Les nuits noires , livre ebook

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Margaret, Vanessa, Jane et Faustine sont de retour pour un nouvel épisode !

Il y a des mois comme ça, où tout le monde festoie...Vanessa s’amuse avec Medhi et ses amis ; Jane écume les soirées branchées de Paris ; Faustine tente d’oublier Théodore dans les bras de ses camarades de classe ; Margaret, après avec initié un de ses stagiaires, entame un jeu libertin et dangereux avec son patron.


En quête de plaisir et à la recherche du bonheur, Margaret, 55 ans, et ses trois filles âgées de 37, 27 et 17 ans, multiplient les rencontres et les frasques libertines. Conflit de générations, trahison maternelle, jalousie entre soeurs, ambitions féminines... les hommes défilent, les intrigues amoureuses s’entrecroisent, les scènes sensuelles s'enchaînent : l'année s'annonce plus que mouvementée !


Découvrez le quatrième épisode de cette saga familiale chic et sexy. (et dévorez les premiers épisodes !)

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Date de parution

18 octobre 2013

Nombre de lectures

112

EAN13

9782919071418

Langue

Français

Margaret et ses filles,
Chronique d'une année mouvementée

********
Mois 4
LES NUITS NOIRES
Anne Dezille
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Dans l’épisode précédent
Théodore ne veut plus donner cours de piano à Faustine. Margaret qui ne parle toujours pas à sa fille y est d'ailleurs pour quelque chose. Elle a couché avec Théodore. La benjamine a le cœur brisé et n’a plus que ses amis sur qui compter.
Jane héberge Margaret dont la présence lui est étonnement agréable. La mère comme la fille séduisent tout ce qui bouge. Se seraient-elles trouvées des points communs ? Ce n’est pas Antoine, perdu dans les mensonges de Jane, qui pourra le dire. Vanessa, de son côté, a sympathisé avec Nadia, la copine de son meilleur ami Mehdi, une fille libérée qui pourrait bien la débrider…



Un feuilleton en 12 épisodes !


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En quête de plaisir et à la recherche du bonheur, Margaret, 55 ans, et ses trois filles âgées de 37, 27 et 17 ans, multiplient les rencontres et les frasques libertines. Conflit de générations, trahison maternelle, jalousie entre soeurs, ambitions féminines… les hommes défilent, les intrigues amoureuses s’entrecroisent, les scènes sensuelles s'enchaînent : l'année est plus que mouvementée !

Retrouvez tous les mois Margaret et ses filles pour un nouvel épisode de cette saga familiale chic et sexy.
Vanessa
Le 20 décembre 20XX

