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Une rencontre inattendue

Diablotin

Texte de 315 000 caractères

Le père d'Adrien recommande vivement à ce dernier de quitter le foyer paternel à Lille pour aider un de ses amis à finaliser sa maison dans le Sud. Le père d'Adrien ne travaille pas, dépense beaucoup et compte sur son fils pour faire vivre le foyer. Cette escapade permettra au jeune homme de 19 ans de rencontrer Lucas, le fils de la famille et de sympathiser avec lui. Un réel amour naîtra entre eux qui décidera Adrien à quitter les brumes du Nord pour le soleil du Midi. Les deux adolescents se sont jurés un amour éternel, mais l'éternité, c'est long. Il se passera de nombreuses péripéties avec d'autres garçons avant que chacun puisse retrouver la stabilité. Diablotin est le spécialiste des romans à l'happy end.

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Nombre de lectures

34

EAN13

9782363079954

Langue

Français

Une rencontre inattendue
Diablotin
Chapitre 1 Cela faisait deux mois que j'avais perdu mon travail pour licenciement économique. Une violente dispute éclata entre mon père et moi, car je n'arrivais pas à retrouver un nouvel emploi. Mon père était en invalidité et touchait une petite pension. Il comptait sur mon salaire pour faire vivre la famille. Il m'avait soumis l'idée de partir à 800 km pour un job chez un ami à lui. Je n'étais pas d'accord et c'est cela qui avait provoqué la dispute. Depuis mon apprentissage en plomberie et surtout depuis l'accident de mon père qui était tombé de la toiture en voulant changer les tuiles, je ne fréquentais plus grand monde. À l'obtention de mon CAP à 19 ans, j'ai été embauché dans l'entreprise dans laquelle j'ai suivi mon apprentissage. Depuis lors, mon salaire était devenu indispensable pour faire vivre ma famille. L’entreprise n'ayant pas beaucoup de contrats, elle avait été obligée de licencier les derniers arrivés et malheureusement j'en faisais partie. L’ami d'enfance de mon père avait acheté une vieille maison dans le Vaucluse et ce dernier comptait sur mes compétences en plomberie pour venir en aide à son collègue moyennant salaire. Mon père avait une emprise très forte sur ma mère, ma sœur et moi-même. Il ne fallait jamais le contrarier et malgré mon désaccord, il a fallu que je prépare mes bagages pour partir dans un petit village perdu dans le Sud qui se nomme Aurel. — Adrien, tu seras nourri, logé et tu auras un salaire de 400 € par semaine me disait-il. Ce sera toujours mieux que de rester devant un ordinateur à jouer comme un abruti et ce sera l'occasion de changer de climat. Puis de toute façon, ce n'est pas avec le peu de chômage que tu touches qu'on va s'en sortir. Je n'avais pas vraiment envie de partir, mais je n'avais pas le choix. Je me disais qu’après tout, il n'y en avait que pour quelques semaines, ce n'était pas la mort, c’était comme si je partais en déplacement. Sans m'en avoir parlé, mon père avait déjà pris le billet de train. Il avait fait des économies, car celui-ci était pour un train corail de nuit. J'arrivais donc à la gare de Lille le surlendemain aux alentours de 22h00, une petite heure en avance. Mon père me laissa en plan devant la gare en me disant de ne pas le décevoir. Après une heure d'attente, le train arriva, je n'avais pas de couchette, rien de grave, mais tout cela annonçait une nuit très longue et pas dans les meilleures conditions. Je m'installais sur deux sièges, histoire d'avoir le plus d'emplacements possible pour dormir. Peu de temps avant le départ du train alors que je m'assoupissais, un contrôleur est arrivé pour vérifier mon billet. Obligé de me réveiller et de chercher celui-ci partout alors qu'il était simplement dans la poche intérieure de ma veste. Je réussis à me rendormir rapidement, mais sur les coups de 2h30, pour la deuxième fois un nouveau contrôleur m’a réveillé afin de vérifier à nouveau mon billet de train. En panique, j’ai ouvert les yeux en ne comprenant pas ce qui se passait. Je lui tendis mon billet. Pas de souci concernant mon titre de transport. J’étais tout de même énervé. Pour ne pas avoir de problème, je ne me suis plus étendu sur deux sièges, le contrôleur m'ayant fait la remarque. Je réussis tant bien que mal à retrouver Morphée en pensant que cette fois, c'est la bonne. Eh non ! Même pas, vers 4h00 du matin un nouveau contrôleur me sortit de mon sommeil pour vérifier une énième fois mon billet. Je le lui ai montré et lui ai e expliqué que