Le Parlement du sang , livre ebook

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2013

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Londres, 1886: une momie égyptienne s’éveille au British Museum. Le Seigneur des morts-vivants s’est levé pour mener son armée de vampires dans une victoire sur l’Empire britannique. Seuls Eddie, le débrouillard gamin des rues, et ses amis George, Liz et Sir William connaissent l’horrible vérité. Alors que personne ne les croit, ils doivent agir par eux-mêmes ― pour empêcher la domination des vampires et de leur Parlement du sang.
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Publié par

Date de parution

20 juin 2013

Nombre de lectures

8

EAN13

9782897330705

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Éloges pour Le Parlement du sang
« Une histoire d’horreur macabre déchaînée, écrite à un rythme captivant et remplie de détails historiques exceptionnels. Les enfants l’adoreront. » Daily Mail
« Impressionnant […], un récit historique déchaîné à propos de gamins des rues débrouillards qui contrecarrent une conspiration ignominieuse. » Daily Telegraph
« Vous pouvez toujours faire confiance à Justin Richards pour créer un récit robuste qui vous gardera rivé à votre siège du début à la fin ! Ce livre faisant suite au roman Le collectionneur de la mort n’est pas une exception […]. C’est le type de livre à lire tard la nuit sous les couvertures. Une parfaite lecture de l’Halloween pour quiconque préfère l’aventure plutôt que l’extrême violence. » Waterstone’s Books Quarterly
Éloges pour Le collectionneur de la mort
« C’est un livre vraiment captivant. L’ouvrage commence par un homme décédé qui entre dans sa cuisine, pour ensuite traîner son chien terrifié en promenade ! […] Une fois que vous aurez terminé cette lecture, vous voudrez trouver un livre tout aussi excitant. » CBBC Newsround
« Un roman très excitant, rappelant en quelque sorte les romans victoriens de Philip Pullman […] ; un livre vraiment captivant, avec une fin vraiment spectaculaire. » Books for Keeps
« [Une] dose vivante d’intrigue victorienne destinée aux jeunes […] ; un truc fantastique. » SFX Magazine
« Une comédie tout à fait plaisante remplie de poursuites, de situations hautement dramatiques et d’un brin de romance dans un style à l’ancienne admirable. Tout simplement formidable. » Kirkus Reviews
« Ce roman absolument captivant et fascinant est un superbe mélange d’horreur et de mystère avec trois jeunes protagonistes. C’est une lecture rapide remplie de montagnes russes, avec juste assez de sang pour garder les choses intéressantes. Un superbe choix pour les partisans de l’horreur. » School Library Journal

Copyright © 2008 Justin Richards
Titre original anglais : The Parliament of Blood
Copyright © 2013 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Faber and Faber Limited
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Traduction : Renée Thivierge
Révision linguistique : Isabelle Veillette
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Catherine Vallée-Dumas
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
Photo de la couverture : © Thinkstock
Image intérieure : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89733-068-2
ISBN PDF numérique 978-2-89733-069-9
ISBN ePub 978-2-89733-070-5
Première impression : 2013
Dépôt légal : 2013
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada



Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Richards, Justin

Le Parlement du sang
(Les affaires non classées ; 2)
Traduction de : The Parliament of Blood.
Pour les jeunes de 12 ans et plus.
ISBN 978-2-89733-068-2
I. Thivierge, Renée, 1942- . II. Titre.

