Francesca, la dame du sanglier du vallon obscur , livre ebook

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Francesca, jeune fille naïve et romantique, s'est mariée à 17 ans avec un homme plus âgé, passionné de chasse et braconnier à ses heures, un être solitaire égoïste et fainéant.

Le désenchantement, la solitude, les difficultés financières et les déceptions vont être son lot de tribulations quotidiennes.

À l'approche de la quarantaine, la jolie et timide jeune fille est devenue une très belle femme, bien décidée à s'affranchir de l'autorité maritale et des préjugés sociaux pour jouir des plaisirs de la vie. Elle se lance, dans une course effrénée, à la recherche du bonheur et de l'amour.

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Date de parution

24 avril 2018

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414167050

Langue

Français

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Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-16703-6

© Edilivre, 2018
Chapitre 1 Jo Rutani l’ouverture de la chasse
5 heures du Matin ce samedi 15 aout ; Joseph Rutani, dit JO, 50 Ans, une tasse de café à la main, debout, devant la fenêtre de sa cuisine, contemple la brume de chaleur épaisse qui s’échappe du maquis. Il va Faire très chaud, les chiens vont souffrir dit-il à mi-voix. Joseph Rutani, grand chasseur devant l’eternel, est un Chef de Battue très passionné. Il sévit depuis son plus jeune âge sur le territoire de la commune d’Altanello. Enfant il accompagnait son père, puis il a chassé à ses côtés, enfin il l’a remplacé comme chef de battue lorsque ce dernier a pris sa retraire de chasseur, atteint par la vieillesse, les ennuis de santé et la mort.
La commune d’Altanello fait partie des communes éclatées de la région corse. Elle compte 6500 habitants, s’étend de la montagne jusqu’à la mer et comporte deux entités distinctes.
Le village dAltanello’, le petit mont, est le centre historique de la commune. IL tire son nom de sa configuration géographique, et de l’imagination débordante de ses premiers autochtones. Perché sur une colline à 800 mètres d’altitude, il bénéficie d’un point vu magnifique et unique sur plusieurs dizaines de kilomètres du littoral.
Ses maisons en pierres apparentes positionnées en escalier sur les coteaux, ses ruelles étroites et sa grande place au sommet de la colline comportant la mairie, l’église, la salle des fêtes et un bar épicerie lui donne un aspect moyenâgeux, particulièrement pittoresque.
La plaine (A Piana), constitue la majeure partie du territoire communal, initialement, très peu peuplée, et uniquement dédiée à l’élevage et à la culture, elle a évolué en quelques années en zone pavillonnaire.
A Piana a connu une expansion exponentielle au cours de la deuxième partie du vingtième siècle, mais son développement s’est fait de manière anarchique, au fur et à mesure des nouvelles constructions. L’habitat, totalement dispersé, manque d’âme et de caractère. Cependant, toute l’activité économique et administrative est concentrée sur la plaine, surtout le long de la sinueuse route nationale.
En revanche, le village s’est dépeuplé. Petit à petit les habitants sont partis, certains, vers le continent alléchés par la promesse d’une meilleure situation ou d’un emploi stable, d’autres vers la plaine attirés par le confort et la sécurité médicale offerts par les équipements.
Actuellement une centaine d’habitants continue à vivre au village toute l’année. Toutefois, l’été venu avec le retour de la diaspora, la population triple et le village retrouve, un peu, son lustre d’antan, avant de s’endormir à nouveau l’automne venu.
La commune d’Altanello est une commune attractive. De par son développement et la diversité de ses activités, elle étend son rayonnement sur toute la micro région et elle joue un rôle prépondérant dans le fonctionnement de la communauté des communes.
Elle est bien représentée au niveau administratif, avec le centre des impôts, la poste, et la gendarmerie, deux écoles communales et un lycée.
Deux succursales bancaires se sont installées. Elles se font une concurrence acharnée entre elles, d’une part, et avec la banque postale, d’autre part.
Sur le plan médical la commune est bien équipée. Elle possède un petit hôpital, un centre de rééducation, un cabinet de radiologie, un laboratoire d’analyses, des médecins, un groupement d’infirmiers, et deux pharmacies.
L’augmentation de la population a attiré les investisseurs. Un hyper marché de renommée nationale s’est implanté depuis une quinzaine d’année, ainsi qu’une entreprise de travaux publics.
De nombreux magasins ont pignons sur rues, vêtements, bricolage, bars, restaurants stations-services, ---
L’agriculture est également en constante augmentation. Des plantations d’arbres fruitiers et des champs de légumes emploient une main d’œuvre importante, composée en majorité de travailleurs immigrés.
Enfin, pour répondre à la demande extérieure, trois hôtels de bonne réputation et deux campings attirent une clientèle nombreuse et variée toute l’année avec des pics d’affluence touristique durant la saison estivale.
De ce fait, le taux de chômage se situe à un niveau moins élevé que sur l’ensemble de la région.
Le maire Mathieu Bertini, qui entame son troisième mandat comme premier magistrat, est très fier du développement de sa commune et s’en attribue, bien sûr, une grande partie du mérite.
