L'amour a fortiori , livre ebook

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Merci à Ouarda d’avoir écouté avec attention l’histoire de ce roman avant même qu’il ne soit écrit… Merci à Lydia, la parfaite « Attachée de presse » et ma lectrice la plus dévouée. Merci à mes lectrices ET lecteurs (!) de la première heure. Merci à mon grand frère Darly, le meilleur « Agent Artistique » pour son soutien. Et enfin, un grand merci à mon fils, le « Cowboy à sa mère » pour sa patience et son enthousiasme. Et bien sûr, une tendre pensée pour mon père… Prologue Je venais à peine de rentrer dans le restaurant, lorsque je fus violemment propulsée en avant par une cohue de filles hystériques. J’aurais sûrement entendu le danger arriver, si je n’avais pas eu mes écouteurs sur les oreilles… Je me rendis compte que j’étais assise sur le sol, seulement quand je vis la dizaine de gardes du corps repousser brutalement la horde diabolique vers l’extérieur. Abasourdie, j’assistai à la scène comme s’il s’agissait du tournage d’un film d’action. Le moment avait été court mais intense, voire surréaliste… C’était quoi le problème avec ce restaurant ? À peine ma colère entamée, je me rendis compte que j’étais peut-être un peu injuste, car l’endroit était généralement très calme. Contrairement à ce soir… Réalisant qu’il serait probablement opportun de me relever, je jetai un coup d’œil dépité sur le contenu de mon sac à main à moitié renversé et, un peu plus loin, sur mon Ipod flambant neuf gisant sur le sol, la carcasse éventrée, les écouteurs pulvérisés.
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Date de parution

08 février 2018

Nombre de lectures

3

EAN13

9782819505587

Langue

Français

Merci à Ouarda d’avoir écouté avec attention l’histoire de ce roman avant même qu’il ne soit écrit… Merci à Lydia, la parfaite « Attachée de presse » et ma lectrice la plus dévouée. Merci à mes lectrices ET lecteurs (!) de la première heure.
Merci à mon grand frère Darly, le meilleur « Agent Artistique » pour son soutien. Et enfin, un grand merci à mon fils, le « Cowboy à sa mère » pour sa patience et son enthousiasme. Et bien sûr, une tendre pensée pour mon père…
Prologue