ça fait la 3 fois que l'on me contrôlait. Il s'est excusé, précisant que, lors du rajout de wagons, le nouveau contrôleur prenant la relève doit vérifier tous les passagers. Voilà 5h00 que je suis parti de Lille et je n'arrive plus à trouver le sommeil. Je commençais à cogiter à l'accueil que je vais avoir à mon arrivée et ce que je vais pouvoir faire durant mes heures libres. Il fallait que je me fasse à l'idée que je partais en déplacement pour un travail et une fois celui-ci accompli, je rentrerai chez moi retrouver ma console et mon ordinateur. Je sais bien qu'à 20 ans, on a autre chose à faire que rester devant un écran à longueur de journée. Les seules occupations que j'avais en dehors du travail étaient les corvées que mon
père ne pouvait plus faire, les consoles de jeux et mon PC. J'ai fini par prendre de mauvaises habitudes pendant toutes ces années durant lesquelles je n'ai fréquenté personne. Je n'avais pratiquement pas d'amis et encore moins de petites amies. J'avais la certitude que j'avais du temps devant moi, mais en y réfléchissant bien, le temps passe bien trop vite surtout quand il est gaspillé inutilement. Quand le matin je regarde mon reflet dans la glace en faisant ma toilette, je n'y vois rien de désagréable, tout au contraire, ce que le miroir me reflète, c'est un visage bien dessiné avec des cheveux mi-longs blonds cendrés et des yeux bleus. Seule ma taille me complexe un peu, car je fais à peine 1m65. Quand je gamberge à toutes ces années gaspillées durant lesquelles j'aurais pu profiter en sortant avec des copains pour aller flirter. À la place de cela, je suis devenu un solitaire amolli sans expériences auprès des filles. Le train a fini par arriver au Pontet pas très loin d'Avignon. Il n'y avait pas grand monde sur le quai de la gare. Un homme d'une cinquantaine d'années qui devait être l'ami de mon père agitait son bras en criant mon prénom, sa tenue vestimentaire laissait à désirer. Il était venu me chercher à la gare pour m'éviter de prendre un autobus. Il me serra la main en guise de bonjour et me pria de le suivre jusqu'au parking où sa voiture était garée. J'ai déposé mes affaires à l'arrière du pick-up et je me suis assis à ses côtés. — Pas trop dépaysé Adrien ? Moi, c'est Charles. — Non, pas du tout. — Ton père t'a expliqué ce qu'il y avait à faire ? — Vaguement, il m'a dit qu'il y avait des travaux de plomberie. — C'est exact, mais il a omis de te dire que c'est toute la plomberie de la maison qui est à refaire sauf la salle de bains. — Du travail en perspective, si je comprends bien. — Tu as dormi dans le train ? — Pas vraiment. — Tu vas prendre un bon petit déjeuner et tu iras te reposer. Cet après-midi, nous ferons un tour ensemble de tout ce qu'il y a à faire et demain si tu veux bien, tu pourras commencer. — Ça me va comme ça. Pendant quarante minutes, nous avons traversé des villages et nous sommes arrivés à Aurel. Un petit bourg fort attrayant, mais où les activités ne devaient pas être nombreuses. Après m'avoir présenté son épouse qui nous attendait à l'entrée de sa demeure, il m’a convié à passer dans la cuisine pour prendre un solide petit déjeuner. Je suis plutôt mal à l'aise avec des personnes que je ne connais pas. Malgré ma timidité, je me suis fait servir un café au lait avec quelques tartines grillées accompagnées de beurre et de confiture. Après m'être restauré, Charles m’a fait visiter la maison. Celle-ci était en chantier. Après avoir discuté avec lui, j’ai vite comprends qu'il a eu cette maison à bas prix, vu l'état déplorable dans laquelle elle est. Il y avait toute l'isolation à refaire ainsi que l'électricité et la plomberie. Nous sommes montés visiter l'étage, il y avait trois chambres et une salle de bains. L'une d'entre elles était celle des parents, la seconde, c’était la chambre de leur fille Ophélie et la troisième, je suppose que c’était la mienne. Quand je suis entré dans celle-ci, je me suis aperçu qu'il y avait deux lits, un grand et un petit. — Tu devras partager cette chambre avec notre fils Lucas. J'espère que cela ne te dérange pas. — Pas du tout. Où sont vos enfants ? — Le mercredi matin, ils ont école. — Bien sûr, je n'y ai pas pensé. — Tu prendras le grand lit, je l'ai mis en place pour toi. À vrai dire, j'aurais voulu avoir un peu d'intimité, mais je ne vais pas commencer à me faire remarquer sachant que mon père serait mis au courant très rapidement. — Je vais te laisser te reposer, je te réveillerai pour le repas.
