Alexandre et les fantômes de Carnoustie , livre ebook

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2013

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Trois ans se sont écoulés. Trois ans pendant lesquels Alexandre de Thierry s’est affairé à régler les derniers détails de la catastrophe déclenchée par Lord Lanctot. Malgré cette accalmie, il ressent que quelque chose se trame du côté de son grand rival, le Grand Lord Maldubh. Cerner de quoi il s’agit est une tout autre affaire!
Alexandre ressent bien qu’il va devoir livrer de nouvelles batailles. Ce n’est qu’une question de temps, Maldubh ayant juré qu’il obtiendrait la chevalière. Le dilemme est complexe. Advenant une attaque, Gaïa se retrouverait dans l’impossibilité de se défendre, ses plus vaillants défenseurs étant tombés au combat dans la forêt de Rannoch. Est-ce
qu’une alliance pourrait sauver Gaïa? Et si c’était le cas, avec qui? Comme si tout cela n’était pas suffisant pour l’inquiéter, l’amitié
qui l’unit à son meilleur ami, Patrick Chamboux, est à son point le plus bas, alors que les disputes se succèdent. Gaïa est un bien lourd fardeau à porter.
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Publié par

Date de parution

20 juin 2013

Nombre de lectures

1

EAN13

9782896837540

Langue

Français

Copyright © 2012 Alain E. Parpal
Copyright © 2012 Éditions AdA Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Révision linguistique : Daniel Picard
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe
Conception de la couverture : Paulo Salgueiro
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Paulo Salgueiro
ISBN papier 978-2-89667-735-1
ISBN PDF numérique 978-2-89683-753-3
ISBN ePub 978-2-89683-754-0
Première impression : 2012
Dépôt légal : 2012
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada



Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Sébastien, A. E.

Alexandre et les fantômes de Carnoustie
(Alexandre ; 2)
Pour les jeunes de 13 ans et plus.
ISBN 978-2-89667-735-1
I. Titre.

PS8637.E235A832 2012 jC843'.6 C2012-941891-9
PS9637.E235A832 2012
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
À tous ceux qui m’ont encouragé en lisant le tome 1, Alexandre et Gaia . L’aventure se poursuit avec le tome 2, Alexandre et les fantômes de Carnoustie . J’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire, selon les paroles immortelles de Lyudmila Parnell, la collaboratrice spéciale du journal Le Pinson de Càrn Fheusda : « … composé une lettre à la fois. »
Prologue
Lyudmila Parnell
Collaboratrice spéciale.
Le journal Le Pinson de Càrn Fheusda 1

