La Grivoise du temps ou La Charolaise , livre ebook

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Vous pourrez lire ici le portrait fictif et néanmoins fidèle à la réalité d'une des femmes les plus convoitées du XVIIIe siècle, à savoir Mme de Charolais.
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Publié par

Date de parution

01 janvier 2012

Nombre de lectures

260

EAN13

9782820622198

Langue

Français

Collection
«Érotique»

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ISBN : 9782820622198
Sommaire


Avis au lecteur
Avant-propos
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
XI
Avis au lecteur
Cette histoire, toute vraie qu’elle est, intéresse tant de personnes de la première volée que celui qui en a fait la collation a cru ne devoir nommer par son nom aucun des personnages qui y ont part. Si elle tombe entre leurs mains, ils s’y reconnaîtront si bien qu’ils ne pourront disconvenir de la fidélité avec laquelle les faits y sont rapportés, et qu’il n’y en a aucun de tronqué. Quant aux autres, il se flatte que la variété des aventures qui la composent les divertira et leur fera dire :
Vivent les Grivoises,
Qui aux bons enfants
Prêtent leurs mortoises
Pour réjouir leurs instruments ;
Elles valent cent fois mieux
Qu’une feinte Lucrèce,
Qui toujours baisse les yeux
Pour cacher sa tendresse
Et faire avec le premier venu
Son mari cocu.
Avant-propos
Aussi utile que l’Avis précédent

Depuis que le monde est monde,
Et que sur cette machine rode,
Dieu de sa main
A créé le Genre humain,
À qui il a donné l’instinct
De se servir de son engin,
Pour perpétuer son espèce,
D’abord sans tendresse,
Il a travaillé avec ardeur
À se donner des successeurs.
Mâles ou femelles,
Tout fut bien venu,
Car alors la bagatelle
N’avait point encore reçu
Les raffinements charnels.
La Nature seule agissait,
Et les plaisirs sensuels
On ignorait.
Les femmes comme les hommes
Ne prenaient nulle précaution
De cacher leur mirliton,
Et voici justement comme
La femme plus curieuse que l’homme,
Ne pouvant demeurer en repos,
Voyant que l’un l’avait plus gros,
L’autre plus long,
Se mit dans l’imagination,
De satisfaire sa curiosité.
Que les femmes ont de subtilité,
Quand elles ont quelque chose en tête !
Celle-ci, maligne bête,
Trouva un de ses voisins,
Qu’elle crut propre à ses desseins.
Elle le tira à part,
Et lui dit qu’à l’écart
Elle avait une confidence à lui faire.
Ce voisin débonnaire
L’assura de lui être fidèle.
« J’ai dans l’idée, lui dit-elle,
D’éprouver si, dans la jouissance,
Cette différence
De grosseur ou de longueur
N’émousserait pas mon ardeur. »
Elle trouva dans le changement
Tant d’agréments
Qu’elle ne s’en lassa pas.
De dire le nom de cette catin,
Grand serait mon embarras,
Car du soir au matin,
Je ne me souviens pas.
Mais je sais cependant bien,
Que ses filles pour le déduit
Ont conservé le même appétit,
Et qu’elles ont transmis,
Avec le secours de leurs amis,
Dans le sang de leurs descendantes
Les passions dominantes
Dont elles furent nourries.
C’est de là que sont sorties
Toutes les Grivoises et les Putains,
Qui réjouissent le sexe masculin,
Et qui parfois
Le mettent aux abois,
Et lui causent du chagrin.
Partout elles se sont répandues,
Croyant être mieux foutues,
En Orient
Comme en Occident,
Dans la principauté de Galles,
Comme en Portugal,
En Allemagne
Comme en Espagne,
En Angleterre
Comme en Bavière,
En Irlande
Comme en Hollande,
En Silésie
Comme en Italie,
Dans les terres Australes
Comme sur celles Papales,
Chacune y prend ses ébats.
Mais laissons là ces différents États,
Qui ne nous regardent pas,
Et ne nous en embarrassons pas.
Parlons seulement des pays
À notre souverain soumis.
Les unes sont Flamandes,
grandes friandes,
Les autres Champenoises,
Les autres Picardes,
Les autres Bourguignottes,
Aimant à siffler la Linotte,
Les autres Lyonnaises,
Les autres Savoyardes,
Les autres Charolaises,
D’humeur gaillarde,
Les autres Comtoises,
grandes paillardes,
Les autres Normandes
De v… les plus gourmandes.
Trop longue serait l’énumération
Des pays et de la condition,
Des femmes et des filles,
Qui en cela plus habile
Que ne fut jamais leur mère,
Sans se mettre le cul par terre,
Font de leurs c…,
Avec les garçons,
Par-devant ou par-derrière,
Un continuel usage,
Et en jouant de la croupière,
Ont le double avantage
De gagner sur nous
Partie, revanche, le tout,
Les deux moitiés et le tout du tout.
Celle dont l’histoire suit
Est Charolaise, de grand appétit ;
Le soleil qui luit
N’a rien vu de plus accompli,
Pour les grâces et pour l’esprit,
Quant au déduit elle sait tirer d’un v…
Tout le suc et le fruit
Jamais avec plus d’adresse,
Et de délicatesse,
Personne n’a patiné une c…
Et sucé une andouille.
Une main blanche, potelée,
Alerte et déliée,
Sait ranimer la vigueur du f…
Lorsqu’elle se trouve altérée ;
Et jamais amant elle ne renvoie,
À moins que son v… ne ploie,
Ce qui arrive rarement,
Car son unique soin,
Du soir au matin,
Est de l’entretenir dur et ferme
Comme un terme.
Tous ces talents,
Et d’autres qu’on ne dit pas,
Joints à ces divins appas,
Lui ont fait des amants
Dans tous les États,
Mais pas un n’a été assez hardi
Pour en devenir le mari.
D’en dire la raison,
Ce ne serait pas l’embarras,
Mais ce serait indiscrétion
Que le lecteur prudent n’exige pas.
Ainsi, sur cela bouche close,
Et parlons d’autre chose
Qui puisse réjouir,
En instruisant.
Pour y parvenir,
Il faut expliquer galamment
Ce que c’est qu’une Grivoise
Du premier rang,
Qui, comme la framboise,
Donne un goût charmant
À tout ce qu’elle fait
Et à ce qu’elle dit.
Cet ouvrage sera parfait
Si on y réussit.
Une Grivoise, pour mériter ce nom,
Doit avoir de l’esprit,
Car son minois et son c…,
Quoique jolis,
Ne peuvent lui attribuer ce titre.
Il faut d’autres qualités,
Dont on ferait un chapitre,
Si elles étaient bien détaillées.
Les plus essentielles
Sont l’indépendance,
De faire la sourde oreille,
À la médisance ;
Du qu’en dira-t-on,
Ne faire aucun cas,
Satisfaire ses passions,
Sans nul fracas,
User des plaisirs avec choix,
Et délicatesse.
D’une fâcheuse ivresse
Jamais ne sentir le poids,
Conserver toujours une gaieté égale,
Dans les plaisirs de l’Amour
Comme à ceux de la table,
À l’intérêt n’être point sensible,
Regarder le bien comme chose inutile :
C’est le portrait admirable,
D’une Grivoise
Aussi aimable
Que la Charolaise.

