Strepsisptère 2 , livre ebook

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Le Boucher à la rose a encore frappé !


Un troisième corps est découvert sur cette petite île d’Aurora Skies perdu au large de l’Etat de New-York. Brouillant les pistes, Joséphine est persuadée qu’une seule personne connait la réponse : Calience Wilton, mais enfermée dans son esprit défaillant, elle lutte contre ses démons. Sa jeunesse, sa combativité et son sang-froid lui permettront de dépasser les drames qu’elle vivra en plein cœur. Plus amoureux que jamais, Ethan enquête pour sauver la femme qu’il aime de cette situation perverse. Acculé, Alexander montre son vrai visage et tente par tous les moyens de récupérer son épouse. Dans un climat d’oppression, chacun se soupçonnent et tous sont coupables.


Le puzzle sera-t-il complet ? Comment tout cela terminera-t-il ?


Qui tire le fil de leurs destins ? Ne sont-ils pas les pions de l’échiquier d’une organisation encore plus machiavélique ?


Le jeu ne fait que de commencer...


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Publié par

Date de parution

11 janvier 2023

Nombre de lectures

0

EAN13

9782493499479

Langue

Français

Constance Maurin
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Crédits
 
Tous droits réservés
 
Couverture réalisée par EBG créations
Correction et relecture par Farida Derouiche
 
Édité par : Évasion Éditions
ISBN : 978-2-493499-47-9
©Évasion Éditions
 
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
 
Avertissement
 
 
Cette œuvre comporte des scènes violentes, érotiques et BDSM avec un langage cru, incluant des agressions sexuelles et physiques, susceptibles de choquer. Elle vise un public averti et ne convient pas aux mineurs. L’auteure décline toute responsabilité dans le cas où cette histoire serait lue par un public trop jeune. Conservez vos livres hors de portée des jeunes lecteurs.
 
Prologue
 
Mars 2020
Riverview Bay, île d’Aurora Skies, É tats-Unis
 
 
Bienvenue à Aurora Skies. On ne pouvait rêver mieux que cette paisible île au large de l’État de New York, à côté de sa grande sœur Long Island. Pour échapper aux clameurs de la vie urbaine, de riches citadins emménagèrent dans cette petite île tranquille. Rien n’était plus éloigné du clinquant de Manhattan qu’ici. Le long des rives bordées par l’océan Atlantique et traversées par la rivière Clyde reposait la ville de Riverview Bay. Des années plus tard, après la construction du barrage, la population s’agrandit de riches insulaires ainsi que de l’installation d’un quartier d’affaires, d’artistes et d’inventeurs vivant près du lac : Riverview connaissait une renaissance.
Petite ville balnéaire avec ses façades colorées, ses rues pavées qui serpentaient vers les collines descendant vers les quais et offrant des jardins bien entretenus derrière les clôtures desquelles des chiens aboyaient. Le port montrait un spectacle industrieux. Partout, des chalutiers défilaient et des marins au teint vif chaussés de bottes en caoutchouc les déchargeaient. Des bateaux remplis de touristes sillonnaient la baie. Sur la plage en forme de croissant, des promeneurs se baladaient le long de l’océan. Des excursionnistes bardés d’appareils photo grimpaient à la queue leu leu dans un petit bus rouge sur lequel était inscrit en lettres blanches Tour d’Aurora Skies .
Bordée de boutiques, de restaurants et d’ateliers artistiques divers, High Street traversait la ville de part en part. Plusieurs bars s’accrochaient sur le front de mer, mais le plus ancien détonnait. Contrairement aux autres bâtiments, il fut construit en pierre, non en bois. Ses deux étages tarabiscotés, ses balcons en fer forgé et ses toits pointus étaient pittoresques. Et son nom, Absinthe of the Heart , tout à fait approprié. Ce café-restaurant était autrefois une ancienne maison close. Au second étage où se situaient alors les chambres se trouvait maintenant la salle où les habitants ainsi que les touristes pouvaient venir se restaurer. De nos jours, les plus pervertis assouvissaient leurs fantasmes au Chandelier . Caché dans les bois, le manoir réunissait la fine fleur de la pègre locale y effectuant les transactions les plus louches. Très éloigné de l’innocente Riverview Bay.
Les habitants actuels mettraient-ils les nouveaux arrivants au courant des secrets anodins de la ville ou se contenteraient-ils de préserver de leur mieux ses mystères ? On ne vivait pas vieux à Riverview…
Dans cette étroite ville, sur une île perdue au large de Manhattan, même les amours pouvaient se montrer durs, sombres, différents d’ailleurs… ou alors d’un ennui conséquent. Comme pour la vie sentimentale de Cassandra Lowell. Calant son sac à main sur ses épaules, elle traversa la rue d’un pas décidé. Elle longea des boutiques d’artisanat et de cadeaux aux vitrines remplies de toutes ces jolies choses inutiles, amusantes et colorées qu’elle adorait, mettant de la gaieté dans une maison. À la vue d’une librairie, elle s’immobilisa et soupira. Sa future demeure serait pleine de livres et d’enfants. Pas d’ouvrages de collection, d’éditions rares qu’on n’ouvrait jamais. Non, des vieux livres écornés, des livres de poche aux couvertures brillantes qui racontent des histoires. D’ailleurs, c’est ici qu’elle devait retrouver son fiancé. Alors, pourquoi ne pas s’offrir un petit roman d’aventures romantique ?
Un parfum de fleurs et d’épices l’accueillit dès le seuil, en même temps qu’une musique étrange où le son de la cornemuse se mêlait à celui de la harpe. Des milliers de livres de toutes couleurs et de tous formats s’alignaient sur des étagères bleu foncé. Le plafond percé de minuscules trous dans lesquels se dissimulaient des ampoules destinées à éclairer la pièce tout en évoquant une voûte étoilée. Un vieux buffet en chêne sculpté où des fées ailées côtoyaient des croissants de lune faisait office de caisse.
À l’extrémité de la salle, deux profonds fauteuils et une table basse sur laquelle se trouvait une lampe faisaient face à une cheminée. Des babioles, figurines en pierres de couleurs, œufs en cristal et dragons en céramique ornaient les étagères. Au fond, un escalier en colimaçon grimpait à l’étage supérieur. Cassandra le gravit et découvrit d’autres livres, d’autres bibelots et le café. Une demi-douzaine de tables en bois se répartissaient près de la fenêtre donnant sur la rue animée, tandis qu’un choix impressionnant de pâtisseries, de sandwichs ainsi qu’une marmite de la soupe du jour étaient disposés dans une vitrine et sur le comptoir. Des prix plutôt élevés, mais pas déraisonnables.
Ethan Copper, son fiancé, l’attendait devant son déjeuner. Travaillant à temps plein sur l’affaire du Boucher à la rose, elle le voyait peu. Il lui fit un sourire. Avec lui, elle vivait le parfait amour, sans vagues, sans remous… sans orgasmes. Ethan pensait que Cassandra était la femme de sa vie jusqu’à ce qu’il l’aperçoive, elle… Cali !
 