Je venais à peine de rentrer dans le restaurant, lorsque je fus violemment propulsée en avant par une cohue de filles hystériques.
J’aurais sûrement entendu le danger arriver, si je n’avais pas eu mes écouteurs sur les oreilles…
Je me rendis compte que j’étais assise sur le sol, seulement quand je vis la dizaine de gardes du corps repousser brutalement la horde diabolique vers l’extérieur.
Abasourdie, j’assistai à la scène comme s’il s’agissait du tournage d’un film d’action.
Le moment avait été court mais intense, voire surréaliste…
C’était quoi le problème avec ce restaurant ?
À peine ma colère entamée, je me rendis compte que j’étais peut-être un peu injuste, car l’endroit était généralement très calme. Contrairement à ce soir…
Réalisant qu’il serait probablement opportun de me relever, je jetai un coup d’œil dépité sur le contenu de mon sac à main à moitié renversé et, un peu plus loin, sur mon Ipod flambant neuf gisant sur le sol, la carcasse éventrée, les écouteurs pulvérisés.
— Madame, vous n’avez rien ? demanda l’un des gardes du corps en continuant d’agripper de toutes ses forces les portes de l’établissement, pendant qu’un autre y bloquait une barre de fer énorme.
— Je vous réponds dès que je me serais relevée, plaisantai-je devant le comique de la situation.
Désireuse de ne pas paraître encore plus ridicule que je ne l’étais déjà, je ramenai sous moi mon genou droit, légèrement douloureux.
Grimaçant de dépit, j’entrepris de me relever.
— Laissez-moi vous aider.
La voix était chaude et douce. Je pus pourtant, y déceler distinctement une colère à peine contenue.
Mes yeux rencontrèrent une main tendue. Mon regard remonta le long du bras jusqu’à arriver sur un visage d’homme tellement parfait que cela me surprit presque, moi qui avais déjà eu mon lot de surprises pour la soirée !
Délicatement, l’homme me releva en marmonnant deux ou trois jurons. Amusée, j’eus un sourire discret ; il semblait que l’inconnu et moi-même partagions les mêmes goûts en matière d’injures.
— Ca va aller ? me demanda-t-il avec un regard inquiet.
— Oui… Je crois que… Oui, balbutiai-je en réajustant maladroitement ma jupe.
— Bien…
D’un mouvement rapide, l’homme invita un garde du corps à ramasser mes effets. Ce dernier s’exécuta sur-le-champ.
L’inconnu dut remarquer mon regard de chien battu lorsqu’on me tendit mon sac, et feu mon Ipod , car je vis les traits de son visage se raidir instantanément.
— Je suis vraiment désolé de ce qui vient d’arriver, murmura-t-il, en prenant mon baladeur pour le ranger dans la poche de son manteau.
— Vous n’y êtes pour rien ! le rassurai-je, presque peinée de la contrariété qu’il pouvait ressentir.
— Si seulement, soupira-t-il en détournant le regard.
Intriguée, je fronçais les sourcils et me mit à le dévisager. Que voulait-il dire ? Était-ce lui, qui avait provoqué cette émeute ? Était-il quelqu’un de célèbre ? De très célèbre ?
Devant l’embarras qu’il semblait sincèrement éprouver, je décidai de ne pas en rajouter. Le pauvre devait sûrement avoir une vie très agitée ; ne pas pouvoir se nourrir sans que le SWAT, le FBI et la NASA viennent quadriller les établissements de restauration, ça devait être particulier comme quotidien !
Sans que je sache pourquoi, le choc de ma chute probablement, j’eus un vrai élan de compassion pour cet homme au visage si plaisant à regarder.
— J’ignore qui vous êtes, souris-je gênée. Je n’ai pas une très grande culture people pour mon âge, mais si cette émeute vous est destinée et si c’est cela votre lot quotidien, eh bien, permettez-moi de vous dire que c’est plutôt moi qui suis désolée. Pour vous…
Devant le regard hostile qu’il me lança, j’eus tout d’abord peur qu’il ait mal interprété mes paroles. Mais le sourire merveilleux qu’il m’offrit quelques secondes plus tard, finit par me rassurer.
— Merci, dit-il, presque pour lui-même.
— Matt, intervint un homme d’une cinquantaine d’années, déboulant à toute vitesse depuis la salle du restaurant. On y va ! La voiture t’attend derrière, tu vas sortir par le sous-sol !
— Juste une minute… commença l’inconnu, Matt .
Mais déjà, l’homme plus âgé claquait des doigts, et la dizaine de gardes du corps se déplaça à une vitesse vertigineuse, emportant sur leur passage, Matt .
Sans savoir réellement pourquoi, je me mis à rire avec moi-même. De surréaliste, la scène devint carrément burlesque.
J’entendis l’inconnu crier quelque chose, et je me tournais très vite dans sa direction.
— Quel est votre nom ?! ! répéta-t-il en essayant de se dégager de son escorte.
— Je m’appelle…
Je n’eus pas le temps de répondre ; l’inconnu avait déjà disparu, entraînant dans son sillage, l’excitation qui avait envahi le hall du restaurant, quelques minutes plus tôt.
CHAPITRE 1
C’est marrant, des fois, la vie