Le village vivote. Seul, le bar épicerie, “A cantina”, ouvert toute l’année, demeure un lieu de vie et de rencontre. Les villageois aiment à s’y retrouver pour une partie de cartes, ou pour commenter les dernières parties de chasse, des résultats des matchs de football, ou tout simplement pour s’enquérir des derniers potins politiques.
Le coin épicerie est réduit au strict minimum et ne propose que des produits, difficilement, périssables. Comme les pates, les pommes de terre, l’huile, le sel ou le sucre permettant aux ménagères de se dépanner en cas de besoin.
Un boulanger de la plaine livre, tous les matins, du pain frais à l’épicerie, entrainant, par la même occasion un passage régulier de clients au bar.
A cantina est tenue par un couple de jeunes retraités. Anghiulina et Marcu Maria Vareli (Angeline et Marc Marie) arrondissent la petite retraite de Marcu Maria avec les maigres recettes hivernales, l’afflux de population, l’été venu, leur permettant de réaliser des bénéfices substantiels pour maintenir leur petit commerce à flots.
Une route étroite de quinze kilomètres relie la plaine au village. Elle serpente de virage en virage, grimpe de colline boisée en colline boisée, passe dans une châtaigneraie vieillissante et très peu exploitée, pour arriver au cœur du village, se délecter d’un point vue extraordinaire, un panorama magnifique, des images à couper le souffle, un mélange d’arbres et d’eau, de verdure et de vagues bleues, de sable blanc et de roches rouges, un ravissement pour les yeux, et une source d’inspiration intarissable pour les peintres.
Entre les deux, le maquis :
– Le maquis “a macchia”, cette forêt montagneuse et vallonnée, possède une végétation sauvage, dense, composée de buissons, d’arbustes, de chênes, d’arbousiers, mais également de fourrés épineux, de ronciers immenses, rendant la progression difficile, voire impossible par endroits.
Des milliers d’espèces de plantes poussent dans le maquis, dont plusieurs sont endémiques. Elles donnent au maquis cette originalité unique et sans précédent dans la région méditerranéenne.
– Le maquis, cette diversité exceptionnelle, attire le regard du promeneur grâce à sa végétation fleurie toute l’année.
La bruyère, plante traitée de menteuse par les anciens, avec sa floraison blanche précoce, fin février début mars, trompe la population en annonçant le printemps avant l’heure.
Le ciste en mai, étale ses fleurs roses et le myrte en juillet ses petites baies rondes et parfumées dont on tire une excellente liqueur.
Enfin l’incontournable et le robuste arbousier, en automne, se pare de fleurs et de fruits rouges, qui font les délices des oiseaux migrateurs.
– Le maquis, ce taillis touffu, résonne du chant mélodieux de milliers d’oiseaux aux plumages multicolores, comme l’élégant chardonneret, le rouge gorge familier, le pinson des bois, la fauvette ou la mésange charbonnière.
Ils volettent et sautillent de branche en branche à la recherche de leur nourriture entonnant une aubade à la vie après chaque moucheron gobé, sous l’œil amusé du geai des chênes au plumage fauve, marqué de bleu, qui observe cette gentille agitation en cacardant du haut de son chêne centenaire.
– Le maquis, cet univers impénétrable, dégage toute l’année milles senteurs aux effluves capiteux.
L’odeur du romarin et de l’immortelle excite l’odorat et la brise légère transporte ces fragrances inoubliables et éternellement renouvelées très loin sur les vagues bleues de la méditerranée.
– Le maquis, cet endroit inextricable et généreux, demeure à jamais le royaume des sangliers. En leur offrant une protection optimale dans ses épais ronciers et une nourriture abondante faite de glands et de baies sauvages, il garantit leur prolifération.
– Les sangliers, la passion de JO Rutani depuis son plus jeune âge :
Gamin introverti et solitaire, JO préférait les longues courses dans les bois aux études et aux jeux des autres enfants. Dès la sortie de l’école, il ne s’attardait pas avec les élèves de sa classe, mais se précipitait dans la forêt pour, selon les saisons, chasser les oiseaux avec sa fronde, chercher des nids, ou piéger les merles et les grives.
La situation de la maison familiale, légèrement en retrait du village, au milieu d’un vaste champ entouré de ronciers, accessible par une piste de 100 mètres, a aggravé ce penchant pour la solitude.
Par ailleurs, l’éducation très strict de son père, Antoine, ne tolérant aucune incartade, l’a rendu timoré et peu sure de lui.
Cependant son père lui a communiqué sa passion pour la chasse et plus particulièrement pour les battues au sanglier et a tenté de lui enseigner le respect de la nature et du gibier.
Jo n’a qu’une seule préoccupation la chasse. Bien que timide, Il devient intarissable lorsqu’on aborde ce domaine, notamment la traque des sangliers et muet lorsque la discussion porte sur d’autres sujets.
Pour tout cela, ses camarades de classe l’ont surnommé “un cignale di a vanga scura” (le sanglier du vallon obscur), le vallon obscur étant un lieu impénétrable et dangereux décrit, dans les temps anciens, comme un vallon habité par les esprits des morts. D’après la légende, colportée, déformée, amplifié

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