Les mardis au château , livre ebook

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Le mardi au château Malicieux est la journée préférée de la princesse Celie. C’est ce jour-là que le château fait apparaître par magie une nouvelle pièce, une tourelle ou parfois même une aile entière. Personne ne sait comment le château s’y prend, personne ne connaît ses raisons, et personne, à l’exception de la princesse Celie, n’a jamais essayé de faire le plan de ses enchevêtrements de pièces, de couloirs et d’escaliers. Cependant, lorsque le roi et la reine disparaissent et que les conseillers des royaumes voisins s’amènent pour faire des «recommandations» aux trois enfants Malicieux, même le château semble comprendre que quelque chose ne tourne pas rond… Venez découvrir la nouvelle tour, pleine d’objets mystérieux, qui a le don d’apparaître devant Celie juste aux bons moments. Venez emprunter le passage secret qui mène les enfants à une pièce que les conseillers désirent leur dissimuler. Pour trouver leurs parents et conserver leur royaume, Celie, son frère et sa soeur devront faire preuve d’ingéniosité, consulter les cartes de la jeune princesse et accepter une certaine aide de leur château adoré — avant qu’il ne soit trop tard. Cette aventure, qui saura tenir le lecteur en haleine, marque le début d’une série qui plaira assurément aux fans actuels et à venir de Jessica Day George.
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Publié par

Date de parution

04 décembre 2013

Nombre de lectures

1

EAN13

9782897334710

Langue

Français

Copyright © 2011 Jessica Day George
Titre original anglais : Tuesdays at the Castle
Copyright © 2013 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Bloomsbury Books, New York, NY
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Traduction : Catherine Vallières
Révision linguistique : Daniel Picard
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe
Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89733-469-7
ISBN PDF numérique 978-2-89733-470-3
ISBN ePub 978-2-89733-471-0
Première impression : 2013
Dépôt légal : 2013
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada



