Les secrets des Cabanes-Tome 1 , livre ebook

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Lorsque Hélène de Loc, une redoutable promotrice, propose à David, son chauffeur, de jouer le rôle de son mari le temps d’un week-end prolongé aux Cabanes de Fleury, celui-ci ne voit alors que la belle prime promise...

Objectif de sa patronne : convaincre une gérante de chambres d’hôtes qui refuse de vendre son terrain, bloquant ainsi un projet immobilier...

Mais au premier regard, la belle Nathalie, propriétaire des lieux, fait fondre le cœur de David...

D'événements improbables en quiproquos, la situation va rapidement lui échapper. Confronté aux secrets qui semblent rôder sur les Cabanes de Fleury, David devra assumer ses mensonges et se confronter à son propre passé pour faire ressurgir des vérités parfois douloureuses, mais nécessaires. Au risque de tout perdre...

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Date de parution

29 octobre 2015

Nombre de lectures

0

EAN13

9782334013529

Langue

Français

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-334-01350-5

© Edilivre, 2018
Hélène de Loc
David se décida à tomber la veste.
La maigre végétation qui bordait l’embouchure de l’Aude peinait à fournir une ombre suffisante pour le protéger des rayons de feu du soleil. Même la petite brise marine semblait être passée dans un four avant de souffler.
Il jeta un coup d’œil au groupe en grande discussion à quelques dizaines de mètres. Sa patronne était toujours entourée des huiles de la région et du département, Maire, Adjoint au Maire, délégation du Conseil Régional, du Conseil Départemental… elle gesticulait dans tous les sens et son auditoire semblait subjugué par ses paroles.
David la connaissait assez bien pour savoir qu’elle en était surement ravie, tout en regrettant qu’un Ministre, ou au moins un Député ne fasse pas partie de la petite troupe.
Hélène de Loc était comme ça, plus n’était jamais assez.
David fit glisser sa veste, sa chemise lui collait déjà à la peau et sa cravate n’arrangeait rien à la sensation qu’un sauna naissait en lui. C’était l’un des inconvénients de son métier, l’obligation de bien présenter, d’être toujours tiré à quatre épingles. Certes s’il ne s’agissait que de lui, il se serait bien laissé aller parfois à quelques petits relâchements vestimentaires, mais il connaissait pertinemment par avance la réaction de sa patronne. Et si les vieux adages « ne pas tenter le diable », « donner le bâton pour se faire battre » pouvaient s’appliquer c’était bien avec Hélène de Loc.
Il fit quelques pas supplémentaires vers la rivière, tenant sa veste du pouce par-dessus son épaule. Avec son œil de lynx et malgré qu’elle soit plongée dans l’exposé de ses futurs exploits architecturaux, il ne doutait pas un seul instant que sa patronne garde un œil sur lui.
Peut-être pouvait-il espérer que, vu du coin de l’œil, la veste sur les épaules apparaisse comme encore portée. Dans le cas contraire, il devait s’apprêter à faire le dos rond lorsque son employeuse lui tomberait dessus.
– Eh merde, se dit-il tout haut, qui serait capable de supporter un costume cravate en plein soleil au mois d’aout dans le sud de la France ?
David s’arrêta à quelques mètres d’un pêcheur qui semblait s’endormir sur sa canne.
Il n’était pas un spécialiste de la pêche mais, il savait que par ces fortes chaleurs, et qui plus est, quasiment au moment où le soleil se trouvait au zénith, les poissons allaient chercher la fraicheur des profondeurs. Il abandonna l’homme à son destin de pêcheur bredouille et contempla le paysage qui s’offrait à lui. Sur sa gauche, l’embouchure de l’Aude se bordait de buissons arides sur plusieurs centaines de mètres avant de laisser place à un chantier naval qui semblait tout droit sorti du passé.
A sa droite, même paysage, mais au loin l’œil n’était plus arrêté par un chantier naval, mais par une bâtisse d’envergure, ceinte par une ardente végétation, probablement censée la protéger des assauts des vents marins. Une bâtisse pour laquelle ils se trouvaient là et qui était probablement le principal sujet de conversation de la petite troupe formée autour d’Hélène de Loc. David porta son regard sur l’autre rive. En face se trouvait le village des Cabanes de Fleury, tout petit hameau, composé principalement de maisonnettes saisonnières et dont le calme semblait irréel dans cette région envahie par les touristes. Cela faisait combien de fois qu’il accompagnait sa patronne ici ? Quatre, cinq fois ? Sans doute un peu plus ! Et pourtant, à chaque visite, le lieu le surprenait toujours. Lui, le Toulousain d’adoption récente, connaissait les stations balnéaires telles que Gruissan, Valras, ou encore Narbonne plage, des usines à touristes, drainant chaque été des vacanciers venus de toute la France, en quête de soleil, bronzage et baignade.
Mais, lorsque pour la première fois, sa patronne lui avait indiqué ce lieu où elle souhaitait se rendre, il n’avait eu d’autre choix que d’avoir recours à Google Maps pour le situer et découvrir ce surprenant village coincé entre l’embouchure de l’Aude et la mer Méditerranée. Et lorsqu’il s’y rendit la première fois, la surprise se transforma en uppercut qui lui coupa le souffle. Le village des Cabanes de Fleury était un lieu à part, un site hors du temps, loin du brouhaha touristique. Un Ushuaia Français !