Il s’était écoulé quelques jours avant que ma curiosité ne prenne réellement le dessus.
J’avais souvent pensé à l’incident du restaurant. J’avais également repensé au bel inconnu, Matt .
Enfin, inconnu à mes yeux car vu ce qu’il s’était ensuivi après son départ… J’avais carrément fui. Des tas de paparazzi avaient cerné le restaurant.
Compte tenu de la façon dont j’avais été malmenée, j’avais opté pour l’annulation de mon rendez-vous professionnel pour rentrer chez moi. À chaque jour suffit sa peine…
Ce jeudi, je rencontrai enfin mes nouveaux clients. Riches. Très riches. Et désireux d’offrir la plus belle barmitsva de tous les États-Unis, pour leur fils bientôt âgé de 13 ans. Et c’est moi qu’ils avaient choisie pour organiser les festivités. J’en étais ravie.
Les affaires se faisaient rudes ces derniers temps. J’espérais retrouver bien vite mon rythme de travail effréné. Le seul domaine dans lequel je me sentais vraiment compétente.
En sortant du restaurant, j’avais cherché frénétiquement mon Ipod dans mon sac. Puis je m’étais souvenue que je n’en avais plus. L’inconnu avait emporté avec lui son cadavre. J’eus un sourire tendre en pensant à ce moment. Mais qui était-il au juste ?
Entre deux rendez-vous, j’avais essayé de le reconnaître sur les couvertures de magazines affichées sur les kiosques à journaux. Sans résultat.
Chose qui ne m’arrivait jamais, ce soir-là, je décidai de sécher mon cours de sport. Il fallait que je rentre chez moi pour me mettre sur Internet. Faire des recherches sur lui . Juste pour savoir.
Ce fut d’un pas très décidé que je rentrais dans la maison que je partageais avec mon petit ami, sur les collines d’Hollywood.
Fabrice était photographe professionnel. Il était l’un des plus doués de sa génération.
Il avait commencé sa carrière, chez nous, en France, et son talent et sa sensibilité lui avaient valu un succès fulgurant et mérité. Très vite, sa notoriété s’était étendue à toute l’Europe et, enfin, aux États-Unis.
Fabrice et moi, nous étions rencontrés à Paris quelques années plus tôt, alors que je finissais mes études en Communication.
Lorsque j’avais décidé de tenter l’aventure du « rêve américain », je l’avais retrouvé par hasard, à Los Angeles. J’étais installée dans la Cité des Anges depuis trois ans. J’y avais monté ma société d’événementiel avec Christian Delcourt, un ami et compatriote français, venu lui aussi tenter sa chance aux États-Unis.
Fabrice et moi, étions ensemble depuis deux ans, maintenant.
Un mois plus tôt, il m’avait convaincue de lâcher mon appartement de célibataire pour vivre avec lui, une vie à peu près normale de femme rangée.
Et jusqu’à ce jour, je n’avais pas eu à le regretter…
Bien que la moto de Fabrice soit garée devant chez nous, je trouvai la maison étrangement calme.
Contrairement à ses habitudes, il devait déjà s’être enfermé dans son labo.
J’hésitai à aller l’embrasser avant d’entamer mon étude approfondie, mais la curiosité grandissant de secondes en secondes, je décidai d’aller me changer avant de sauter sur mon ordinateur.
J’ouvris la porte de notre chambre à toute volée. Et je restai figée.
Là, devant moi, dans mon lit, dans mes draps : Fabrice et une autre .
Je n’avais jamais ressenti de douleur aussi violente. Pourtant, ce qui me donna le plus la nausée, ce fut l’humiliation que je ressentis à cet instant précis.
Je ne me souvenais plus de la façon dont j’avais atterri chez mon ami d’enfance, Lucas. Je ne me souvenais plus des mots que j’avais pu dire, des gifles que j’avais dû mettre, de la façon dont j’avais ramassé mes affaires et volé la voiture préférée de mon ex-fiancé.
Ce dont je me souvenais, c’était Lucas me bordant dans son lit, la mine inquiète et le regard désolé.
Ma léthargie dura quarante-huit heures.
Lucas et Steve, son petit ami, furent si gentils avec moi que je m’obligeai à ne pas m’apitoyer sur moi-même une journée de plus.
L’humiliation, la honte et le dégout continuèrent malgré tout à me ronger de l’intérieur. Et ça faisait mal.
Fabrice essaya de me joindre à plusieurs reprises. Mais je ne voulais plus jamais avoir affaire à lui.
J’aurais aimé que tout cela ne soit qu’un énorme malentendu. Mais j’avais vu. Et je savais que quoi qu’il fasse – se jeter à mes pieds, me supplier – et même si mon cœur se serrait à l’idée que plus jamais nous ne serions ensemble, c’était la seule chose de sensée à faire. Comment reprendre là où nous nous étions arrêtés ? Les choses ne seraient plus jamais pareilles. Il fallait que j’accepte et apprenne à m’ouvrir à ma nouvelle réalité.
Je repris très vite le travail et m’employais à trouver un appartement dans les plus brefs délais. Un soir, Fabrice vint frapper à la porte de Lucas

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