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Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
Pour Melanie :
Une extraordinaire éditrice !
Chapitre 1
À toutes les fois que le château Malicieux s’ennuyait, il faisait apparaître une ou deux nouvelles pièces. C’était habituellement les mardis, quand le roi Malicieux écoutait les requêtes. Les gardes du portail principal avaient alors le devoir d’expliquer aux visiteurs les deux seules règles apparemment en vigueur.
Règle numéro un : la salle du trône était toujours à l’est. Peu importe où vous vous trouviez dans le château, si vous vous dirigiez vers l’est, vous finissiez par aboutir dans la salle du trône. Le seul piège était de savoir de quel côté se situait l’est, particulièrement si vous vous promeniez dans un couloir sans fenêtre. Ou si vous étiez dans le donjon.
C’était la raison pour laquelle la plupart des invités s’en tenaient à la règle numéro deux : si vous tourniez à gauche trois fois de suite et que vous sautiez par la première fenêtre, vous arriviez aux cuisines, puis un membre du personnel pouvait vous escorter à la salle du trône ou à l’endroit de votre choix.
Celie se pliait à la règle numéro deux uniquement lorsqu’elle voulait s’emparer d’une gâterie aux cuisines, et elle se conformait à la règle numéro un lorsqu’elle voulait voir son père au travail. Son père était le roi Malicieux LXXIX (c’est-à-dire le soixante-dix-neuvième du nom), et, comme lui, Celie savait toujours où se trouvait l’est.
Comme lui également, Celie aimait vraiment le château Malicieux. Ça lui était égal d’arriver en retard à ses cours simplement parce que le couloir à l’extérieur de sa chambre était devenu deux fois plus long, et ça ne la dérangeait nullement que le plancher de la nouvelle pièce de l’aile sud soit rebondissant. Même si on ne pouvait s’y rendre qu’en grimpant par la cheminée de la salle à manger d’hiver.
Le roi Malicieux LXXIX, pour sa part, appréciait la ponctualité et détestait être en retard pour le dîner en raison d’un nouveau couloir apparu soudainement depuis la grande salle, passant sous la cour et aboutissant dans les pâturages, couloir à l’intérieur duquel les moutons s’étaient introduits pour brouter les tapisseries. Il n’aimait pas particulièrement non plus attendre durant des heures l’ambassadeur du Bendeswe, pour finalement se rendre compte que le château avait retiré la porte de chambre de cet ambassadeur, confinant ce dernier à l’intérieur. Bien sûr, le roi devait admettre qu’il y avait une curieuse logique aux modifications du château. L’ambassadeur du Bendeswe, par exemple, s’était avéré un espion, et les moutons… bon, dans ce cas, ce n’avait été qu’une petite folie passagère ; mais en cherchant bien, on pouvait déceler une certaine logique. Le roi Malicieux l’admettait ouvertement, et son respect envers le château était manifeste. Il n’avait pas le choix, sinon il ne serait pas demeuré roi.
Le château ne semblait accorder aucune importance à la lignée royale, au courage ou à l’intelligence. Non, le château Malicieux choisissait les rois selon d’autres critères qui lui étaient propres. Le père de Celie, Malicieux LXXIX, était le dixième de la famille à porter ce titre et, au pays, on n’en était pas peu fier. Son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père était devenu roi quand il s’était avéré que le seul héritier de Malicieux LXIX (c’est-à-dire le soixante-neuvième du nom) était plutôt cornichon. Selon la légende, le château avait guidé le vieux barbier du roi à la salle du trône à maintes reprises durant des jours, par des séries de couloirs changeants, jusqu’à ce que le Conseil royal le déclare futur roi, tandis que le jeune homme qui aurait dû être nommé Malicieux LXX (c’est-à-dire le soixante-dixième du nom) s’était retrouvé tête la première dans une botte de foin après avoir été éjecté de force du château par les toilettes.
Le roi Malicieux LXXIX, Seigneur du château, Maître de la mer Saline, et Souverain du pays de Sleyne, savait très bien quand il devrait partir de lui-même. Il avait épousé la jolie fille du sorcier royal lorsque le château les avait guidés dans la même pièce et qu’il les y avait enfermés pour une journée. Lorsque le château octroyait de plus grandes pièces ou des chaises plus confortables à certaines personnes, le roi y prêtait attention. Lorsque Bran, son fils aîné, s’était mis à trouver quantité de livres et d’astrolabes dans sa chambre, tandis que celle de son deuxième fils, Rolf, avait été déplacée juste à côté de la salle du trône, le roi Malicieux décida d’envoyer Bran au Collège de sorcellerie, et désigna Rolf héritier.
Et lorsque la petite Celie était malade et que le château emplissait sa chambre de fleurs, le roi était d’accord. Tous adoraient Celie, la quatrième et la plus charmante des enfants royaux.
Chapitre 2
T out le monde me déteste, ronchonna Celie.
— Personne ne te déteste, dit Lilah, sa sœur, sur un ton rassurant. Mais c’est vrai que tu as tendance à sauter.
— Il n’y a rien de mal à sauter, insista Celie.
— En effet, acquiesça son frère Rolf, qui arrivait dans la pièce. Viens, sautons, là, tout de suite !
Il décocha à Lilah un large sourire qui ne manquerait pas de l’exaspérer, puis, prenant les mains de Celie, ils commencèrent à sauter sur place. Celie en oublia de faire la moue et elle se mit à rire. Rolf arrivait toujours à la faire rire.
Lilah repoussa ses cheveux bruns vers l’arrière pour signifier à Rolf qu’il était ridicule, et elle se dirigea vers la fenêtre. Ils étaient dans la chambre de Lilah, pièce plutôt grande et magnifique qui occupait une section étroite de l’aile nord. D’un côté, l es fenêtres donnaient sur la cour principale, et de l’autre, un balcon surplombait un genre d’atrium avec une fontaine en son centre. Lilah regardait la cour, observant le carrosse de voyage de ses parents, qu’on était à remplir de couvertures et de romans en prévision du départ du roi et de la reine.
Celie cessa de sauter.
— Déjà épuisée ?
Rolf s’effondra sur le lit de Lilah, faisant ainsi tomber plusieurs petits coussins sur le plancher.
— Comme ça, tu aimes vraiment sauter, n’est-ce pas, Celie ?
— Plus maintenant, marmonna-t-elle.
— Je vais devoir grimper dans la cheminée qui mène à la nouvelle pièce, continua Rolf, ne l’ayant pas entendue. Pour m’exercer.
À bout de souffle, il se tenait la poitrine.
Celie aperçut deux valets costauds qui s’apprêtaient à déposer un coffre de la taille d’un cercueil dans la charrette à bagages placée à côté du carrosse. Ses parents partaient pour un long voyage, mais ils ne l’emmenaient pas. C’est pourquoi elle s’était auparavant rendue à la salle du trône, où elle traînait dans les jambes de tout le monde, jusqu’à ce que Lilah l’attire à l’étage en lui promettant des pommes au caramel.
— Il n’y a même pas de pommes au caramel, se plaignit-elle.
— Des pommes au caramel ! Où ça ? dit Rolf, qui sauta en bas du lit.
— Il y en aura, expliqua patiemment Lilah, lorsque Père et Mère seront partis. La cuisinière a dit que nous pourrions nous en faire ce soir après le dîner.
— Excellent, s’exclama Rolf. J’adore les pommes au caramel. Avec du chocolat, et de la cannelle.
Il se frotta les mains d’envie. Il était grand et blond, et ses palettes croches lui donnaient un air attendrissant.
Celie, qui était blonde aussi, mais petite (après tout, elle n’avait que 11 ans), jeta un regard noir à son frère.
— Je préférerais partir avec papa et maman, dit-elle, sachant qu’elle faisait l’enfant gâté. Mais, si vous ne souhaitez que vous remplir l’estomac, vous pouvez rester ici.
— Cecelia ! dit Lilah d’une voix tranchante.
Lilah était grande, et, lorsqu’elle se tenait à côté de Rolf, leur ressemblance avec le roi et la reine était à la fois frappante et impressionnante.
— Tu sais très bien que nous ne pouvons pas nous rendre au Collège de sorcellerie ; alors ne joue pas les mal élevées.
— Je sais que Rolf ne peut pas y aller, geignit Celie.
Son tuteur lui avait expliqué qu’un roi et son successeur ne peuvent jamais voyager ensemble, et ce, pour parer à l’éventualité d’un accident.
— Mais je ne comprends pas pourquoi je ne peux pas assister à la remise des diplômes de Bran.
— Parce que Père a dit non, et qu’il est le roi, trancha Lilah.
— En tout cas, c’est une raison ridicule, dit Celie, sachant, et ça lui était égal, que son attitude était encore plus enfantine.
Se

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