— Je vous remercie, c'est gentil. Dès qu'il est sorti de la chambre, je me suis empressé de me déshabiller et je me suis glissé sous la couette. Quelques minutes après je dormais comme un loir. C'est aux alentours de 10h30 que la sonnerie de mon téléphone me sortit de mon somme. — Allô ! Qui est-ce ? — C'est papa, tu es bien arrivé ? — Oui ! — Tu as une voix d'outre-tombe. — Normal, je dormais. — Tu aurais pu appeler. — Désolé, je n'y ai pas pensé. — Très bien, essaie de ne pas te faire remarquer auprès de mon ami, je compte sur toi. — Je ne suis plus un gamin, je peux dormir maintenant ? — Ne prends pas trop de graines, tu n'es encore qu'un petit merdeux malgré tes vingt ans. — OK, papa, à bientôt. Je replongeais immédiatement dans les bras de Morphée sachant qu'il me restait un peu plus d'une heure à dormir. J’ai commencé à rêver ou plutôt à cauchemarder. J’étais en train de prendre une leçon de conduite avec un moniteur, alors que j'ai déjà mon permis et celui-ci me disait que je ne me démerdais pas trop mal. Après une demi-heure de conduite, je calais en plein milieu d'un passage à niveau. La voiture avait du mal à redémarrer. C'est là que je vis les barrières se refermer et que j'entendais un train de marchandises arriver. Voyant que la voiture ne redémarrait plus et que le train se rapprochait de plus en plus, accompagné d'une sirène stridente, le moniteur m'ordonnait de sortir de la voiture, avant de sortir lui-même. Je n'arrivais pas à décrocher ma ceinture, elle était coincée. J'entendais le moniteur crier : « Sors de cette voiture ! », malgré tous mes efforts, j’étais coincé sur mon siège. Je gigotais dans tous les sens, mais je ne parvenais pas à me défaire de cette satanée ceinture, elle ne se décrochait pas. Pris de panique, sachant que je vivais mes derniers instants sur cette Terre, je me redressais de mon lit en criant et je heurtais avec ma tête quelque chose de très dur qui a été projeté au sol dans un bruit sourd. Après avoir repris mes esprits, j’ai vu un adolescent au sol se prenant la tempe avec sa main. Je comprends tout de suite que c’était moi le responsable. Je me précipitais vers Lucas, car ça ne pouvait être que lui, en me fondant en excuses. — Je suis désolé Lucas, j'ai fait un cauchemar. — Putain ! Que ça fait mal, ça fait cinq minutes que j'essaie de te réveiller. — J'ai dû te faire mal. — Heureusement, que j'ai pris le coup de boule sur le côté du front, si je l'avais pris en pleine face, tu m'aurais pété le nez. — Je suis désolé, tu peux me croire. — Je sais bien que tu ne l'as pas fait volontairement. — Je peux regarder ? — Vas-y regarde si tu veux. Alors qu'il était encore allongé par terre, je pris son visage dans mes mains et je remarquais une vilaine bosse qui allait certainement prendre de l'ampleur. Je ne savais plus où me mettre et je n'arrêtais pas de me fondre en excuses. Sans le vouloir, je détaillais son visage. Il avait les cheveux châtain clair, les yeux verts bleutés qui inspiraient l’intelligence, le nez retroussé, la bouche petite et les lèvres rosées. Son sourire était lumineux et traduisait sa gentillesse et sa sympathie. — On nous attend en bas, le repas est prêt, je suis venu te chercher. — Laisse-moi m'habiller et nous descendons. — Heureusement pour moi que mes cheveux cacheront cette vilaine bosse. — Je crois que les présentations se sont mal déroulées.
