J'ai décidé que tout était possible ! , livre ebook

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S OMMAIRE Titre Épisode 1 – J'ai décidé d'aimer Noël Épisode 2 – J'ai décidé de prendre exemple sur Kimberley Épisode 3 – J'ai décidé d'appeler mon corps « Petit Panda » Épisode 4 – J'ai décidé d'aller me faire cuire un œuf Épisode 5 – J'ai décidé de parler aux gens Épisode 6 – J'ai décidé de semer la joie Épisode 7 – J'ai décidé de rendre visite à Mayon Épisode 8 – J'ai décidé d'être tout et son contraire Épisode 9 – J'ai décidé de faire un strip-tease Épisode 10 – J'ai décidé d'être une vraie fille Épisode 11 – J'ai décidé de me mettre aux échecs Épisode 12 – J'ai décidé de sauter dans les flaques Épisode 13 – J'ai décidé d'être forte en maths Épisode 14 – J'ai décidé de croire en moi Épisode 15 – J'ai décidé de jeter mes modes d'emploi Épisode 16 – J'ai décidé de me poser les bonnes questions Épisode 17 – J'ai décidé qu'il est temps d'enfiler les talons Épisode 18 – J'ai décidé d'arrêter de m'excuser Épisode 19 – J'ai décidé de réfléchir Épisode 20 – J'ai décidé de m'envoyer en l'air Épisode 21 – J'ai décidé de faire un tour en DeLorean Épisode 22 – J'ai décidé d'avoir des yeux d'enfant Épisode 23 – J'ai décidé d'apprendre mes leçons Épisode 24 – J'ai décidé de cultiver mon gras Épisode 25 – J'ai décidé que toute fin est aussi un début Épisode 26 – J'ai décidé de faire comme si Épisode 27 – J'ai décidé que tout le monde fait de son mieux dans la vie Épisode 28 – J'ai décidé d'être la réponse Épisode bonus – J'ai
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Date de parution

23 septembre 2021

Nombre de lectures

1

EAN13

9782810436262

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

S OMMAIRE
Titre
Épisode 1 – J'ai décidé d'aimer Noël
Épisode 2 – J'ai décidé de prendre exemple sur Kimberley
Épisode 3 – J'ai décidé d'appeler mon corps « Petit Panda »
Épisode 4 – J'ai décidé d'aller me faire cuire un œuf
Épisode 5 – J'ai décidé de parler aux gens
Épisode 6 – J'ai décidé de semer la joie
Épisode 7 – J'ai décidé de rendre visite à Mayon
Épisode 8 – J'ai décidé d'être tout et son contraire
Épisode 9 – J'ai décidé de faire un strip-tease
Épisode 10 – J'ai décidé d'être une vraie fille
Épisode 11 – J'ai décidé de me mettre aux échecs
Épisode 12 – J'ai décidé de sauter dans les flaques
Épisode 13 – J'ai décidé d'être forte en maths
Épisode 14 – J'ai décidé de croire en moi
Épisode 15 – J'ai décidé de jeter mes modes d'emploi
Épisode 16 – J'ai décidé de me poser les bonnes questions
Épisode 17 – J'ai décidé qu'il est temps d'enfiler les talons
Épisode 18 – J'ai décidé d'arrêter de m'excuser
Épisode 19 – J'ai décidé de réfléchir
Épisode 20 – J'ai décidé de m'envoyer en l'air
Épisode 21 – J'ai décidé de faire un tour en DeLorean
Épisode 22 – J'ai décidé d'avoir des yeux d'enfant
Épisode 23 – J'ai décidé d'apprendre mes leçons
Épisode 24 – J'ai décidé de cultiver mon gras
Épisode 25 – J'ai décidé que toute fin est aussi un début
Épisode 26 – J'ai décidé de faire comme si
Épisode 27 – J'ai décidé que tout le monde fait de son mieux dans la vie
Épisode 28 – J'ai décidé d'être la réponse
Épisode bonus – J'ai décidé de vous faire dévaler les pistes
Collection
Copyright
Épisode 1 – J’ai décidé d’aimer Noël

