Les vraies vampires voient large , livre ebook

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Ce n’est pas facile de conserver un petit ami, faire tourner un commerce et survivre des siècles en tant que morte immortelle…
C’était déjà diffcile qu’un vampire écossais sexy m’ait mordu au moment où je me sentais un peu… ballonnée. Mais quand un chasseur de vampires frustré met le feu à mon magasin de vêtements rétro, je suis prête à péter les plombs. C’est alors que mon amoureux de longue date par intermittence s’envole, habité par la rage de chasser le chasseur et de se montrer digne de moi, ou un truc viril dans le genre.
Et maintenant, les vampires énergétiques ont également envie de moi, mais pas de plaisante façon. Ce sont des trafquants de drogue paranormaux, qui vendent des frissons intenses à ceux qui vivent pour l’éternité et ils veulent m’assécher. Mais il faudra davantage que quelques super-suceurs pour venir à bout de cette flle. Et s’ils veulent en faire une affaire personnelle, je vais en faire une affaire franchement douloureuse…
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Publié par

Date de parution

05 août 2016

Nombre de lectures

2

EAN13

9782897673284

Langue

Français

Copyright © 2007 Gerry Bartlett
Titre original anglais : Real Vampires Live Large
Copyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Penguin Group Inc., New York, NY
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet
Traduction : Sophie Beaume (CPRL)
Révision linguistique : Nicolas Whiting
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89767-326-0
ISBN PDF numérique 978-2-89767-327-7
ISBN ePub 978-2-89767-328-4
Première impression : 2016
Dépôt légal : 2016
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada
Téléphone : 450 929-0296
Télécopieur : 450 929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com
Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
Imprimé au Canada


Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Bartlett, Gerry
[Real vampires live large. Français]
Les vraies vampires voient large
(Vraies vampires ; tome 2)
Traduction de : Real vampires live large.
ISBN 978-2-89767-326-0
I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Real vampires live large. Français.
PS3602.A839R4414 2016 813’.6C2016-940775-6
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com