— On ne va pas en faire tout un plat, ce n'est pas le premier bobo que j'ai et ce ne sera pas le dernier. — Je peux faire quelque chose pour me faire pardonner ? — Pour le moment rien, mais qui sait, on verra plus tard. — Je suis ton débiteur. — Je m'en souviendrai. — Lucas. — Oui. — On peut éviter d'en parler à tes parents ? — Je ne parle jamais de mes problèmes à mes parents. D'ailleurs, je ne leur dis jamais rien. — Tu as des problèmes avec tes parents ? — On en parlera plus tard si tu veux bien, pour le moment, descendons, sinon, c'est encore moi qui vais me faire enguirlander. Lucas avait l'air d'un ado sympa. Il était aussi grand que moi. Ce que j'admirais le plus chez lui, c’était son look qui tenait d'un mélange entre le style sportif et le style moderne. Sa générosité m'avait profondément ému, je me sentais redevable envers sa gratitude et je ressentais une certaine affinité entre lui et moi. Nous sommes descendus rejoindre le reste de la famille et j'ai fait la connaissance d'Ophélie qui doit avoir à peine 8 ans. Le repas s’est passé dans le calme, personne n’a parlé. A priori, à table, c'est fait pour manger et non pas pour parler. À la fin du repas, Charles s’est adressé à son fils. — À la fin de la semaine, vous avez les congés scolaires, me semble-t-il. — Oui, c'est exact. — Alors pas d'escapade, j'exige que pendant ces deux semaines, tu files un coup de main à Adrien et je ne veux pas t'entendre rechigner. — Pas de problème, ce sera avec plaisir, je profiterai pour apprendre le métier de plombier. — Pourquoi le métier de maçon que j'exerce ne te plaît pas ? — Franchement non, ça ne me plaît pas du tout. — En attendant, débarrasse la table et fais la vaisselle. Son père avait l'air très autoritaire, et Lucas le craignait. Par contre, sa mère ne disait absolument rien, mais elle n'en pensait pas moins. Charles s’est levé de table en prétextant qu'il avait une course à faire et qu'en revenant de celle-ci, nous aviserions ensemble les travaux à faire dans la maison. Je me levais et donnais un coup de main à Lucas pour débarrasser la table et faire la vaisselle. — Adrien, veux-tu un café ? — Non merci, c'est gentil. — Je prends Ophélie avec moi, nous allons faire quelques courses, n'oublie pas de faire tes devoirs Lucas. — Oui maman, je n'ai pas grand-chose, je vais les faire tout de suite. — Tu viens Adrien ? me demande Lucas en souriant. — Je te suis. Nous sommes montés dans la chambre et Lucas a déballé son cartable pour effectuer ses devoirs. Je regardais au-dessus de son épaule par curiosité et je me suis rapidement aperçu que ses cahiers étaient mal tenus. — J'ai comme l'impression que tu n'aimes pas l'école. — On ne peut rien te cacher. — Tu as combien en moyenne générale ? — J'ai 12 de moyenne, mais je ne force pas. J'ai juste ce qu'il faut pour que mon soi-disant père me laisse tranquille. — Pourquoi soi-disant ? — Je fais partie d'un mariage recomposé. Mon père a eu un AVC alors que j'avais 8 ans et