Noël et moi, on est fâchés depuis longtemps. Dès qu’il débarque avec ses guirlandes dans les rayons, ses catalogues de jouets dans les boîtes aux lettres et ses étoiles lumineuses dans les centres-ville, ça me donne le cafard. Tous les ans, c’est un peu la corvée pour tout le monde : qui sera là au réveillon ? Que va-t-on faire à manger ? Le vingt-quatre au soir ou le vingt-cinq midi ? Qu’est-ce qui vous ferait plaisir cette année ? Faudra prévoir de quoi coucher belle-maman !
Si cela ne tenait qu’à moi, je passerais la soirée emmitouflée sous ma couette à regarder les dix saisons de Friends en mode marathon canap’. Mais non, c’est une fête familiale, une tradition, on n’y coupe pas, sinon on nous en veut jusqu’à la galette des Rois, voire la Chandeleur, voire même Pâques.
Je ne suis donc pas très enthousiaste dès que je vois les feuilles commencer à tomber, les jours raccourcir et les décos d’Halloween remplacés par des sapins artificiels.
Mais cette année, je ne laisserai pas Noël me gâcher la fête. Non, parce que, quand je fais le calcul, ce n’est pas normal qu’il me pourrisse soixante et un jours sur trois cent soixante-cinq, soit près de dix-sept pour cent de mon moral annuel. Ce n’est pas rien !
Alors, sans toutefois tomber dans l’euphorie digne d’une gosse de quatre ans, l’idée de tordre le cou au gros barbu et sa hotte remplie de cafard me plaît assez. Parce que la vie est trop courte pour se miner pour quelque chose qui arrivera qu’on le veuille ou non. Autant vivre l’expérience le plus positivement possible. Donc cette fois, je vais tourner les pages des catalogues en cochant ce que la petite fille que j’étais aurait adoré avoir, j’organiserai le concours de la déco scintillante la plus criarde et moche de mon voisinage et je préparerai des bonshommes en pain d’épice pour en offrir au grand gagnant. Qui sait, au passage, je pourrais le convaincre que son père Noël au bout de sa vie, pendu là depuis l’année dernière, mériterait d’être décroché avant la canicule de l’été prochain. Et puis, pour la fête de famille barbante, j’ai prévu un petit bingo spécial des phrases toutes faites qui débarquent toujours pendant le repas : « Doucement avec les toasts au foie gras, y a la dinde après », « juste un petit peu, les bulles, ça me donne mal à la tête », « oh, fallait pas ! », « et le boulot, ça va ? », « non, mais où va la France, où va-t-on ? Droit dans le mur, je vous le dis ! ». Je vais vous animer la soirée moi, vous allez voir ! Et au pire, ils ne trouveront pas ça drôle et ne m’inviteront pas l’année prochaine. Oui, je crois bien que, cette année, je vais kiffer Noël.
 