Tout débutait par l’arrivée sur le site, que l’on choisisse de passer par Narbonne ou Béziers, le résultat était le même, les derniers kilomètres semblaient vous faire quitter le monde pour vous transporter dans un univers parallèle. La route se rétrécissait, le paysage devenait désertique, sauvage, apaisant ; puis vous débouchiez sur l’une ou l’autre rive de l’Aude et là vous oubliiez tout, plus de tracas, plus de bobo physique ou psychique, plus de fin de mois difficile. Aux cabanes de Fleury le temps s’arrêtait, même la lumière qui baignait l’échange des eaux entre l’Aude et la Méditerranée semblait irréelle. Et paradoxalement, même si la population gonflait en période estivale, le site restait paisible, sans foule, sans brouhaha, comme si, de par lui-même, le village triait ceux qui avaient le droit de découvrir ses charmes.
David était immédiatement tombé amoureux de l’endroit. Chaque fois qu’il y revenait, il retrouvait ce sentiment de plénitude, cette sensation de régénérescence. Bien sûr il manquait la fureur de l’océan lorsqu’il se déchaine, mais peu lui importait, ce lieu était magique et il avait le sentiment de posséder un petit morceau de la baguette qui permettait d’en profiter au mieux.
Mais aujourd’hui David se sentait triste, sa présence ici avec Hélène de Loc n’était pas anodine, la promotrice finalisait l’achat des terrains qui bordaient l’Aude pour y construire ses fameuses Marinas. Comment y était-elle parvenue ? David l’ignorait. Cette zone était censée être protégée, inconstructible. Mais ce qu’il savait encore mieux, c’était que lorsqu’Hélène de Loc voulait quelque chose elle l’obtenait, quels que soient les moyens à mettre en œuvre. Mais si, encore une fois, elle n’avait pas failli à sa réputation, il restait quand même un petit grain de sable dans sa belle machine. David se tourna vers la demeure qui se dressait au loin, un grain de sable contre lequel sa patronne avait imaginé le scénario le plus fou. Et lui, David Beaufort en faisait malheureusement partie.
Des bruits de voix se rapprochant le tirèrent de ses pensées. La petite troupe se séparait, chacun regagnant son véhicule, probablement pressé de retrouver la fraicheur de la climatisation. David enfila prestement sa veste et força le pas afin d’arriver à la voiture avant sa patronne. Celle-ci marchait d’un pas rapide, accompagnée d’un bellâtre au costume aussi noir que le ciel des Cabanes pouvait être bleu.
Ils atteignirent la voiture en même temps, mais à la différence de David qui était en eau, Hélène de Loc semblait imperturbable à la fournaise ambiante. Son tailleur blanc paraissait aussi impeccable que lorsqu’il sortait du pressing, son chignon qui tirait ses cheveux en arrière, lui donnant un air de rapace, n’avait pas bougé, pas plus que son maquillage couteux, censé lui faire paraître moins que sa quarantaine bien tassée.
Ignorant David elle se tourna vers le bellâtre dont la Mercedes était garée toute proche.
– Bien Maitre, je vous laisse le soin de finaliser tous les contrats pour mardi, pour ma part durant ces trois jours je me fais fort de convaincre notre dernier obstacle de nous céder son bien. Je repartirai d’ici avec une promesse de vente où je ne m’appelle plus Hélène de Loc.
L’avocat prit un air révérencieux.
– Sans douter une seconde de votre force de persuasion vous allez voir que l’affaire n’est pas aussi facile que vous l’imaginez.
Cette fois Hélène de Loc employa un ton un peu plus cassant.
– Que voulez-vous… Puisque mes bataillons d’avocats ne parviennent pas à régler la situation il faut bien que je prenne les choses en mains. Croyez-moi, passer le week-end du quinze août dans ce hameau perdu ne m’enchante pas plus que ça, mais le jeu en vaut la chandelle. Au revoir Maitre, à mardi.
Sans plus de formalité elle se détourna de l’avocat, mettant ainsi un terme à leur conversation et s’intéressa à David qui eut l’impression que son corps se liquéfiait sur place.
– Bien… alors David ? Prêt à passer le week-end dans cet « endroit charmant » ? Ne craignez-vous pas d’avoir trop chaud ? Oh remarquez, vous n’aurez qu’à tomber la veste dans ce cas…
Le ton d’Hélène de Loc était sans équivoque. Il connaissait bien cette petite pointe de sarcasme lorsqu’elle avait quelque chose à lui reprocher. En l’occurrence, même occupée avec son auditoire, l’épisode de la veste ne lui avait pas échappé.
Mais David était rôdé. Sa patronne était une chieuse, une vraie, une tueuse en affaires, une guerrière, mais depuis les quelques années qu’il travaillait pour elle, il avait fini par s’y habituer et savait faire le dos rond quand il le fallait.
Sans répondre, il ouvrit le coffre de la berline de location et en sortit son sac de voyage. Il eut bien du mal à l’extirper du coffre tant les deux énormes valises de sa patronne encombraient celui-ci.
– On peut savoir ce que vous faites David ?
– Bien sûr Madame, je me change. Si j’ai bien tout compris à votre scénario nous allons passer le week-end dans cette maison d’hôtes que l’on aperçoit sur les bords de l’Aude. Et si je ne me trompe pas, nous y allons incognito afin que vous tentiez de vous mettre la propriétaire dans la poche et la convaincre de vous céder sa maison, maison qui aujourd’hui vous empêche de lancer votre programme de Marina.
Hélène de Loc s’impatientait
– Continuez David.
– Si je peux

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