PZ23.R52Pa 2013 j823’.914 C2013-940782-0
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
À Julian, un parent par le sang
Prologue
Le carrosse avait été réservé depuis plus de quatre mille ans, et le chauffeur ne voulait pas être en retard.
Le photographe n’avait pas de tels soucis. Son nom était Bernard Denning, et son haleine sentait fortement la bière bon marché qu’il venait de boire. Après son rendez-vous de l’après-midi, il ne lui restait pas suffisamment de temps pour rentrer à la maison à Ealing ; alors, il avait plutôt tué le temps au Red Lion, à quelques rues de là. Une chope et une tourte à la viande, c’était justement ce qu’il lui fallait.
Il était censé arriver là avant les invités, mais il ne s’inquiétait pas vraiment de son léger retard. Les invités et les universitaires pouvaient bien se mêler et bavarder sans lui. Bernard Denning, photographe, serait prêt et en attente quand le moment important arriverait.
C’était l’un des avantages de ces nouvelles méthodes qui utilisaient des plaques sèches à la gélatine : un appareil photo plus petit qu’il pouvait facilement transporter. Des durées d’exposition beaucoup plus courtes, ainsi on n’avait qu’à tenir l’appareil et appuyer sur le déclencheur. Le travail était terminé. Et avec un magasin déjà chargé d’une douzaine de plaques, il n’avait même pas besoin de se préparer pour la prochaine séance.
Les bruits de la soirée londonienne étaient étouffés par le brouillard froid et humide. De sa main libre, Denning releva le col de son manteau, l’autre main tenant délicatement son précieux appareil. Il sentait le froid de février qui s’infiltrait dans ses pieds depuis la chaussée pavée. À peine visible dans l’obscurité, comme si la forme avait été dessinée au crayon, une voiture attendait sur le côté de la rue. Ressemblant eux-mêmes à une vieille photographie floue, les chevaux étaient absolument calmes et silencieux. Il pouvait distinguer le profil sombre du cocher : lourd manteau à capuchon, fouet en attente. Les ombres sur le visage du cocher donnaient à ses yeux une apparence creuse et vide. Comme celle d’un crâne.
Denning frissonna et continua à marcher.
Devant lui, une autre forme se fondit dans le brouillard. Une femme. Elle était debout au coin de la rue. Elle aussi portait une grande cape, et le rouge vif du tissu saignait dans l’air brumeux qui semblait rayonner autour d’elle. Contre le noir charbon de ses cheveux, son visage était presque blanc. Alors que Denning s’approchait, elle se retourna, entendant le bruit de ses bottes ferrées sur les pavés.
La femme tendit les bras, comme si elle l’accueillait, et son manteau s’ouvrit. En dessous, elle portait une robe de soirée aussi rouge que sa cape. L’encolure était très décolletée, et son cou était pâle et mince. Le souffle de Denning s’accéléra en remarquant la beauté de la dame. La vapeur de son souffle se joignait au brouillard qui tourbillonnait autour d’eux. S’il avait été moins distrait, il aurait remarqué qu’aucun souffle ne provenait des lèvres écarlates de la femme.
— Vous devez être le photographe, dit la femme.
Elle sourit, ses yeux sombres s’élargissant.
— Le photographe en retard.
— Denning, dit-il en supposant qu’elle avait vu l’appareil photo sous son bras. Bernard Denning. À votre service.
— Vraiment ? Comme c’est gentil.
Elle fit un pas vers lui, tendant la main pour toucher sa joue.
Elle était froide. Même à travers le long gant blanc, son contact était froid comme la mort.
— Allez-vous à la fête de déballage de la momie ? demanda Denning, sa voix un murmure nerveux.
Il regarda dans ses yeux profonds et sombres, incapable de bouger alors que la femme tendait son autre main, prenant sa tête entre ses paumes froides.
— Effectivement, j’y vais.
Elle était grande, presque aussi grande que lui. Elle se pencha vers l’avant, souriant, les lèvres ouvertes. Ses yeux froids semblaient brûler dans les siens.
Reprenant subitement son souffle, Denning se pencha pour s’éloigner, ses pieds figeant sur place. Comme il sentait le froid de ses lèvres sur son cou, il eut soudainement peur et il fit des efforts pour se détacher. Mais il était incapable de bouger.
Puis, il y eut un craquement, comme un coup de feu, et le charme fut rompu. Haletant, Denning fit un pas en arrière. La femme le regardait fixement, son visage transformé en une grimace de déception et de colère. Toute beauté disparue.
Le carrosse sortait lentement du brouillard et Denning se rendit compte que le bruit était venu du fouet du cocher. Le photographe leva les yeux, essayant de balbutier un mot de remerciement. Le capuchon de sa cape le laissant dans l’ombre, le visage de l’homme ressemblait toujours à un crâne.
La femme s’avança à nouveau vers Denning, les dents nues, sifflant vers lui comme un serpent en colère.
— Non, dit le cocher.
Il pointa le fouet vers la femme et elle s’arrêta.
De nouveau, Denning soupira de soulagement. Mais cela fut de courte durée.
— Ça doit ressembler à un accident, Clarissa.
La voix du cocher était profonde, sombre, sèche et cassante tout à la fois.
— Un tragique accident.
Il y eut un bruit soudain de roues de chariot sur les pavés. Le bruit des sabots. Denning se retourna à temps pour voir les chevaux qui fonçaient sur lui. Des naseaux qui se dilataient en même temps qu’ils s’ébrouaient, mais pas de buée. Le cocher au visage de crâne fit claquer le fouet. Les faces des chevaux ressemblaient aussi à des têtes de mort, pâles et anguleuses. Denning voyait les côtes qui sortaient de leurs flancs. Il pouvait apercevoir le symbole peint sur la porte du carrosse qui se tournait légèrement pour se diriger sur lui. Il pouvait entendre le rire de la femme.
Clarissa.
La dernière pensée de Denning fut que Clarissa était vraiment un joli nom. Les dernières choses qu’il entendit furent son rire et le claquement du fouet, et l’épouvantable grognement des chevaux. Et le déclic de l’obturateur alors qu’il pressait l’appareil photo contre lui.
Clarissa fixa avec envie la mare foncée qui grandissait de plus en plus sous le carrosse. Elle se lécha les

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