Une révélation
 
Mars 2020
Hôpital psychiatrique de Greedmoor, New Jersey
 
 
— Ça s’appelle « trouble dissociatif de l’identité » ou TDI. Avant, cet état était dénommé « trouble de la personnalité multiple ». D’après la classification du DSM 5 1 , deux ou plusieurs identités prennent tour à tour le contrôle d’une même personne. Par ailleurs, le malade ne se souvient pas d’événements qui sont normalement faciles à retenir, comme les actualités du jour, des informations personnelles importantes et des événements stressants. Les causes sont multiples, mais c’est souvent lié à un grave traumatisme dans l’enfance. Comme pour Calience Wilton.
Joséphine se concentrait sur ce que lui expliquait son cousin. Assis tous les deux à table dans leur restaurant préféré à Little Italy en train de dîner d’une gigantesque pizza.
— Tu plaisantes ? finit par lâcher Jo.
Elle regarda Ethan dans les yeux une minute encore, avant d’appeler la serveuse d’une main un peu tremblante.
— Je peux avoir un double whisky sec, s’il vous plaît ?
— Et vous ? demanda l’employée en se tournant vers le psychiatre.
— Ça va, merci.
Il attendit qu’elle s’éloigne.
— Écoute, Jo, ne fais pas la fille qui débarque. Pourquoi aurait-elle passé ces deux derniers mois à Greedmoor si tu ne pensais pas qu’elle avait un problème mental ?
— C’est toi qui as voulu l’interner. Tu as choisi la section III.
— Elle était recroquevillée dans un coin de la pièce comme un animal traqué, elle avait perdu son bébé. Elle n’a pas dit un mot pendant quatre semaines. Tu crois vraiment que sa place était en prison ?
— On l’a retrouvée à côté du corps de cette fille. Elle était couverte de son sang ! Et maintenant, tu m’expliques que c’est une schizo !
— Jo, le TDI, ce n’est pas de la schizophrénie.
Ethan tenait beaucoup à la précision. Il s’énervait toujours lorsqu’intervenaient des personnages de psy dans les films, pestant contre les producteurs d’Hollywood qui ne se documentaient pas un minimum. Quoi qu’il en soit, Jo ne savait pas quoi faire de l’information.
— Donc, cette femme a pris un accent différent et t’a dit qu’elle ne connaissait pas Calience Wilton ? Irréfutable ! ironisa-t-elle.
Sortant son portable, Ethan ouvrit l’application de lecteur MP3 et le tendit à Jo. La commissaire leva les yeux au ciel, mais posa les oreillettes sur ses oreilles et appuya sur « play ». Après dix minutes d’écoute, la serveuse apporta leurs pizzas. Ethan mangea la sienne tout en regardant évoluer les expressions sur le visage de sa cousine, qui, elle, n’avala pas une bouchée. En revanche, elle siffla son verre cul sec et fit signe qu’on lui en serve un autre.
L’enregistrement durait cinquante-trois minutes. Quand il fut terminé, Ethan avait dévoré son plat et la moitié de celui de Jo. Il feuilletait The Independant. De son côté, elle s’était rempli le ventre avec six whiskies, mais conservait un air parfaitement sobre. Posant les écouteurs sur la table, elle repoussa le téléphone vers Ethan.
— Difficile de croire qu’elle puisse mentir, n’est-ce pas ? demanda Ethan.
— Bon sang, pas étonnant qu’elle ait eu des soucis à l’école pendant toute son enfance…
— Et qu’elle ait voulu aller dans une université prestigieuse à l’autre bout du pays. Pauvre femme…
— Qu’est-ce qu’on fait ? Ce Harper a l’air plutôt barré, mais elle n’a rien dit sur les meurtres. On a besoin d’une confession, pas de son autobiographie.
— Ce n’est pas mon travail d’obtenir des aveux. Jo, mon boulot, c’est de décider si oui ou non elle est en état de quitter mon service après deux mois.
— Et si tu conclus qu’elle souffre de ce trouble ?
— Attends, tu penses que c’est elle ? Et pour les viols, alors ?
— Elle aurait pu utiliser un accessoire, type godemichet. Est-ce qu’elle est apte à subir un procès ?
— Épineuse question. Un avocat de la défense pourra

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