Le collateur de cette histoire juge à propos d’en faire faire la narration à la Grivoise même, afin que tout partant de sa source y soit plus naturel et se ressente de la liberté et de l’indépendance qui lui ont fait mériter ce titre.
HISTOIRE DE LA GRIVOISE DU TEMPS
I
L’on m’a toujours dit que j’étais née sur la fin du siècle dernier, quelques jours avant la Saint-Jean. Je ne le puis cependant croire, car je me trouve encore si jeune et tant de feu pour les plaisirs que je ne puis comprendre que j’aie cinquante ans et plus. Il est vrai que ma mère a conservé le même goût jusqu’à sa mort. Comme on se ressemble quelquefois de plus loin, je ne devrais pas être si surprise qu’une autre qui se trouverait chargée des mêmes passions que moi, quoique sa mère eût toujours vécu dans une grande régularité. Ce qu’il y a de certain, c’est que j’existe, que je jouis d’une santé parfaite, que je fais tout ce que je puis pour m’y maintenir, n’ayant ni chagrin ni souci. Sans rien ajouter à la vérité, je puis dire que je descends d’un sang très illustre puisque si mes aïeux avaient eu autant de conduite que de courage et de valeur, ils auraient été rois de plus d’un royaume.
Mais laissons là les morts et les réflexions, songeons aux vivants : ce sont eux qui m’ont toujours occupée et divertie, car à peine avais-je l’âge de raison que je recherchais avec empressement à jouir avec les jeunes gens plutôt qu’avec les demoiselles de mon âge ; et mon goût a toujours été si décidé pour eux que je n’hésitais point à choisir les plus grands et les mieux faits. Ma gouvernante et les filles que j’avais auprès de moi s’en aperçurent aisément, et par une contradiction naturelle aux gouvernantes et aux filles qui ont inspection sur les jeunes personnes, elles en avertirent ma mère, qui, trouvant dans ce qu’elles lui dirent de la conformité avec les sentiments qu’elle avait eus elle-même dans sa jeunesse, ne leur donna pas la satisfaction de les remercier de leur attention, à quoi elles s’attendaient cependant, et se contenta de leur dire : « Laissez-la se divertir ; elle est dans un âge si tendre encore qu’elle ne connaît ni le bien ni le mal, et si l’on s’opposait ouvertement aux jeux innocents qui la divertissent avec ces enfants, cela lui donnerait des idées qu’elle n’aura peut-être pas de dix ans d’ici. » Elles se retirèrent et ne me dirent rien pour lors des bons offices qu’elles avaient cherché à me rendre auprès de ma mère. Je ne les ai sus que longtemps après d’elle-même, parce qu’elle me trouva comme je fourrais la main dans la culotte d’un jeune homme qui était auprès de moi, qui avait environ treize ans ; j’en pouvais avoir pour lors sept ou huit. Cette démarche de ma part fit tant d’impression sur l’esprit de ma mère, quoique peu scrupuleuse, qu’elle m’envoya peu de jours après, avec une de mes sœurs qui était mon aînée, au couvent.
Cette surprise de ma mère me fit dans ce moment un grand tort, car j’allais m’éclaircir de la différence qui se trouve entre les filles et les garçons, que je n’ai apprise que quelques années après par une religieuse qui devint amoureuse de moi et qui, malgré les surveillantes que nous avions autour de nous, trouva le secret de m’emmener dans sa chambre, où elle me fit d’abord manger des confitures et des biscuits de toutes espèces. Ensuite, s’étant jetée sur son lit, elle m’y attira adroitement, me prit entre ses bras et mille fois m’embrassa, peut-être même davantage. Elle mania partout comme elle voulut, mais cela ne satisfaisant pas entièrement sa passio

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