1



T u es une vampire suceuse de sang, Gloriana Saint-Clair. Quand vas-tu te mettre à agir en tant que telle ?
Je grognai et montrai mes crocs.
— Fais attention, boule de poils. Tu ferais mieux de ne pas me mettre en colère.
Oui, je suis une vampire. Oubliez les stéréotypes. Je suis blonde, j’ai les yeux bleus, une vingtaine d’années et une silhouette, euh, voluptueuse. Les vampires sont partout, mais vous ne le savez pas. Nous sommes plutôt doués pour nous fondre parmi les mortels. Et si nous sommes surpris dans une situation compromettante, comme, par exemple, pendant que nous avons les crocs dans votre cou ? Eh bien, il y a toujours le coup du vampire. Nous pouvons faire disparaître les marques de crocs et effacer votre mémoire. Hmm. Ça fait réfléchir, hein ?
— Allez, Glory. Je souffre, moi.
Valdez parle dans ma tête. Beaucoup.
— Tu es mon chien garde du corps, Valdez. Tu es censé prendre soin de moi.
— Je vais le faire, je le fais. Maintenant, demi-tour .
— Je ne retourne pas au magasin. Oublie ça. J’ai le principal : de l’après-shampoing et du shampoing antipuce, dis-je en hoquetant sous l’effet d’une nouvelle crampe d’estomac. Ces maudits Cheetos m’ont presque tuée.
— Je ne te demande pas d’en manger. Tu t’attends à ce que je fasse un trait dessus simplement parce que tu ne les supportes pas ?
— J’ai failli mourir.
Qui aurait cru qu’une bonne dose de Cheetos pouvait être aussi dangereuse ? Si vous connaissez un peu les vampires, vous savez que nous avons la critique facile, mais que nous l’acceptons beaucoup moins bien. Je suis une vieille vampire. Pour vous donner une idée, j’ai traîné avec Billy Shakespeare. Je savais l’effet que les Cheetos auraient sur moi, mais pour une fois, j’avais eu envie d’un peu de croquant dans mon régime alimentaire. Il y a un moment que j’ai pratiquement arrêté de mordre les mortels. Mais ça fait bien longtemps que boire ce faux sang en bouteille ne me satisfait plus.
Je garai ma vieille voiture dans l’aire de stationnement derrière l’immeuble d’appartements au rez-de-chaussée duquel se trouvait mon magasin, Le Grand Magasin Vamp Rétro. Joli, hein ? Les lumières de sécurité étaient encore une fois éteintes. Ce n’était pas bon signe. Valdez avait pris une flèche dans la hanche à cet endroit. Une flèche qui m’était destinée. J’avançai au ralenti et luttai contre une nouvelle douleur, à la tête, pour changer, puis me garai sur mon emplacement.
Il y eut des crachotements mécaniques, et la voiture fit une embardée avant de s’arrêter. Oups.
— Ah, bravo. Reste ici et verrouille les portes.
Valdez ouvrit la portière côté passager — ne cherchez pas à comprendre comment — et bondit dehors, visiblement en alerte maximale. Était-ce un piège ? Tous ceux que je connais savent qu’il s’agit de ma place de stationnement. Un chasseur de vampires armé d’un pieu attendait-il que je sorte pour voir ce que j’avais heurté ?
— Je ne détecte aucune menace, mais nous sommes quand même dans le pétrin , dit Valdez en s’arrêtant à côté de ma porte. Recule un peu et viens voir .
Dès que je coupai le moteur, une douleur aiguë me prit juste entre les deux yeux. Ça alors ! Je n’ai jamais de migraine, sauf lorsque j’essaie de bloquer l’un de mes amis liseurs d’esprits. Et les Cheetos n’ont eu aucune incidence sur ma tête. Ils ont plutôt développé de nouvelles rondeurs. Je suis ronde de toute façon, mais depuis que je me suis empiffrée, mon ventre s’est agrémenté d’un nouveau renflement. Je déverrouillai les portes et sortis.
Grâce à ma vision nocturne supérieure de vampire, je pus voir que la voiture ne semblait pas abîmée, mais le morceau de métal écrabouillé entre la voiture et la barrière avait été — je déglutis — une moto. Et pas une de ces motos bon marché, mais — je déglutis de nouveau — une Harley. Et je m’y connais. J’ai eu un petit ami qui aimait ces engins. Un mortel. Et très siècle dernier. J’essaie de rester dans le vent. Même si je suis ancienne, je ne veux surtout pas en avoir l’air ni agir comme telle.
— Mais qu’est-ce que tu as fait, Gloriana ?
Je me tournai, totalement prête pour une espèce de coup du vampire jusqu’à ce que je trouve comment régler cette histoire sans faire intervenir des policiers ou des experts d’assurance. Un seul regard au propriétaire furieux de la Harley, et je sus que je n’allais pas m’en sortir avec le coup du vampire.
Richard Mainwaring est un vampire, lui aussi. Un ami, en quelque sorte, mais également un type un peu flippant. En tout cas, il regardait le tas informe comme s’il allait se mettre à pleurer, s’il avait été un peu moins macho. J’avais envie de pleurer, moi aussi. Peut-être allais-je réussir à l’attirer en haut avec une bouteille de Crocbon (mon substitut de sang préféré du moment) et un festival de sanglots.
— Je ne l’ai pas vue. Et puis, c’est ma place de stationnement.
Oui, j’étais sur la défensive.
— Il n’existe pas d’emplacement attribué, ici.
Il remit tendrement l’engin sur ses roues, l’effort soulignant la définition de ses biceps de la plus belle façon. La Harley chancela un instant, et je retins ma respiration jusqu’à ce qu’elle semble s’immobiliser.
— Mais le stationnement est réservé à ceux qui habitent ici. Tu ne vis pas ici, n’est-ce pas ?
Il avait été en couple avec ma colocataire, Florence da Vinci, jusqu’à très récemment, mais aux dernières nouvelles, elle l’avait largué. S’étaient-ils réconciliés et emménageait-il chez Flo ?
— Non. Et je ne suis pas avec Flo, répondit-il, l’air sombre.
N’était-ce pas insupportable qu’il lise mon esprit ? C’est une mauvaise habitude de vampire que je me refuse d’adopter — enfin, pas de façon régulière. Et j’ai déjà eu des disputes avec Richard. Impossible de savoir ce qu’il pense.
— Alors, tu n’as pas à te garer ici. Les places pour les visiteurs se trouvent à l’avant du bâtiment.
Il s’agenouilla pour examiner ce qui restait de la roue arrière de sa Harley. Hum. Son jean lui allait plutôt bien. Je ne vois pas pourquoi je remarquais ça en cet instant. Plus précisément, il avait de sacrées épaules, assurément mises en valeur par un gilet en cuir sans manches, des épaules dont un secondeur de football américain aurait été fier. J’ai une force de vampire, mais ce type aurait pu m’expédier à l’autre bout du stationnement sans le moindre effort.
Il se tourna et me toisa du regard. Oups. Je n’avais peut-être pas dit ce qu’il fallait. J’ouvris ma veste à capuche en velours assortie à mon pantalon de survêtement turquoise et à mon haut sans manches. Il me battait peut-être sur le plan des muscles, mais j’avais quelques armes à moi. Peut-être que si je dévoilais mon décolleté… Mainwaring est un ancien prêtre transformé en vampire, mais je sais de source sûre que c’est un homme à femmes.
— Gloriana, comment as-tu pu faire ça ? N’as-tu pas vu que la place était déjà occupée ?
Mainwaring a un léger accent britannique, des cheveux platine et des yeux qui évoquent un ciel sans nuage. Enfin, si tant est qu’on s’en souvienne. Pour ma part, je n’ai pas vu la lumière du jour depuis 1604…
— Il fait noir, ici, dis-je avant de baisser les yeux sur mon chien, pressé contre ma jambe droite. Et Valdez et moi, nous étions en train de…
— Ne me fais pas porter le chapeau, Blondie , souffla Valdez en s’écartant. C’est toi qui conduis ce tas de ferraille ; pas moi .
Je ne suis pas la seule à pouvoir entendre Valdez, et Mainwaring adressa au chien un regard qui signifiait : « Qui est le maître, ici ? » Bonne question. Au lieu de grogner contre Mainwaring comme un bon chien de garde l’aurait fait, Valdez s’assit et

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