Homo homini… virus , livre ebook

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Je me suis entêté à garder la clarté de mon esprit et l’esprit critique, attentif à la multitude d’exagérations et de mensonges jetés vers nous par la propagande des deux sectes, les deux tout aussi nocives : les croyants et les mécréants au Covid-19.


Je me suis efforcé de me positionner entre les combattants fanatiques, m’assumant de cette manière le risque d’être injurié de tous les côtés. Peut-être que je n’ai pas toujours trouvé la tonalité appropriée, peut-être que mes paroles ne se sont pas toujours alignées sur le champ de cellulose avec de la sagesse, peut-être que parfois je me suis laissé tomber en proie à l’émotion, au trouble de moment... Je ne le nie pas, mais je ne m’en repentis pas. C’est de cette manière qu’a dû être écrit ce livre sur la réduction de l’homme au stade inférieur de virus. Homo homini... virus, qui l’aurait cru ?

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Date de parution

02 août 2022

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414585304

Langue

Français

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Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
Immeuble Le Cargo, 157 boulevard Mac Donald – 75019 Paris
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-58530-4

© Edilivre, 2022
Dédicace

À mes petits-enfants, Aria et Tudor, obligés d’apprendre, après leur première pandémie, que de masque à mascarade il n’y a qu’un pas…
Exergue
« Dans notre monde, les aveugles dirigent les aveugles, et les malades vont toujours chez les malades pour qu’on les guérisse. Nous progressons sans cesse, mais c’est un progrès qui mène sur la table d’opération, à l’asile de pauvres, à l’hospice, dans les tranchées. (…) Les psychanalystes de partout mènent une bataille sans espoir. Pour chaque individu qu’ils redonnent à la vie quotidienne, « adapté », selon leurs dires, dix autres deviennent impuissants. Il n’y aura jamais assez de psychanalystes, même si nous les formons rapidement. Une courte guerre serait suffisante pour abîmer un travail de siècles. La chirurgie fera elle aussi des progrès, bien sûr, mais il est difficile de savoir à quoi cela servirait. Tout notre mode de vie doit changer. Si tous les chirurgiens, les psychanalystes, tous les médecins pouvaient être retirés de leurs activités et emmenés pour un court temps dans le grand amphithéâtre d’Épidaure, si l’on pouvait discuter en paix et en silence des besoins immédiats et urgents de l’humanité en général, la réponse apparaîtrait à la vitesse de l’éclair et serait adoptée en unanimité : RÉVOLUTION. Une révolution mondiale de haut en bas, dans chaque pays, dans chaque classe, à chaque niveau de la conscience. On ne mène pas la lutte contre la maladie : la maladie n’est qu’un effet. L’ennemi de l’homme n’est pas le microbe, mais l’homme lui-même, sa fierté, ses préjugés, la bêtise, l’arrogance. Aucune classe n’est immune, aucun système n’a aucun remède. Chaque homme doit se révolter contre un mode de vie qui ne lui est pas propre. Pour qu’elle soit efficace, la révolte doit être permanente et infatigable. Il n’est pas suffisant que l’on renverse des gouvernements, des maîtres, des tyrans ; chacun doit renverser ses propres idées préconçues sur le moral et sur l’immoral, sur le bien et le mal, sur la justice et l’injustice. »
Henry Miller, Le Colosse de Maroussi
1
Je cherche dans les souvenirs, dans le magma de ma mémoire, infinie et éveillée, cette séquence unique du premier jour où j’ai appris que quelque part, au loin, il y aurait un virus létal. Et je la trouve, je n’ai pas eu besoin de beaucoup de temps pour fouiller dans le coffre que j’emporte avec moi comme un obsédé du passé personnel et collectif. Il me semble que c’était hier, tant elle est fraîche…
L’hiver tire à sa fin, ici, dans le Pays du Maramureș. Je suis rentré de nouveau à Ocna Șugatag, au milieu de mes amis de Baia Mare. Nous jouons aux footballeurs, bien que les années aient rendu gris nos cœurs, et, vers le début du février, nous nous rassemblons dans une sorte de camp d’entraînement. Nous courons, au propre comme au figuré, après un temps qui nous a jadis appartenu, mais qui s’éloigne sans cesse de nous. Irréversiblement et définitivement. Nous lui faisons patte de velours et nous nous leurrons de l’avoir apprivoisé dans ce coin de roumanisme robuste et pas encore complètement altéré…
Le soir descend au-dessus des collines douces et ça sent l’éternité. Nous bavardons, chauffés par l’eau-de-vie jaunâtre, une sorte de blason de la contrée dont a pris jadis naissance Dragoș Vodă. Octavian Cioltea 1 , l’âme de ce petit miracle, raconte un épisode au parfum judiciaire du temps de la révolte des gens de Săpânța, du début des années ’90. Eh bien, Tavi était en ce temps-là procureur et avait arrêté le maire du fameux site du « Cimetière joyeux ». Les villageois de là-bas avaient bloqué la route nationale et étaient sortis dans la rue, avec des haches et des fourches, avec des matraques et des faux, comme en 1907, demandant la libération immédiate de leur édile. L’événement a créé beaucoup d’émotion dans une Roumanie de toute façon étourdie et a occupé la première page des journaux nationaux. Ajoutez-y les transmissions en direct et en prime time des chaînes centrales et locales, parfois internationales aussi. Pour aplaner le conflit, on a envoyé mon ami à Săpânța pour discuter avec les chefs de l’émeute. S’il s’était douté du moins