ma mère s'est remariée avec Charles et ils ont eu Ophélie, ma demi-sœur. — Je comprends mieux pourquoi pendant le repas, tu ne l'as pas appelé papa. — Ce n'est pas qu'il est méchant, mais j'ai l'impression parfois qu'il ne m'aime pas. Il est toujours après moi. Tout ce que je fais est mal fait et ça me gonfle. — Il ne faut pas t'inquiéter, mon père, qui est mon vrai père, c'est la même chose. J'ai vingt ans, j'ai l'impression quand je suis avec lui d'en avoir douze. Tu veux un coup de main pour tes devoirs ? — Pas la peine, dans un quart d'heure ils seront expédiés. — Tu as quel âge? — 16 ans. Je m’allongeais sur le lit et je commençais à réfléchir aux travaux de plomberie pendant que Lucas bâclait ses devoirs. Je n’ai pas réfléchi très longtemps, car je me suis légèrement assoupi. De temps à autre, je clignais des yeux pour éviter de tomber dans un sommeil profond. Je sentis un petit air frais mentholé sur mon visage et c’était agréable. Ce petit souffle faisait voler mes mèches de cheveux. J'ouvrais à peine les yeux et je voyais Lucas assis sur le rebord de mon lit, tout souriant. — Tu as fini tes devoirs ? — Oui. — Super, ton réveil, tous les matins je veux le même. — Pas de problème. — N'oublie pas de te brosser les dents avant, j'adore l'odeur de ton dentifrice. — Ce sera tout ? — Tu as autre chose à proposer ? — Je suis plein de surprises, tu serais étonné. — Je demande qu'à voir. — Chaque chose en son temps. J'ai entendu la voiture de Charles se garer, je crois que tu devrais descendre. — Tu ne viens pas avec moi ? — S'il me demande, tu n'as qu'à lui dire que je fais mes devoirs. Je descendis rejoindre Charles qui m'attendait dans la cuisine en buvant un café. Il a sorti un plan de la maison qu'il avait fait pour m'expliquer le déroulement des travaux. — Où est Lucas ? — Il fait ses devoirs. — Pour une fois que ça lui arrive. Je voudrais dès demain que tu fasses toute la liste de fournitures qu'il te faut en plomberie. Je me suis déjà fait prêter le matériel pour souder, cintrer, tu vérifieras. Il faut que dimanche l'isolation soit finie, j'ai déjà tout le matos et je compte sur toi et Lucas pour me prêter main-forte, car à partir de lundi, je reprends le travail. — OK, pas de souci. Je peux très bien faire la liste tout de suite. — Si tu veux, mais je ne peux pas rester avec toi. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu fais appel à Lucas. — Ne vous inquiétez pas, le plan est explicite, la liste sera faite ce soir. — Super ! Si je ne rentre pas trop tard, j'irai acheter les fournitures. À tout à l'heure. À peine était-il parti que Lucas est descendu me rejoindre. Gentiment, je lui demandais un mètre et de quoi écrire. J’ai pris le plan et pièce par pièce, je métrais pendant que Lucas notait tout ce que je lui disais. Deux heures après, une liste complète et détaillée était établie. Lucas me tendit plusieurs feuilles que je parcourais. J’étais étonné de la limpidité des notes qu'il avait prises. — Si tu tenais tes cahiers scolaires aussi bien que tu as rédigé les relevés que je t'ai donnés, ce serait super. Dans tous les cas, je n'ai pas besoin de tout remettre au propre. — Je me suis appliqué pour te faire plaisir. — C'est gentil, mais fais-toi plaisir de temps en temps pour toi-même.