Nadia est infatigable. Cinq heures que nous arpentons les rues commerçantes de Paris, que nous dévalisons les concept-stores à la mode. Elle s’est achetée des livres sur le street art et une dizaine de bougies au santal chez Colette. Elle a dévalisé le rayon déco du BHV et a craqué sur une table à sept mille euros chez Merci. Elle ne sait pas quoi en faire, mais elle ne pouvait « vraiment pas la laisser passer ». Je me suis déjà procuré tous les cadeaux de Noël que je compte offrir. Je suis une femme organisée après tout.
Je suis affamée et pour une fois j’ai envie de crier : « j’ai faim ! » Nadia propose plutôt d'aller boire un verre.
Elle aime boire, sa consommation d’alcool est excessive, à mes yeux du moins. À chaque fois que nous nous voyons, que ce soit au restaurant, dans un salon de thé ou autre, elle boit. Elle sirote un verre de vin, descend une coupe de champagne, déguste un bon whisky. Elle ne prend pas la peine de commander à manger. Elle n’aime pas ça. J’ai demandé à Mehdi si elle était anorexique. Il m’a répondu qu’il n’en savait rien. J’ai l’impression qu’il s’en moque. C’est dommage, Nadia mérite un homme qui prenne soin d’elle.
« Allons boire un verre, mais il faudra que je mange à un moment de la journée. »
Elle m’emmène dans un bar à cocktails près de l’église Saint-Eustache. Je crois que Jane m’en avait déjà parlé et qu’elle me l’avait conseillé. Nous descendons une cage d’escalier sombre et exiguë. Nous arrivons dans une pièce longue et étroite parsemée de tables basses et de pouffes recouverts de velours noir et irisé. Un serveur affable nous invite à la suivre au bar où un barman , recouvert de tatouage et habillé comme un dandy, nous présente les différents breuvages. J’opte pour un mélange au champagne, à la vanille et autre liqueur délicatement parfumée.
Nadia a envie de parler « de cul », comme elle le dit si bien.
Je suis légèrement gênée par tant d’impudeur.
« Donc t’as jamais couché avec Mehdi ?
— Non. (Quelle idée !)
— Bah tu devrais.
— Tu plaisantes ?
— Non, pourquoi ?
— Nadia, c’est ton compagnon et c’est mon meilleur ami.
— Certes il est maqué, mais je ne vois pas en quoi le fait que ce soit ton meilleur ami est une excuse. »
Après mûre réflexion et l’alcool aidant, je ne vois pas non plus. Je m’imagine l’embrassant, dans ses bras, j’imagine son sexe… Non c’est impossible, c’est Mehdi ! Je me mets quand même à lui poser des questions indiscrètes, des questions que je n’aurais pas formulées avant, comme si une frontière invisible avait été franchie :
« C’est… c’est un… bon coup ?
— Qui ? Mehdi ? Bien sûr ! Enfin ça n’est pas une vérité absolue...
— Un bon coup c’est un bon coup, non ?
— Vanessa, sérieusement ?
— Je ne sais pas. »
Je suis pompette. J’ai les joues rouges, je sens le sang qui afflue à mon visage. J’ai l’impression que tout le monde me regarde parce que je suis ridiculement et artificiellement gaie.
« Il faut que j’aille aux toilettes. »
Je me lève en titubant légèrement sur mes talons. Après avoir trébuché — sans tomber — sur quelques marches, j’atteins une jolie enclave fleurie au milieu de laquelle le robinet en porcelaine trône telle la fontaine du village... OK, je suis définitivement saoule.
J’attends qu’une porte s’ouvre et qu’une cliente en sorte. Je trépigne d’impatience. Une des portes frémit. Sûrement le fruit de mon imagination alcoolisée. Je m’approche, je suis sûre qu’elle tremble. Je porte ma main sur la matière lisse et froide. C’est doux. Les vibrations sont de plus en plus perceptibles. Je colle mon oreille à la porte. Râles. Soupirs. Petits miaulements féminins. Un homme qui jappe. Rires. Ils ont l’air de bien s’amuser.
« Excusez-moi ? C’est libre ici si vous le souhaitez. »
Une jeune fille qui pourrait être Faustine pointe du doigt un cabinet qui s’est libéré derrière moi. De la tête, parce que je n’ai plus la force d’articuler, je lui fais signe que non, que je suis occupée. Une de ses copines (parce que les filles à cet âge-là vont aux toilettes en bande) me regarde de travers. Je m’efforce d’expliquer :
« Il… il se passe un truc là… C’est drôle ! Vous voulez écouter ? »
La copine de la fille s’enfuit en me traitant de perverse. La fille, elle, reste et me rejoint.
Elle a l’air aussi bourrée que moi. Je lui prends la main :
« Touchez comme c’est doux… C’est agréable hein ? »