de ce qui l’attendait… Dans le bureau spécialement choisis de la mairie se sont présentés cinq hommes impitoyables, venus négocier selon la tradition de l’endroit, le couteau entre les dents. « C’est toi le procureur ? » lui a demandé directement et brutalement l’un d’entre eux. « Oui », a répondu le représentant de la force répressive de l’État au statut incertain dans ces jours d’expérimentations sociales-politiques et historiques. « Hé, bite de vache – lui a dit du premier moment le villageois, dans le doux parler de la contrée –, si tu ne nous rends pas notre maire, tu ne sortiras plus vivant du village, c’est compris ? Aujourd’hui, pas demain ! » Tavi semble revivre ce moment d’effroi et nous, nous rions comme les idiots, amusés au comble par l’expression vulgaire utilisée comme formule d’appel. Sandu Bud s’arrête dans tout ce tohu-bohu, prend une mine sérieuse et demande de manière affectueuse-étonnée à son ami de fêtes et non seulement : « Dis, Tavi, c’est ce qu’il t’a dit, vraiment ? » « Oui, vraiment », l’éclaircit l’autre, se hâtant de finir son histoire. « Dis-moi, il t’a appelé par ton nom, il savait comment tu t’appelles ? » le chicane drôlement le stoppeur hargneux de l’ancienne divisionnaire « C » Phoenix. Nous, nous étions en train de tomber de nos chaises, nous maîtrisions à peine nos éclats de rire. L’épilogue de l’histoire n’a plus intéressé personne, écoute, « bite de vache »…
Après avoir goûté un verre de vin, Tavi me montre sur son portable la première victime autochtone du coronavirus. Je braque les yeux sur le grand écran et j’aperçois un fêtard qui dort la tête sur le zinc, près d’une bouteille de bière « Corona ». Je ne comprends rien à la photo et au jeu de mots, car je n’ai aucune idée du virus en question. Je reçois quelques explications et je souris pas du tout inquiet. C’est l’affaire des Chinois, pourquoi tant de tapage, cet être bizarre apparu tout à coup du néant asiatique ne peut pas arriver chez nous.
Et je m’endors tranquille, ayant sur la rétine l’image du fêtard tombé à son poste, près de la bouteille de « Corona ». Devant, dans les ormes derrière l’hôtel, chante une chouette maussade. Qu’est-ce que la pauvre fille de l’obscurité pourrait prédire ?
1 . Malheureusement, Octavian Cioltea s’en est allé peu après notre rencontre, après moins de deux semaines, qu’il repose en paix !
2
Sans que nous y prenions garde, en un clin d’œil, le virus n’a plus été le sujet des blagues, mais de la panique. Locale et globale. Personne n’a appris et n’apprendra jamais comment il a fait pour parcourir tant de kilomètres, depuis la Chine jusqu’en Roumanie… Bientôt, une vraie hystérie se déclenchera ici, dans la patrie des divers bruits et des exagérations romancées. Les nouvelles sur l’incidence du nouveau tyran pandémiologique se multiplieront et accapareront les media, et les annonces mortuaires ébranleront notre sentiment de sûreté individuelle et collective. En effet, la liberté « est le droit de dire aux hommes ce qu’ils ne veulent pas entendre ! » Comme les paroles de George Orwell deviennent d’un coup actuelles…
Dans la mêlée d’informations, réelles et fausses, l’Occident a soutenu dès le début que l’agent pathogène inconnu aurait son origine dans le Marché d’aliments de Wuhan, suite à la consommation de viande de chauve-souris ou de serpent. Au diable, jadis, mais à Beijing, j’ai mangé moi aussi du serpent ! Il y a assez de gens qui font la moue à entendre cette thèse, et l’expert chinois en maladies respiratoires Zhong Nanshan combat la théorie avec véhémence : « Si le premier infecté officiellement avec COVID-19 a été déclaré à Wuhan, cela ne signifie pas que l’origine du virus soit à Wuhan ! » 2 . De sorte qu’une autre version apparaît brusquement, précisément celle que les soldats américains participant aux Jeux Olympiques des Sportifs Militaires de Wuhan, en octobre 2019, ont apporté la « diablerie ». En même temps, le trust media du Japon, Asahi , a mis en débat publique sans frontières le thème de la contamination avec le virus « Corona » de certains des 14000 décédés américains des mois derniers, à cause de la grippe saisonnière 3 . On jouait fort, donc, l’Asie contre l’Amérique !
Déroutée et effrayée, la population du globe se rend immédiatement compte combien elle est exposée et se demande de manière obsessive : « Quo vadis ? »
Dans le contexte sombre de déroute planétaire, j’écris un texte et je le lance sur mon blogue, incité aussi par une citation qui m’a fait sérieusement réfléchir : « À la recherche d’un nouvel ennemi qui nous unisse, nous est venue l’idée de la pollution, de la menace du réchauffement climatique, du manque d’eau, la famine et de l’accord des projets de loi avec tout cela… Mais parfois, en les désignant comme ennemis, nous tombons dans le piège de confondre les symptômes et les causes.
Tous ces dangers sont provoqués par l’intervention humaine et c’est seulement par le changement des attitudes et des comportements des gens qu’on peut les dépasser. Cela signifie alors que l’ennemi réel est l’humanité elle-même. » 4
D’ici jusqu’à La Roumanie au temps du coronavirus il n’y a plus eu qu’un pas…
Enfin, nous avons-nous aussi, les Roumains, le coronavirus ! crient, excités au maximum, sur les ondes courtes, moyennes et longues, tous ceux qui ont des micros ! Ils se sont ravivés brusquement, après que, il y a peu de temps, les officialités avaient infirmé la nouvelle, bien que sur

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