— Tu étais bon ou mauvais à l'école ? — J'avais la moyenne et si je suis plombier aujourd'hui, c'est que j'aime ce métier. — Moi aussi, je suis manuel et tu auras l'occasion de me voir bosser. Par contre, la maçonnerie, ça ne me plaît pas du tout. — Nous verrons bien si la plomberie ça te plaît tant que ça, en attendant, j'aimerais bien prendre une douche. — Moi aussi. Je suis monté dans ma chambre et Lucas m'a emboîté le pas. J'ai préparé mes affaires de toilette et je me suis mis en caleçon avant de rejoindre la salle de bains. C'est la seule pièce qui n'était pas à faire, car Charles avait déjà tiré les cuivres pour alimenter l'eau. Il avait fait une douche à l'italienne, carrelée jusqu'au plafond. Elle était gigantesque et je dois reconnaître qu'elle était super belle. Ma douche finie, je suis retourné dans la chambre avec la serviette autour de la taille. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver Lucas nu comme un ver ! Il n'était pas mal foutu du haut de ses seize ans. Son sexe au repos était de la même taille que le mien. Pour ne pas passer pour un pudique, j'ai ôté ma serviette pour me mettre un caleçon propre. Lucas, comme je venais de le faire, m'a dévisagé de la tête aux pieds avec un petit sourire malicieux. — Pourquoi tu souris ? Tu n'as jamais vu un mec à poil que tu me regardes comme ça ? — Toi aussi, tu m'as regardé quand tu es rentré dans la chambre. — Moi, j'ai été surpris de te voir tout nu, je ne m’y attendais pas. — Ce que tu as vu te plaît ? — Va vite prendre la douche petit voyeur avant que je te corrige. — Va-y corrige-moi. Il est sorti de la chambre en se dandinant pour me narguer et cela m'a fait sourire. Je savais parfaitement que je n'allais pas m'ennuyer avec ce genre de personnage. Il était plein de vie et ne pensait qu'à s'amuser. Ce n'était pas pour me déplaire, car j'avais besoin d'un contact humain avec qui parler et me divertir. J'avais comme une vague impression que nous allions bien nous entendre. Il fallait tout de même que je fasse la part des choses, car j'étais là pour travailler et non pour m'amuser. Lucas a fini par revenir de la salle de bains. Il s'exhibait nu dans la chambre en faisant des allers-retours entre le placard et la commode à la recherche de vêtements. J'abandonnais Lucas quelques minutes pour aller aux w.c. et quand je suis revenu dans la chambre, il est allongé sur son lit avec sa bite à la main en train de se masturber. Sur le coup, je ne savais que faire : rester ou partir. — Putain, ne reste pas planter là, entre et ferme cette porte ! J'obéis sans discuter, mais une fois la porte fermée, de peur que quelqu'un n’entre, je restais sans savoir quoi faire, peinant à détacher mon regard, Lucas me sourit s'astiquant le dard avec lenteur. — Tu l'as trouve comment pour mon âge ? — Je n'en sais rien, elle est normale. — Tu n'as pas envie de te branler ? — Non ça ne me dit rien. — Je préfère t'avertir, moi, je me branle tous les jours, et toi ? — Ça m'arrive aussi. — Tu as une petite amie ? — Non et toi ? — Moi non plus. Tout en parlant, je me suis assis sur mon lit et je le regardais se branler. Je dois reconnaître qu'il avait une belle bite pour son âge. Ses burnes montaient et descendaient au gré de ses contractions et sa bite semblait se tendre plus encore. Il continuait de se branler, jouissant de mon regard captivé. Il me demandait enfin si je veux la toucher. Je lui répondis sèchement.
