. Je ne me rappelle pas la sensation de mes pieds martelant le sol ni de mes poumons se remplissant d’air, de mon corps filant pour rattraper ce que je savais déjà être vrai.
Mais je me souviens de tout ce qui a suivi.
Je peux voir les lumières bleues et rouges tourbillonner horriblement dans le ciel pâle de l’aube. J’entends toujours les voix saccadées des ambulanciers, la répétition des mots traumatisme crânien par-dessus le bruit de fond de leurs émetteurs-récepteurs.
Je me rappelle les profonds sanglots entrecoupés d’une femme que je ne connaissais pas et que je ne connais toujours pas. L’étrange angle de son VUS blanc, le capot camouflé par les tiges brisées et les pétales éparpillés des tournesols qui poussaient sur le bord de la route. La clôture, cassée, en mille morceaux.
Je me souviens du verre, éparpillé comme du gravier sur l’asphalte.
Du sang. Trop de sang.
Et de sa basket, posée sur le côté au milieu de cette scène. Le cœur que j’avais tracé au feutre indélébile sur la semelle.
Je peux toujours sentir la légèreté de sa chaussure quand je l’ai prise, et la façon dont l’absence de poids m’a fait tomber à genoux. Je peux sentir les mains gantées qui m’ont soulevée et retenue quand j’ai voulu courir vers lui.
Ils ont refusé de me laisser faire. Ils ne voulaient pas que je le voie. Mon souvenir le plus net de cette matinée est donc d’être restée sur le bord de la route, seule, l’obscurité se refermant autour de moi alors que le jour naissait, le soleil matinal brillant sur les pétales dorés, éparpillés à l’endroit où il était en train de mourir.
« Entrer en communication avec les patients greffés peut aider les familles des donneurs dans leur deuil […]. Dans l’ensemble, échanger au sujet des pensées et émotions provoquées par les dons d’organes […], le don de la vie, […] peut aider les familles des donneurs et les greffés, ainsi que leurs proches et leurs amis. Il faut parfois attendre des mois, voire des années pour qu’une personne soit prête à écrire ou à recevoir une lettre, et certaines personnes ne sont jamais prêtes. »
— Programme pour les familles des donneurs d’organes


Chapitre 1
Quatre cents jours.
Je répète ce chiffre dans ma tête. Je le laisse remplacer le vide que je ressens et je serre le volant. Je ne peux pas laisser ce jour passer sans le faire. Quatre cents jours, cela mérite quelque chose, une sorte de reconnaissance. Comme trois cent soixante-cinq, quand j’ai apporté des fleurs à sa mère, mais pas sur sa tombe parce que je savais qu’il aurait voulu qu’elle les reçoive. Ou comme son anniversaire, quand il est passé. C’était quatre mois, trois semaines et un jour après. Le jour cent quarante-deux.
Je l’ai passé seule, incapable de voir ses parents ce jour-là, et aussi parce qu’une infime partie de moi-même croyait fermement que, si j’étais seule, il existait toujours une chance qu’il revienne, fête ses dix-huit ans, et que nous reprenions là où nous avions arrêté. Qu’il pourrait faire sa dernière année d’école, envoyer des demandes aux mêmes universités que moi, que nous pourrions assister à notre dernier bal, lancer nos chapeaux dans les airs à la remise des diplômes et nous embrasser sous le soleil avant qu’ils ne touchent le sol.
Quand il n’est pas revenu, je me suis emmitouflée dans le sweat-shirt qui renfermait encore une trace de son odeur — mais peut-être était-ce mon imagination. Je l’ai serré autour de moi avant de faire un vœu. J’ai prié, de toutes mes forces, pour ne pas avoir à faire ces choses sans lui. Et mon vœu a été exaucé. Ma dernière année scolaire est devenue un brouillard. Je n’ai pas envoyé mes demandes aux universités. Je n’ai pas acheté de robe. J’ai même oublié qu’il y avait un ciel et un soleil sous lesquels on pouvait s’embrasser.
Les jours se sont succédé à un rythme éternel, constant. Ils m’ont semblé sans fin, mais sont passés en un clin d’œil… comme des vagues se fracassant sur la rive, ou les saisons se succédant.
Ou les battements d’un cœur.
Trent avait un cœur d’athlète : fort, constant, un rythme cardiaque d’au moins dix battements plus lent que le mien. Avant, nous nous étendions, nos poitrines collées, et je ralentissais ma respiration pour l’ajuster à la sienne, essayant de duper mon pouls pour qu’il fasse la même chose, mais cela n’avait jamais fonctionné. Même après trois ans, mon pouls accélérait dès que je me trouvais à proximité de lui. Mais nous trouvions toujours notre synchronisme, son cœur battant à un rythme lent et régulier pendant que le mien remplissait les temps morts.
Quatre cents jours et trop de battements de cœur à compter.
Quatre cents jours et trop de lieux et de moments dans lesquels Trent n’existait plus. Et toujours aucune réponse de l’un des seuls endroits où il existait encore.
Un klaxon retentit derrière moi, me tirant de ma rêverie et du mélange de nervosité et de nausée qui me tord l’estomac. Dans le rétroviseur, je peux voir le conducteur jurer en me contournant, une main furieuse dans les airs, ses lèvres crachant une question à travers son pare-brise : Que diable fais-tu ?
Je me suis posé la même question en e

Voir Alternate Text
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • Podcasts Podcasts
  • BD BD
  • Documents Documents
Alternate Text