Bonjour mes fidèles lecteurs et lectrices du Pinson de Càrn Fheusda . J’ai le plaisir de vous retrouver ici une fois de plus. Je sais que certains d’entre vous ne savent pas qui je suis, ou n’ont pas lu mes rubriques, ou pire encore, n’ont jamais entendu parler de moi (mon cœur pleure à chaudes larmes !). Enfin, comme introduction de ma personne, j’écris des articles pour le journal ci-dessus mentionné, et vous aurez l’honneur de savourer ma prose dans l’un de mes articles, dont je suis extrêmement fière, soit dit en passant, alors que vous lirez ce volume.
Si vous me le permettez, avant que je m’abandonne à un court résumé du tome un, laissez-moi vous dire jusqu’à quel point je suis ravie et honorée que l’auteur A.E. Sébastien m’ait choisie pour écrire une rétrospective de son premier roman fantastique, Alexandre et Gaia .
Donc, sans perdre une autre minute, voici ce qui fut révélé.
Nous faisons la connaissance d’un garçon de treize ans, les yeux couleur de la mer des Caraïbes et aux cheveux ébouriffés châtain clair, Alexandre de Thierry. Vous l’avez deviné, il s’agit de notre héros. Nous rencontrons également son merveilleux et adorable chat magique, Godefroy, qui, comme nous l’apprenons tôt dans l’histoire, peut se transformer en un sage et vieux sorcier. Son ancêtre fantôme Lutgard lui a légué une — croyez-moi sur parole — très, très puissante chevalière. Avec cet objet, il peut sauver le monde, le détruire (ainsi que lui-même), s’il ne formule pas ses demandes de la bonne façon. Pression ? Qui a parlé de pression ici ? Après tout, il n’y a même pas deux minutes qu’il l’a passée à son doigt !
La puissance incroyable de la chevalière émane de son île — oui, vous avez bien deviné — , Ga i a, dont les habitants sont des créatures magiques. Toutefois, tout ne tourne pas rond sur l’île, ni dans notre monde, d’ailleurs. Puisque — je suis certaine que vous l’avez déjà remarqué — un objet possédant une telle force attire plus qu’un regard furtif de personnes qui aimeraient bien posséder ledit objet, et ce, pour mettre en branle leur programme malfaisant. Pour ne nommer que deux de mémoire – Lord Lanctot et le Grand Lord, Maldubh —, tous deux de fourbes, puissants et extrêmement dangereux sorciers. La chevalière, cependant, vient avec une mise en garde. Son porteur doit obligatoirement aider qui que ce soit dans le besoin, même si cela veut dire qu’il doit se mettre en situation périlleuse lui-même. Heureusement, nos méchants ignorent qui a la chevalière, bien qu’ils soupçonnent Alexandre de l’avoir en sa possession.
Gwendoline McTavish (qui est de mèche avec le Grand Lord) est envoyée à Avely et se fait engager comme gouvernante d’Alexandre au château des comtes de Thierry. Sa mission est simple : enquêter, trouver la bague et la ramener au Grand Lord. Enfin, c’est ce qu’elle nous laisse croire au début du roman. Mais avant ce rebondissement, afin de débusquer la personne qui a la bague, tous les trois élaborent un plan machiavélique. Ainsi, ils d étrui sent Avely, le village d’Alexandre, par une inondation monstre et, comme mesure supplémentaire — pour s’assurer que la personne qui a la chevalière s’acquittera de la tâche de sauvetage —, ils enlèvent les meilleurs amis d’Alexandre, Patrick Chamboux et Isabelle Bonnemie. Bien, ai-je besoin de vous dire ce qui va arriver ? Oui, je le dois ? D’accord.
Bon, vos soupçons étaient justes, mes petits Sherlock Holmes en herbe ; il ne va pas les laisser pourrir dans une cellule quelque part. Il élabore donc, à son tour, un plan pour à la fois les secourir et arrêter Lord Lanctot. Il réussit à convaincre les habitants de Ga i a, Émméfa, son frère et les autres membres de sa famille, les ptérosaures, Calernon l’Immortel et ses compagnons elfes de l’aider à libérer un Innocent et, en même temps, pour faire d’une pierre deux coups, se débarrasser de son grand rival, le Grand Lord Maldubh.
Donc, les voici partis pour leur quête, non sans tomber victimes de quelques pièges en chemin. Les batailles épiques contre « les créatures qui puent » — comme Yoann (le petit frère de Patrick) les appelle — se succèdent ; les victimes et les morts s’accumulent de toutes parts. Mais soyez rassurés, chers lecteurs, Alexandre parvient à sauver les amis, mais il lui reste un gros dilemme à résoudre concernant Lord Lanctot. Il doit le faire prisonnier pour sa participation dans les enlèvements, ainsi que dans les catastrophes qu’il a orchestrées, et a besoin de le conduire en justice pour répondre de ses crimes, devant le Conseil Suprême de la Magie. Toutefois, cela ne se produira pas, à son grand désespoir et avec frustration. Il aurait tellement voulu lui faire payer ses méfaits ! Malheureusement, Lord Lanctot s’est échappé, une fraction de seconde avant que le sort de pétrification ne l’atteigne, laissant Alexandre supposer qu’il s’était fait dispara î tre pour mieux se réorganiser et lancer une nouvelle attaque. La vérité est tout autre ! Ce n’était effectivement pas le cas, puisque le Grand Lord Maldubh l’avait transporté, juste à temps, à son château. Évidemment — comme nous avions été avertis par notre auteur préféré —, le Grand Lord Maldubh avait bien spécifié qu’il y avait un prix à payer en cas d’échec de la mission et pour l’avoir si amèrement déçu, et ce prix était la mort, une mort lente et agonisante. Le Grand Lord claque des doigts, et Lord Lanctot dispara î t dans ses oubliettes, se joignant ainsi aux autres sorciers qui, eux non plus, n’avaient su combler les désirs du Grand Lord Maldubh.
Sur cette note se termine la première partie de la saga, alors que le Grand Lord Maldubh jure tout haut : « C’est la dernière fois ! »
J’espère de tout cœur que vous avez trouvé ce synopsis utile pour vous remémorer les évènements et rebondissements qui vous ont conduit au livre que vous tenez entre vos mains, Alexandre et les fantômes de Carnoustie .
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter beaucoup de plaisir en lisant ce deuxième volume.
Nous attendons avec impatience, M. Sébastien, le troisième tome.
Dans l’intervalle, mes chers, très chers lecteurs, relaxez et savourez.
Si le premier tome était « l’aventure ne fait que commencer… » , dans celui-ci, « l’aventure se continue… », de manière encore plus intense.

Au plaisir,
Lyudmila.




1 . Carnoustie, Écosse.
I
Le procès
L es dernières journées douces du mois d’août tiraient à leur fin. Réticent, l’été essayait de retarder son inévitable disparition. De la baie, chaque soir amenait, aussi régulier que le balancier d’une horloge, un refroidissement croissant de l’air salin. Cette fraîche parcourait l’étendue d’arbres bicentenaires du parc de Hilda tandis que la mer, bouche grande ouverte, se gavait du soleil s’éclatant en morceaux de plus en plus petits alors qu’il sombrait dans les eaux de l’horizon.
Un feu crépitait joyeusement dans la cheminée, prodiguant généreusement sa chaleur à la pièce.
— Je ne suis pas d’accord, Gwendoline ! Je crois que tu vois des choses qui ne sont pas là ; de plus…
— Mais tous les signes sont là, Godefroy ! dit-elle.
Elle l’interrompit et le regarda fixement par-dessus la monture en argent de ses lunettes rondes de lecture.
Elle replaça nerveusement une mèche imaginaire de cheveux dans son chignon perché sur sa tête. De peur d’être entendue, elle baissa le ton jusqu’à ce qu’il devienne un chuchotement.
— Toutes ces étranges manifestations ! Je t’assure qu’elles ne sont pas confinées qu’à Càrn Fheusda 2 .
Elle fit une pause.
— Non ! Les hameaux environnants rapportent les mêmes bizarreries.
— Balivernes ! Quoi ? Des habitants chuchotant d’étranges phrases ? Dans une langue incompréhensible, je suppose !
— Précisément

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