— Ça ne va pas la tête ? — Tu t'es déjà fait branler ? — Non jamais et toi ? — Bien sûr que oui, par des filles, et même par un copain. Tu devrais essayer, c'est trop bon. Sexuellement, Lucas était plus en avance que moi, mis à part des soupes de langues il y a quelques années, je n'avais jamais rien fait. Je le regardais s'astiquer de plus en plus rapidement sa queue et j'ai commencé à bander. Ma dernière branlette devait remonter à une quinzaine de jours. Il fallait que je me vide les couilles, mais certainement pas devant lui. — Bon, je te laisse terminer tranquille, je vais faire un tour. — Tu peux rester, j'ai bientôt fini. — Tu n'as pas besoin de moi. À tout à l'heure. Il avait l'air vexé, mais il fallait que je me vide rapidement, car j'étais chaud, très chaud. Je suis arrivé aux w.c., j'ai tombé le pantalon et le caleçon et j'ai commencé à me branler. Le traitement n'a duré que trois minutes avant de jouir avec intensité dans un soupir de bonheur. Mes jambes flageolantes, je me suis essuyé avant de remonter mon jeans. J'ai ouvert la porte et qu'elle ne fut pas ma surprise de voir Lucas dans le couloir. Sur le coup, j’étais mal à l'aise, car je sais qu'il a deviné ou entendu. — Alors, elle était bonne la branlette ? — Ouais pas mauvaise. Tu es toujours en train d'épier? — Non, j'attendais que tu sortes, j'ai envie de pisser. — Oui, c'est ça. Je suis retourné dans la chambre sans en rajouter et j'ai entendu la voiture de Charles qui se garait devant la maison. Je suis descendu à sa rencontre pour lui donner la liste de fournitures. Il a regardé l'heure et il a suggéré d'aller tout de suite faire les achats pour gagner du temps. J'ai pris ma veste, car il faisait froid et juste avant que le pick-up ne démarre, Lucas est sorti et a demandé s'il pouvait venir avec nous. Charles a réfléchi quelques secondes puis il a dit qu'on ne serait pas trop de trois pour porter les fournitures. Je me suis déplacé sur la banquette du véhicule pour laisser de la place à Lucas. Il s'est serré tout contre moi et a fermé la porte. Avec le levier de vitesse au plancher, il n'y avait guère de place dans le véhicule, pourtant, c'était un Pick-up trois places. Lucas profita de ce rapprochement. Il avait son avant-bras posé sur nos deux cuisses. À voir son sourire, j'ai compris qu'il était heureux et excité à la fois d'être venu avec nous. Pourtant, quelque chose me troublait, à la moindre occasion, un virage par exemple, il se laissait aller sur moi, puis il me regardait avec un sourire malicieux. Pour ne pas l'offusquer, je lui rendais son sourire, de toute façon, cette situation ne me déplaisait pas du tout. Après une demi-heure de route, nous sommes arrivés dans un comptoir de matériaux. En moins d'une heure, nous avons fini nos emplettes. Il ne manquait rien. Charles avait un compte dans cet établissement. Le caissier a scanné tous les articles et avec Lucas, nous avons tout chargé à l'arrière du pick-up. Il était 19h00 et le magasin tirait les rideaux de fer. Nous avons rebroussé chemin en direction d'Aurel. Arrivés à destination, nous avons déchargé le véhicule, puis nous nous sommes lavé les mains à tour de rôle. Le repas était prêt et la table était mise. Il n'était que 19h30 et j'ai appris les jours suivants que l'on soupait à 19h00. Le repas s'est passé comme le midi, dans le calme. J'ai aidé à débarrasser la table et à faire la vaisselle. Charles m'a offert un digestif. C'est la première fois que je buvais une poire cognac, c'était un peu fort à mon goût, mais super bon. Après cela, je suis monté dans la chambre rejoindre Lucas qui m'attendait avec impatience. Il était déjà dans son lit, je me suis déshabillé et je me suis glissé sous la couette. — Tes parents se couchent bien tôt, c'est toujours comme ça ? — Après le repas, Charles regagne sa chambre et regarde les informations, puis un film s'il y en a un de valable. Ma mère reste en bas, elle tricote en écoutant de la musique.