Et pourquoi j’en suis là ? Pourquoi j’envoie soudain valser ce qui me pourrit l’existence ? Parce que j’ai décidé de prendre ma vie en main, d’être le maître à bord, de ne plus me laisser influencer par les évènements extérieurs. Fini d’être ballottée entre ce que pourraient penser les autres et les situations subies. Je veux être la scénariste de mon film et en faire un blockbuster, pas un navet !
Non, parce que, mon mec qui me plaque, mon boulot qui lance un plan de sauvegarde de l’emploi et tous les collègues en panique qui se jettent dans les pires bassesses pour sauver leur place, il y a de quoi avoir envie d’en finir à coups d’overdose de Nutella. Mais non. Je tiens bon. Et pourquoi ? Parce que j’ai fait un rêve.
J’ai rêvé que je réalisais mon rêve.
La puissance du truc ! Vous n’imaginez pas. J’étais là, au vernissage de ma première expo en tant qu’illustratrice reconnue. On se bousculait pour me saluer et me féliciter pour mes œuvres, il y avait des petits-fours, j’avais une coupe de champagne dans le nez à la main, un sourire de malade aux lèvres et une robe de tueuse ! Trop belle ! Une Ted Baker sur laquelle je bave depuis des mois, mais que je ne peux me permettre, ni financièrement ni corporellement, si vous voyez ce que je veux dire. Quelle sensation de me voir au sommet, là où j’ai toujours voulu être ! Et quand Shemar Moore, l’esprit criminel de mon petit cœur fleur bleue, a débarqué dans la salle et est venu directement vers moi pour m’enlacer et déposer un baiser dans mon cou, ça a été l’apogée. Bon, j’avoue, ça a aussi été le moment où j’ai compris que je rêvais. Non parce que les illustrations, je suis cap’ de les réaliser, mais faire succomber le numéro un de mon classement « ne dormirait pas dans la baignoire », je ne suis pas Wonder Woman non plus.
Et bizarrement, au réveil, je n’ai pas eu le gros coup de blues comme je peux avoir quand je rêve que je gagne au loto (ça vous le fait aussi hein ? arf). Ça m’a plutôt donné un coup de boost. Parce que ce rêve, c’était moi. C’était celle que je veux être. Moi dans la version de ma vie où tout me sourit. Du coup, constat. Du coup, prise de conscience. Du coup, grande interrogation : comment on fait pour que la vie nous sourie ?
Les émotions que j’ai ressenties dans ce rêve m’ont galvanisée. Elles étaient tellement réelles, c’était si intense de se voir là, au top, fière, forte, avec tant de choses merveilleuses à réaliser encore. En ouvrant les yeux, je l’ai enviée cette moi. Je me suis prise à imaginer qu’elle pourrait être la moi du futur qui me faisait un clin d’œil depuis mon inconscient. Oui, mais alors, si c’était la moi du futur, ça voulait dire que c’était possible. Après tout, qu’est-ce qui m’empêchait de devenir elle ? Et là, mon cerveau (ce saboteur) s’est fait un plaisir de me donner des raisons : ben si déjà tu commençais par te bouger les fesses. Qu’as-tu fait jusqu’ici pour franchir ne serait-ce qu’un quart du chemin pour atteindre ton but ?
À dire vrai, ça n’a jamais été mon but. C’est un rêve. On en a tous, n’est-ce pas ? Moi, je me rêve illustratrice reconnue, avec un corps de déesse et un mec canon au bras. On a bien le droit d’avoir ses petits plans sur la comète qui ne verront jamais le jour, non ? Car, tout ça tient du fantasme. Soyons sérieux quelques secondes, ce n’est pas demain la veille que Shemar va décider d’apprendre la langue de Molière en venant me coller la sienne dans la bouche. Et je m’y sentirais plus prête si je perdais ma petite bouée qui ne sert à rien puisque je sais nager. Cependant, ce rêve m’a bousculée. Et mine de rien, j’ai commencé à y croire. J’ai dépoussiéré ma tablette graphique (un cadeau de Noël, ah ah) et l’ai branchée sur mon ordinateur. Sur le moment, je me suis sentie bête, mais j’ai eu envie de voir à quel point j’étais rouillée (ou pas), après toutes ces années. J’étais intimidée au départ, comme si j’avais la trouille d’être vue me reconnecter à une passion de gosse, comme quand on a peur d’être surprise à jouer à la Barbie alors qu’on a soi-disant passé l’âge.
Et puis, je me suis lancée. Maladroitement d’abord, puis avec plus de finesse dans le trait. À mesure que je redécouvrais les sensations exquises de création, les murs de doutes, de honte et de ridicule se sont effondrés les uns après les autres. J’étais dans ma bulle, avec moi-même, ma meilleure alliée, et ensemble, on a créé pendant des heures, esquissé des visages, des paysages, des scènes, des personnages en mouvement, des saisons, des regards, des intentions, des gestes. En posant mon stylet, j’étais épuisée, vidée, comme si tout ce que je contenais à l’intérieur depuis des années avait explosé là, sur mon écran, en un mélange de traits, de poésie, de sens et de couleurs. J’étais restée cinq heures assise à mon bureau sans m’en rendre compte. Le monde autour avait disparu, le temps s’était suspendu. Enfin, pas vraiment, le ménage n’était pas fait, le frigo était vide et le linge pas étendu. Mais bon sang, quel pied !
C’est là que j’ai compris. Peu importe que je donne un sens mystique ou non à ce rêve fou, mais force était de constater qu’il m’avait donné un sacré coup de pied aux fesses et m’avait fait renouer avec ma passion, celle que j’avais laissée de côté, presque oubliée, remisée au rang de loisirs auquel je m’adonnerai de nouveau quand j’aurai du temps. Mais on n’a jamais le temps ! Si on ne le décide pas, on ne fait rien, jamais ! Le temps, je l’ai donné à mon canapé, à ma télé, à mon ex, à mon boulot, à mon grignotage intempestif. Résultat, je vis seule, je suis incollable sur la téléréalité, j’ai pris sept kilos et j’ai la trouille de perdre un boulot qui ne me plaît pas au lieu d’essayer d’en trouver un pour lequel je suis faite. Il n’y aurait pas un d

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