Elle acquiesce. Les miaulements reprennent de plus belle. On dirait qu’ils nous attendaient. La fille me regarde. Elle me sourit. Je glousse. Elle pouffe. Nous éclatons de rire. Nous nous tordons de rire. Sous le poids du rire, nous nous appuyons à la porte. Emportée par le rire, je frappe à la porte.
Le couple sort.
Nous nous attendons à ce qu’ils soient furieux. Mais pas du tout. Ils rigolent eux aussi.
Je file aux toilettes parce qu’un accident est sur le point d’arriver, je supplie la fille de m’attendre. Je sors, elle est toujours là. Elle fume des clopes en cachette. Ce n’est pas si discret que ça et tous les clients de passage aux toilettes râlent et maugréent en passant à côté d’elle sans la regarder. Je m’amuse du fait que personne n’ose l’affronter directement. Elle a l’air d’avoir le monde à ses pieds, on ne doit jamais rien lui dire, jamais lui faire aucune remarque. C’est une petite poupée parfaite et capricieuse qui n’a peur de rien. Elle me demande brusquement :
« T’as un mec ?
— Non.
— Putain, mais je comprends pas t’es canon pourtant.
— Je ne sais pas, je me débrouille mal.
— Mouais ça arrive. Et ce ne sont pas les mecs qu’ont des problèmes aussi ?
— Ceux que je choisis en ont, certainement.
— Et t’as pas de target ? De plan cul ? Rien ?
— Un plan cul, non. Une target c’est quoi ?
— Une cible. Putain, mais t’as quel âge ?
— Trente-sept ans.
— Trente-sept ans ? Tu ne les fais pas ! C’est fou ! J’espère qu’à ton âge je serai aussi bien conservée.
— Merci.
— Par contre, va falloir te trouver un mec. Et vite. C’est bien beau les progrès de la science et tout, mais si tu veux encore faire un gosse dans de bonnes conditions c’est maintenant.
— Euh…
— À moins que tu ne veuilles pas de gosses ? Tu sais, moi j’en veux pas. Rien qu’à l’idée d’avoir un alien qui grandit dans mon ventre, ça me dégoûte. Et après quand tu l’expulses, il te détruit tout au passage, tu sais, tout en bas. T’es plus bonne à rien après ça. »
Il faudrait que je lui présente ma mère…
Elle parle vite et pense rapidement, à cent à l’heure, comme si le temps lui était compté. Elle veut tout faire, tout de suite et en même temps : « Viens, on va boire un verre. T’es venue toute seule ? »
On court dans le bar à la recherche de ses copines. Au passage, on invite Nadia à nous rejoindre. Je suis au milieu d’une brochette de filles plus déjantées les unes que les autres. Enfin, elles le sont à mes yeux. Nadia, du haut de ses trente ans, les trouve normales, consensuelles, prévisibles :
« Je sors de mes vingt ans, il est encore trop tôt pour avoir envie de les revivre ».
Tout à coup, je me sens vieille et défraichie. La fille des toilettes me rassure :
« Il ne faut pas te sentir vieille, tu as l’air super jeune, profites-en ! Tu peux encore mentir ! Si j’étais toi, je mentirais sur mon âge ».
Une autre surenchérit : « Ou pas. Si j’étais elle, avec un corps pareil, je serais une vraie couguar. Je sauterais sur tout ce qui bouge. »
Une fille ajoute : « J’ai envie de baiser. »
J’avale de travers et recrache la boisson. Qui sont ces filles ?
« Y’a rien à se mettre sous la dent.
— On devrait bouger là. On va danser ? Allons au Silencio, les mecs sont mignons. »
Nadia n’aime pas ce club que je ne connais pas. Je suis étrangère à ce monde. Je suis plutôt le type « femme de Saint-Germain qui court une heure chaque jour en rentrant du boulot et qui mange du quinoa bio avant de s’endormir devant un télé-crochet en buvant une tisane Nuit calme ». Je sais qu’il me faudra une semaine pour récupérer de ce début de soirée et de ce que j’ingurgite. Je pense à mes rides demain et aux deux cents grammes de plus sur la balance et sur mes hanches.
« Vanessa, tu viens ? »
Les filles insistent pour que je vienne. Je suis surprise, flattée et conquise par cette petite bande.
« Nadia… ?
— Tu sais quoi ? Vas-y, je rejoins Mehdi et ses amis dans une suite au Westin. Un basketteur de la NBA organise une petite sauterie, je crois… Tu me rejoins quand tu as fini. »
Les filles veulent venir aussi après. Une suite. Un palace. Un sportif américain. De l’argent.
« Appelez-moi, je verrai avec Mehdi. »
Elle file. Nous nous mettons en route. Sur le chemin, en pleine rue, l’une d’entre elles sort une flasque de vodka de son sac à main. Nou

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