— Et toi, tu ne regardes pas la télévision ? — Ce n'est pas ma priorité, mais s'il y a une bonne émission, je reste en bas dans le séjour pour la regarder. Dis-moi, tu as sommeil ? — Non, je ne m'endors pas à l'heure des poules. — Je peux venir sur ton lit pour parler ? — Si tu veux. Il s'est extirpé de la couette, il était encore nu comme un ver. Je lui ai demandé de mettre un vêtement s'il voulait me rejoindre, car je ne trouvais pas cela décent. Il a enfilé son boxer puis il m'a dit avant de me rejoindre dans ma couche. — Tu ne serais pas un peu pudique par hasard ? — Non, je ne crois pas, mais imagine que quelqu'un entre dans la chambre et te voit nu sur mon lit, que va-t-on penser ? — Rien du tout, dans ma chambre, je suis toujours à poil et c'est vraiment très rare que quelqu'un entre sans frapper à la porte. — Pour quelle entreprise travaille ton père ? Heu… Charles. — Il bosse à son compte, il a un ouvrier et un apprenti. — Il a beaucoup de boulot ? — Depuis qu'on habite ce trou perdu, je ne l'ai jamais vu prendre des congés mis à part le week-end. Il a une affaire qui marche pas mal. — Tu fais quoi sinon pour te distraire dans ce trou perdu, comme tu dis ? — Parfois je vais à Banon en bus rejoindre des potes ou bien je vais me balader dans les collines avoisinantes, il y a des coins superbes et j'adore me promener dans les bois. Tout en dialoguant, il n'arrêtait pas de fourrer sa main dans le boxer pour se remonter ses boules. Il était resté sur le lit pour se faire admirer. De temps à autre, il passait ses doigts dans sa chevelure. En le regardant bien, je le trouvais très séduisant et j'étais sûr qu'il devait faire un carnage auprès des filles. Son corps était bien proportionné, il avait même des abdominaux saillants alors que moi, je n'en avais pas. Il avait un sourire charmeur laissant découvrir une dentition parfaite et blanche comme la neige. J'étais tout simplement en train de le détailler comme je l'aurais fait pour une fille. Sa main en continu, entrait et sortait de son boxer et je me suis aperçu qu'il avait une belle érection partielle. — Dis-moi ça t'arrives de laisser ta bite tranquille, ne serait-ce qu'un instant ? — Pas vraiment, je suis obsédé par le sexe. Je te mets mal à l'aise ? — Pas du tout. — Menteur, je vois que cela te gêne quand je me tripote. Ce n'est pas parce que je suis plus jeune de quatre ans que je n'ai pas les mêmes envies, je crois que c'est toi qui es en retard en matière de sexualité. — C'est possible, je ne dis pas le contraire. — Tu es déjà sorti avec une meuf sérieusement ? — Non. — Donc tu es puceau. — Oui, c'est vrai, je le suis, mais j'attends de rencontrer le véritable amour. — Des conneries, tout ça. — Et toi, tu vas me dire que tu n'es plus puceau. — Je préfère ne pas te répondre, sinon tu risques de ne pas comprendre. — Je suis peut-être puceau, mais je ne suis tout de même pas bête. Je suis très ouvert à toutes discussions. — Je ne suis plus puceau, ni de l'avant ni de l'arrière. — J'ai du mal à te suivre. — C'est simple, je suis bisexuel. J'ai déjà fait l'amour à une fille et je me suis fait défoncer le cul par un mec. — OK, je comprends mieux maintenant. Tu préfères quoi, les filles ou bien les garçons ?
— J'aime bien les deux, mais si je devais faire un choix unique, je préférerais les garçons. — Pourquoi ? — Quand un garçon te suce, il ne te raye pas la carrosserie, de plus il sait ce qui fait le plus de bien. Il te prolonge le plaisir indéfiniment, il te fait devenir fou. De plus, une fille ne peut pas te faire jouir en te sodomisant. Plus je l'écoutais parler, plus je bandais comme un âne. J'avais plié ma jambe droite afin qu'il ne voie pas mon érection et de ma main gauche je caressais mon sexe. — Tout cela m'a l'air intéressant, jamais je n’aurais pu imaginer que tu sois bi. Tes parents savent pour toi ? — Ce n'est pas quelque chose que tu cries sur les toits, mais un jour quand je trouverais mon âme sœur, je ferais mon coming-out. Ce soir-là, nous avons appris à nous connaître. Je lui ai expliqué que pendant mon adolescence, mon père avait eu un accident et que j'avais entrepris de faire un apprentissage de plomberie pour entrer dans la vie active et gagner un salaire décent pour permettre à ma famille de survivre. Que mes trois années d'apprentissage ne m'avaient pas laissé le temps de fréquenter des filles et que je m'étais réfugié dans ma chambre à jouer à des jeux sur console. Lucas m'écoutait avec intérêt. C'est la première fois que je me confiais à quelqu'un et cela me faisait le plus grand bien. Lucas a commencé à bâiller puis il est retourné dans son lit en me disant bonne nuit.
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